La Commission européenne est en passe d’accorder un feu vert conditionnel au rachat par le conglomérat américain United Technologies (UTC) de l'équipementier aéronautique Rockwell Collins pour 23 milliards de dollars (19,2 milliards d’euros), rapporte Reuters de sources proches du dossier. L’opération, annoncée en septembre, créera l’un des premiers fabricants mondiaux de pièces pour l’aéronautique civile et militaire, fournisseur de tous les grands avionneurs tels que Boeing, Airbus ou Bombardier. Elle donnerait en outre à UTC, fabricant des moteurs Pratt & Whitney, plus de poids face aux avionneurs qui sollicitent des baisses de prix.
Boeing a annoncé hier l’acquisition de l'équipementier aéronautique KLX pour environ 3,2 milliards de dollars (2,65 milliards d’euros) en numéraire afin de développer son activité de services. Cette opération d’un montant de 63 dollars par action KLX donne à ce dernier une valeur d’entreprise de 4,25 milliards de dollars en incluant son endettement d’environ un milliard de dollars. La transaction est conditionnée à la cession par KLX de son activité Energy Services Group. L’action KLX avait grimpé d’environ 24% depuis que l'équipementier a annoncé le 22 décembre une réflexion stratégique portant notamment sur une vente éventuelle. L’avionneur américain a souligné que le rachat de KLX ne modifiait pas ses prévisions de résultats pour 2018 ni son objectif annuel d'économies d’environ 70 millions de dollars d’ici à 2021.
La ministre française des Armées, Florence Parly, et son homologue allemande, Ursula von der Leyen, ont signé hier à Berlin un accord pour lancer le projet de futur avion de combat franco-allemand. Le Système de combat aérien du futur européen (Scaf) est la pièce maîtresse de la stratégie de Paris et Berlin pour assurer la souveraineté européenne en matière de défense. L’avion sera développé par les industriels Dassault et Airbus, avec un avantage donné aux Français de Dassault, a indiqué la ministre allemande.
Airbus se prépare à croiser le fer avec United Technologies (UTC) concernant le prix des composants et des services pour le CSeries de Bombardier afin de faciliter la commercialisation de l’avion régional canadien qu’il a renfloué l’an passé, rapporte Reuters sans préciser ses sources. L’avionneur européen craint qu’une part croissante du CSeries soit contrôlée par United Technologies après son rachat de Rockwell Collins pour 23 milliards de dollars (19 milliards d’euros).
Airbus et Bombardier comptent finaliser leur accord sur une prise de participation majoritaire de l’avionneur européen dans le programme CSeries d’ici à la fin mai, en avance sur le calendrier initialement retenu, rapportait hier Reuters, citant deux sources proches du dossier. Une finalisation anticipée permettrait d’accélérer les commandes et les efforts de réduction des coûts. L’agence Bloomberg indiquait par ailleurs qu’Airbus pourrait renommer le CSeries en A200, l’intégrant ainsi complètement dans sa gamme.
Airbus et Dassault Aviation ont annoncé mercredi avoir signé un premier accord de coopération pour développer le projet européen de Système de combat aérien du futur (FCAS). Les deux sociétés attendent des précisions de la part de Paris et de Berlin sur le cahier des charges précis du programme, qui doit inclure un avion de combat de nouvelle génération, des drones, de la connectivité et des communications sécurisées.
Rolls-Royce et Airbus ont signé un accord pour collaborer au développement de l’UltraFan, un nouveau moteur susceptible d'économiser 25% de carburant par rapport à la première version du Trent, a déclaré aujourd’hui le groupe britannique. Les deux entreprises, qui ont déjà noué des partenariats de long terme sur des projets comme l’A350 doté d’un moteur Trent XWB, vont travailler ensemble à l’architecture de l’avion pour tester ce moteur et augmenter son efficacité. Clean Sky 2, un programme de recherche de l’Union européenne dédié aux technologies visant à réduire les émissions polluantes, assurera une partie du financement de la phase de tests.
Boeing a annoncé aujourd’hui qu’il anticipait désormais pour l’ensemble de l’exercice 2018 un flux de trésorerie opérationnel compris entre 15 milliards de dollars (12,3 milliards d’euros) et 15,5 milliards de dollars, contre 15 milliards de dollars auparavant. Il table par ailleurs sur un bénéfice par action annuel compris dans une fourchette de 16,40 à 16,60 dollars, soit 0,50 dollar de plus que précédemment. Au premier trimestre, son bénéfice net a progressé de 57% à 2,48 milliards de dollars pour une hausse de 6% du chiffre d’affaires à 23,39 milliards.
Quatre groupes européens, dont le français Thales, ont annoncé mardi leur intention de coopérer pour doter le futur drone de surveillance européen de fonctions avancées de traitement de données et de communications. L’italien Elettronica, l’allemand Hensoldt, l’espagnol Indra et Thales précisent dans un communiqué commun avoir signé un protocole d’accord pour fournir des fonctions de renseignement, de surveillance, d’acquisitions de cibles et de reconnaissances (Istar) au futur drone en préparation par leurs quatre pays.
