A un mois de la publication des résultats 2013 et de la probable annonce d’une augmentation de capital, la tension monte chez PSA Peugeot Citroën. Le conseil de surveillance du constructeur d’automobiles fera le point dimanche sur l’avancée des discussions avec les investisseurs potentiels, le groupe chinois Dongfeng et l’Etat français, comme il le fait régulièrement. Le groupe ne souhaite pas commenter la tenue de ce conseil de surveillance. Selon le quotidien Le Monde, la famille Peugeot, premier actionnaire du groupe avec un quart du capital, se déchire sur les modalités de la levée de fonds. Thierry Peugeot, à la tête du conseil de surveillance, militerait pour une opération sur le marché, sans intervention de Dongfeng et de l’Etat, ce qui maintiendrait la famille au rang de premier actionnaire. Son cousin, Robert Peugeot, à la tête du holding familial FFP, pousserait pour sa part pour une souscription en partie réservée à Dongfeng et à l’Etat. PSA publiera ses résultats commerciaux lundi matin.
La production manufacturière a fini l’année 2013 sur une note soutenue outre-Atlantique avec une hausse de 0,4% en décembre. La production industrielle dans son ensemble, qui inclut l'énergie et les mines, a augmenté de 0,3% par rapport à novembre. Le taux d’utilisation des capacités de production a atteint 79,2% le mois dernier, son plus haut niveau depuis juin 2008. Il reste toutefois inférieur d’un point à sa moyenne de long terme, selon la Réserve fédérale.
Reuters rapporte de sources proches qu’AB InBev est en négociations avancées pour le rachat du groupe sud-coréen de boissons auprès de KKR et d’Affinity Equity Partners. Le montant de la transaction, qui pourrait être officialisée d’ici la fin du mois, pourrait dépasser 4,5 milliards de dollars. KKR a acquis Oriental Brewery en 2009 pour 1,8 milliard, auprès d’InBev, qui cherchait alors à alléger le fardeau de sa dette suite au rachat de l’américain Anheuser-Busch l’année précédente.
Le numéro un mondial de la messagerie express s’attend à publier au titre du quatrième trimestre un bénéfice inférieur aux attentes des analystes, en partie à cause de l’impact du mauvais temps sur ses activités en décembre. UPS prévoit un bénéfice par action trimestriel de 1,25 dollar contre un consensus de 1,43 dollar.
Le montant total du carnet de commandes du groupe diversifié américain a progressé de 8% au quatrième trimestre pour atteindre un montant inédit de 244 milliards de dollars. Le chiffre d’affaires affiche en parallèle une hausse de 3,1% à 40,38 milliards, et le bénéfice net est passé de 4,01 à 4,20 milliards. L’activité a particulièrement été soutenue par les activités d'équipements pour le secteur de l'énergie et de réacteurs d’avions. Le directeur général Jeffrey Immelt a souligné la «vigueur» des ventes aux Etats-Unis ainsi qu’un «environnement mitigé» en Europe.
Les mises en chantier aux Etats-Unis ont accusé en décembre une baisse moins marquée que prévu, après une année faste qui a ramené le secteur de la construction à des plus hauts de plusieurs années. Le département du Commerce a annoncé que les mises en chantier avaient diminué de 9,8% le mois dernier à 999.000 en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières. Sur l’ensemble de l’année 2013, elles ont augmenté de 18,3% à 923.400.
Orange et Deutsche Telekom renoncent à introduire en Bourse EE (ex Everything Everywhere), numéro un britannique de la téléphonie mobile détenu à égalité par les deux opérateurs. «Deutsche Telekom et Orange ont conduit un examen stratégique pour 2013 d’EE et sont très satisfaits des progrès d’EE et de ses performances financières, sous la conduite de son directeur général, Olaf Swantee, et de son équipe de direction», ont déclaré les deux groupes dans un communiqué commun. «A la suite de cet examen, les actionnaires ont décidé que la meilleure solution pour la création de valeur était de maintenir la structure de capital actuelle pour le moment, et ils comptent poursuivre cette collaboration fructueuse sur le marché britannique», ajoutent-ils. Ce report viserait à donner plus du temps à EE pour valoriser le déploiement de la 4G. Everything Everywhere a été créée en 2010 et possède quelque 27 millions de clients.
