Les deux éditeurs de jeux vidéo vont devoir réduire leur décote s’ils veulent échapper à Vincent Bolloré. Vivendi détient déjà plus de 10% de leur capital.
McDonald’s a publié jeudi une croissance de 4% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre, la première hausse en plus d’un an de ses ventes trimestrielles mondiales à magasins comparables, grâce à une reprise de la demande en Chine, où le groupe avait souffert d’une alerte alimentaire, et à la mise en place de nouveaux menus qui ont dopé ses ventes aux Etats-Unis. Son bénéfice net a progressé à 1,31 milliard de dollars (1,16 milliard d’euros), contre 1,07 milliard de dollars un an auparavant.
Auchan lance un plan pour redynamiser l’activité de ses hypermarchés français. «Entre 2015 et fin 2017, nous allons investir 1 milliard d’euros dans nos hypermarchés», a déclaré Vianney Mulliez, le président du comité exécutif du groupe, mardi à l’occasion de l’inauguration du 120ème hypermarché du distributeur dans l’Hexagone. C’est environ 50% de plus que le rythme habituel du groupe. Ces investissements seront consacrés à la rénovation du parc existant, Auchan ne prévoyant pas de nouvelles ouvertures. L’hypermarché de Meaux inauguré mardi illustre la nouvelle orientation qu’Auchan souhaite faire prendre à ses magasins avec notamment plus de services et davantage de supports digitaux pour améliorer les passages en caisses.
Dow Chemical a annoncé jeudi qu’il allait passer en revue l’ensemble des options pour ses activités dans l’agrochimie, cette branche ayant enregistré un troisième trimestre consécutif de recul de son chiffre d’affaires. Le premier groupe de chimie américain a également indiqué qu’il allait céder sa participation dans une coentreprise avec le koweïtien Petrochemical Industries, dont il tirera un montant de 1,5 milliard de dollars (1,32 milliard d’euros) avant impôts.
Le leader mondial des engins de terrassement et de matériel minier a annoncé un repli de son bénéfice net au troisième trimestre (1,02 milliard à 368 millions de dollars) et a réduit son objectif de résultat pour l’année en cours. Il a en outre prévenu que son chiffre d’affaires 2016 serait en baisse pour la quatrième année d’affilée, dans un contexte de ralentissement en Chine et de récession au Brésil.
Vivendi fait désormais jeu égal avec la famille Guillemot au capital d’Ubisoft. Le groupe de médias a annoncé jeudi matin avoir renforcé sa position, à hauteur de 10,39%, contre 6,6% précédemment. La famille fondatrice de l’éditeur de jeux vidéos détient de concert un peu moins de 10% du capital et 16,3% des droits de vote. En parallèle, Vivendi a également accru sa part au capital de Gameloft, l’ancienne filiale d’Ubisoft, toujours dirigée par la famille Guillemot. Il détient désormais 10,20% de son capital.
Le cours de l’action Publicis chute de près de 9% jeudi en fin de matinée, sanctionné par la révision en baisse de l’objectif de croissance du chiffre d’affaires du groupe de publicité pour 2015. Publicis s’attend à une croissance organique de 1% contre 2,5% auparavant. Le numéro trois mondial de la publicité a connu une croissance nulle en septembre, limitant à 0,7% le rythme de progression du troisième trimestre. Les analystes prévoyaient une croissance organique trimestrielle de 2,1%, selon un consensus fourni par l’entreprise. Lors de ses résultats semestriels, le groupe avait déjà abaissé sa prévision de croissance de 3% à 2,5%.
Le groupe d’immobilier allemand Corestate a annoncé jeudi son intention de lever jusqu’à 254 millions d’euros de capitaux frais à l’occasion de son introduction en Bourse, prévue pour le 4 novembre. Le prix des 8,9 millions de titres mis en vente devrait être fixé dans une fourchette de 23,50 à 28,50 euros. Le produit de l’opération sera consacré à hauteur d’au moins 100 millions d’euros au développement des activités et au remboursement d’une partie de la dette, a précisé Corestate. Le groupe tire ses revenus du montage d’investissements immobiliers pour le compte de particuliers fortunés ou de family offices et participe occasionnellement lui-même à certaines opérations, généralement jusqu’à 10%.
Pour la première fois depuis 2009, Orange est parvenu à coupler croissance du chiffre d’affaires et amélioration de l’Ebitda au cours d’un trimestre. L’opérateur de télécoms a dégagé un chiffre d’affaires de 10,28 milliards d’euros au troisième trimestre, en hausse de 0,5% à base comparable. Son Ebitda retraité a augmenté de 1,1% à 3,56 milliards. Conforté par ce bon trimestre, le groupe vise désormais le haut de la fourchette de ses estimations d’Ebitda pour 2015, jusqu’à présent entre 11,9 et 12,1 milliards d’euros. Orange estime même pouvoir atteindre 12,3 milliards d’euros, en prenant en compte l’intégration de Jazztel en Espagne et de Meditel au Maroc, ce qu’il ne faisait pas jusqu’à présent. En fin de matinée, le cours de l’action Orange gagne 3,86% à 14,95 euros.
Nokia a annoncé hier avoir obtenu le feu vert formel du ministère français de l’Economie à son projet d’acquisition d’Alcatel-Lucent. Il s’agissait de la dernière autorisation qui manquait encore au groupe finlandais. Il avait obtenu lundi l’accord des autorités chinoises. Nokia espère désormais pouvoir boucler l’acquisition au premier trimestre 2016.
