La Commission européenne, par l’intermédiaire de son commissaire à l’Economie, a insisté mercredi «sur la primauté du droit» et «des décisions de la Cour justice de l’Union européenne (CJUE) sur les juridictions nationales» au lendemain de l’arrêt de la cour constitutionnelle allemande. Mardi, cette dernière a donné trois mois à la Banque centrale européenne (BCE) pour justifier les achats d’obligations d’Etat réalisés pour son compte par la Bundesbank, sous peine de voir celle-ci cesser de participer au QE. «Nous avons toujours respecté et nous soutenons pleinement l’indépendance de la BCE dans la mise en oeuvre de la politique monétaire», a ajouté Paolo Gentiloni.
Parallèlement à l’assouplissement des opérations ciblées de refinancement à long terme (TLTRO 3), la Banque centrale européenne (BCE) a lancé le 30 avril une série de 7 opérations non ciblées et d’urgence pandémique (PELTRO) proposées à partir du 19 mai à un taux d’emprunt fixe de -0,25%, contre plutôt -1% pour les TLTRO. Les PELTRO seront plutôt destinées aux banques et contreparties qui se concentrent sur les prêts aux secteurs non éligibles aux TLTRO, a précisé Philip Lane, l’économiste membre du Conseil exécutif, dans une note. Jeudi, la président de la BCE, Christine Lagarde, n’a pas exclu que ce programme puisse ensuite être ouvert à des acteurs non bancaires.
Les achats d’actifs sont devenus un outil majeur des politiques monétaires. Mais les objectifs sont différents pour les pays émergents. Les risques aussi.
Parallèlement à l’assouplissement des opérations ciblées de refinancement à long terme (TLTRO 3), la Banque centrale européenne (BCE) a lancé le 30 avril une série de 7 opérations non ciblées et d’urgence pandémique (PELTRO) proposées à partir du 19 mai à un taux d’emprunt fixe de -0,25%, contre plutôt -1% pour les TLTRO, ce qui pouvait laisser dubitatif sur leur attractivité.
Dans son jugement rendu mardi suite à plusieurs plaintes dirigées contre le Programme d’achat dans le secteur public (PSPP) de la Banque centrale européenne (BCE), la Cour constitutionnelle allemande a conclu que le gouvernement fédéral et le Bundestag ont violé les droits de la constitution allemande en omettant de contester que la BCE, dans ses décisions sur l’adoption et la mise en œuvre du PSPP, n’a ni évalué ni démontré que les mesures prévues dans ces décisions satisfont au principe de proportionnalité.
La Réserve fédérale (Fed) américaine a assoupli jeudi les conditions d’accès à son nouveau programme de prêts de 600 milliards de dollars destiné aux petites et moyennes entreprises frappées par les répercussions de l'épidémie de Covid-19.
La Banque centrale européenne (BCE) a donc laissé ses taux d’intérêt et le montant de ses achats d’actifs inchangés jeudi, après l’adoption de nombreuses mesures en mars face à la crise «sans précédent» du coronavirus. Mais sa présidente, Christine Lagarde, a confirmé que l’institution restait ouverte à toutes les possibilités, avec une «grande flexibilité» pour continuer à soutenir l’économie, et a annoncé deux nouveautés.
La Banque centrale européenne a laissé ses taux d’intérêt et le montant de ses achats d’actifs inchangés jeudi, après l’adoption ces dernières semaines de nombreuses mesures de soutien à l'économie de la zone euro, fragilisée par les mesures de confinement mises en oeuvres par les Etats pour lutter contre la pandémie de coronavirus.
« Les banques centrales ne sont pas équipées ni légitimes pour savoir quels foyers devraient recevoir de l’argent et combien. Cette mission relève des Etats. Or c’est ce qu’ils font déjà. »
Le recours à la médiation du crédit, qui aide les entreprises confrontées à des difficultés dans leurs relations avec les banques, s’est nettement accéléré en France en avril sous l’effet du confinement: la Banque de France a comptabilisé 2.520 dossiers éligibles entre le 6 et le 24 avril pour la France métropolitaine, plus du double du nombre de dossiers enregistrés sur l’ensemble de l’année 2019 (1.005). «Les entreprises concernées sont très majoritairement des TPE (moins de 10 salariés) dont la situation est souvent dégradée et qui sont, de plus en plus fréquemment, confrontées à des refus de prêts garantis par l’Etat», souligne la Banque de France dans une note.
Le recours à la médiation du crédit, qui aide les entreprises confrontées à des difficultés dans leurs relations avec les banques, s’est nettement accéléré en France en avril sous l’effet du confinement instauré depuis mi-mars : la Banque de France a comptabilisé 2.520 dossiers éligibles entre le 6 et le 24 avril pour la France métropolitaine, plus du double du nombre de dossiers enregistrés sur l’ensemble de l’année 2019 (1.005).
Les rachats d'obligations d'Etat seront sans limite supérieure, a clarifié hier la BoJ. Elle s'est également engagée à tripler ses achats de dette d'entreprises.