S’il se réalise, le rapprochement de la Mutuelle Générale avec Malakoff Médéric pour former le premier groupe d’assurance de personnes en France marquera une étape clef pour La Banque Postale, dans sa politique de conquête sur le marché de la santé mais aussi et surtout des entreprises. Partenaire historique de la Mutuelle Générale, l'établissement bancaire espère en effet tirer le meilleur parti de ce mouvement au travers de La Banque Postale assurance santé, filiale commune détenue à 65 % par La Banque Postale et à 35 % par le groupe mutualiste. «???Nous avions déjà une gamme de produits individuels qui fonctionne bien puisque La Banque Postale assurance santé a enregistré 37.000 affaires nouvelles pour un total de 70.000 contrats souscrits depuis octobre 2012, explique aux Echos Rémy Weber, président du directoire de La Banque Postale. Mais il nous manquait une offre prévoyance et santé collective.???» Dès le début de l’année 2013, l'établissement bancaire affichait son intention de développer une telle offre. C’est donc finalement le rapprochement de Malakoff Médéric et de la Mutuelle Générale qui va en constituer le socle. Pour ce faire, le nouveau groupe d’assurance doit se substituer à cette dernière au capital de La Banque Postale assurance santé. «???Un outil de distribution unique???» Plus de la moitié des souscripteurs de l’offre santé de cette filiale sont des retraités. Ils ne sont donc pas concernés par la généralisation de la complémentaire santé en entreprise. Mais la concurrence promet de s’accentuer sur ce segment de marché de plus en plus prisé. Et surtout «???ce rapprochement doit nous permettre d’accélérer notre développement sur le marché des entreprises et des professionnels », précise Rémy Weber. L'établissement bancaire, qui compte pour l’heure quelques centaines de milliers de clients entreprises et professionnels pour 2,3 milliards d’euros d’encours au premier semestre (+ 68 % sur un an), distribuera en effet dans le réseau de 10.000 points de vente de La Poste les contrats d’assurance santé collective du nouveau groupe d’assurance de personnes. Dans cette perspective, un millier de conseillers spécialisés sur le marché des professionnels devrait à terme être mobilisé au sein de l'établissement bancaire. « La Banque Postale va constituer un outil de distribution unique pour les produits de notre futur groupe », se félicite Guillaume Sarkozy, délégué général de Malakoff Médéric . Les bureaux de poste drainent en effet quantité de très petites entreprises, soit précisément les populations les plus concernées par la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise. En échange, le groupe bancaire peut espérer abaisser sensiblement le coût d’acquisition de ces nouveaux clients entreprises. Un accord gagnant-gagnant, en somme.
Le CFA Institute, association internationale forte de 123 000 membres pour les professionnels de l’investissement qui définit les standards de qualification et d’excellence professionnelle, a publié la deuxième et dernière partie de son étude « Financial Crisis Insights on Bank Performance Ratios [1] ». Cette étude a porté sur 51 banques au total, dont 9 en Europe. Principal constat : dans le reporting comptable, les banques appliquent des méthodes de la juste valeur (fair value) et de dépréciation des prêts (loan impairments) très différentes. Les comptes reflètent de façon très disparate les portefeuilles de crédits des établissements financiers. Ces écarts ne peuvent pas seulement s’expliquer par les conditions économiques locales. Les prêts sont un élément clé du bilan bancaire et, par là-même, constituent un des principaux facteurs de risque. Par conséquent, le CFA Institute exige la mise en place d’un système de présentation uniformisé des risques liés aux prêts, pour améliorer la transparence comptable bancaire. Comparabilité insuffisante et manque de clarté Les principales conclusions de la 2e partie de l'étude « Relationship between Disclosed Loan Fair Values, Impairments and the Risk Profile of Banks [2] » sont les suivantes : Une analyse différente des crédits : sur les marchés français, espagnols, italiens, suisses et néerlandais, la juste valeur assignée à un crédit à un jour fixe dans les notes afférentes aux états financiers était, dans la plupart des cas, inférieure à la valeur comptable. Le contraire était souvent le cas en Allemagne et en Grande-Bretagne, avec une juste valeur supérieure à la valeur comptable. Les conditions économiques n’expliquent pas les écarts de valorisation : l'évaluation de la juste valeur varie entre -30% par rapport à la valeur comptable dans les banques espagnoles et +24% pour les banques britanniques (voir tableau A). Les différences d’exposition à la crise financière ne suffisent pas à expliquer cet écart tout comme les risques inhérents aux banques reflétés par les spreads de crédit CDS ou les ratios cours/valeur. Celui-ci tient au contraire à une différence de valorisation des crédits et du degré de risque dans les différents pays. Interprétation contradictoire des dépréciations de valeur sur les portefeuilles de crédits : sur 16 pays analysés, on constate une divergence entre les dépréciations de valeur sur les portefeuilles de crédit et les spreads des CDS, qui devraient refléter en partie le risque de crédit dans les bilans bancaires. Cela suggère une mauvaise application des normes comptables. Lire la suite : cliquez ici
Eric Sidot a rejoint le département juridique de l’AFG le 1er septembre 2014, aux côtés de Rajaa Naffeti et de Jérôme Abisset, au sein du pôle régulation dirigé par Eric Pagniez. Il apporte à l’AFG les compétences qu’il a pu développer au cours de sa carrière auprès de cabinets d’audit et de sociétés de gestion.
