Le taux de chômage au Royaume-Uni a diminué de 0,2 point de pourcentage à 3,9% au cours des trois mois précédant janvier 2022, un plus bas en deux ans qui se trouvait même inférieur aux attentes du marché de 4%, alors que le marché du travail continuait de se redresser selon les données de l’Office for national statistics (ONS) publiées mardi. Dans le même temps, la croissance de la rémunération totale moyenne a atteint +4,8% avec primes et +3,8% hors primes sur les trois mois de novembre 2021 à janvier 2022. Mais du fait de l’inflation de 4,9% en janvier (5,5% en format CPI), la croissance des salaires réels était de seulement +0,1% avec primes et -1% hors prime.
Le taux de chômage au Royaume-Uni a diminué de 0,2 point de pourcentage à 3,9% au cours des trois mois précédant janvier 2022, un plus bas en deux ans qui se trouvait même inférieur aux attentes du marché de 4%, alors que le marché du travail continuait de se redresser selon les données de l’Office for national statistics (ONS) publiées mardi.
Le rendement du Bund allemand a atteint 0,36% lundi matin, soit un plus haut depuis décembre 2018. L’appétit pour le risque est revenu avant un nouveau cycle de pourparlers en vue d’un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine, ainsi que les réunions des banques centrales américaine et britannique cette semaine. A 12h, les indices actions gagnaient 1,7% pour le CAC 40, 2,65% pour le Dax, 2% pour le FTSE MIB, et 1,26% pour l’Euro Stoxx 600 – le Nikkei japonais a également clôturé en hausse de +0,6%, à la différence des indices chinois (-2,60% à -3%) à cause dela recrudescence du Covid en Chine.
La Banque centrale européenne (BCE) a révisé jeudi le calendrier de ses achats nets d’actifs afin de tenir compte d’une inflation élevée et qui risque encore d’accélérer en raison de la guerre en Ukraine. L’institution a par ailleurs laissé ses taux d’intérêt inchangés.
Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) a exclu mardi l’éventualité d’un resserrement de la politique monétaire ou d’un retrait des mesures de relance pour faire face à une éventuelle accélération de l’inflation, soulignant la nécessité d’attendre une reprise de la croissance des salaires. Les cours du pétrole ont atteint des plus hauts depuis juillet 2008 en répercussion de la guerre en Ukraine, renforçant la probabilité que le taux d’inflation se rapproche de l’objectif de 2% de la banque centrale dès le mois prochain.
Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) a exclu mardi l’éventualité d’un resserrement de la politique monétaire ou d’un retrait des mesures de relance pour faire face à une éventuelle accélération de l’inflation, soulignant la nécessité d’attendre une reprise de la croissance des salaires.
La banque centrale de Hongrie a dû relever plus que prévu son principal taux directeur jeudi, alors que sa devise, le forint, a été l’une des plus affectées par l’invasion de l’Ukraine.
Blocage. L’institution avait été prévoyante. Selon ses derniers chiffres, diffusés en février, la Banque centrale de Russie (CBR) disposait de 630 milliards de dollars de réserves, destinées à soutenir le rouble en cas de turbulences sur les marchés. Las, les sanctions prises par les pays occidentaux devraient neutraliser une part importante de ces fonds. D’une part, pour puiser dans les 311 milliards de titres, très liquides – l’essentiel est noté A ou mieux –, la banque centrale doit s’appuyer sur un réseau de banques correspondantes à l’étranger, qui vendront les titres puis transféreront l’argent à l’institution. La déconnexion de la Russie du système Swift va bloquer ces transactions. Quant aux réserves de changes, les banques centrales de l’Eurosystème (qui détiennent environ un quart de ces réserves) ont d’ores et déjà annoncé un gel des comptes de la CBR. Un tiers du total reste toutefois détenu par la CBR et la Banque populaire de Chine. Reste l’or, dont l’entièreté est détenue dans des coffres russes, selon le rapport annuel de la CBR. Cela complique la mise en place de sanctions visant cet actif, mais aussi le processus de vente : les banques centrales entreposent en général une partie de leur or à Londres ou New York, les deux piliers du marché mondial pour le métal précieux. Il reste toutefois possible à la Russie de vendre ailleurs son or, quitte à subir une décote, mais il sera difficile de l’échanger en larges quantités.
La Banque du Canada enclenche à son tour sa normalisation monétaire. Elle a, comme prévu, annoncé mercredi un relèvement de son taux directeur de 25 points de base (pb) à 0,50%, sa première hausse depuis octobre 2018, et dit s’attendre à une augmentation encore malgré les incertitudes liées à la crise ukrainienne. Dans sa déclaration de politique monétaire, la banque centrale souligne que l’invasion de l’Ukraine par la Russie constitue une «nouvelle source majeure d’incertitude», en notant que les prix du pétrole et d’autres matières premières ont enregistré une forte hausse tandis que de nouvelles perturbations dans l’approvisionnement pourraient peser sur la croissance mondiale. L’inflation au Canada a atteint 5,1% en janvier, soit un sommet de 30 ans.