L’autorité de tutelle du secteur financier norvégien, la FSA, a demandé lundi aux banques du pays de revoir leurs intentions en matière de distribution de dividendes et de rachats d’actions, au vu de la dégradation de la conjoncture économique. La plupart des entreprises du royaume ont annoncé leurs intentions en matière de dividendes et doivent les soumettre à leurs actionnaires lors des assemblées générales ces prochaines semaines. Elles ont jusqu’au 23 mars pour présenter des projets révisés. La Norges Bank a déjà abaissé ses taux la semaine dernière. En Bourse d’Oslo, DNB, numéro un du secteur, cédait 9,69% en clôture.
Goldman Sachs Group a indiqué lundi que les clients de sa banque en ligne, Marcus, et ceux de sa carte de crédit Apple Card pouvaient prendre un mois supplémentaire pour réaliser des paiements, sans pénalités ou intérêts supplémentaires, s’ils sont en difficultés financières en raison du coronavirus. D’autres banques ont fait des annonces similaires, comme Citigroup.
La banque allemande Commerzbank a annoncé lundi qu’elle offrirait un prix de 12,75 euros par action pour racheter les participations minoritaires dans sa filiale Comdirect, afin de la retirer de la cote. Commerbank, qui détient environ 90,3% du capital de Comdirect, a atteint le seuil requis pour lancer une procédure de retrait obligatoire. Avec ce rachat de la troisième banque en ligne en Allemagne, Commerzbank veut accélérer sa transformation numérique. L’action Comdirect a clôturé en repli de 1,2%, à 13,62 euros, lundi à la Bourse de Francfort.
L’autorité de tutelle du secteur financier norvégien, la FSA, a demandé lundi aux banques du pays de revoir leurs intentions en matière de distribution de dividendes et de rachats d’actions, au vu de la dégradation de la conjoncture économique liée à la pandémie de coronavirus. La plupart des entreprises du royaume ont annoncé leurs intentions en matière de dividendes et doivent les soumettre à leurs actionnaires lors des assemblées générales prévues dans les semaines à venir. Les banques norvégiennes ont jusqu’au 23 mars pour présenter des projets révisés.
Deutsche Bank va opérer dans le monde en séparant ses équipes à partir de lundi, afin d’essayer d’enrayer la progression de l'épidémie de coronavirus, selon un memo interne cité par l’agence Reuters. Des dirigeants et des investisseurs craignent que l'épidémie ne mette à mal les efforts de restructuration de la banque. Son cours de Bourse a chuté au plus bas la semaine dernière.
Plusieurs leviers de performance sont communs à tous les établissements : diversification des investissements, digitalisation, conseil sur-mesure, et tarification adaptée à la clientèle patrimoniale.
Plusieurs leviers de performance sont communs à tous les établissements : diversification des investissements, digitalisation, conseil sur-mesure, et tarification adaptée à la clientèle patrimoniale.
L’Office for Budget Responsibility, organisme public qui fournit des prévisions économiques indépendantes, a dégradé ses prévisions de résultats pour les principales banques britanniques, s’attendant à ce que les revenus issus d’une taxe supplémentaire soient plus faibles que prévu, selon Bloomberg. «Cela reflète en partie les conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, bien que nous n’ayons pas émis d’hypothèses sur la perte des droits aux passeports [financiers européens] ou de futures divergences réglementaires» de la part de l’Union européenne; indique-t-il. Il s’attend à ce que l’Etat reçoive 400 millions de livres sterling (455 millions d’euros) de moins de la taxe supplémentaire pour l’année fiscale 2019-2020 que ce qu’il avait prévu un an auparavant.
Suite à l’obtention l’été dernier de son agrément par Bank Al Maghrib, Orange Maroc a annoncé mardi le lancement d’Orange Money dans le royaume. Ce service permettra aux Marocains d’utiliser leur téléphone comme moyen de paiement et de transfert d’argent. Le Maroc devient ainsi le 18e pays de la zone Afrique et Moyen-Orient d’Orange à offrir la solution de portefeuille dématérialisé, lancée en 2008, indique l’opérateur télécom français dans un communiqué. Les transactions effectuées via Orange Money ont atteint 2,6 milliards d’euros.
