A fin septembre, les loyers facturés à périmètre constant ont progressé pour Mercialys de 3,3% par rapport à l’année précédente, dont +3,4% hors impact d’une indexation légèrement négative. «L’objectif d’une progression organique des loyers facturés hors indexation supérieure à +2% sur l’ensemble de l’année 2015 apparait dès lors prudent», estime dans un communiqué Eric Le Gentil, PDG de la foncière. Fin juillet, Mercialys avait relevé son objectif de résultat des opérations (FFO) et s’était dit confiant dans sa capacité à réaliser son objectif de croissance organique des loyers.
Spécialisé dans les systèmes de câblage, l’équipementier automobile allemand Leoni a indiqué hier qu’il n’atteindrait pas son objectif de résultat opérationnel fixé pour 2015 à 200 millions d’euros. Le chiffre d’affaires est en revanche toujours attendu à 4,3 milliards d’euros en 2015. S’agissant de 2016, Leoni a ramené sa prévision de ventes à environ 4,6 milliards d’euros, contre 4,8 milliards précédemment. La société a ajouté que sa marge opérationnelle de l’année prochaine serait significativement inférieure au niveau de 7% qui avait été retenu jusqu’ici.
Basé à Philadelphie, le groupe chimique a l’intention de supprimer de 800 à 850 postes. FMC Corp a par ailleurs abaissé sa prévision de bénéfice ajusté pour l’ensemble de l’année qu’il attend dans une fourchette de 2,35 dollars à 2,45 dollars par action, contre 3 à 3,30 dollars précédemment. La chute de la devise brésilienne pèse lourdement sur les comptes.
L’équipementier automobile français a signé un accord de coentreprise avec Beijing WKW Automotive Parts, l’un des leaders chinois de la fabrication de pièces de décoration intérieure et extérieure pour l’automobile. Cette coentreprise à 50/50, appelée Beijing WKW-FAD Automotive Interior Parts, représente un investissement total de 14 millions d’euros. Elle sera spécialisée dans les pièces de décoration intérieure en aluminium.
La département de la Justice américain étudie des accusations portées contre Anheuser Busch InBev affirmant que le premier brasseur mondial empêchait l’émergence de nouveaux concurrents en rachetant des distributeurs, mettant ainsi des bâtons dans les roues des producteurs de bière artisanale, selon trois sources proches du dossier citées par Reuters. Au cours des derniers mois, AB InBev a mis la main sur cinq distributeurs dans trois Etats américains différents. Le brasseur s’est dit prêt à coopérer.
Anheuser-Busch InBev a confirmé lundi avoir de nouveau approché SABMiller avec une proposition de rachat améliorée, à 3 jours de la date limite fixée par les autorités boursières pour lancer officiellement une offre. Le brasseur a déclaré dans un communiqué avoir soumis à sa cible un projet de rachat à 43,50 livres par action, contre 42,15 livres auparavant. Cette offre représenterait un montant total d’environ 70 milliards de livres (94,6 milliards d’euros). La nouvelle proposition soumise lundi serait assortie d’une option de paiement partiel en titres, a précisé AB InBev, ajoutant que son offre serait conditionnée au choix du paiement en titres par les deux premiers actionnaires de SABMiller, Altria et BevCo. Altria, premier actionnaire avec 27% du capital, s’était déjà déclaré prêt à accepter la précédente proposition d’AB InBev.
Le groupe de services parapétroliers aurait reporté la semaine dernière un projet d’émission obligataire, et étudierait désormais d’autres options pour son financement, selon Bloomberg. Technip avait mandaté le Crédit Agricole, Deutsche Bank et la Société Générale pour ce projet d’emprunt obligataire, avec des rencontres investisseurs à partir du 15 septembre.
Dell a annoncé lundi l’acquisition du spécialiste du stockage de données EMC pour quelque 67 milliards de dollars (59 milliards d’euros), ce qui en fait l’opération de fusion-acquisition la plus importante dans le secteur des hautes technologies. Le groupe informatique texan propose l’équivalent de 33,15 dollars par action, dont 24,05 dollars en numéraire et le reste en trackers, des titres spéciaux qui répliqueront l’évolution du cours de Bourse de VMWare, la filiale de logiciels de virtualisation d’EMC. VMWare conservera son indépendance et restera une société cotée.
