Le japonais SoftBank serait en train de clore une opération consistant à acheter une participation dans Swiss Re, qui valoriserait le réassureur suisse à 37 milliards de francs suisses (31 milliards d’euros), rapporte aujourd’hui Bloomberg de sources proches du dossier. SoftBank souhaiterait acquérir 25% du capital à un prix oscillant entre 100 et 105 francs suisses par action, la fourchette haute représentant un premium de 16% sur le cours de clôture du 7 février, avant que Swiss Re ne confirme discuter avec SoftBank. La transaction représenterait alors 7,8 milliards d’euros.
BNP Paribas Cardif a publié aujourd’hui un résultat net avant impôt de 1,9 milliard d’euros au titre de 2017, en hausse de 9% à périmètre et change constant. En prenant compte de l’impact exceptionnel de la plus-value de cession de 4% de sa filiale indienne SBI Life et l’effet de l’acquisition de l’intégralité de Cargeas, assureur dommages en Italie, le résultat net avant impôt progresse de 36,4% par rapport à 2016.
Visibilité. L’Orias, qui est le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance, veut parler au grand public qui ne le connaît pas vraiment. Il lance donc une campagne presse et digitale en deux temps (fin mars à fin avril, puis fin août à octobre) pour expliquer son rôle et les modalités d’attribution du numéro Orias que doivent obtenir les courtiers en assurance, les agents généraux, les intermédiaires en crédit, ainsi que les conseillers en investissements financiers et les plates-formes de financement participatif. L’objectif est d’encourager les consommateurs à vérifier que chacun de leurs interlocuteurs financiers affiche bien son numéro Orias et de consulter sa fiche sur le site web de l’organisme. Créé en 2007, l’organisme est placé sous la tutelle de la direction générale du Trésor et chargé de vérifier que les intermédiaires en assurance, banque et finance remplissent bien les exigences réglementaires.
Le régulateur financier britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), a déclaré hier devant une commission parlementaire qu’il envisageait l’ouverture d’une enquête sur la décision d’Aviva vendredi dernier de revenir sur son projet d’annuler ses actions de préférence. La FCA vérifie si les détenteurs de ces titres ont subi des pertes après que l’assureur a, dans un premier temps, manifesté son intention d’annuler les titres, le 8 mars dernier. Elle veut savoir si l’assureur a eu raison de dire qu’il pouvait les annuler et s’il a communiqué cette intention en se pliant aux règles de marché.
Les acteurs de l'assurance sont au fait, dans leur extrême majorité, des chantiers imposés par le digital , Selon eux, c'est d'abord l'amélioration des offres et services aux clients qui est le principal déclencheur d'une telle transformation
Devant une commission parlementaire réunie aujourd’hui, le régulateur financier britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), a dit envisager l’ouverture d’une enquête sur le projet annulé la semaine dernière par Aviva, qui consistait initialement à annuler ses actions de préférence. La FCA examine en ce moment la conformité de l’assureur avec les réglementations sur les abus de marché, et regarde si les détenteurs des actions de préférence ont subi des pertes après qu’Aviva a manifesté son intention de les annuler, le 8 mars dernier.
L’acquisition de XL Group ayant été mal accueillie par les investisseurs, le directeur général d’Axa, Thomas Buberl, a déclaré hier au Financial Times avoir déçu les investisseurs sur deux plans. D’abord en n’annonçant pas de rachat d’actions : «Beaucoup d’investisseurs pensaient qu’il y en aurait», alors qu’il estime que ce n'était qu’une piste de dernier recours. Ensuite, sur la taille de l’opération : «Nous avions en effet indiqué regarder des acquisitions plus petites […] mais lorsque l’idéal se heurte à la réalité, vous devez parfois prendre une décision.» Le dirigeant estime que convaincre les investisseurs «prendra probablement 12 à 18 mois». Par ailleurs, alors qu’Axa prévoit de recourir notamment à un prêt-relais de 9 milliards d’euros pour financer l’acquisition, Thomas Buberl assure qu’en cas d’échec de la cotation de ses activités américaines Axa rembourserait ce prêt autrement, sans recourir à une augmentation de capital. «Je peux vendre des sociétés, déclare-t-il au quotidien financier. Il y a des degrés de liberté que les investisseurs ou les analystes peuvent ne pas voir.»
