La Société Générale s’attend à ce que ses activités au Moyen-Orient connaissent au cours des trois prochaines années une croissance supérieure à celle de la plupart des autres régions du monde, a déclaré hier le directeur général de la banque française, qui compte profiter des efforts de diversification de ces économies dépendantes du pétrole. La banque, qui a des bureaux à Dubaï, Abou Dhabi et Ryad, pense que les pouvoirs publics et les entreprises de la région vont alimenter la demande en services bancaires en cherchant à lever de l’argent sur le marché de la dette pour financer leurs projets, a souligné Frédéric Oudéa devant la presse à Dubaï. Le volume des émissions obligataires internationales du Golfe devrait encore battre son record cette année, après avoir atteint 69 milliards de dollars en 2016. La Société Générale, qui a doublé la taille de son bilan et de sa base de clientèle au Moyen-Orient au cours des cinq dernières années, compte augmenter ses effectifs dans la région de manière sélective.