Standard Chartered a annoncé hier un bénéfice imposable courant de 994 millions de dollars (888 millions d’euros) au premier semestre 2016, des mesures de réduction des coûts ayant permis à la banque britannique de repasser dans le vert après sa perte d’un milliard au second semestre 2015. Toutefois, par rapport au premier semestre 2015, caractérisé par un bénéfice de 1,8 milliard de dollars, le résultat a été divisé par près de deux. StanChart a repoussé son objectif d’arriver à retour sur capitaux de 8% d’ici 2018, citant le ralentissement économique mondial et le bas niveau des taux.
ING a fait savoir hier qu’elle avait dégagé un bénéfice net courant en hausse de 27% au deuxième trimestre, à 1,4 milliard d’euros, bien au-delà des attentes des analystes qui tablaient sur un résultat en baisse de 5%, à 1,06 milliard. La banque néerlandaise reconnaît affronter des conditions de marchés difficiles mais a profité d’une progression de 14,8 milliards d’euros de son portefeuille de prêts.
Malgré une activité atone, la banque a surpris hier en dévoilant un programme de rachats d'actions de 2,5 milliards de dollars et en maintenant son dividende.
Après BPCE et BNP Paribas, la Société Générale et Crédit Agricole ont annoncé un repli de leurs revenus au deuxième trimestre malgré des encours en hausse.
Dans un contexte de taux bas, le PNB de cette activité a baissé de 2% hors effet PEL/CEL, à 2,1 milliards d’euros au deuxième trimestre. La marge nette d'intérêt a plié de 2,7%.
Intesa Sanpaolo, la première banque italienne, a fait état hier d’un bénéfice au deuxième trimestre nettement supérieur aux attentes grâce notamment à une croissance à deux chiffres des frais bancaires. Son bénéfice s’affiche à 901 millions d’euros contre un consensus de 741 millions. Les nouvelles sont moins bonnes sur les fronts des capitaux propres et des créances avec un ratio de solvabilité CET 1 de 12,9% à fin juin contre 13,1% à fin mars et des provisions pour créances douteuses en hausse de 33% à 923 millions d’euros d’un trimestre sur l’autre.
La FCA envisage de fixer à juin 2019 la limite de dépôt des recours contre ce système d'assurance emprunteur qui a déjà coûté 24 milliards de livres au secteur.
Le plan élaboré par la présidence polonaise prévoit une conversion progressive de ces prêts en zlotys, levant ainsi un important risque de pertes pour les banques.
L'Autorité Bancaire Européenne a publié le 29 juillet son rapport sur la capacité des banques a surmonter un épisode de stress économique. Si les banques françaises s'en tirent bien, l'Italie ou l'Allemagne sont pointées du doigt.
Si Citigroup indique ne pas avoir constaté d’impact significatif à ce stade, la banque américaine s’attend toutefois à un environnement de marché compliqué au cours des prochains mois en raison des incertitudes ouvertes par le vote des Britanniques sur une sortie de l’Union européenne. Dans un document transmis à la SEC, elle chiffre à 108,4 milliards de dollars (97 milliards d’euros) ses engagements au Royaume-Uni à la date du 30 juin 2016, y compris prêts et dérivés, soit le montant le plus important après les Etats-Unis.
La banque suisse n’ambitionne plus de porter d’ici à 2018 le rendement de ses fonds propres à plus de 15%, en raison des incertitudes macroéconomiques.