Deutsche Bank serait en négociations avec BBVA pour lui racheter son portefeuille d’une valeur faciale de 5 milliards d’euros de prêts défaillants (non-performing loans), selon le quotidien espagnol Expansión. La banque allemande a mandaté un cabinet de conseil il y a quelques semaines pour évaluer un ensemble de dettes «non garanties». Elle avait comptabilisé des provisions à hauteur de 100% des encours concernés, composés d’un portefeuille de crédits à des particuliers et d’un portefeuille de prêts à des entreprises. BBVA pourrait en obtenir environ 250 millions d’euros, selon le quotidien, qui cite des sources du secteur.
Siparex a annoncé ce 30 septembre un premier closing à 125 millions d’euros pour Siparex Intermezzo 2, un montant sensiblement supérieur au fonds précédent. Avec une capacité de 100 millions d’euros, le fonds de première génération avait été lancé en 2015 afin d'élargir l’offre d’investissement du groupe Siparex sur le segment des PME/ETI.Outre le soutien renouvelé des souscripteurs du fonds précédent, Siparex Intermezzo 2 accueille de nouveaux souscripteurs français et européens, institutionnels et family offices. Les montants souscrits à date ont été apportés pour près de la moitié par des fonds de fonds, un tiers par des institutionnels et à 20% par des investisseurs privés, dont plusieurs dirigeants accompagnés par le fonds prédécesseur. Ce nouveau véhicule s’inscrira dans la continuité de la stratégie du précédent, avec un tropismesur des opérations de transmission et de développement.Le fondsse positionnera avec flexibilité sur un spectre qui va de la mezzanine junior à l’unitranche Smidcap. Il aura une ouverture sur l’international où il ambitionne d’investir entre 15 et 20 % de ses engagements, en s’appuyant sur les relais de Siparex en Italie et en Allemagne notamment. Avec un hardcap à 200 millions d’euros, le fonds investira des tickets de 3 millions d’eurosà 15 millions d’euros en parts finales, qui pourront être complétés par des co-investissements avec certains souscripteurs. Concomitamment à ce premier closing, une première opération sponsorless de 15 millions d’eurosa été signée en exclusivité dans une entreprise en très forte croissance.
Alain Massiera reste le patron des activités de banque privée de Rothschild & Co, a affirmé vendredi un porte-parole du groupe. La veille, le magazine Challenges annonçait dans un entrefilet que «Rothschild & Co cherche un patron pour sa banque privée, en remplacement d’Alain Massiera». «C’est totalement faux. Il n’y a ni chasseur de têtes, ni remplaçant», a assuré le porte-parole. Agé de 65 ans, Alain Massiera est associé-gérant et directeur général de la banque Rothschild Martin Maurel, née de la fusion avec la banque Martin Maurel en 2017. Il a rejoint le groupe en 2011, après avoir dirigé les activités mondiales de banque privée du Crédit Agricole.
Alain Massiera reste le patron des activités de banque privée de Rothschild & Co, affirme ce vendredi un porte-parole du groupe. Hier, le magazine Challenges annonçait dans un entrefilet que «Rothschild & Co cherche un patron pour sa banque privée, en remplacement d’Alain Massiera». «C’est totalement faux. Il n’y a ni chasseur de têtes, ni remplaçant», assure le porte-parole.
La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé jeudi avoir sanctionné le groupe Natixis à hauteur de 3 millions d’euros au total pour manquement de deux de ses filiales à leurs obligations professionnelles. La société de gestion de portefeuille Natixis Investment Managers International écope ainsi d’une amende de 2 millions d’euros et Natixis Asset Management Finance de 1 million d’euros. Le Collège de l’AMF, qui avait ouvert la procédure en 2017 sur la base de contrôles du régulateur réalisés de 2013 à 2016, avait retenu pour motifs une mauvaise gestion des conflits d’intérêts et un manque d’information des porteurs sur la réutilisation du collatéral reçus en garantie sur des opérations de cessions temporaires de titres (CTT) détenus par les OPVCM gérés par NAM. A l’origine, les griefs notifiés portaient surtout sur un devoir de restitution aux porteurs de fonds (sur près de 100 milliards d’euros d’encours) de tout ou partie d’une «rémunération complémentaire» perçue par NAMFi au titre de la gestion du collatéral en espèces reçu en garantie sur les CTT. Mais le Collège de l’AMF avait renoncé à ce premier grief.
