Jean-Pierre Mustier, le patron d’UniCredit, étudie comment rendre sa banque moins italienne, alors que le pays stagne économiquement et connaît des fractures politiques. Il va annoncer le 3 décembre, dans le cadre de son nouveau modèle économique, un projet pour établir une nouvelle sous-filiale en Allemagne pour accueillir les opérations de la banque à l'étranger, selon Reuters, qui cite des sources proches. Mais le dirigeant a toujours dit qu’elle resterait cotée et basée à Milan. En prenant des actifs en Allemagne, en Autriche, en Europe de l’Est et en Turquie, UniCredit pourrait réduire son identité italienne - et son indice de solvabilité associé. Mais UniCredit, qui opère dans 14 pays, se définit comme pan-européenne, et réalise juste la moitié de son chiffre d’affaires en dehors de l’Italie. Elle est toujours perçue par les investisseurs comme une institution italienne risquée.