La Société Générale a annoncé aujourd’hui des chiffres globalement inférieurs aux attentes pour le troisième trimestre, pénalisée comme la plupart de ses rivales par la faiblesse des activités de marché dans un contexte persistant de taux d’intérêt bas. Son résultat net, part du groupe, a reculé de 15,2% à 932 millions d’euros, et le produit net bancaire s’est replié de 0,9% à 5,958 milliards.
Le premier courtier interbancaire mondial TP Icap, l’ex-Tullett Prebon, qui a racheté les activités de courtage à la voix d’Icap fin 2016, a vu son titre perdre jusqu’à 9,1% à la Bourse de Londres ce matin, après l’annonce du départ de son directeur financier, Andrew Baddeley. Ce dernier quitte le comité de direction avec effet immédiat et quittera le groupe en décembre. Les analystes sont d’autant plus inquiets qu’Andrew Baddeley était un « architecte majeur » du plan d’intégration d’Icap dans Tullett Prebon et du programme de réductions de coûts associé, souligne Shore Capital dans une note. Andrew Baddeley avait pris son poste il y a dix-huit mois. Le directeur financier adjoint Robin Stewart le remplace par intérim.
Deutsche Bank et Barclays ont enregistré des résultats moroses dans leurs activités de trading au troisième trimestre. Alors que les banques américaines ont-elles-mêmes pâti de la faible volatilité sur les marchés financiers, la banque allemande a publié ce jeudi une baisse de 36% de ses revenus dans la division de produits à taux fixes et devises, à 988 millions d’euros. Le pôle «macro» de Barclays a lui affiché une baisse de 40% sur un an de ses revenus, à 368 millions de livres (412 millions d’euros).
Le nombre de nouveaux banquiers attendus à Paris dans le cadre du Brexit est de 2.460, après les récentes annonces venues compléter celle de HSBC (1.000 postes) en début d’année.
Attendue. La banque toscane Monte dei Paschi di Siena (MPS), dont la cotation devait reprendre ce 25 octobre après dix mois de suspension, s’est entourée de banques pour la conseiller dans son processus de titrisation de ses 26 milliards d’euros de prêts non performants (NPL). Il s’agit de Mediobanca, JPMorgan, Deutsche Bank, Credit Suisse et HSBC. Cette information tombe quelques jours après l’annonce d’une offre devant permettre à l’Etat italien de racheter pour 1,5 milliard d’euros les actions distribuées à d’anciens petits porteurs en échange de leurs obligations seniors dans le cadre du plan de sauvetage public de l’hiver dernier ; et après la demande de la Banque centrale européenne (en consultation jusqu’au 8 décembre) afin que les banques de la zone euro augmentent leurs provisions pour couvrir la totalité des créances irrécouvrables apparaissant après le 1er janvier.
Citigroup prévoit de démarrer ses activités en Arabie Saoudite d’ici à la fin d’année, après avoir reçu une licence de banque d’investissement en avril. « Le nombre total d’employés que nous voulons avoir dans le pays est d’environ 20 personnes pour nos plans à moyen terme », a déclaré hier à Bloomberg James Forese, président de Citigroup et responsable de la division dédiée à la clientèle institutionnelle, lors de la conférence Future Investment Initiative à Riyad. La banque américaine retourne en Arabie Saoudite après 13 ans d’absence.
Cédric Leoty va rejoindre Lazard en tant qu’associé-gérant en février 2018, a annoncé mercredi matin la banque d’affaires. Il était jusqu’ici co-responsable de la banque d’affaires de Citi en France, où il couvrait notamment les secteurs automobile, l’industrie et l'énergie. Cédric Leoty a commencé sa carrière en 1996 à la direction du Trésor avant de rejoindre Credit Suisse en 2000 puis Citi en 2004.
Citigroup prévoit de démarrer ses activités en Arabie Saoudite d’ici à la fin d’année, après avoir reçu une licence de banque d’investissement en avril. « Le nombre total d’employés que nous voulons avoir dans le pays est d’environ 20 personnes pour nos plans à moyen terme », a déclaré aujourd’hui dans une interview à Bloomberg James Forese, le président de Citigroup et responsable de la division dédiée à la clientèle institutionnelle, à l’occasion de la conférence Future Investment Initiative à Riyad. « Si les choses restent sur la bonne voie, nous continuerons d’investir. Les opportunités vont de soi ».
