2020. Si certains bandent déjà leur arc, la cible Commerzbank est encore hors de portée. L’Etat fédéral allemand a confirmé qu’il n’avait pas vocation à conserver indéfiniment sa part de 15 % au capital, héritée du sauvetage de la banque en 2008. Mais il a aussi assuré, en réponse à des rumeurs, qu’aucune tractation n’était en cours. Démentant implicitement le fait qu’il privilégierait une union franco-allemande avec BNP Paribas qui affiche sa priorité de se développer outre-Rhin. UniCredit figurerait aussi parmi les candidats au rachat. La course risque d’être longue, à horizon sans doute du plan de retournement de Commerzbank lancé il y a un an et courant jusqu’en 2020. La banque italienne se trouve également en pleine réorganisation… tout comme le prétendant naturel Deutsche Bank. Berlin peut attendre que chacun mette de l’ordre dans sa maison.
George Holst, jusqu’à présent directeur de la banque d’investissement pour la distribution chez JPMorgan pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique, a rejoint BNP Paribas où il conseillera les grands clients corporate de la zone, rapportait hier Bloomberg de sources au fait du dossier. JPMorgan a nommé Camillo Greco pour le remplacer. George Holst travaillait récemment sur l’IPO de SMCP.
Très bien capitalisée, l‘ex-banque des syndicats autrichiens entend conduire l’opération d’ici la fin 2017 et pourrait être valorisée 5 milliards d’euros.
Bank of America cherche des mètres carrés supplémentaires à Paris dans la perspective d’un développement de ses activités dans la capitale française une fois la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne intervenue, rapportaient hier Reuters et Bloomberg. Bank of America a déjà annoncé que Dublin serait sa nouvelle tête de pont en Europe et qu’elle maintiendrait son siège européen dans la capitale irlandaise, mais la banque doit encore décider où localiser ses traders. D’après Bloomberg, Bank of America serait en négociations pour louer plus de 9.000 m² au 51 rue de la Boétie, dans le 8ème arrondissement, et envisagerait d’y loger 300 employés dans un premier temps.
Bank of America cherche des mètres carrés supplémentaires à Paris dans la perspective d’un développement de ses activités dans la capitale française une fois la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne intervenue, rapporte Reuters mercredi citant deux sources au fait du dossier. Bank of America a déjà annoncé que Dublin serait sa nouvelle tête de pont en Europe et qu’elle maintiendrait son siège européen dans la capitale irlandaise. La banque n’a pas souhaité faire de commentaire.
Pour Danièle Nouy responsable de la supervision bancaire à la Banque centrale européenne, de nombreuses banques dans la zone euro ne gagnent pas leurs coûts du capital
Après des rumeurs de rapprochement avec Commerzbank, le patron de BNP Paribas Allemagne affirme tout miser sur la croissance interne, qui atteindrait 8% par an.
BNP Paribas vise 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en Allemagne en 2020, contre 1,5 milliard en 2016, a indiqué Lutz Diederichs, président de BNP Paribas Allemagne. Cet objectif, qui équivaut à 8% de croissance annuelle en moyenne, serait atteint en renforçant notamment l’activité gestion de fortune.
La banque publique a enregistré au premier semestre une hausse de 19% de ses cofinancements bancaires et souligne la qualité des projets d’investissement.
Le Crédit Agricole va procéder ce mois-ci au transfert de sa plate-forme de trading d’obligations souveraines de Londres à Paris, a annoncé hier à Reuters une porte-parole de la banque. «Pour atteindre une masse critique, Crédit Agricole CIB a décidé de concentrer ses capacités de teneur de marché sur les produits de taux en euro à Paris», a-t-elle dit. «En conséquence, la plate-forme de trading des obligations d’Etat, actuellement basée à Londres, sera transférée, à partir de septembre 2017, chez Crédit Agricole CIB à Paris, où elle sera placée au coeur de nos activités sur les swaps en euro, les prises en pension et les produits liés à l’inflation», a-t-elle précisé.
Bpifrance a détaillé ce lundi le bilan de son activité au premier semestre 2017, qui s’est traduite par l’octroi de 16,7 milliards d’euros de financements contre 13,5 milliards sur la première partie de 2016. Alors que l’activité de financement à court terme a continué de progresser, avec une croissance de 4% à 4,97 milliards d’euros, l’activité de cofinancement avec le secteur bancaire privé a grimpé de 19,4%, à 3,71 milliards. L’activité de garantie a quant à elle gonflé de 7,8%, à 4,19 milliards d’euros.
La banque italienne entend lancer la conversion des actions d’épargne en actions ordinaires et supprimer la limite de 5% fixée pour les droits de vote.
Le sauvetage de la banque russe Otkritie, géré par la banque centrale russe, va mettre directement à contribution ses dirigeants. Le PDG, ses adjoints, les membres du comité exécutif et les principaux cadres comptables et dirigeants régionaux devraient voir leurs comptes en banque en partie vidés pour participer au sauvetage de la banque, indique-t-elle dans un communiqué daté de vendredi. Il s’agit de la première fois que ces mesures, introduites dans une nouvelle loi sur les sauvetages bancaires, seront appliquées.
Royal Bank of Scotland (RBS) devrait appliquer d’ici la fin du mois de mars 2018 ses plans en prévision du Brexit, si aucune précision n’est apportée d’ici là sur les conditions d’accès au marché unique européen après la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.« D’ici la fin du premier trimestre de l’année prochaine, si nous ne savons pas à quoi ressembleront les arrangements bancaires avec l’Europe, nous devrons commencer à activer nos plans », a expliqué à la radio Ross McEwan, le directeur général de la banque.
Sur les quatre banques jugées en danger par un analyste début août, deux ont dû être nationalisées. Promsvyazbank et Credit Bank of Moscow vont-elles suivre ?
Objet de rumeurs de rapprochement avec UniCredit et BNP Paribas, la banque allemande demeure un colosse difficilement digérable à court ou moyen terme.
La filiale de BNP Paribas a annoncé jeudi aux partenaires sociaux la fermeture l’an prochain de 65 agences par regroupement et la mise en franchise de 53 autres, indique le quotidien L’Echo. Pour l’année 2017, 40 fermetures avaient été programmées. BNP Paribas Fortis compte aujourd’hui 769 agences, dont 259 franchisées. A fin 2018, l’objectif sera de disposer d’un réseau de 680 points de vente, dont 270 franchisés. Les fermetures ne devraient pas entraîner de pertes d’emploi.
La banque centrale russe a annoncé jeudi qu’elle devient le principal actionnaire de B&N Bank et de ses filiales bancaires pour garantir la continuité des opérations. Aucun moratoire sur les créances du groupe ne sera imposé, tandis que l’option d’un bail in est totalement écartée. Cette décision s’intègre dans un ensemble de mesures destinées à assurer la stabilité financière du groupe, qui ne s’est pas relevé de sa participation aux sauvetages d’autres établissements en difficulté.