Xavier de Champsavin, directeur général adjoint de Pictet WM France évoque l’avenir de la banque privée, Face aux taux bas, les offres de gestion devront être beaucoup plus personnalisées et l’ESG prendra une place centrale
JPMorgan Chase prévoit de supprimer 140 postes au sein de sa banque privée en Suisse. Il compte par ailleurs déplacer des équipes vers des localisations moins chères pour réduire ses coûts, selon Bloomberg, qui cite une source proche. La banque a indiqué à ses salariés cette semaine qu’elle allait délocaliser des emplois dans les opérations, les technologies et d’autres fonctions support, vers des des emplacements incluant l’Ecosse, les Philippines et l’Inde, selon la source citée par l’agence de presse. JPMorgan a déjà déménagé une partie de ses effectifs des emplacements les plus chers, tel New York, vers Plano (Texas), Colombus (Ohio), et Wilmington (Delaware).
Deutsche Bank a dispersé certaines de ses équipes de trading et d’infrastructure à Londres dans différents endroits par précaution contre le développement de l'épidémie de coronavirus, a indiqué la banque lundi. En outre, certains salariés pourraient travailler de chez eux. La banque a imposé des mesures similaires dans d’autres bureaux, dont en Chine, en Italie et en Suisse. En outre, elle a annoncé l’annulation de la cérémonie pour son 150e anniversaire, prévu à Berlin le 21 mars. Après ces annonces, le cours de Bourse de Deutsche Bank a chuté de 17% lundi, et clôturé en baisse de 12,26%, à 5,94 euros.
Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a reçu vendredi les banquiers et assureurs pour leur demander de soutenir les entreprises en difficulté face à l'épidémie de coronavirus. Il leur a demandé d'«être vigilants aux entreprises en difficultés et soutenir les entreprises qui souffrent le plus dans les secteurs de l'événementiel, du tourisme, des transports et de la restauration», selon Les Echos. Dimanche, la ministre du travail, Muriel Pénicaud a déclaré que près de 900 entreprises avaient déjà demandé à bénéficier des aides au chômage partiel. «Cela concerne 15.000 salariés», a-t-elle dit.
Le Groupe Crédit Agricole a annoncé, dans un communiqué vendredi, suite aux demandes de Bercy (voir par ailleurs) prendre des mesures ciblées pour accompagner ses clients côté entreprises et professionnels, «dont l’activité serait impactée par le coronavirus». Il proposera, au cas par cas, des «solutions adaptées» comme permettre de reporter jusqu’à 6 mois les remboursements des crédits ; mettre en place une procédure accélérée d’accord de crédit en moins de 5 jours pour les situations les plus urgentes ; supprimer les pénalités et les coûts additionnels des reports d’échéance et de crédit des clients ; et accélérer les modalités de prises en charge des demandes d’indemnités des clients assurés.
Wells Fargo a indiqué mercredi qu’il prévoyait une hausse minimum du salaire entre 15 et 20 dollars par heure dans la plupart de ses marchés européens, rejoignant la plupart des banques de Wall Street, qui ont augmenté leurs salaires horaires ces dernières années. L’augmentation, effective d’ici fin 2020, concernera plus de 20.000 employés. Ces dernières années, Wells Fargo avait augmenté son salaire de base horaire aux Etats-Unis de 32%, et plus récemment de 15 dollars en mars 2018. Les salariés basés à New York et San Francisco recevront un salaire horaire minimum de 20 dollars, et ceux à Charlotte ou Des Moines 16 dollars par heure.
UBS relève sa recommandation sur Crédit Agricole SA de «neutre» à «acheter», en soulignant qu’après le mouvement de vente subi récemment par le titre, la valorisation du groupe bancaire «est en contradiction avec la qualité de son modèle économique». Le titre accuse une baisse de l’ordre de 17% depuis le début de l’année, selon FactSet. Le modèle économique de la banque française «se révélerait relativement résistant même en cas de nouvelle baisse des taux de la BCE», ajoute UBS. Les profits de la filiale cotée du Crédit Agricole ont bondi au quatrième trimestre, avec un résultat net part du groupe (RNPG) de 1,66 milliard d’euros au quatrième trimestre, en hausse de 64,9% sur un an. L’action Crédit Agricole SA perdait toutefois 2,72%, à 10,18 euros à la clôture, en réaction à l’annonce de la baisse des taux de la Fed.