Après une année 2017 record, Airbus veut accélérer la cadence et dépasser son concurrent américain Boeing, en livrant près de 800 appareils. En 2017, Airbus a livré 718 avions, soit 18 unités de plus que son objectif initial, tandis que Boeing a atteint le record de 763 appareils. L’avionneur a livré 558 avions de la famille A320, son appareil le plus vendu, 67 A330, 78 A350 et 15 A380. Néanmoins, le constructeur européen prend l’avance en termes de commandes nettes, avec 1.109 avions vendus contre 912 pour son concurrent américain. Pour Fabrice Brégier, directeur général adjoint d’Airbus, le carnet de commandes d’Airbus, avec près de 7.300 avions, devrait lui permettre de dépasser Boeing en termes de livraisons en 2020. Ceci, sous réserve que le groupe parvienne à résoudre les problèmes de moteurs de l’A320neo, fournis par Pratt & Whitney (groupe United Technologies).
Les services d’instruction de l’Autorité de la concurrence, avec le concours des services de la DGCCRF, ont procédé hier, après autorisation d’un juge des libertés et de la détention, à des opérations de visite et saisie inopinées auprès d’entreprises en Guadeloupe et en Guyane suspectées d’avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur du transport aérien de passagers inter-îles.
Naval Group et Airbus Helicopters réaliseront un démonstrateur de drone aérien à voilure tournante destiné à être embarqué sur des navires de combat, ont annoncé hier les deux groupes et la Direction générale de l’armement (DGA). Naval Group, dont Thales détient 35%, et Airbus Helicopters auront comme principaux partenaires sous-traitants Hélicoptères Guimbal, Safran, Thales et l’Office national d'études et de recherche aérospatiales.
Boeing a dévoilé hier un prototype d’appareil électrique et sans pilote de transport de fret qu’il utilisera pour tester sa technologie de déplacement autonome. Ce CAV (cargo air vehicule), qui décolle et atterrit à la verticale, a été conçu et construit en moins de trois mois. Il est équipé d’un système de propulsion électrique et peut transporter une charge d’environ 225 kg. «Notre nouveau prototype de CAV (...) ouvre de nouvelles possibilités pour la livraison autonome de fret, pour la logistique et pour d’autres fonctions de transport», a dit Steve Nordlund, vice-président de Boeing HorizonX, l’unité ayant développé cet appareil.
Emmanuel Macron a dévoilé in extremis mercredi à Pékin une commande chinoise de 184 Airbus A320, à finaliser «sous peu», alors que l’avionneur s’apprête à accélérer la production de ce moyen-courrier en Chine et ne désespère pas d’y vendre aussi l’A380. L’information a été livrée au détour d’une intervention par le président français au dernier jour de sa visite d’Etat en Chine: «C’est quelque chose qui sera totalement finalisé sous peu, mais qui m’a été confirmé par le président» chinois Xi Jinping, a-t-il indiqué.
Arianespace a annoncé hier prévoir jusqu'à 14 lancements en 2018, ce qui constituerait un record, préparant la forte croissance attendue du marché des satellites dans les années à venir. La filiale à 74% d’Ariane Group, coentreprise à parité entre Airbus et Safran, a effectué 11 lancements en 2017. Le groupe, qui totalise plus de 1,1 milliard d’euros de commandes en 2017, a engrangé 19 contrats de lancements en 2017 contre 13 en 2016. Au total, le carnet de commandes d’Arianespace compte 58 lancements, dont 18 pour Ariane 5 et deux pour la version suivante, Ariane 6, 29 pour Soyouz et neuf pour Vega et sa version améliorée Vega C prévue pour 2019.
Boeing a établi en 2017 un record industriel avec la livraison de 763 appareils, grâce au succès des 737 et 787. Sur le programme 737, l’avionneur américain a porté sa production à 47 appareils par mois en 2017, avec 529 livraisons (dont 74 modèles 737 Max) l’an dernier. Boeing a livré 136 avions bi-couloirs 787 Dreamliner en 2017. L’an dernier, la société a engrangé 912 commandes nettes, pour 71 clients, soit 135 milliards de dollars au prix catalogue. Son carnet de commandes atteint le niveau record de 5.864 appareils, soit sept années de production.
Les contrats de vente de moteurs CFM, produits par une coentreprise entre Safran et GE, signés hier en Chine représentent «plusieurs milliards», rapporte Reuters citant une source à la présidence française, sans dire s’il s’agissait de dollars ou d’euros. Sur la liste des contrats diffusée à l’occasion de la visite en Chine du président Emmanuel Macron figurent des ventes de moteurs à Xiamen Airlines et à Hainan Airlines. Un contrat d’achat, de services et de maintenance, annoncé au Bourget, a par ailleurs été signé entre CFM et Spring Airlines.
Figeac Aéro a annoncé aujourd’hui dans un communiqué avoir été retenu pour la première fois en tant que fournisseur direct par Boeing. Ce premier contrat porte sur la production de pièces de structure en aluminium de grandes dimensions pour le programme 777X de Boeing. Les pièces seront produites sur le site de Wichita, pôle d’excellence d’Amérique du Nord du groupe, pour l’usinage et le traitement de surface. Les premières pièces seront livrées dès 2018.
