Le groupe a accusé une forte baisse de son résultat opérationnel semestriel (avec une marge de 10,2% en repli de 8 points), sous le coup d’une provision de 300 millions d’euros liée à un nouveau retard du projet de réacteur nucléaire EPR d’Olkiluoto 3 (OL3) en Finlande. Elle s’ajoute aux 2,8 milliards d’euros de provisions déjà passées sur ce projet. Areva a toutefois relevé ses prévisions 2012 à la faveur notamment de l’avance prise dans son programme de cessions.
Le spécialiste des matériaux de construction a dévoilé un nouveau plan d’action visant à économiser 750 millions d’euros en année pleine, principalement en Europe. Le groupe entend économiser 150 millions d’euros sur les achats, 120 millions d’euros sur les frais généraux et le reste ‑480 millions d’euros‑ en jouant sur la rentabilité opérationnelle. Saint-Gobain anticipe une nouvelle baisse de son résultat opérationnel au second semestre après celle de 12,1% (à 1,51 milliard) concédée au premier.
Le numéro un mondial du luxe a publié des résultats en forte hausse, marqués cependant par un léger ralentissement de la croissance organique au deuxième trimestre, notamment dans la mode-maroquinerie, les montres et la joaillerie. LVMH a vu son chiffre d’affaires progresser de 26% à 12,96 milliards d’euros au premier semestre, pour une croissance organique de 12%, en retrait par rapport aux 14% du premier trimestre. Le résultat opérationnel courant semestriel affiche un bond de 20% à 2,66 milliards. La marge opérationnelle recule ainsi légèrement, comme prévu, à 21% contre 22% il y a un an, compte tenu d’une répartition des ventes moins favorable. La plus forte croissance organique (+16%) revient à la distribution sélective (Sephora et DFS, portés par l’explosion des flux touristiques), aux marges nettement moins élevées. Le groupe dans son ensemble se targue d’un «excellent semestre», sans dévoiler de prévisions chiffrées pour l’exercice complet.
La croissance du bénéfice d’exploitation du constructeur automobile allemand a ralenti au deuxième trimestre en raison d’importants investissements technologiques et de l’impact de la crise de la zone euro. Le numéro un européen du secteur a publié un bénéfice d’exploitation trimestriel de 3,28 milliards d’euros, en hausse de 3,4% seulement après un bond de 10% sur les trois premiers mois de l’année.
Le groupe américain de commerce en ligne a fait part d’une hausse moins prononcée que prévu de son chiffre d’affaires trimestriel. Le chiffre d’affaires bondit pourtant de 29% à 12,83 milliards de dollars. Le bénéfice net est ressorti à 7 millions contre 191 millions il y un an.
L’équipementier automobile a confirmé ses objectifs 2012 après un premier semestre porté par une demande asiatique suffisamment soutenue pour compenser la dégradation en Europe. Valeo maintient ainsi sa prévision d’une marge opérationnelle en valeur du même ordre de grandeur en 2012 que les 704 millions d’euros de 2011. Sur le semestre écoulé, le chiffre d‘affaires a progressé de 12,5% à 6 milliards d’euros.
Le dynamisme des marchés émergents a permis au géant des produits de grande consommation d'échapper à un avertissement sur résultats contrairement à ses concurrents Danone et Procter & Gamble. Le groupe anglo-néerlandais a tout de même déclaré s’attendre à une dégradation de la conjoncture économique et à des coûts d’approvisionnement fluctuants.
Le numéro un européen des services informatiques a modestement revu en hausse ses perspectives de croissance 2012. Ses prévisions restent très prudentes en raison de la conjoncture économique toujours déprimée dans de nombreuses régions du monde. Cap Gemini prévoit de dépasser son objectif initial d’une croissance annuelle organique quasi nulle, visant désormais un taux supérieur à 1%.
L’opérateur télécoms a fait état d’un net ralentissement de ses pertes d’abonnés dans le mobile en France au deuxième trimestre (155.000 contre 615.000 au premier trimestre), ce qui a contribué à limiter le recul de ses revenus dans l’Hexagone. France Télécom, qui a confirmé ses prévisions pour 2012, a concédé sur la période une baisse de son chiffre d’affaires (-2,1% à 10,92 milliards d’euros) et de son Ebitda (-6,5% à 3,57 milliards).
L’opérateur télécoms est disposé à reprendre le chemin des acquisitions en Europe. C’est ce qu’a confié au Financial Times son patron Stéphane Richard. «Je ne dis pas que nous allons tout acheter, bien sûr, mais nous allons regarder et suivre attentivement la situation sur les grands marchés européens où nous sommes», avance le dirigeant.
