L'économie américaine résiste bien aux vents de face venus de l'étranger et il n’y a pas de risque tangible de récession, a affirmé mercredi John Williams, le président de l’antenne de San Francisco de la Fed. Il a précisé lors d’une conférence à San Ramon, en Californie, que le ralentissement de la croissance chinoise ne posait pas un «risque énorme» pour les perspectives économiques des Etats-Unis. Le pays aura encore besoin d’une politique monétaire globalement accommodante sur les prochaines années mais la stratégie de la Fed consistant à relever progressivement les taux est la bonne, a-t-il ajouté.
Les perspectives de croissance et d’inflation de la zone euro se sont altérées et la Banque centrale européenne (BCE) devra en tenir compte la semaine prochaine à l’occasion de sa réunion de politique monétaire, a écrit son président, Mario Draghi, dans une lettre à un député européen daté du 1er mars. Dans ce courrier, Mario Draghi explique que la réunion du Conseil des gouverneurs de mars inclura une analyse plus détaillée des possibles effets de second tour du tassement de l’inflation et il ajoute que la BCE n’hésitera pas à agir en cas de besoin.
Le Japon est devenu mardi le premier pays du G7 à émettre un emprunt d’Etat à dix ans avec un rendement négatif. Tokyo a émis pour 2.400 milliards de yens (19,5 milliards d’euros) d’obligations à un rendement de -0,015% au prix le plus bas accepté. Le ratio de couverture, c’est à dire le rapport entre l’offre des investisseurs et le montant de l’opération, a atteint 3,20 contre 3,14 lors de la précédente adjudication comparable en janvier.
L'évolution des prix dans la zone euro est plus faible qu’attendu et l’examen de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) prévu la semaine prochaine devra tenir compte de l’augmentation des risques et des incertitudes, a écrit le président de l’institution, Mario Draghi, dans une lettre à un député européen datée du 1er mars. Le Conseil des gouverneurs de la BCE doit se réunir le 10 mars.
La Banque nationale suisse (BNS) pourrait modifier le seuil à partir duquel les avoirs des banques commerciales à la banque centrale sont exonérés du taux négatif en vigueur, a déclaré samedi son président, Thomas Jordan, à Bloomberg. Pour l’instant, les dépôts supérieurs à 20 fois les réserves obligatoires d’une banque se voient appliquer un taux négatif de -0,75%. «Modifier les restrictions à la politique monétaire constitue un mécanisme différent mais, bien sûr, c’est la conjonction de taux négatifs et du niveau d’exonération qui définit au final l’impact en termes de politique monétaire», a souligné Thomas Jordan.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait injecter davantage de liquidités dans le système financier de la zone euro, a déclaré dimanche le gouverneur de la Banque de France. «La baisse temporaire des prix du pétrole n’est pas à elle seule une raison suffisante», a déclaré François Villeroy de Galhau au Frankfurter Allgemeine Zeitung. «Mais si la faiblesse des prix de l'énergie a des effets durables à long terme, nous devons agir. Cela semble être le cas mais nous verrons en mars», a-t-il expliqué.
Le vice-gouverneur de la banque centrale de Chine a cherché à apaiser les craintes d’une poursuite de la chute de ses réserves de devises et a réaffirmé sa confiance dans la vigueur du yuan. Les réserves de devises en Chine ont chuté de 99,5 milliards de dollars en janvier, à 3.230 milliards de dollars, après avoir accusé une baisse historique le mois précédent. Mais Yi Gang, vice-gouverneur de la Banque populaire de Chine, a déclaré à l’agence Chine Nouvelle qu’une partie des récentes baisses des réserves de devises de la Chine était liée à l’augmentation des avoirs des sociétés et des particuliers.
Les minutes de la Banque centrale suédoise montrent des gouverneurs peu enclins à accentuer l’assouplissement monétaire. Le marché immobilier est sous surveillance.
Les taux à dix ans allemands sont passés de quasiment zéro à 1% en à peine deux mois, Si ce mouvement apparaît justifié au vu des éléments macroéconomiques, sa violence a surpris les marchés,
Il aura fallu longtemps pour voir un choc obligataire apparaître, remettant en question les stratégies des gestionnaires de taux, Il paraît plus que jamais justifié de privilégier la protection du capital en continuant à mettre l’accent sur une diminution du risque de portefeuille