OPC non monétaires (encours de titres émis : 996,8 milliards d’euros) : le flux net des placements du deuxième trimestre 2014 (+7,6 milliards) est principalement affecté à des achats nets de titres de créance à long terme (+4,1 milliards). En revanche, les actions font l’objet de cessions nettes (-1,1 milliard). En cumul sur douze mois, le flux net des placements des OPC non monétaires redevient positif (+4,5 milliards) pour la première fois depuis le quatrième trimestre 2010. OPC monétaires (encours de titres émis : 276,8 milliards d’euros, données consolidées : la décollecte du deuxième trimestre 2014 (-11,9 milliards, après des souscriptions de +4,4 milliards au premier trimestre 2014) se traduit notamment par des cessions nettes de titres de créance à court terme (-6,2 milliards) et une ponction sur les dépôts et autres placements nets (-4,8 milliards).
Selon nos informations, Santillane Coquebert de Neuville vient d'être recrutée en tant que responsable de la clientèle institutionnelle de Lazard Frères Gestion. Diplômée de l’ESCP Europe, elle a travaillait depuis 2002 chez CCR - UBS où elle occupait le poste de Responsable commerciale (France), en charge principalement de la vente de produits à destination des clients corporate pour leur gestion de tresorerie court-moyen et long terme.
OPC non monétaires (996,8 milliards d’euros, données non consolidées) : en juin, les souscriptions nettes sont positives pour le cinquième mois consécutif (+1,0 milliard en données cvs, après +3,0 milliards en mai), grâce aux fonds obligations (+1,8 milliard), les autres catégories de fonds enregistrant des retraits nets. OPC monétaires (276,8 milliards d’euros, données consolidées) : collecte positive en données cvs (+1,1 milliard en juin, après -2,7 milliards en mai). Lire la suite : cliquez ici
Il est temps de réenchanter le rêve de la gestion Dans la tradition biblique, à 7 années de difficultés succèdent 7 années d’abon- dance ! Pour les 7 années de vaches maigres, nous avons été servis : une collecte française en berne, une fiscalité de l'épargne toujours plus lourde et assortie d’un ensemble d’exemptions ou d’incitations illogique et donc incompréhensible et inefficace, des régulateurs et législateurs, en particulier européens, animés d’un zèle qui leur a fait confondre la nécessaire réorganisation d’une collection de règles dont la crise avait montré les failles, avec un concours visant à faire adopter le maximum de directives ou de règlements dans le mini- mum de temps sans prendre la précaution d’en vérifier la cohérence, l’efficacité, et la pertinence au regard des intérêts de l’in- dustrie de notre continent, de ses clients et du financement de l'économie. Lire la suite en pièce jointe
Le Conseil constitutionnel a validé le 24 juillet dernier la loi relative à la sécurisation des contrats de prêts structurés souscrits par les personnes morales de droit public, seconde mouture. Il souligne que le législateur a strictement limité la portée des validations en adéquation avec l’objectif poursuivi dans la mesure où seuls les emprunts dits « structurés » souscrits par des personnes morales de droit public sont visés par la loi. Par ailleurs, la validation portant sur la sanction d’une irrégularité touchant à la seule information de l’emprunteur sur le coût global du crédit, l'économie des contrats de prêts souscrits n’en serait pas modifiée.
Jean-Luc Koffi Vovor a quitté Ecofi Investissements où il occupait, depuis mars 2009, le poste de Responsable de la compliance et du contrôle interne. Selon nos informations, il est à la recherche d’opportunités de marché, notamment en vue d’un partenariat pour la mise en place d’une solution d’Impact Investment à destination des investisseurs institutionnels en France et en Europe. Notons que Jean-Luc Koffi Vovor est très actif pour promouvoir l’investissement en Afrique. Il finalise actuellement la mise en place de la prochaine conférence Kusuntu, co-organisée avec le cabinet Orrick Rambaud Martel avec le support du fonds Investisseurs & Partenaires et la Proparco.