Arianespace a annoncé aujourd’hui prévoir jusqu'à 14 lancements en 2018, ce qui constituerait un record, préparant la forte croissance attendue du marché des satellites dans les années à venir. La filiale à 74% d’Ariane Group, coentreprise à parité entre Airbus et Safran, a effectué 11 lancements en 2017, au lieu d’un maximum de 12 prévu en raison du report à début 2018 d’un lancement d’Ariane 5 lié à l’indisponibilité d’un satellite. Cette année, Arianespace table sur sept lancements d’Ariane 5, quatre de la fusée russe Soyouz et trois du petit lanceur Vega.
Boeing a établi en 2017 un record industriel avec la livraison de 763 appareils, grâce au succès des 737 et 787. Sur le programme 737, l’avionneur américain a porté sa production à 47 appareils par mois en 2017, avec 529 livraisons (dont 74 737 Max) l’an dernier. Boeing a livré 136 avions bicouloir 787 Dreamliner en 2017.
Airbus a signé vendredi un protocole d’accord avec Turkish Airlines en vue de l’achat de 25 A350 par la compagnie aérienne turque. Le document a été signé devant la presse au palais de l’Elysée par le président exécutif d’Airbus, Tom Enders, et le président du conseil de Turkish Airlines. Turkish Airlines a confirmé avoir exprimé son intention de commander à Airbus 20 A350-900 plus 5 appareils en option. Reuters rapporte par ailleurs qu’Airbus discuterait de la vente d’au moins 100 avions à la Chine durant la visite d’Emmanuel Macron cette semaine.
Le groupe a confirmé en 2017 sa domination sur le segment des monocouloirs mais devra relancer son programme A380 cette année, avec un nouveau dirigeant.
Le ministre brésilien de la Défense, Raul Jungmann, a exprimé hier son opposition à une cession du contrôle d’Embraer à Boeing, estimant que les opérations de défense de l’avionneur brésilien ne pouvaient être séparées des activités civiles. «Aucun pays au monde ne céderait le contrôle d’une entreprise comme Embraer. Elle possède un noyau de défense qui est inaliénable», a-t-il déclaré à la presse à Brasilia. Il a ajouté que le ministère serait davantage favorable à un accord qui permettrait de préserver un contrôle local de l’entreprise et qu’il enverrait un représentant au conseil d’administration d’Embraer pour obtenir de plus amples informations. Le gouvernement brésilien dispose d’un droit de veto sur les décisions stratégiques de l’avionneur. Boeing et Embraer ont dit la semaine dernière discuter «d’un éventuel rapprochement de leurs activités», une opération qui pourrait consolider le duopole mondial existant dans les avions de ligne.
Le constructeur aéronautique américain a annoncé hier que la compagnie aérienne Royal Air Maroc lui avait commandé quatre avions 787-9 Dreamliner, pour un montant de 1,1 milliard de dollars au prix catalogue. Cette commande comprend deux modèles 787 achetés en décembre 2016 et deux autres achetés ce mois-ci. Royal Air Maroc, qui a déjà pris livraison de cinq appareils 787-8, va ainsi porter sa flotte de 787 à neuf avions. Les nouveaux appareils commandés permettront à la compagnie marocaine de développer ses liaisons entre Casablanca et l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud, le Moyen-Orient et l’Europe.
Lufthansa estime que la faillite de son concurrent plus petit Air Berlin se traduira par une hausse de quelque 150 millions d’euros de son chiffre d’affaires au quatrième trimestre, a déclaré Carsten Spohr, président du directoire de la compagnie aérienne allemande. Dans un entretien publié par le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, il ajoute cependant que l’impact positif induit par ces revenus additionnels est en partie annulé par des coûts supplémentaires. Lufthansa a augmenté ses capacités après qu’Air Berlin a cessé ses activités fin octobre, faisant par exemple voler un Boeing 747 sur la liaison Francfort-Berlin pour répondre à la demande.
Le ministère de l’Economie allemand a annoncé vendredi qu’il avait lancé l’examen d’une OPA étrangère projetée sur l'équipementier de l’aéronautique Cotesa, procédure qui pourrait déboucher sur un blocage de la vente. Le Handelsblatt a rapporté que Cotesa est convoité par l’Institut de recherche chinois sur le fer et l’acier (China Iron & Steel Research Institute), entreprise publique qui veut faire du constructeur aéronautique Comac un concurrent d’Airbus et de Boeing. Basé en Saxe, Cotesa est spécialisé dans la production de pièces en fibre de carbone.
Le ministère de l’Economie allemand a annoncé vendredi qu’il avait lancé l’examen d’une OPA étrangère projetée sur l'équipementier de l’aéronautique Cotesa, procédure qui pourrait déboucher sur un blocage de la vente. Le quotidien Handelsblatt a rapporté que Cotesa est convoité par l’Institut de recherche chinois sur le fer et l’acier (China Iron & Steel Research Institute), une entreprise publique qui veut faire du constructeur aéronautique Comac un concurrent d’Airbus et de Boeing. Basé en Saxe, Cotesa est un fournisseur d’Airbus et de Boeing spécialisé dans la production de pièces en fibre de carbone.
Un partenariat entre les deux avionneurs permettrait à Boeing de répondre à la reprise par Airbus du programme CSeries de Bombardier, mais Brasilia pourrait s’y opposer.
Après une absence de près de deux décennies, le groupe de défense Lockheed Martin pourrait faire son retour dans le transport de passagers avec un avion supersonique. Le premier groupe de défense au monde a indiqué vendredi qu’il étudiait la création d’une co-entreprise avec Aerion, une société de construction aéronautique qui a l’ambition de développer un avion supersonique pour l’aviation d’affaires, l’AS2, à l’horizon 2025. Lockheed se donne un an pour décider de se lancer dans le projet.