Après les banques américaines, leurs consœurs européennes publieront à partir de jeudi leurs résultats trimestriels, marqués par des activités de marché sous pression.
Bank of America Merrill Lynch s’apprête à demander un statut de conseiller en investissement aux Etats-Unis dans la perspective de MIF 2, indiquait hier le Financial Times. Cela lui permettrait d'être rémunérée directement par des gérants d’actifs basés en Europe pour ses activités de recherche menées aux Etats-Unis, sans contrevenir aux règles américaines après l’entrée en vigueur des règles européennes en janvier 2018. Selon le FT, la demande de la banque devrait être publiée sur le site de la SEC le 2 novembre.
Bank of America Merrill Lynch s’apprête à demander un statut de conseiller en investissement aux Etats-Unis dans la perspective de MIF 2, indique mardi le Financial Times. Cela lui permettrait d'être rémunérée directement par des gérants d’actifs basés en Europe pour ses activités de recherche menées aux Etats-Unis, sans contrevenir aux règles américaines après l’entrée en vigueur des règles européennes.
Le patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, était à Francfort hier et compte manifestement renforcer les équipes de la banque américaine sur place. «Supers réunions, beau temps, j’ai vraiment apprécié. Bien, parce que je vais y passer beaucoup plus de temps» à l’avenir, a-t-il indiqué sur son compte Twitter en faisant référence au Brexit. Goldman Sachs, qui emploie 6.000 personnes au Royaume-Uni, a déjà indiqué qu’elle déplacerait plusieurs centaines de collaborateurs de Londres vers le continent. Elle n’a cependant pas encore choisi de transférer son siège européen à Francfort, en dépit du dernier tweet de son patron.
Voilà un tweet qui n’est pas passé inaperçu ce jeudi. Le patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, était à Francfort et compte manifestement renforcer les équipes de la banque américaine sur place. «Supers réunions, beau temps, j’ai vraiment apprécié. Bien, parce que je vais y passer beaucoup plus de temps» à l’avenir, a-t-il indiqué sur son compte Twitter en faisant référence au Brexit.
Une large majorité des sociétés de gestion souhaitent absorber ces coûts sur leur compte de résultat dans le cadre de MIF 2. Avec quelles conséquences ?
La mise en place de la nouvelle règle MIF 2 sur la recherche pose encore nombre de questions. Côté fournisseurs, il y a un vrai sujet autour des prix, qui a amené certaines banques à diminuer fortement les leurs (JPMorgan puis Deutsche Bank ou même CA CIB), voire à proposer leur recherche fixed income gratuitement (BBVA, NatWest, Credit Suisse, ING et Daiwa), alors que ce ne sera plus autorisé en Europe et que cela mettrait les gérants en situation illégale... Aux Etats-Unis, la règle est précisément inverse avec une recherche qui ne peut être payée que via l’exécution : les régulateurs européens travailleraient donc avec la Securities and Exchange Commission pour permettre aux brokers américains de recevoir un paiement « séparé » de gérants européens sur la recherche.
Le groupe Dexia, la plus grosse «bad bank» du monde, a convoqué hier une assemblée générale (AG) extraordinaire des actionnaires qui aura lieu le 17 novembre, afin de voter une proposition de conversion des actions préférentielles souscrites en 2012 par l’Etat belge et l’Etat français, lors du sauvetage de la banque. Ce plan vise à faire de ces derniers des actionnaires ordinaires et à préserver ainsi le traitement prudentiel de ces participations pour la solvabilité de la banque. Il a été approuvé par la Commission Européenne le 19 septembre dernier.
Le groupe Dexia, la plus grosse «bad bank» du monde, a convoqué aujourd’hui une assemblée générale (AG) extraordinaire des actionnaires qui aura lieu le 17 novembre, afin de voter une proposition de conversion des actions préférentielles souscrites en 2012 par l’Etat belge et l’Etat français, lors du sauvetage de la banque. Ce plan vise à faire de ces derniers des actionnaires ordinaires et à préserver ainsi le traitement prudentiel de ces participations pour la solvabilité de la banque. Il a été approuvé par la Commission Européenne le 19 septembre dernier.