Commerzbank a annoncé jeudi le lancement d’une offre publique d’achat (OPA) sur le solde du capital de sa filiale Comdirect Bank, dont la banque allemande détient déjà 82%. L’OPA, de 11,44 euros par action, représente une prime de 25% sur le cours de Comdirect jeudi dernier, et sera conditionnée à l’obtention d’au moins 90% du capital. Comdirect a clôturé jeudi à 12,04 euros, après avoir bondi de 32% sur une semaine en réaction au déclarations de Commerzbank au sujet d’une possible fusion.
La Caisse d'épargne de Munich pourra désormais taxer les dépôts importants de nouveaux clients, une décision justifiée jeudi par la politique de taux bas de la BCE. Elle s’autorise à taxer au taux négatif les comptes de nouveaux clients particuliers à partir du 1er octobre, et au-delà d’un avoir de 100.000 euros. Cette mesure s’appliquera dès que la BCE aura à nouveau abaissé son taux sur les dépôts. En outre, la Sparkasse a dénoncé près de 30.000 anciens plans d'épargne aux rendements généreux, qui prévoient le versement d’un intérêt fixe et une prime croissante au fil du temps - jusqu'à 50% au bout de 15 ans.
La banque espagnole Banco Santander a annoncé mardi qu’elle avait décidé une dépréciation d’environ 1,5 milliard d’euros. Cette baisse est surtout due à une régulation complexe au Royaume-Uni, où la banque de détail doit être séparée des activités de banque d’investissement, a indiqué la banque dans un communiqué mardi. Cette baisse sera provisionnée au troisième trimestre. Cet ajustement est aussi dû au développement de la compétition sur le marché britannique et à l’incertitude générée par l’entrée en vigueur prochaine du Brexit. La banque a indiqué qu’elle paierait un dividende de 10 centimes d’euro par action à compter du 1er novembre.
La banque suisse UBS et Banco do Brasil ont annoncé cette nuit leur intention d’établir une co-entreprise de banque investissement et de courtage institutionnel en Amérique Latine. UBS détiendra 50,01% du capital de cette JV qui couvrira le Brésil, l’Argentine, le Chili, le Paraguay, le Pérou et l’Uruguay. Les deux partenaires « fourniront conjointement des services de banque d’investissement », avec un « accès à la clientèle d’entreprises de Banco do Brasil » et aux « capacités globales d’exécution et de distribution d’UBS », précise un communiqué commun.
Caceis, filiale de services aux investisseurs du Crédit agricole, a annoncé lundi le succès de son offre publique d’achat sur Kas Bank, 95,30% des titres ayant été apportés depuis le lancement de l’opération. Cette offre, lancée à 12,75 euros par titre, était soutenue à l’unanimité par le directoire et le conseil de surveillance de Kas Bank. Kas Bank est spécialisée dans les domaines de la banque dépositaire et de l’administration de fonds pour des investisseurs institutionnels et des institutions financières aux Pays-Bas - où le marché des fonds de pension est particulièrement développé - avec une présence locale en Allemagne et au Royaume-Uni. Caceis précise dans un communiqué que son offre est désormais inconditionnelle.
North Channel Bank a été condamnée par un tribunal danois «pour avoir participé à une fraude contre l'État danois concernant le paiement injustifié de l’impôt sur les dividendes à hauteur de 1,1 milliard de couronnes» (147 millions d’euros), selon un communiqué du parquet financier. La banque a reconnu son rôle dans cette affaire. Répandue à travers l’Europe, cette escroquerie aura coûté 7,2 milliards d’euros à l’Allemagne, où ces manœuvres ont été rendues impossibles en 2012 par un changement législatif, et 201 millions à la Belgique, selon une enquête conduite fin 2018 par 19 médias européens. Au Danemark, la North Channel Bank a été reconnue coupable d’avoir aidé différents acteurs basés à l'étranger à se faire rembourser des taxes sur les dividendes pour des actionnaires fictifs en s’appuyant sur de faux documents.
Les banques disposant de plus de 47.000 milliards de dollars d’actifs, soit un tiers de l’industrie mondiale, ont adopté dimanche les nouveaux principes de la «banque responsable» garantis par les Nations unies pour lutter contre le changement climatique. Deutsche Bank, Citigroup et Barclays ont été parmi les 130 banques à rejoindre le nouveau cadre, à la veille du sommet des Nations Unies à New York, afin de pousser les entreprises et les gouvernements à agir rapidement. Sous la pression des investisseurs, des régulateurs et des activistes du climat, certaines grandes banques ont reconnu le rôle que les prêteurs devront jouer dans une transition rapide vers une économie à faibles émissions de carbone.
