Boeing a informé ses salariés lundi soir dans une note interne de son intention d'élargir son plan de départs volontaires au-delà des 19.000 suppressions de postes annoncées en juillet. Le groupe n’a pas fourni de nouvel objectif chiffré, mais compte dépasser l’objectif fixé en avril qui portait sur une réduction de 10% de ses effectifs, a déclaré le directeur général, David Calhoun, dans le message diffusé en interne lundi, selon le Wall Street Journal. Les modalités du nouveau plan de départs volontaires seront détaillées le 24 août. En juillet, Boeing a également indiqué qu’il envisageait de réduire la voilure de manière plus drastique dans ses activités de production en fermant un ou deux sites d’assemblage de son 787 Dreamliner.
Airbus a publié hier une perte d’exploitation ajustée (Ebit) de 1,236 milliard d’euros au deuxième trimestre, son chiffre d’affaires reculant de 55% à 8,317 milliards. Les analystes tablaient en moyenne sur un chiffre d’affaires de 8,552 milliards et une perte de 1,027 milliard. Le groupe aéronautique a passé dans ses comptes une charge de 900 millions liée aux conséquences de la crise et pourrait provisionner entre 1,2 et 1,6 milliard supplémentaires dans le cadre de la restructuration en cours. Il prévoit cependant de ne pas consommer de trésorerie au second semestre 2020, après avoir brûlé 4,4 milliards d’euros entre avril et juin.
Le fonds d’investissement Ace Aéro Partenaires, géré par Ace Management, filiale de Tikehau Capital, est doté de 630 millions d’euros, au-delà des 500 millions prévus initialement. L’Etat participe à hauteur de 200 millions, dont 50 millions provenant de Bpifrance. Les quatre grands donneurs d’ordre de la filière aéronautique française contribueront à ce fonds également à hauteur de 200 millions (Airbus 116 millions, Safran 58 millions, Dassault Aviation 13 millions et Thales 13 millions). Tikehau Capital investit pour sa part 230 millions d’euros sur ses fonds propres. Après le succès de cette première levée de fonds, mobilisable dès aujourd’hui au service des PME et ETI de cette filière stratégique, Ace Aéro Partenaires vise rapidement l’objectif de disposer de 1 milliard d’euros d’encours, à travers de nouvelles levées de fonds.
Le redressement du transport aérien sera encore plus lent que prévu et le trafic passagers ne retrouvera ses niveaux de 2019 qu’en 2024, soit un an plus tard que dans les précédentes prévisions, a précisé hier l’Association internationale du transport aérien (Iata). Elle prévoit une chute de 55% du nombre de passagers transportés en 2020, contre une baisse de 46% anticipée en avril. «La deuxième partie de cette année verra un redressement plus lent que nous ne l’espérions», a déclaré Brian Pearce, chef économiste de l’Iata.
Thales a réduit vendredi ses prévisions annuelles après avoir vu son bénéfice d’exploitation chuter de 57% à 348 millions d’euros au cours d’un premier semestre 2020 pénalisé par les retombées économiques de la crise sanitaire. Le leader européen de l'électronique de défense s’attend à ce que son chiffre d’affaires annuel tombe entre 16,5 à 17,2 milliards d’euros, contre 18,4 milliards en 2019, alors qu’il anticipait auparavant des ventes comprises entre 19 et 19,5 milliards. Alors qu’il comptait maintenir sa marge d’exploitation autour de 10,9% cette année, Thales prévoit désormais un bénéfice d’exploitation compris entre 1,3 et 1,4 milliard d’euros, un niveau qui situerait sa marge vers 8%.
Boeing a fait état mardi de 355 annulations de commandes pour son 737 MAX au cours du premier semestre. L’avionneur américain subit le contre-coup de l’immobilisation au sol de cet appareil, autrefois le plus vendu, et de la crise du coronavirus sur le trafic aérien mondial. Il a indiqué que les compagnies aériennes et les sociétés de leasing avaient annulé 60 autres commandes de cet appareil le mois dernier. Les livraisons au cours du premier semestre ont également chuté de 71%, à seulement 70 avions, en raison d’annulation ou de report de livraisons liés à l’effondrement du trafic aérien avec la pandémie. Boeing a dit avoir livré 10 avions en juin, après 4 en mai et 6 en avril.
La Chine va imposer des sanctions au groupe américain d’aéronautique et de défense Lockheed Martin en raison de sa participation au dernier contrat d’armement conclu entre les Etats-Unis et Taïwan, a annoncé mardi le ministère chinois des Affaires étrangères. Lockheed Martin est le principal prestataire du programme de modernisation des missiles Patriot sol-air de Taïwan, un contrat de 620 millions de dollars (547 millions d’euros). La Chine considère Taïwan comme une province rebelle et s’oppose à toute vente d’armes à l'île.
Boeing a trouvé des accords pour régler plus de 90% des plaintes déposées contre le groupe après l’accident d’un 737 MAX de la compagnie indonésienne Lion Air, qui a tué 189 personnes à bord de l’appareil en octobre 2018. Cet accident meurtrier et celui d’un autre 737 MAX en Ethiopie moins de cinq mois plus tard ont provoqué l’immobilisation du modèle phare de Boeing et le dépôt de centaines de plaintes pour dénoncer le manque de sécurité de l’appareil. L’avionneur américain indique que des plaintes liées à 171 des 189 victimes de l’accident de Lion Air ont été totalement ou partiellement réglées à l’amiable, sans préciser le montant versé.