Akka Technologies a annoncé le rachat d’un bloc de 354.312 actions (2,3% du capital) détenu par Cécile Monnot, actionnaire et administrateur de la société d’ingénierie et de conseil en technologies. Le groupe précise dans un communiqué publié jeudi soir qu’il va financer l’acquisition de ces titres, réalisée au pris de 24,40 euros par action (soit un coût de 8,6 millions d’euros) via sa trésorerie brute. Suite à cette cession, Cécile Monnot détient désormais 4,50% du capital et 6,57% des droits de vote du groupe. Elle reste partie prenante de l’action de concert constituée par le groupe familial Ricci (51,83% du capital).
Nintendo anticipe une perte d’exploitation de 35 milliards de yens (246 millions d’euros) pour l’exercice 2013-2014 clos le 31 mars, alors qu’il projetait jusqu’alors un bénéfice de 100 milliards de yens. En cause, les ventes décevantes de consoles Wii U et 3DS. Ce sera le troisième exercice annuel déficitaire pour le groupe japonais d'électronique.
Le taux des créances douteuses a encore progressé de 0,1 point en novembre, à 13,1% des encours, et de 1,8 point sur un an. Cette progression reflète cependant désormais davantage la baisse des encours de crédit en Espagne, qui fait mécaniquement augmenter le taux des créances douteuses.
Trois candidats devraient présenter des offres d’achat provisoires sur DEA, la filiale d’exploration et de production de pétrole et de gaz de RWE, indique Reuters. Ces offres émaneraient de Wintershall, la division pétrolière et gazière du géant allemand de la chimie BASF, du milliardaire russe Mikhaïl Fridman et d’un consortium composé du fonds d’investissement KKR et de Kufpec, la branche internationale de Kuwait Petroleum. Elles valoriseraient DEA environ 4 milliards d’euros.
Electricité de France continue de profiter de l’efferversence du crédit corporate. Le groupe compte émettre un emprunt en sterling à 100 ans, avec un coupon indicatif dans le bas des 6%, selon un banquier participant au placement cité par Reuters. EDF a déjà emprunté l'équivalent de 7,46 milliards d’euros de papier hybride et senior en trois devises cette semaine, dont une souche de 700 millions de dollars à 100 ans. Il s’agissait du plus gros emprunt à 100 ans jamais émis, le premier emprunt à 100 ans en dollar émis par une entreprise européenne et le deuxième toutes devises confondues.
Essilor a publié vendredi par surprise un chiffre d’affaires provisoire. Il ressort en croissance de 5,4% hors effets de change alors que le numéro un mondial de l’optique ophtalmique avait dit tabler sur une progression de 6% lors de la publication de son chiffre d’affaires du troisième trimestre. Les ventes, de 5,065 milliards d’euros pour l’exercice 2013, sont également en-dessous du consensus Thomson Reuters I/B/E/S, qui tablait sur 5,15 milliards.
Deux semaines seulement après son arrivée officielle au 1er janvier à la tête de Royal Dutch Shell, Ben van Beurden a averti hier que les résultats du trimestre et de l’exercice écoulé devraient être «significativement inférieurs aux niveaux récents de rentabilité». Le dirigeant met en cause les prix pétrolier et gaziers actuels ainsi qu’un environnement délicat dans le raffinage. Les résultats détaillés seront publiés le 30 janvier. Ceux de Total sont attendus le 12 février.
En redressement judiciaire depuis l’automne dernier, le fabricant de téléviseurs a annoncé hier soir sa reprise par un groupe d’investisseurs comprenant des membres de son directoire, d’anciens responsables d’Apple et de Bang & Olufsen et des entrepreneurs familiaux allemands. Il continuera à mettre l’accent sur le haut de gamme tout en renforçant son partenariat avec le groupe public chinois Hisense.
La société de private equity a annoncé avoir conclu le rachat d’Ortho Clinical Diagnostics (OCD), filiale spécialisée du géant de la pharmacie Johnson & Johnson, pour 4,15 milliards de dollars. Présent dans 130 pays, OCD travaille notamment pour les laboratoires d’analyse et les centres de transfusion sanguine.
Le groupe hôtelier a revu en légère hausse hier son objectif de résultat opérationnel qui devrait être «de l’ordre de 530 millions d’euros» en 2013, soit dans le haut de la fourchette de 510 à 530 millions auparavant anticipée. Son chiffre d’affaires a progressé l’an passé de 2,7% à 5,5 milliards d’euros en données comparables, grâce aux performances dans les pays émergents mais aussi en Europe.
