La Banque du Japon (BoJ) a envisagé d’augmenter le montant de ses rachats d’actifs avant d’opter plutôt pour une politique de taux négatifs, peut-on lire dans le compte rendu de sa réunion de politique monétaire de janvier publié aujourd’hui. Les gouverneurs ont plutôt choisi d’enfoncer l’un des taux directeurs en territoire négatif considérant que cette mesure aiderait à limiter les facteurs extérieurs retardant les efforts du Japon pour se débarrasser de sa «mentalité déflationniste». A l’issue de sa dernière réunion, cette semaine, la banque centrale a laissé sa politique monétaire inchangée comme prévu mais elle s’est inquiétée de l’affaiblissement des anticipations d’inflation.
La BNS a laissé ses taux directeurs inchangés mais a rappelé sa capacité et sa volonté à intervenir sur le marché des changes pour stabiliser sa devise.
Pour Anheuser-Busch InBev, l’annonce de la prochaine éligibilité de la dette corporate en euros au programme de rachats d’actifs de la Banque centrale européenne tombe à point nommé. Le brasseur, qui a déjà émis pour 46 milliards de dollars d’obligations en janvier pour financer le rachat de SABMiller, revient sur le marché en euros. Le groupe belge émet un minimum de 11,75 milliards d’euros divisés en six tranches, dont une à 20 ans, selon des sources de marchés. AB InBev est noté A- par S&P. Le groupe belge n’a pas souhaité faire de commentaire.
Si le consensus table sur un statu quo de la Banque Nationale de Suisse, la Norvège devrait à nouveau baisser ses taux à sa réunion qui se tient jeudi.
Plusieurs dirigeants de la Banque centrale européenne (BCE) se sont employés vendredi à convaincre des investisseurs sceptiques du bien-fondé des décisions annoncées la veille, dont l’effet sur les marchés a été très vite occulté par les déclarations de son président, Mario Draghi, laissant entendre que les taux d’intérêt ne baisseraient plus. Le vice-président de la BCE, Vitor Constancio, a ainsi publié sur le site internet de la BCE une tribune intitulée «Plaidoyer pour la politique monétaire», dans laquelle il reconnaît des limites aux taux négatifs, tout en ajoutant qu’une banque centrale dispose d’autres moyens d’action. Selon lui, «il est non seulement erroné de commencer à critiquer la politique monétaire, mais également dangereux».
Les mesures annoncées vont au-delà des attentes mais les déclarations de Mario Draghi sur la faible probabilité d'une nouvelle baisse de taux ont douché les marchés.
La possibilité ouverte aux banques d’emprunter auprès de la BCE à des taux négatifs doit leur permettre d’atténuer l’impact des autres mesures sur leurs marges.
On attendait une baisse des taux, il y en aura trois. La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé de 10 points de base le taux de sa facilité de dépôt, selon un communiqué envoyé jeudi. Déjà ramené de -0,20% à -0,30% début décembre, le nouveau taux est donc désormais de -0,40%. Plus inattendu, le taux refi, qui reste le taux directeur de la BCE, a quant à lui été abaissé de 0,05% à 0,00%. Le taux de la facilité de prêt marginal passe de 0,30% à 0,25%.
Des injections illimitées de liquidité sont prévues autour du référendum le 23 juin. Mark Carney, son gouverneur, défend l'indépendance de son institution.
Une baisse simultanée du taux de dépôt et du taux de refinancement serait à l'étude, ainsi qu'un système «dual» similaire à celui de la BNS et de la BoJ.
Le président de la Réserve fédérale de Dallas, Robert Kaplan, a appelé jeudi la banque centrale américaine à la patience en matière de relèvement de ses taux d’intérêt en arguant de l’impact du resserrement des conditions financières sur la croissance économique américaine. Des facteurs tels que la baisse des marchés actions, celle du cours du pétrole et l’appréciation du dollar depuis le début de l’année freinent la reprise économique aux Etats-Unis, un effet comparable à celui d’une remontée des taux, a-t-il expliqué.
Le président de la Réserve fédérale de Dallas, Robert Kaplan, a appelé jeudi la banque centrale américaine à la patience en matière de relèvement de ses taux d’intérêt en arguant de l’impact du resserrement des conditions financières sur la croissance économique américaine. Des facteurs tels que la baisse des marchés actions, celle du cours du pétrole et l’appréciation du dollar depuis le début de l’année freinent la reprise économique aux Etats-Unis, un effet comparable à celui d’une remontée des taux, a-t-il expliqué.