Airbus a annoncé mercredi avoir livré 36 appareils de plus au mois de juin, pour un total de 196 livraisons depuis le début de l’année. L’avionneur européen, qui a annoncé un plan de 15.000 suppressions de postes pour faire face aux conséquences de la crise économique déclenchée par la pandémie de coronavirus, a précisé avoir livré 36 avions commerciaux le mois dernier, contre 24 en mai et 14 en avril. Airbus a enregistré 298 commandes nettes (après annulations) d’avions de ligne au premier semestre, contre 389 au premier semestre 2019. Cette diminution reflète la crise liée au Covid-19, explique le groupe dans un communiqué.
Boeing a trouvé des accords pour régler plus de 90% des plaintes déposées contre le groupe après l’accident d’un 737 MAX de la compagnie indonésienne Lion Air qui a tué les 189 personnes à bord de l’appareil en octobre 2018, montre un document déposé auprès d’un tribunal fédéral de Chicago. Cet accident meurtrier et celui d’un autre 737 MAX en Ethiopie moins de cinq mois plus tard ont provoqué l’immobilisation du modèle phare de Boeing et le dépôt de centaines de plaintes pour dénoncer le manque de sécurité de l’appareil.
Les syndicats français d’Airbus demandent au groupe d’aéronautique de réduire l’ampleur et le rythme du plan massif de restructuration dévoilé mardi, et qui prévoit la suppression de 15.000 postes, dont un tiers en France. Les discussions entre la direction et les représentants du personnel commenceront au plus tôt lundi, la CGT appelant à une journée d’action dans le secteur pour le jeudi suivant. 3.500 suppressions de postes sont notamment prévues à Toulouse. Alors que le groupe s’est fixé fin 2021 comme horizon, les syndicats demandent un étalement plus long dans le temps et se sont fixé une ligne rouge : « zéro licenciement sec ». « Les départs naturels dans le groupe, c’est 6.000 par an au niveau mondial, donc si on le fait sur deux ans, on peut absorber une partie de ce plan par l'érosion naturelle », calcule Jean-François Knepper, du syndicat Force ouvrière, qui qualifie de « cataclysme » le plan présenté par la direction.
Les syndicats français d’Airbus demandent au groupe d’aéronautique de réduire l’ampleur et le rythme du plan massif de restructuration dévoilé mardi, et qui prévoit la suppression de 15.000 postes, dont un tiers en France. Les discussions entre la direction et les représentants du personnel commenceront au plus tôt lundi, la CGT appelant à une journée d’action dans le secteur pour le jeudi suivant.
Le loueur d’avions basé à Singapour BOC Aviation a annoncé hier soir avoir annulé une commande de 30 Boeing 737 MAX et reporté des livraisons d’autres exemplaires du monocouloir, ce qui pourrait accentuer la pression financière sur l’avionneur américain. BOC Aviation a annoncé avoir signé un accord avec Boeing portant à la fois sur ces annulations de commandes ainsi que sur des reports de livraisons dont le nombre n’a pas été communiqué.
Airbus a annoncé mardi son intention de supprimer environ 15.000 postes d’ici l'été 2021, dont un tiers en France, dans le cadre d’un plan de restructuration mis en place pour faire face à la crise du transport aérien provoquée par l'épidémie. Ce projet s’annonce plus sévère que le plan Power8 de 2007, qui avait entraîné 10.000 suppressions d’emplois chez Airbus et ses sous-traitants. Airbus prévoit de supprimer 5.000 postes en France, 5.100 en Allemagne, 1.700 au Royaume-Uni, 900 en Espagne et 1.300 postes sur les autres sites dans le reste du monde, précise le communiqué. Les détails de ce plan d’adaptation COVID-19 doivent être bouclés avec les partenaires sociaux, souligne encore Airbus. Le président exécutif d’Airbus, Guillaume Faury, avait prévenu le mois dernier son personnel que la chute de la demande d’avions mettait en péril la survie même de l’entreprise et qu’il fallait agir rapidement pour y faire face. Lors d’une conférence téléphonique, il a déclaré mardi qu’Airbus avait perdu 40% de son activité en raison de la crise sanitaire.
Airbus devrait annoncer ses projets de restructurations, mardi après la clôture de la Bourse de Paris, indique Reuters de sources syndicales. Ces projets devraient prévoir un grand nombre de suppressions d’emplois. Une fourchette de 14.000 à 20.000 emplois a été évoquée, dont une grande partie par des mesures de départ à la retraite anticipé. Le groupe a refusé de s’exprimer.
Le spécialiste de l'électronique de défense et industrielle a remporté auprès du gouvernement australien un contrat d’un montant supérieur à 1 milliard de dollars australiens (600 millions d’euros), d’une durée de 10 ans. Il porte sur la fourniture de munitions militaires pour les forces de défense australiennes - Australian Defence Force (ADF). Thales a précisé que sur ce montant de 1 milliard de dollars australiens, 300 millions seraient comptabilisés dans son carnet de commandes dès cette année.
Le spécialiste de l'électronique de défense et industrielle a annoncé aujourd’hui avoir remporté auprès du gouvernement australien un contrat d’un montant supérieur à 1 milliard de dollars australiens, soit plus de 600 millions d’euros. Ce contrat d’une durée totale de 10 ans porte sur la fourniture de munitions militaires pour les forces de défense australiennes - Australian Defence Force (ADF). Thales a précisé que sur ce montant de 1 milliard de dollars australiens, 300 millions seraient comptabilisés dans son carnet de commandes dès cette année.