OPC non monétaires (997,8 milliards d’euros, données non consolidées) : les souscriptions nettes sont de nouveau positives en mai (+3,0 milliards en données cvs, après +4,1 milliards en avril). Les différentes catégories de fonds non monétaires bénéficient d’effets de valorisation positifs (+1,5% en moyenne), plus particulièrement marqués pour les fonds actions (+2,6%). Le cumul sur un an des souscriptions nettes de titres d’OPC non monétaires redevient positif (+1,1 milliard) pour la première fois depuis décembre 2010. OPC monétaires (287,8 milliards d’euros, données consolidées) : les retraits nets sont un peu plus importants que le mois précédent (-3,4 milliards en données cvs en mai après -2,1 milliards). Lire la suite : cliquez ici
Le Crédit Foncier étudie le transfert à sa maison mère, la BPCE, de ces quelque 12 milliards d’euros d’actifs très gourmands en fonds propres, a appris L’Agefi. A fin 2013, ils représentaient une exigence de fonds propres réglementaires au titre du risque de crédit de 733 millions, soit 22% de l’ensemble des besoins imposés au Crédit Foncier. Cette contrainte en capital a encore augmenté cette année. Certaines sources évoquent au total un montant proche du milliard.
Selon Europerformance - a Six company, les encours du marché des fonds de droit français ont reculé de 1,4 % le mois dernier à 771,4 milliards d’euros. Le nombre de fonds poursuit sa lente érosion. La gestion française ne s’est pas montrée en très grande forme en juin. L’ensemble du marché des fonds de droit français a enregistré des sorties nettes de plus de 10,8 milliards d’euros, essentiellement dues aux fonds de trésorerie euro (-10,7 milliards d’euros), selon Europerformance, l’institut qui collecte les données. Si on exclue les fonds de trésorerie, la collecte nette est légèrement négative, c’est-à-dire que les sorties ne sont pas totalement compensées par les nouvelles entrées d’argent dans les fonds. Au niveau des encours, le marché enregistre un recul de -1,4% en juin, soit 11 milliards d’euros de moins par rapport à fin mai. «???La masse d’actifs sous gestion rejoint le niveau de 771,4 milliards d’euros mais reste supérieure de +1,3% à son niveau de fin 2013???», explique la note d’Europerformance. Cette déconvenue reste toutefois toute relative dans la mesure où les chiffres n’incluent pas les fonds de droit étranger, gérés par des sociétés de gestion française, notamment les Sicav luxembourgeoises. Retour en force des flux vers les fonds internationaux Si les actions n’ont pas eu la faveur des investisseurs le mois dernier (- 365 millions d’euros en termes de souscriptions nettes), le phénomène a été inverse pour les fonds obligataires. Ils ont collecté presque 1,4 milliard d’euros. Europerformance explique ainsi que les performances étaient encore orientées à la hausse en juin «???pour une très large majorité de fonds???» obligataires. «???Sur le compartiment euro (+0,6%), l'éventail des rendements servis s'étale de +0,2% pour la catégorie Court Terme à +1,5% pour la catégorie Très Long Terme???», explique l’institut. Du côté des compartiments actions, «???s’il est trop tôt pour parler d’inversion de tendance, les opérations enregistrées ce mois-ci marquent néanmoins un changement de polarité des flux avec des fonds d’actifs Internationaux (+150 millions d’euros reçus) et Emergents (+186 millions d’euros collectés) plébiscités, au détriment de la plupart des fonds d’actifs européens (-400 millions d’euros retirés)???». A noter que le nombre de fonds existant diminue dans quasiment toutes les catégories d’actifs ( monétaires, obligations, diversifiés, etc) depuis fin 2013, sauf dans les actions et les matières premières. La France compte ainsi 6.390 OPVCM ouverts contre 6.465 fin 2013. La plupart des rationalisations de gammes sont issues des filiales de grandes banques françaises afin de faire des économies.
Par un arrêt du 10 juillet dernier, la Cour de cassation vient préciser que le point de départ du délai de prescription biennale de l’action en paiement de la banque au titre d’un crédit immobilier consenti à un consommateur se situe à la date du premier incident de paiement non régularisé.