La filiale croate d’UniCredit, Zagrebacka banka, a conclu un accord avec DDM concernant la vente d’un portefeuille de créances douteuses d’une valeur de 203,3 millions d’euros. Cette vente s’inscrit dans la stratégie d’UniCredit de réduire son exposition aux prêts non performants, a indiqué la banque. Ce portefeuille se compose de prêts à des particuliers et à des petites et moyennes entreprises.
L’agence de notation financière Moody’s a annoncé jeudi qu’elle relevait la note de crédit de long terme de Crédit Agricole SA de «A1» à «Aa3», assortie d’une perspective stable. Moody’s «considère que les conditions qui ont motivé le changement de perspective à positive pour la notation à long terme du Crédit Agricole en juillet 2018 sont réunies». Le ratio de fonds propres CET1 «full loaded» a atteint 15,4% en juin 2019 et le groupe est en bonne voie pour atteindre son objectif d’au moins 15,5% à la fin 2019. Par ailleurs, Crédit Agricole a annoncé dans son nouveau plan à moyen terme 2020-2022 qu’il visait un ratio CET1 de plus de 16% d’ici à la fin 2022, a expliqué Moody’s.
Credit Suisse prévoit d’imposer des charges à ses clients les plus riches, après avoir imposé une taxe de 0,4% sur les comptes en euros affichant plus d’un million d’euros, alors qu’il se prépare à répartir la charge de taux d’intérêt négatifs. Credit Suisse va en informer ses clients cet automne, selon l’agence Bloomberg, qui cite une source proche du dossier. Son concurrent suisse UBS Group a déjà dit qu’il allait introduire des taux négatifs pour ses clients qui détiennent plus de 2 millions de francs suisses. Alors que beaucoup de banques suisses sont focalisées sur la gestion de fortune, elles doivent choisir entre continuer de perdre de l’argent sur les dépôts d’argent ou imposer des taxes qui pourraient pousser certains de leurs clients les plus rentables à quitter le navire.
En réponse aux propos de l’hebdomadaire Challenges, qui affirme que la Société Générale présentera vendredi un plan de réorganisation de ses activités de banque de détail, lequel «pourrait affecter 20% de la masse salariale», la banque répond, dans un communiqué jeudi, que «les chiffres annoncés dans cet article sont erronés et décorrélés de la réalité». Tout en confirmant la tenue d’une réunion vendredi, «pour faire un point sur la transformation en cours au sein du réseau», sans confirmer ni infirmer l’existence du projet de restructuration évoqué dans l’article.
La banque britannique HSBC a engagé une «revue stratégique» qui pourrait éventuellement déboucher sur une cession totale ou partielle de son réseau de banque de détail en France, annonce mardi l’intersyndicale du groupe (FO, SNB, CFTC, CFDT, UNSA, CGT), opération déjà évoquée dans notre édition du 13 septembre. Lors d’une entrevue avec Jean Beunardeau, le directeur général de HSBC France, ce dernier leur a pourtant indiqué «qu'à ce stade aucune cession du réseau de la banque de détail n’est actée», selon le communiqué. La banque britannique a entamé un examen de ses activités après l'éviction surprise du directeur général John Flint début août. En France, le groupe britannique dispose d’un réseau d’environ 250 agences et ses activités de banque de détail pourraient être valorisées entre 1,0 et 1,5 milliard d’euros, selon les analystes de KBW. Sur ses 8.000 salariés dans l’Hexagone, 3.000 travaillent dans la banque de détail.
Caceis Bank et Kas Bank ont publié mardi soir un communiqué conjoint annonçant que «toutes les autorisations réglementaires requises dans le cadre de l’offre publique amicale de Caceis sur Kas Bank» ont été obtenues. Ceci inclut les «déclarations de non-objection» de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque centrale des Pays-Bas (DNB). Caceis, filiale du groupe Crédit Agricole spécialisée dans les services financiers aux investisseurs institutionnels, sociétés de gestion et grandes entreprises, avait annoncé fin juillet le lancement de son offre publique sur Kas Bank, acteur historique de la conservation de titres et de l’administration de fonds aux Pays-Bas, à un prix de 12,75 euros par action, valorisant Kas Bank à 188 millions d’euros. La période d’offre prendra fin le 23 septembre.