Munich Re a annoncé jeudi qu’il visait pour 2018 un bénéfice net de 2,1 à 2,5 milliards d’euros et comptait racheter un milliard d’euros d’actions avant son assemblée générale de 2019. Le premier réassureur mondial compte également supprimer 900 postes sur 42.000, dont la moitié à Munich et l’autre aux Etats-Unis, ce qui lui permettra de réduire les coûts de 200 millions d’euros, a déclaré le président du directoire Joachim Wenning. La prévision du bénéfice est un peu supérieure à celle de 2 à 2,4 milliards annoncée le mois dernier et dépasse largement le bénéfice net de 375 millions d’euros de 2017, qui a pâti de plusieurs catastrophes naturelles en Amérique du Nord. Munich Re s’attend à un bénéfice net d’environ 2,8 milliards en 2020.
Generali a annoncé jeudi une hausse de 1,4% de son résultat net en 2017, à 2,11 milliards d’euros. L’assureur italien précise que son résultat opérationnel a atteint un «niveau record» en progressant de 2,3% à 4,9 milliards d’euros, grâce aux résultats de ses divisions d’assurance-vie, de gestion d’actifs et de gestion de fortune. L’objectif de réduction de coûts de 200 millions sur les marchés mûrs a par ailleurs été atteint avec deux ans d’avance, avec à la clef un ratio combiné de 92,8%. «A la lumière de ces résultats, le conseil d’administration proposera un dividende de 0,85 euro par actions, soit une hausse de 6% par rapport au dividende de 0,8 euro octroyé au titre de 2016», commente Philippe Donnet, le directeur général de Generali. Sur le plan de la solvabilité, Generali affichait fin décembre un ratio de 208%, contre 178% un an plus tôt.
Munich Re a annoncé jeudi tabler sur un résultat net consolidé compris entre 2,1 et 2,5 milliards d’euros sur l’exercice 2018. Le réassureur allemand a précisé espérer que le résultat technique atteigne au moins 475 millions d’euros dans la réassurance vie et santé, et que le résultat consolidé de sa filiale Ergo soit compris dans une fourchette de 250 à 300 millions.
Generali a annoncé jeudi une hausse de 1,4% de son résultat net part du groupe en 2018, à 2,11 milliards d’euros. L’assureur italien précise que son résultat opérationnel a atteint un « niveau record » en progressant de 2,3% à 4,9 milliards d’euros, grâce aux bons résultats de ses divisions d’assurance-vie, de gestion d’actifs et de gestion de fortune. L’objectif de réduction de coûts de 200 millions d’euros sur les marchés matures a par ailleurs été atteint avec deux ans d’avance, avec à la clef un ratio combiné de 92,8%.
Disruption. Comme la banque, l’assurance est considérablement bouleversée par l’irruption de jeunes entreprises innovantes qui contraint les acteurs en place à revoir leur organisation et leurs méthodes de travail. Dans son étude Tendances assurance 2018, Deloitte pose la question « au-delà de l’insurtech, quel futur pour les assureurs ? » et montre que la gestion des risques est et restera une activité indispensable à notre société, mais qu’elle pourrait être exercée par d’autres que les assureurs. Eric Meistermann et Julien Maldonato, associés chez Deloitte, soulignent que d’un côté, les consommateurs s’organisent grâce aux assurtech pour prendre en main leur assurance grâce à divers modèles affinitaires, tandis que les réassureurs, qui gèrent les risques extrêmes, investissent de plus en plus dans ces jeunes pousses (voir le graphique). Comme s’ils anticipaient un risque réel de disparition des assureurs traditionnels incapables ou trop lents à se transformer à temps pour répondre aux aspirations des clients.