Le motoriste britannique a annoncé vendredi qu’il avait décidé de procéder à de nouvelles inspections sur ses moteurs Trent 1000 Package C, qui équipent les 787 de Boeing, lequel a réagi en assurant que sa production actuelle n'était pas touchée. Rolls-Royce a ajouté que les coûts totaux seraient plus élevés que ceux communiqués en mars, sans donner plus de précisions. Le groupe avait alors prévenu que les actions à mener pour résoudre ces difficultés dureraient jusqu’en 2020 et auraient un impact financier pour 2018 évalué à 340 millions de livres (395 millions d’euros).
Safran est entré au capital de la start-up française Turbotech, spécialisée dans les turbomoteurs pour l’aviation légère. L'équipementier aéronautique a opéré via Safran Ventures, son fonds de capital-risque, aux côtés de Go Capital lors d’un tour de table de 3 millions d’euros. Fondée par d’anciens salariés de Safran, Turbotech veut commercialiser en 2019 une solution de propulsion hybride destinée à l’aviation générale, aux drones lourds et à la mobilité aérienne.
L'équipementier aéronautique Safran a annoncé aujourd’hui avoir pris une participation d’un montant non précisé dans la start-up française Turbotech, spécialisée dans les turbomoteurs pour l’aviation légère. Le groupe a pris cette participation via Safran Ventures, son fonds de capital-risque consacré au financement des start-up, aux côtés de la société d’investissement Go Capital lors d’un tour de table de 3 millions d’euros. Fondée par quatre anciens salariés de Safran, Turbotech compte commercialiser en 2019 une solution de propulsion hybride destinée aux marchés de l’aviation générale, des drones lourds et de la mobilité aérienne.
L’Inde a lancé vendredi une demande d’information (RFI ou request for information) pour la fourniture d’environ 111 avions de combat, a annoncé l’armée de l’air indienne, première étape dans le processus d’appel d’offres pour l’une des plus importantes commandes mondiales actuellement. Dassault Aviation, Boeing, Lockheed Martin et le suédois Saab devraient être candidats à cette commande. Les appareils devront être construits en Inde dans le cadre de la politique du Premier ministre Narendra Modi de création d’une base industrielle locale.
L’Inde a lancé aujourd’hui une demande d’information (RFI ou request for information) pour la fourniture d’environ 111 avions de combat, a annoncé l’armée de l’air indienne, première étape dans le processus d’appel d’offres pour une des plus importantes commandes militaires attendues dans le monde actuellement. Dassault Aviation, Boeing, Lockheed Martin et le suédois Saab figurent parmi les constructeurs qui devraient être candidats à cette commande d’avions de chasse. Ces derniers devront être construits en Inde dans le cadre de la politique du Premier ministre Narendra Modi visant à créer une base industrielle locale.
Le PDG du groupe aéronautique et de défense brésilien Embraer, Paulo Cesar de Souza e Silva, a indiqué hier qu’aucune transaction ne serait conclue au premier semestre avec Boeing, tout en se montrant optimiste sur la possibilité de parvenir à un accord avec l’avionneur américain. Les deux groupes avaient confirmé en fin d’année dernière qu’ils discutaient d’un partenariat dans le segment des avions de 70 à 130 sièges, où Boeing dispose d’une faible présence.
La Russie va réduire le budget consacré à sa défense à moins de 3% de son produit intérieur brut au cours des cinq prochaines années, rapporte l’agence de presse RIA citant le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, vendredi. Vladimir Poutine, qui a été largement réélu pour un quatrième mandat de président de la république dimanche, entend améliorer les relations de la Russie avec les Etats-Unis et l’Europe, a précisé Peskov.
La compagnie à bas coûts Norwegian Air a annoncé hier avoir levé 1,3 milliard de couronnes (137 millions d’euros) lors d’une augmentation de capital destinée à financer sa croissance rapide et solidifier sa position financière. L’opération pourra être doublée d’une levée de fonds supplémentaire de 200 millions de couronnes. Le groupe a accompagné cette annonce d’un avertissement sur ses résultats, disant attendre une perte plus lourde que prévu au premier trimestre, de l’ordre de 2,6 milliards de couronnes contre 1,8 milliard un an plus tôt, en raison de la hausse des coûts de carburant et des fluctuations de taux de change.
La compagnie à bas coûts Norwegian Air a annoncé aujourd’hui avoir levé 1,3 milliard de couronnes (137 millions d’euros) à l’occasion d’une augmentation de capital destinée à financer sa croissance rapide et solidifier sa position financière.
Le groupe de défense américain General Dynamics a annoncé hier avoir relevé le montant de son offre d’achat sur son concurrent plus petit CSRA pour le porter à 9,7 milliards de dollars (7,9 milliards d’euros), y compris 2,8 milliards de dette, en réponse à une contre-offre de CACI International. General Dynamics offre désormais 41,25 dollars par action, entièrement en numéraire, soit 6,9 milliards de dollars au total, au lieu de 40,75 dollars dans sa précédente offre présentée en février qui valorisait sa cible 6,8 milliards.