Dans une position, le régulateur estime qu’une émission par placement privé ne peut avoir comme bénéficiaires uniques ou principaux des actionnaires ou dirigeants de la société. Dans cette hypothèse, les textes ne seraient pas respectés. Notamment, les dirigeants se trouvent en conflit d’intérêt, ayant eux-mêmes fixés le prix de souscription.
Le constructeur aéronautique a fait état d’un bénéfice en hausse au deuxième trimestre, à 967 millions de dollars, l’augmentation du nombre de commandes ayant compensé celle du coût des retraites de ses salariés. Le groupe, qui a également relevé ses prévisions annuelles, s’est toutefois gardé de tout enthousiasme excessif, prévenant que «la croissance économique se poursuit à un rythme modéré et les incertitudes demeurent». Boeing s’est en outre félicité de la signature d’un engagement d’achat de cent appareils de la part d’Aeromexico, pour un montant total au prix catalogue de 10,8 milliards de dollars.
La banque britannique pourrait devenir actionnaire majoritaire du groupe volailler en redressement judiciaire, en prenant 70% du capital selon Reuters, 80% selon l’AFP qui cite un responsable syndical. Selon le plan de continuation qui a été remis hier par Doux à l’administrateur judiciaire et qui sera dévoilé ce matin lors d’un comité d’entreprise, un apport de 28 millions d’euros permettrait d’assurer le fonctionnement du groupe durant la période d’observation prévue jusqu’au 31 décembre. Outre Barclays, le groupe saoudien Al Munajem, un des principaux importateurs des poulets Doux au Moyen-Orient, contribuerait au financement et entrerait dans le capital à hauteur de 10% selon Reuters, qui indique donc que le PDG du groupe Charles Doux, qui en détient actuellement 80%, n’en conserverait que 20%. Le tribunal de commerce de Quimper doit examiner demain ce plan de continuation, ainsi que les différentes offres de reprise du groupe.
Le numéro deux mondial du câble a déclaré anticiper une amélioration sensible de sa marge au second semestre et une légère croissance organique de ses ventes cette année, après avoir accusé comme attendu une dégradation de sa marge opérationnelle sur les six premiers mois, à 3,6% contre 5,1% l’an passé.
L’opérateur télécoms a multiplié les mauvaises nouvelles hier. Il a annoncé une chute de 34,4% de son bénéfice net semestriel, à 2,1 milliards d’euros, la suppression de son dividende et l’annulation de son programme de rachat d’actions pour 2012. Telefonica a, qui plus est, fait part d’un abaissement de ses prévisions annuelles et d’une baisse de la rémunération de ses principaux dirigeants.
Fimalac a fait savoir que l’agence de notation avait enregistré au cours du trimestre écoulé un chiffre d’affaires (qui n’est plus consolidé par Fimalac) de 165,7 millions d’euros, en hausse de 20,3%, une performance ramenée à 11,9% à données comparables.
Le concepteur américain de jeux, qui a publié des résultats trimestriels décevants, mise désormais sur un résultat net annuel par action de 4 à 9 cents alors qu’il tablait précédemment sur une fourchette de 23 à 29 cents. De quoi entraîner une chute de 40% du titre dans les échanges électroniques en soirée.
Le numéro un mondial des équipements de construction et de travaux publics a relevé, à l’occasion de la présentation de résultats trimestriels supérieurs aux attentes, sa prévision de bénéfice annuel (+10 cents à 9,60 dollars par action) en expliquant que la situation économique mondiale tendait à s’améliorer malgré des faiblesses ponctuelles. Le carnet de commandes atteint 28,2 milliards à fin juin, en hausse de 11% sur un an.
Le numéro un mondial de la sidérurgie a estimé à l’occasion de la publication de ses résultats hier que l’environnement devrait rester difficile au second semestre, surtout en Europe où le groupe a revu en baisse ses prévisions de consommation étant donné la brutalité du ralentissement économique. «Il n’y a pas de mauvaise surprise. Le sentiment actuel sur le marché de l’acier est extrêmement mauvais», a souligné l’analyste de BHF Bank Hermann Reith.
Contesté en interne et potentiellement menacé par le nouveau gouvernement, le PDG de Thales, Luc Vigneron, a imprimé hier sa marque en nommant deux cadres influents à la tête de ses deux grandes zones géographiques. Ce remaniement, qui comprend huit nominations à des postes clés, a coïncidé avec la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes grâce au constructeur naval militaire DCNS.
La société d’études s’attend à engranger un chiffre d’affaires d’au moins un milliard d’euros au second semestre de cette année après avoir enregistré une hausse de près de 50% de ses ventes sur les six premiers mois de l’exercice, à 837 millions d’euros. Ipsos s’attend pour l’ensemble de l’année à une marge opérationnelle courante avant exceptionnels de l’ordre de 10%. «Tout ce qui devait être fait pour réussir la combinaison Ipsos + Synovate a été engagé, avancé et souvent achevé», assure la société.