L’ancien patron de Deutsche Bank en France Bruno Hallak a rejoint la division de banque d’investissement et des marchés de capitaux de Credit Suisse à Paris pour aider à servir la clientèle européenne et française, annonce aujourd’hui la banque suisse dans un communiqué. Il a pris ses fonctions le 1er septembre comme vice-président de la division EMEA et sera chargé de développer les activités françaises de banque d’investissement.
La nouvelle réglementation rendra l’exécution sur les marchés plus complexe, sans rejoindre encore tous les objectifs de transparence pour l’investisseur.
Concurrence. Sur un marché sans prix de référence, quelques courtiers ont commencé à révéler leurs tarifs de recherche avec l’entrée en vigueur de MIF 2, qui imposera en 2018 une séparation totale avec les frais d’exécution. Bernstein Research facturera 150.000 dollars/an les études de ses analystes, Nomura 60.000 euros sa recherche change et macro ou 80.000 euros avec sa recherche taux et crédit, Crédit Agricole CIB 10.000 euros/an sa recherche macro, 30.000 sur les marchés émergents, 40.000 sur les taux et changes, 60.000 sur le crédit, avec une offre premium limitée à un petit nombre de clients pour un accès plus rapide aux analystes (jusqu’à 120.000 euros). JPMorgan évoque 10.000 dollars/an pour sa recherche action (sans entretien) afin de gagner des parts de marché. Deutsche Bank, qui demande 30.000 euros/an pour un accès limité à 10 personnes à sa recherche écrite et aux analystes, diviserait ses tarifs par deux selon Bloomberg.
Ayant élargi son assise en Allemagne, la banque pourrait vendre les activités résiduelles de Seydler, avec lequel elle posa son premier pied Outre-Rhin.
Le fonds voudrait valoriser cette banque néerlandaise en redressement. Elle est estimée entre 1 et 1,5 milliard d'euros, soit moins que son prix d'achat en 2005.
La banque de gros de BPCE a enregistré une hausse de 32% de son bénéfice net au premier semestre, grâce notamment aux performances de ses activités de marché.
La City pourrait perdre jusqu'à 40.000 postes de banquiers d’affaires dans les prochaines années si Londres ne parvient pas à trouver un accord permettant de limiter les conséquences du Brexit, prévient le cabinet de conseil Oliver Wyman. Cette estimation intègre des questions encore en suspens comme celle de la compensation. Le cabinet avait déjà prévenu dans un rapport réalisé à la demande de l’organe de promotion de la City, TheCityUK, que 75.000 postes pourraient disparaître au sein du secteur financier au sens large, incluant l’assurance et les activités de gestion, en cas de perte du passeport européen. Oliver Wyman estime que la création de nouvelles entités européennes impliquera la mobilisation de 30 à 50 milliards de dollars de fonds propres supplémentaires, soit l'équivalent de 15% à 30% des fonds propres actuellement alloués par les grandes banques internationales au continent européen. Les coûts liés à la duplication de services occasionnée par la mise en place de ces nouvelles filiales européennes, comme dans les activités de contrôle des risques, pourraient accroître de 2% à 4% la base de coûts annuelle, soit l'équivalent d’un milliard de dollars.
Estimant achevé le gros de sa restructuration, la banque vise une rentabilité de 10% sans échéance précise. Elle traite pour l'instant à une décote sur actif net de 30%.
Dublin a vocation à devenir la base de Bank of America dans l’Union européenne après le Brexit pour ses activités de banque d’investissement et de marchés, a déclaré vendredi Brian Moynihan, le directeur général de la banque américaine, au Financial Times. Le dirigeant assure que le taux très compétitif de l’impôt sur les sociétés dans le pays (12,5%) «n’a pas vraiment été un élément» dans sa décision. Bank of America est la seule grande banque à vouloir faire de Dublin sa place-forte dans l’UE. A l’exception des banques françaises et de HSBC, les autres semblent pencher vers Francfort.
Dublin a vocation à devenir la base de Bank of America dans l’Union européenne après le Brexit pour ses activités de banque d’investissement et de marchés. «Nous sommes présents dans le pays depuis 49 ans et en route vers les 50 ans, a déclaré Brian Moynihan, le directeur général de la banque américaine, au Financial Times. C'était un choix naturel pour nous. Nous avons travaillé avec la Banque centrale d’Irlande pour préparer tout cela et le processus s’est très bien déroulé jusqu'à présent». Le dirigeant se trouvait à Dublin vendredi pour rencontrer le Premier ministre irlandais Leo Varadkar.
La Société Générale a accepté de verser à l’Autorité des marchés financiers (AMF) 450.000 euros dans le cadre d’un accord de composition, transaction qui permet de solder un litige pour un acteur n’ayant pas respecté ses engagements sans aboutir à une sanction. Dans le cadre de missions de contrôle en mars 2015 concernant les activités de recherche en investissement et d’analyse financière, exercées par le département Global Research & Strategy (GRS) de la banque, l’AMF a constaté des « manquements commis dans le cadre de la production des notes d’analyses », ainsi que des « défaillances concernant le dispositif de gestion des informations privilégiées ».
La troisième banque japonaise Sumitomo Mitsui Financial Group va créer 250 postes dans ses activités d’investissement (securities) à l’étranger d’ici à trois ans pour compenser la dégringolade de la rentabilité du crédit domestique. Sa filiale de banque d’investissement, SMBC Nikko Securities, emploie aujourd’hui 500 personnes. Le groupe espère que le bénéfice brut des activités d’investissement aux Etats-Unis et en Europe grimpe à environ 50 milliards de yens (384 millions d’euros) d’ici à mars 2020 contre 30 milliards de yens (230 millions d’euros) durant l’exercice annuel se terminant en mars 2017.