Piguet Galland a confié à Julien Froidevaux la direction de ses services aux tiers gérants, a annoncé la banque privée jeudi 27 juin. L’intéresséavait rejoint en 2017 l’équipe en charge des gérants de fortune indépendants pour en assurer le développement commercial. Deux ans plus tard, il a été placé à la tête de ce département etse voit également chargé d’élargir l’offre de services destinée aux gérants indépendants, en complément des activités de dépôt, de l’exécution d’ordres, des crédits lombards et hypothécaires, ou encore des solutions d’investissements. Piguet Galland souhaite mettre à la disposition des intermédiaires financiers des outils qui leur permettent de proposer à leurs clients une gestion plus globale du patrimoine. «Cette gamme inclut d’ores et déjà une offre d’advisory, de services de prévoyance et de planification financière», précise le gérant de fortune suisse dans un communiqué. Julien Froidevaux a débuté son activité au sein du cabinet de conseil Arthur Andersen. Il a ensuite poursuivi sa carrière à la Banque Cantonale Vaudoise en tant que gérant de fonds de placement et analyste financier. Par la suite, avant de rejoindre la banque privée Piguet Galland, il a occupé différents postes de direction pour des établissements tels que UBS, HSBC, Bank of China ou encore Lombard Odier. Julien Froidevaux est également l’un des membres fondateurs en 1996 du CFA Switzerland dont il a été le président. Il est chargé de cours à l’Université de Lausanne (HEC) et enseigne auprès d’autres institutions professionnelles comme le CFA Institute, l’AZEK, ou encore l’ISFB.
Le 15 septembre 2008, faillite de Lehmann Brothers, l’incompréhension suscitée par l’événement amena tous les régulateurs à redéfinir les règles de fonctionnement de l’ensemble du système bancaire afin d’éviter que le pire ne se reproduise jamais (augmentation des fonds propres, couverture du risque de liquidité, renforcement de la maîtrise des risques, augmentation de la transparence). Tout cela eut comme effet d’obliger les banques privées à se réorganiser en profondeur. Pour se piloter, elles conservèrent les indicateurs de l’environnement précédent (orientés collecte/placement et frais généraux) et en définirent de nouveaux spécifiques et adaptés à la nouvelle donne (orientés risques et conformité). Le contexte macroéconomique est resté quant à lui durablement mal orienté (aversion aux risques, taux faibles et crise de confiance).
La Banque Palatine a ouvertune nouvelle agence de banque privée à Lyon. Elle sera dédiée àaccompagner les ETI et leurs dirigeants dans leurs projets entrepreneuriaux et patrimoniaux ainsi qu'àsa clientèle de banque privée classique. La succursale est le résultat du rapprochement des agences Lyon Vaise (anciennement, agence dédiée aux seules entreprises) et Lyon Croix-Rousse (anciennement, agence dédiée à la clientèle privée). Elle compte 20 collaborateurs dont 3 conseillers en gestion de patrimoine et 6 conseillers entreprises, pour près de 2.000 clients particuliers et 500 clients entreprises.
La Société Générale a ouvert jeudi 20 juin un bureau de banque privée à Abidjan, la capitale économiqueivoirienne.La nouvelle entité, qui n’est pas une filiale, a été créée en partenariat avec Société Générale Private Banking (SGPB)à Paris. La banque sera sous la supervision opérationnelle de la filiale ivoirienne de la Société Générale, dirigée par Aymeric Villebrun, qui dépend de la direction Afrique de l’Ouest, sous contrôle de Georges Wega. La nouvelle structure proposeraune gamme complète de services bancaires, de solutions d’investissement, de conseils financiers et de gestion de patrimoine sur mesure. «Chaque client de Société Générale Côte d’Ivoire Banque Privée bénéficiera d’un accompagnement personnalisé : un banquier privé dédié ainsi qu’une équipe d’experts qui disposent d’une connaissance approfondie du marché local et qui s’appuient sur l’expertise et le savoir-faire de Société Générale Private Banking à l’international», a indiqué dans un communiqué Aymeric Villebrun, directeur général de Société Générale Côte d’Ivoire. Le cœur de cible porte sur les clients disposant d’avoirs et des actifs de plus de 300 millions de francs CFA (457 000 euros). La banque prévoit également de lever des fonds pour une certaine catégorie de clients, à hauteur de 300 millions de francs CFA, pour les aider à sécuriser ce portefeuille. «Ce développement en Côte d’Ivoire représente une étape supplémentaire dans la stratégie de Société Générale qui vise à poursuivre sa dynamique de croissance durable en Afrique en déployant sur le continent une stratégie fondée sur ses forces afin de capter la croissance locale», explique le groupe dans un communiqué, qui n’exclut pas s’ouvrir un modèle similaire à Dakar, au Sénégal.
Cette fois c’est fait ! Edmond de Rothschild Holding a confirmé jeudi 13 juin le succès de son offre publique d’achat (OPA) sur la banque Edmond de Rothschild (Suisse).Une semaine après avoir annoncé détenir 98,82% du capital-actions de l’établissement et 99,57% des droits de vote, le gestionnaire de fortune afinalisé l’opération. Au total, 4.490 actions au porteur ont été présentées à l’offre, soit80,84% des 5.554 actions au porteur pour une valeur nominale de 500 francs chacune. Ces actions se trouvaient précédemment en mains du public. Le délai supplémentaire de dix jours de Bourse permettant aux actionnaires minoritaires restants d’accepter l’offre débutera vendredi et s’achèvera le 27 juin.