Selon nos informations, Isabelle Simon a quitté Aforge Degroof Finance il y a une quinzaine de jours, où elle occupait le poste de gérant de fonds de fonds depuis février 2004. Diplômée de l’université Paris Dauphine et membre de la SFAF, Isabelle Simon a été analyste de fonds chez Intuitae de 2002 à 2004, et analyste de fonds alternatifs au sein de Motier Partners, à Londres de 1996 à 2002. Ce départ fait suite à celui d’Anne Frémont, directeur analyse et stratégie (responsable de l'équipe Front Office en charge de l’analyse des marchés et de la sélection des gérants), pôle gestion OPCVM d’Aforge Degroof Finance.
Des investisseurs institutionnels font crédit aux particuliers via des plates-formes de prêts entre particuliers. Surprenante, cette évolution est en réalité très logique. A la manière des échanges d’appartement qui viennent concurrencer l’hôtellerie classique, la promesse du «???peer to peer lending???» (prêts entre pairs), qui permet de se passer des banques, surfe sur la vague de l'économie collaborative. Les principaux sites de prêts entre particuliers comme Lending Club, Prosper, Funding Circle ou le français Prêt d’Union profitent de la tendance générale à contourner les institutions. Pourtant, le prêt entre particuliers ressemble de moins en moins à du financement participatif, et de plus en plus à une classe d’actifs qui attire les grands investisseurs institutionnels. L'évolution est particulièrement frappante pour l’américain Lending Club, qui revendique une production d’un milliard de dollars pour le seul deuxième trimestre 2014. En 2009, le site ne compte que des prêteurs particuliers. Cinq ans plus tard, ces derniers n’apportent plus qu’un tiers environ des ressources. Ils ont été rejoints par des gérants de fortune ou encore des fonds obligataires. A côté de monsieur Tout-le-Monde, se trouvent désormais des investisseurs nommés BlackRock (chez Prosper) ou encore Morgan Stanley (chez Lending Club). Les investisseurs font le tri Dans un environnement de taux particulièrement bas, prêter à des particuliers leur offre, en effet, des niveaux de rendement intéressants. L’arrivée d’acteurs institutionnels est plutôt bien accueillie car ces nouveaux venus ont besoin d’investir des tickets importants alors même que les besoins de financements des plates-formes augmentent. Selon le courtier britannique Liberum, les prêts «???originés???»par les cinq plus grosses plates-formes de prêts au monde vont passer de 3,4 milliards de dollars en 2013 à environ 8,8 milliards de dollars à fin 2014. «???On voit en outre une prolifération de plates-formes locales. Un des cofondateurs de Lending Club a même lancé une plate-forme en Chine???», souligne Riadh Alimi, directeur de projets chez McKinsey. Toutes ne sont, toutefois, pas en situation de séduire les investisseurs. Le tri se fait d’abord sur leur capacité à maîtriser le coût du risque. «???S’il y a trop d’impayés, cela fait diminuer les rendements espérés par les investisseurs. Ils se concentreront donc sur celles qui auront le meilleur historique en la matière???», explique Riadh Alimi. Les institutionnels ignoreront aussi les plates-formes n’apportant pas un volume suffisant d’emprunteurs. Pour se développer, «???l’acquisition de clients est devenu un des challenges majeurs. Certaines plates-formes, parmi les plus grosses, ont récemment racheté de petits acteurs de crédit positionnés sur des marchés porteurs comme les prêts étudiants ou le financement des soins médicaux aux Etats Unis???», reprend Riadh Alimi. Les partenariats établis entre plates-formes et banques traditionnelles vont également dans ce sens.