Le gouvernement français exclut pour l’instant une fusion entre deux opérateurs télécoms, en raison notamment des conséquences négatives sur l’emploi, selon la ministre déléguée à l’Economie numérique Fleur Pellerin. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a quant à lui évoqué de possibles nouvelles exigences en termes de créations d’emplois et d’investissements pour les opérateurs, à l’occasion des vœux à la presse des deux ministres.
Selon le bilan établi par Altares, plus de 63.101 entreprises ont défailli l’an dernier, soit une hausse de 3% par rapport à 2012. Ce nombre est très proche de celui observé en 2009 (63.709). Le millésime 2014 s’annonce sous tension, avec 15.000 à 16.000 dépôts de bilan anticipés ces trois prochains mois. Cela projetterait environ 60.000 défaillances sur l’ensemble de l’année, en léger recul par rapport à 2013.
Le leader mondial des cartes de crédit a annoncé hier soir un doublement en rythme annuel de son bénéfice net à 1,3 milliard de dollars (954 millions d’euros) au quatrième trimestre, mais son bénéfice par action de 1,21 dollar ressort sous le consensus qui s’établissait à 1,25 dollar par titre. Ceci est dû à des dépenses plus importantes que prévu destinées à mettre fin à deux procédures judiciaires. Alors que le groupe américain avait été pénalisé au dernier trimestre 2012 par d’importantes charges de restructuration consécutives à des licenciements, principalement dans son activité de services de voyages, il a cependant tiré parti cette fois de l’élargissement de sa base de clientèle en direction de catégories de population moins aisées aux Etats-Unis. Il a notamment lancé une carte prépayée vendue par Wal-Mart et a signé des accords avec Wells Fargo et U.S. Bancorp pour qu’elles commercialisent des cartes sous sa marque.
Le leader mondial des semi-conducteurs a publié hier soir un bénéfice net en hausse de 6,4% à 2,63 milliards de dollars pour un chiffre d’affaires en progression de 2,6% à 13,8 milliards. Si l’activité a été légèrement supérieure aux attentes, le bénéfice par action de 51 cents a manqué d’un cent le consensus. Le groupe anticipe une marge brute de 59% au premier trimestre 2014 contre un niveau de 62% atteint au dernier trimestre 2013.
Telecom Italia va se doter d’un comité spécial chargé d'évaluer toute offre qui serait formulée pour sa filiale mobile TIM Brasil, pour laquelle l’opérateur télécoms dit n’avoir reçu aucune proposition, a déclaré hier un des membres de son conseil d’administration, Tarak Ben Ammar. Principale source de croissance du groupe transalpin, cette filiale s’est retrouvée au cœur d’une querelle d’actionnaires sur la manière de réduire les dépenses et de financer les investissements en Italie.
Le journal britannique, qui se réfère à des sources proches du dossier, rapporte que l’opérateur allemand et son homologue français se sont mis d’accord pour repousser l’introduction en Bourse de leur coentreprise EE (ex-Everything Everywhere) au Royaume-Uni, car ils estiment que sa valeur sera plus importante lorsque les services 4G, qui permettent une connexion mobile à très haut débit, seront plus largement déployés.
Selon le quotidien qui se réfère à plusieurs sources, le groupe de mode multimarque Zannier (Gaultier Junior, Absorba, Catimini, Lili Gaufrette…) souhaite céder l’enseigne IKKS pour enfants et adultes. Le processus de vente, confié à la banque Rothschild, démarrerait en février. Le leader de la mode enfantine attendrait 500 à 600 millions d’euros de cette cession de IKKS qui dégagerait un résultat brut d’exploitation d’environ 60 millions.
Le groupe de gaz naturel pourrait finalement vendre 35,2 millions de titres au lieu des 40 millions prévus dans le cadre de son IPO prévue aujourd’hui et le prix d’introduction serait dans le bas de la fourchette indicative de 23 à 27 dollars par action, croit savoir le quotidien de sources proches du dossier. Le groupe avait été racheté en juin 2012 par plusieurs fonds de private equity pour 7,15 milliards de dollars (5,25 milliards d’euros).