Julius Baer a promu Alan Hooks en tant que directeur de son équipe londonienne.L’intéressétravaillera aux côté de Calum Brewster, responsable régional Royaume-Uni. Alan Hooks occupait le poste de responsable du «wealth planing» pour le gestionnaire de fortune suisse depuis 2014. Auparavant, il a travaillé pourLloyds Banking Group et HSBC Private Bank.
Flat tax. Ralentissement de la croissance des actifs sous gestion, fluctuations des marchés, pression continue sur les revenus… Autant d’éléments qui ont conduit à un recul (plus de 20 % en 2018) de la valeur des activités de banques privées, selon un rapport Oliver Wyman-Deutsche Bank, qui estime qu’une « plus grande pression sera inévitable au prochain retournement de cycle ». Il apparaît dès lors impératif pour les banques privées de repenser leur positionnement sur les marchés émergents, dont la richesse devrait croître de 8 % par an dans les cinq prochaines années, soit le double des marchés développés. « Plus de la moitié de la croissance du patrimoine net des clients de gestion de fortune tire son origine des marchés émergents, contre un tiers des stocks aujourd’hui », relève l’étude, qui pointe notamment la nécessité d’évaluer les enjeux d’une pénétration sur le marché de la Chine continentale.
La cession d’actifs de Milleis Investissements à CM-CIC Asset Management va permettre à Milleis Banque de se consacrer à la gestion patrimoniale des clients de la banque.
Neue Aargauer Bank (NAB), filiale de Credit Suisse, a nomméPeter Bühlmann à la présidence de la banque lors de son assemblée générale du jeudi 23 mai. L’intéressé a dirigé la banque du canton d’Argovie en tant quedirecteur général entre2007 et 2016. Il remplace le président sortant Josef Meier. L’administrateur Hans Rudolf Wyss quittele conseil d’administration après avoir atteint la durée maximale autorisée à ce poste.Christian Brönnimann, Corinne Mühlebach et Rudolf Vogt ont été intronisés en tant que nouveaux membres. Andreas Binder, Erwin Baumgartner, Thomas Grotzer, André Helfenstein, Daniel Hunziker et Martin Werfeli ont quant à eux été reconduits dans leurs fonctions d’administrateurs.
Le directeur des investissements de Lloyds Bank Private Banking, Markus Stadlmann, devrait bientôt quitter ses fonctions, rapporte Citywire Selector. L’intéressé occupait ce poste depuis octobre 2014. Auparavant, il a travaillé pour Erste Group et au sein de la banque Barclays. La banque privée britannique n’a pas souhaité faire de commentaire à propos de ce départ programmé.
A l’occasion du Forum de la gestion privée organisé par l’Agefi, Frédéric Vaquié, directeur général adjoint de Société Général Private Banking France, est revenu sur la place de l’humain dans la gestion privée et les liens entre les fintechet les banques privées.
La banque américaine a annoncé jeudi l’achat de son compatriote United Capital, un spécialiste de la gestion privée pour la clientèle des mass affluent et des high net worth individuals, confirmant les rumeurs du week-end dernier. Goldman Sachs, traditionnellement peu portée sur les acquisitions, versera 750 millions de dollars (670 millions d’euros) en cash. Un prix qui correspond à 3% des 25 milliards de dollars que gère United Capital.
Michel Longhini supervisera l’ensemble de l’activité des banques privées du groupe en Suisse, France, à Monaco, au Luxembourg, en Italie, Espagne, Portugal, Belgique, Royaume-Uni et Israël.
Le Forum de la Gestion Privée de L’Agefi Actifs, qui s’est tenu à l’Hôtel Lutetia le 18 avril dernier, a tenu ses promesses. Mieux, cette quatrième édition devrait faire date. La manifestation s’est en effet voulue le temps d’une après-midi le carrefour d’une profession dont l’environnement général achève peu à peu une mue débutée il y a quelques années. Dans ce contexte d’ultime évolution que connaît la gestion privée, en proie à de nouveaux défis donc, ce forum avait pour objectif de réunir des banquiers privés, des responsables de multi family office ou de gros cabinets de conseil en gestion de patrimoine pour réaliser un véritable état des lieux. Pour leur permettre de prendre le recul nécessaire, nourrir leur réflexion à l’écoute des meilleurs spécialistes et des grands témoins de cette industrie, ce quatrième forum affichait de réelles ambitions en matière d’information, de rencontres et d’événements. Concrètement, en mixant conférences plénières et ateliers, aucun grand sujet n’a été occulté. De la structuration de la profession à la segmentation de la clientèle en passant par l’arrivée de nouveaux concepts tels que le big data, la blockchain ou l’intelligence artificielle, ou encore les nouveaux risques liés à la cybersécurité... Mais comment décrire précisément une industrie sans aborder également des sujets tels que l’offre produits des établissements qui la composent, évoquer les enjeux de la finance responsable, l’allocation dans les portefeuilles ou l’équilibre entre gestion active et gestion passive? Ce sont donc de tous ces thèmes dont il a été question, et qui ont permis aux inscrits d’écouter mais aussi participer et échanger avec les spécialistes de chaque sujet.