Nous, associations signataires, représentons l’ensemble des professionnels du secteur du conseil et de la gestion financière ainsi que les épargnants. Nous sommes extrêmement préoccupés par les conditions de mise en oeuvre de la directive européenne sur les marchés financiers, dite MIF II, adoptée le 15 mai dernier par le Parlement européen. Les mesures d’application de ce texte, proposées à la Commission européenne par l’ESMA, l’Autorité européenne des marchés financiers, font en effet courir une menace aux épargnants : celle de ne plus pouvoir, librement, investir dans les produits financiers de leur choix. Comment en sommes???nous arrivés à cette aberration ? MIF 2 prévoit plus de transparence et une amélioration de la qualité du service financier délivré, ce à quoi nous souscrivons pleinement. Mais le projet de l’ESMA va au???delà de la généralisation de ces bonnes pratiques et amène ou peut amener à l’impossibilité pour le conseiller d'être rémunéré pour le service qu’il rend à son client. Alors même que la mission de l’ESMA est de rendre applicable la directive MIF II votée au Parlement européen, sa proposition ne tient pas compte d’une partie des dispositions adoptées et introduit un point de blocage majeur pour la distribution des produits financiers. Dans certains cas, la directive prévoit en effet que les rémunérations indirectes du conseiller sont autorisées si elles sont clairement présentées au client, améliorent la qualité du service fourni au client et bien sûr ne sont pas contraires à ses intérêts. Or, la proposition de l’ESMA les interdirait en pratique dans tous les cas. Nous souhaitons que cette interprétation restrictive de l’ESMA ne soit pas maintenue à l’issue de la consultation en cours, ou, à défaut qu’elle ne soit pas suivie par la Commission européenne. Les épargnants les plus modestes seraient sinon privés en pratique de la possibilité d’accéder à un conseil personnalisé de qualité, comme le montre notamment l’exemple anglais, suite à l’adoption de la réforme dite RDR, applicable depuis le 1er janvier 2013. Depuis cette date, les premières études menées sur les incidences de cette réforme semblent bien montrer un appauvrissement de la gamme de produits offerte aux épargnants, la concentration du conseil sur les plus fortunés et de la distribution entre les mains de quelques acteurs dominants. L’adoption de mesures similaires en Europe continentale entrainerait une situation contraire aux objectifs même poursuivis par MIF II. Les missions accomplies par les conseillers en investissements financiers, telles qu’elles sont organisées en France, répondent parfaitement aux objectifs fixés par la directive MIF II. L’organisation actuelle qui donne satisfaction aux investisseurs, dans le strict respect des obligations imposées par les autorités de contrôle, ne doit pas être bouleversée au prix de nos entreprises et de notre épargne. Nous rappelons que le texte d’application qu’adopteront in fine les instances européennes doit respecter l’esprit et la lettre de la directive MIF II.
BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) annonce le lancement de BNP Paribas Capital Partners (BNPP CP), une nouvelle entité qui regroupe les expertises de BNP Paribas Investment Partners en matière de sélection et de gestion des investissements alternatifs. BNPP CP est placé sous la direction de Gilles Guérin rattaché à Pascal Biville, responsable Stratégie & Finance de BNPP IP. BNP Paribas Capital Partners comprend les expertises suivantes : la gestion de fonds de fonds de private equity et les activités de conseil associées, dirigées par Jean-Marc Rivet Fusil ; la sélection de gérants alternatifs et de stratégies de rendement absolu : mandats dédiés, fonds de fonds et gestions conseillées, sous la responsabilité d’Eric Debonnet ; le support opérationnel (infrastructures et administration) pour les fonds de private equity, sous la responsabilité de Patrick Perez, qui exerce également la fonction de COO de BNPP CP, les stratégies alternatives et de rendement absolu, via le partenariat avec Innocap. La nouvelle entité inclut également les activités Incubation de BNPP IP sous la direction de Max Diulius. Dans cette nouvelle configuration, BNP Paribas Capital Partners représente au 1er juillet 2014, 5 milliards d’euros gérés, conseillés ou administrés pour le compte de clients institutionnels et privés, et emploie 25 professionnels de la gestion des investissements alternatifs. En regroupant des équipes très expérimentées qui partagent une même philosophie de gestion alternative, BNPP CP renforce sa capacité à apporter des solutions sur mesure en ligne avec les attentes de ses clients.
Selon nos informations, Pierre Bismuth a été recruté en juillet 2014 en tant que Chargé de mission pour la mise en place opérationnelle de la gestion d’actifs au sein de Myria AM, la nouvelle filiale du Groupe Union Financière de France (UFF). A ce titre, il sera responsable de la rédaction des procédures relatives à la gestion d’actifs, de l’organisation et réalisation des tests sur l’outil de gestion d’actifs, et du référencement des OPCVM sous-jacents aux futurs fonds de fonds. Depuis 2007, Pierre Bismuth était gérant des fonds de fonds à performance absolue et flexibles chez Vega IM (ex Natixis Multimanager). De 2005 à 2007, il a été Responsable des Portefeuilles Obligataires au sein de Predica (Responsable de la mise en ??uvre de la politique d’allocation d’actifs sur les portefeuilles obligataires). Au sein de Sogecap, de 2001 à 2005, il fut successivement Chargé de produits multisupports et Allocataire d’actifs.
Gérald Grant (IEP de Paris, CFA) a été promu au poste de Responsable de la multigestion long only chez Edmond de Rothschild Asset Management France (EDRAM) en juin 2014. Depuis 2008, il officiait en tant que Senior Portfolio Manager au sein d’EDRAM France. Gérald Grant a démarré sa carrière en 1999, à la Banque du Louvre comme analyste de fonds. Il fut également multigérant chez HSBC Private Bank de 2003 à 2007, avant de passer un an chez Crédit Agricole AM en tant qu’analyste-gérant.