Standard & Poor’s a abaissé la note de crédit de Volkswagen de «A» à «A-» en arguant des conséquences connues et à venir du scandale de la fraude aux tests anti-pollution. L’agence de notation a également dégradé ses notes sur les filiales financières du groupe automobile allemand. «De notre point de vue, VW a montré des défaillances importantes en matière de direction, de gouvernance et de gestion du risque», explique S&P dans un communiqué. Les notes long terme du groupe restent sous surveillance négative, ce qui traduit la possibilité d’un abaissement supplémentaire d’un à deux échelons.
Eren Renewable Energy, une société fondée par Pâris Mouratoglou et David Corchia, les anciens dirigeants d’EDF Energies Nouvelles, a réalisé une augmentation de capital de près de 100 millions d’euros souscrite pour moitié par Bpifrance. Le solde a été apporté par Next World (17,5 millions), Tikehau (16 millions) et FFP (14 millions). Une seconde tranche d’un même montant est programmée, auprès de ces mêmes partenaires, entre 2016 et 2017. Depuis sa création en 2012, Eren RE a constitué un ensemble d’actifs d’énergies renouvelables (éolien, solaire et hydraulique) représentant une capacité nette installée de 240 MW en exploitation ou en construction, répartis principalement entre la France, l’Italie, la Grèce, Israël et l’Inde. La société prévoit d’atteindre une capacité nette installée d’au moins 2 GW à horizon 2020.
L’Autorité de la concurrence a annoncé lundi s’être autosaisie pour vérifier les conditions d’exécution de l’accord entre Numericable-SFR et Bouygues Telecom pour le déploiement de la fibre optique dans les zones très denses, que la filiale de Bouygues juge trop lent. L’Autorité avait autorisé le 30 octobre 2014 le rachat de SFR par Numericable, filiale d’Altice, sous réserve de plusieurs engagements, notamment que le déploiement des réseaux de fibre optique ne soit pas freiné par le nouvel ensemble Numericable-SFR.
En plus du projet d’ouverture du capital de sa division de matières premières agricoles, Glencore a annoncé lundi son intention de vendre des mines de cuivre en Australie et au Chili, dans le cadre de son plan de réduction de la dette. Sont concernées, la mine de cuivre de Cobar en Australie et celle de Lomas Bayas au Chili. Le groupe de matières premières a indiqué avoir reçu un certain nombre de marques d’intérêt non sollicitées. «Cela permettra aux acheteurs potentiels de faire une offre de rachat pour l’une des deux ou les deux mines et pourrait déboucher, ou non, sur une cession», écrit Glencore dans un communiqué. Cobar produit 50.000 tonnes de concentré de cuivre par an tandis Lomas Bayas produit environ 75.000 tonnes de cathode de cuivre par an.
LafargeHolcim a annoncé lundi la nomination au 1er décembre de Ron Wirahadiraksa au poste de directeur financier, pour remplacer Thomas Aebischer. Ron Wirahadiraksa, 55 ans, est actuellement directeur financier de Philips, groupe qu’il a rejoint en 1987. Thomas Aebischer, ancien directeur financier d’Holcim et l’un des représentants du groupe suisse dans le délicat montage du comité exécutif du cimentier né de la fusion entre Lafarge et Holcim, quitte pour sa part le groupe afin de poursuivre «de nouvelles opportunités en dehors» de LafargeHolcim.
Cinq salariés d’Air France soupçonnés d’avoir molesté des cadres de la compagnie le 5 octobre dernier ont été interpellés lundi matin à leur domicile et placés en garde à vue. Selon des sources policières et judiciaires, au moins quatre salariés interpellés sont des militants syndicaux du personnel au sol de la branche cargo de la compagnie aérienne. Le directeur des ressources humaines, Xavier Broseta, et un responsable de l’activité long-courrier, Pierre Plissonnier, avaient été pris à partie par des salariés en colère après l’annonce d’un plan de licenciement. «Air France ne fera aucun commentaire sur l’enquête judiciaire» a dit une porte-parole à Reuters.