Ardian, qui a pris 51% du capital du courtier en assurance Siaci Saint Honoré en 2015, a été approché par le groupe Aon pour lui vendre sa participation, ont indiqué de bonnes sources à L’Agefi, confirmant une information de L’Argus de l’assurance. L’offre informelle remonte à mai 2017 et s'élevait autour du milliard d’euros. Pierre Donnersberg, président du directoire de Siaci Saint Honoré, en a informé cette semaine les cadres dirigeants du groupe lors d’un séminaire. Ni Ardian ni le courtier n’ont donné suite. Ce dernier a l’ambition d’atteindre une envergure mondiale, mais sans s’adosser à un industriel du secteur -la recomposition du capital en 2015 avait d’ailleurs permis de sortir Jardine Lloyd Thomson du tour de table. «Cela fera trois ans en mai que le fonds Ardian nous accompagne et il sera encore à nos côtés si besoin pour d’éventuelles opérations significatives», assurait Pierre Donnersberg en février 2018 dans un entretien à L’Agefi Hebdo.
Elliott Management a participé à l’acquisition de l’assureur-vie américain Prosperity Life Insurance Group, a annoncé le groupe hier. Elliott s’est allié notamment à Wand Partners pour acquérir l’assureur auprès de Reservoir Capital et Black Diamond Capital. L’opération doit encore être approuvée par les autorités compétentes et devrait être bouclée d’ici le troisième trimestre. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué.
Tenus d’évaluer les éléments de nature à modifier leurs risques et leur solvabilité, les assureurs n’en tiennent pas encore assez compte dans leurs décisions stratégiques.
Crédit Agricole Assurances a annoncé vendredi la nomination de Jean-Luc François comme directeur Epargne/Retraite. Ex-directeur général délégué d’Aviva France, il avait rejoint Crédit Agricole Assurances au poste de directeur de l’international en 2011. Il sera remplacé dans cette dernière fonction par Guillaume Oreckin, précédemment directeur général adjoint (DGA) de Pacifica, d’abord en charge des opérations puis du développement à partir de 2013. Enfin, Eric Féron, précédemment directeur de la transformation d’AXA Emerging Markets EMEA-LATAM en Espagne, a rejoint Pacifica au poste de DGA, en charge du développement commercial, de l’organisation et des systèmes d’information.
La Maif étudie la possibilité d'établir un partenariat avec la MGEN et le groupe Vyv (issu de la réunion de la MGEN, Istya et Harmonie) notamment dans l’assurance de personnes. La Maif est déjà distributeur de l’offre santé de MGEN-Filia. « Pour développer notre activité en assurance de personnes, nous nous tournons donc naturellement vers la MGEN », a indiqué Dominique Mahé, président du groupe Maif, lors d’un point presse. Les discussions entre les deux groupes sont dans une « phase exploratoire » avec pour objectif un accord d’ici la fin du premier semestre 2018. La Maif réalise encore aujourd’hui 80% de son chiffre d’affaires dans l’assurance dommages et seulement 20% en assurance de personnes. Elle réfléchit aussi à développer son offre d'épargne. Sa filiale assurance vie, Parnasse-Maif, a réalisé un chiffre d’affaires de 756 millions d’euros l’an dernier.
Le Conseil de l’Union européenne aadopté, ce vendredi 9 mars 2018,la directive reportant au 1er octobre prochain au plus tard l’application de la directive sur la distribution d’assurances (DDA).Celle-ci fixeégalement au1erjuillet2018 le délai dans lequel les États membres doivent transposer les nouvelles règles dans leurs législations et réglementations nationales.
Le Conseil européen a adopté vendredi la directive reportant la date d’application des nouvelles règles relatives à la distribution d’assurances. Conformément à l’accordtrouvé entre les institutions européennes, ces règles entreront désormais en vigueur au 1er octobre 2018. Les Etats membres ont quant à eux jusqu’au 1er juillet prochain pour transposer ces règles dans leurs législations et réglementations.
Crédit Agricole Assurances a annoncé aujourd’hui la nomination de Jean-Luc François comme directeur Epargne/Retraite. Ex-directeur général délégué d’Aviva France, il avait rejoint Crédit Agricole Assurances au poste de directeur de l’international en 2011. Il sera remplacé dans cette dernière fonction par Guillaume Oreckin, précédemment directeur général adjoint (DGA) de Pacifica, d’abord en charge des opérations puis du développement à partir de 2013.
Les crédits finançant de grands projets seront garantis jusqu'à 80% par Bpifrance et refinancés par la Sfil, qui table sur une première transaction en 2019.