MetLife France se met à son tour aux couleurs de la nouvelle identité visuelle de la marque MetLife dans le monde. «Notre offre a été repensée pour être plus lisible et notre nouvelle plateforme de marque reflète la transformation de notre entreprise et nous différencie ainsi sur le marché de l’assurance emprunteur notament et des ses récentes évolutions», a précisé Joël Farré, directeur général de MetLife France. Par ailleurs, l’expérience client a été repensée. Le repositionnement de la marque MetLife aura un impact sur tous les points de contact clients, du site Web au service à la clientèle et à son processus de vente, afin d’assurer une interaction plus ciblée et simplifiée. En outre, les conditions générales ont été simplifiées et rendues plus lisibles, avec notamment des pictogrammes et des titres plus parlants. Sur certains produits, les exclusions relatives aux polices d’assurance ont été allégées. Les surprimes concernant des pathologies courantes ont été supprimées : asthme allergique pour les non-fumeurs, hypertension artérielle et hypercholestérolémie sous traitement et sous contrôle pour les plus de 50 ans. Le process de souscription et de résiliation est également en cours de simplification, en privilégiant les canaux plébiscités par les clients : mails et téléphone, plutôt que le papier. Enfin un espace a été créé sur le site internet pour guider pas à pas l’assuré et les partenaires dans toutes leurs démarches.
Tandis que l’acquisition de XL Group par Axa a été mal accueillie par les investisseurs, le directeur général du groupe Thomas Buberl a dit aujourd’hui au Financial Times « comprendre la déception des investisseurs selon deux perspectives. Bien que j’aie toujours présenté les rachats d’actions comme une option de dernier recours, beaucoup d’investisseurs pensaient qu’il y en aurait ». En outre, sur la taille du rachat, le plus gros de l’histoire d’Axa, « nous avions en effet indiqué regarder des acquisitions plus petites […] mais lorsque l’idéal se confronte à la réalité, vous devez parfois prendre une décision stratégique ».
Face au tollé suscité par leur annulation, l’assureur essaiera finalement de comptabiliser ses coûteuses actions de préférence comme du capital réglementaire.
L’assureur britannique Aviva a annoncé aujourd’hui qu’il n’annulerait finalement pas ses actions ses actions de préférence, cédant ainsi à la pression des investisseurs. A l’occasion de la présentation de ses résultats annuels le 8 mars dernier, il avait évoqué la possibilité d’annuler des actions de préférence et de rembourser les investisseurs à la valeur faciale des actions, soit 1 livre sterling, ou 100 pence, contre une valeur de marché de 170 pence au moment de l’annonce. Aviva avait émis ces actions de préférence en 1992 et 1993, pour un dividende annuel de 8.875% et de 7.875%. Elles représentent un montant total de 450 millions de livres. Le groupe souhaitait les annuler pour réduire sa dette hybride représentant de 900 millions de livres. Cela lui aurait aussi permis d’économiser 38 millions de livres par an en paiement de coupons.
Les deux groupes de protection sociale envisagent d’unir leurs forces pour repartir de l'avant dans un marché plus concurrentiel où la réglementation évolue.
L’assureur américain basé à Chicago Old Republic International fournit une couverture en responsabilité commerciale allant jusqu’à 5 millions de dollars pour chaque véhicule autonome d’Uber, rapporte Bloomberg. L’assurance couvre les blessures corporelles, le décès et les dégâts matériels, a précisé un porte-parole d’Uber. Dimanche dernier, un véhicule autonome Uber a heurté et tué une piétonne à Tempe, en Arizona. C’est le premier cas connu d’un piéton tué par une voiture sans chauffeur. Un individu était derrière le volant mais ne conduisait pas.
En perte pour la première fois en six ans, le marché de l’assurance londonienne veut combler son retard numérique et finalise ses préparatifs en vue du Brexit.
Le Lloyd’s of London, le marché britannique d’assurance et de réassurance, a annoncé aujourd’hui avoir réalisé une perte imposable de deux milliards de livres (2,3 milliards d’euros) au titre de 2017, sa première perte en six ans au terme d’une année marquée par une série de catastrophes naturelles. Elle fait suite à un bénéfice de 2,1 milliard de livres en 2016.
La hausse de la réassurance, la surveillance du portefeuille et la réorientation vers les unités de compte permettent à Groupama d’atteindre enfin ses objectifs de rentabilité.
L’assureur mutualiste Groupama a publié aujourd’hui un résultat opérationnel économique de 349 millions d’euros au titre de 2017, en hausse de 156 millions d’euros (+81%) par rapport à 2016. Le ratio combiné en assurance non-vie est passé de 100,3% à 98,9%, marquant le retour de Groupama à la rentabilité technique en dommages. Le groupe travaille depuis plusieurs années à améliorer sa sinistralité courante grâce à «la surveillance du portefeuille et l’amélioration de la gestion des sinistres», a précisé en conférence de presse Fabrice Heyriès, directeur général adjoint. «Mais nous n’avions pas obtenu les résultats visés en 2015 et 2016 car il y avait eu beaucoup de sinistres climatiques et de sinistres graves» (en pertes de récoltes et en accidents corporels notamment). Cette année, le coût des cyclones Irma et Maria n’a pas été si important pour Groupama : 330 millions d’euros bruts, et 38 millions d’euros nets après réassurance. «Nous arrivons enfin au niveau de rentabilité opérationnelle visé depuis quelques années», s’est réjoui Fabrice Heyriès.