La Banque européenne d’investissement (BEI) va enquêter pour voir si Volkswagen a employé des prêts de l’Union européenne pour le trucage des tests anti-pollution sur ses voitures diesel et il se peut qu’elle demande à être remboursée, a déclaré son patron Werner Hoyer au Süddeutsche Zeitung. L’encours de prêts de la BEI avait confirmé début octobre une exposition de 1,8 milliard d’euros vis-à-vis du constructeur, dont «une large proportion est classée sous le registre de l’action climatique», selon un porte-parole.
Alors que le carnet d’ordres était déjà couvert, Worldpay a resserré vendredi la fourchette de prix indicative de son introduction à la Bourse de Londres. La société de paiements électroniques propose désormais ses actions entre 235 et 250 pence contre un première fourchette allant de 225 à 260 pence. Worldpay est contrôlée par les fonds Advent International et Bain Capital.
Le Trésor italien a dévoilé vendredi la fourchette de prix indicative de l’introduction en Bourse de Poste Italiane, valorisant le groupe jusqu’à 9,8 milliards d’euros, confirmant son intention de faire de l’opération la plus grosse privatisation du pays depuis une décennie. L’entreprise, pour l’instant détenue à 100% par l’Etat, va mettre sur le marché jusqu’à 38,2% de son capital dans une fourchette de prix de 6,00 à 7,50 euros par action, proche des estimations du marché.
Fitch a dégradé de deux crans, de B- à CCC, la note de solidité financière de Waste Italia, un spécialiste du retraitement des déchets basé à Milan. L’agence de notation a pris cette décision après avoir abaissé de 15% sa prévision d’Ebitda moyen sur 2015-2018 pour la société, qui a changé cette année de directeur général et de directeur financier. Filiale de la holding cotée Kinexia, Waste Italia a émis en novembre 2014 une obligation high yield de 200 millions d’euros.
Le brasseur, qui vient de rejeter l’offre hostile du numéro un mondial Anheuser-Busch InBev, a décidé d’accélérer son programme de réduction de coûts. Objectif : tenter de convaincre les actionnaires que le groupe est capable d’améliorer ses résultats par lui-même. SABMiller s’attend désormais à économiser au moins 1,05 milliard de dollars (927,6 millions d’euros) par an d’ici à 2020. Le précédent objectif, annoncé en mai 2014, était de 500 millions d’ici à 2018.
Le producteur et distributeur de contenus prépare l’émission d’une dette hybride destinée à refinancer le crédit relais de 530 millions de dollars mis en place cet été lors de l’acquisition du groupe de distribution sélective américain Paradies. L’opération contribuera également à renforcer le bilan, les titres de dette perpétuelle étant considérés comme des fonds propres en normes IFRS.
Des actionnaires, comme le fonds Allan Gray, jugent que l’offre initiale du groupe pétrolier ne valorise pas correctement MPI. Le ratio sera fixé le 15 octobre.
Le groupe américain propose 27,25 dollars en numéraire par action EMC et un titre du spécialiste de l’informatique dématérialisée VMware pour chaque action EMC afin de prendre le contrôle du spécialiste du stockage de données, a rapporté ce week-end la presse anglo-saxonne. La «tracking stock» VMware, société dont EMC possède 80% du capital, permettrait aux actionnaires actuels d’EMC de bénéficier d’une progression des 20% qui resteraient cotés à Wall Street. Au total, l’offre de Dell représenterait plus de 30 dollars par action EMC, soit un montant total d’environ 58,4 milliards de dollars (51,4 milliards d’euros). Michael Dell, le PDG de Dell, était à New York vendredi pour rencontrer des banquiers, dont Jamie Dimon, le patron de JPMorgan.
Après les chiffres décevants d’Alcoa en raison de la Chine et du prix des matières premières, les anticipations de bénéfices ressortent en nette baisse aux Etats-Unis comme en Europe.
Le groupe de transport maritime de conteneurs Hapag-Lloyd poursuit les préparatifs de son introduction en Bourse, malgré le fait que d’autres entreprises allemandes ont dû revoir à la baisse la taille de leur appels au marché. «Il n’y aura jamais de moment parfait (...) il ne faut pas être trop dépendant (du marché). Du point de vue de l’entreprise, le moment est bon», déclare au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung le président du directoire du groupe, Rof Habben.