Gecina a revu à la hausse sa prévision de résultat net récurrent pour 2015, à la faveur notamment de ses cessions d’actifs et de l’évolution de ses activités depuis le début de l’année. Le groupe immobilier a indiqué hier qu’il s’attendait à une hausse de plus de 10% de son résultat, alors qu’il prévoyait jusqu’à maintenant une hausse de 6% à 9%. Gecina indique en outre avoir effectué plus de 500 millions d’euros de cessions depuis le début de l’année, sur un objectif de 800 millions.
La société immobilière veut accélérer sa croissance dans la péninsule. Ses futurs investissements seront concentrés sur les bureaux et dans la ville de Milan (où il a lancé le programme Symbiosis). Elle favorisera les immeubles neufs, cédera ses actifs non «core» et réduira son exposition à Telecom Italia (avec lequel a été noué un partenariat). Pour impulser cette stratégie, Christophe Kullmann a remplacé Aldo Mazzocco au poste de directeur général de la filiale Beni Stabili.
Bpifrance a enclenché hier la vente de 5% du capital d’Eiffage. La banque publique va d’une part céder un bloc de 2,9% à des investisseurs institutionnels (via un placement organisé par Goldman Sachs et Citi) et, d’autre part, un bloc de 2,1% à Eiffage dans le cadre de son programme de rachat d’actions. Sur la base du cours de clôture mercredi (57,57 euros), les 5% représentent 276,33 millions d’euros. Bpifrance restera actionnaire à hauteur de 13,8% du capital et conserve sa représentation au conseil d’Eiffage.
SolarWinds (logiciels professionnels de gestion de l’informatique) a accepté une offre d’achat de 4,5 milliards de dollars (4 milliards d’euros) des fonds Silver Lake Partners et Thomas Bravo. L’offre au prix de 60,10 dollars par action, soit une prime de 19,7% par rapport au cours de clôture de mardi, sera suivie d’un retrait de la cote. En juillet, SolarWinds avait évoqué des difficultés de ses activités de licences. Elle avait aussi abaissé sa prévision de chiffre d’affaires annuel.
Les résultats trimestriels de Coca-Cola ont été pénalisés par la vigueur du dollar et la tendance devrait se poursuivre. Alors qu’il réalise plus la moitié de son chiffre d’affaires hors d’Amérique du Nord, le groupe s’attend désormais à ce que l’effet change ampute son chiffre d’affaires annuel de 7 points de pourcentage, contre 6 points dans sa précédente prévision. Il a estimé que l’impact sur son bénéfice opérationnel devrait s’élever à 11 points en 2015. Au troisième trimestre, le groupe a vu ses ventes en valeur reculer de 11% en Asie-Pacifique, de 14% en Amérique latine et de 7% en Europe. En Amérique du Nord, elles ont progressé de 1%. Le bénéfice net distribuable aux actionnaires a chuté de 31% à 1,45 milliard de dollars.
Baja Ferries a transmis hier au tribunal de commerce de Marseille une offre améliorée pour la reprise des activités de la compagnie maritime SNCM. Cette offre couvre à la fois les dessertes de la Corse et du Maghreb. «Elle inclut la reprise de 826 salariés, soit 76 de plus que dans l’offre précédente» et l’acquisition de quatre navires pour un prix de cession de 15,2 millions d’euros, selon le communiqué de l’armateur. Il revendique une capacité mobilisable de plus de 70 millions d’euros, dont 30 millions de ressources propres, et promet d’investir 35 millions d’euros en trois ans.
EDF, son partenaire chinois CGN et le gouvernement britannique ont conclu hier une série d’accords au sujet de la construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point. L’électricien public français détiendra 66,5% du projet et CGN investira 6 milliards de livres sterling pour en acquérir 33,5%. Le projet est estimé à 18 milliards de livres sterling (24,5 milliards d’euros). La mise en service du premier EPR britannique est prévue pour 2025, deux ans plus tard que prévu à l’origine. Contrairement à son souhait initial, EDF devra consolider son investissement par intégration globale. Le projet d’accord signé en 2013 prévoyait de confier 30% à 40% du projet à CGN et à son compatriote CNNC, et 10% à Areva ; mais CNNC a renoncé, tandis que les difficultés financières d’Areva l’empêchent de confirmer ses intentions. Pour compenser la hausse de l’endettement lié à Hinkley Point, EDF n’exclut pas de céder des actifs.
Boeing annonce une hausse de 25% de son bénéfice net du troisième trimestre (à 1,7 milliard de dollars), grâce à la hausse des livraisons d’avions. Son chiffre d’affaires a progressé d’environ 9% à 25,84 milliards de dollars. Le groupe d’aéronautique américain a livré 199 avions commerciaux de juillet à septembre, soit 13 de plus que l’an dernier à la même période. Il précise avoir revu en hausse ses prévisions de chiffre d’affaires, de bénéfice par action et de flux de trésorerie pour l’ensemble de l’année et anticipe de 755 à 760 livraisons d’avions commerciaux.
La Commission demande aux Pays-Bas et au Luxembourg de récupérer les 20 à 30 millions d’euros d’impôt qu’auraient dû payer les deux groupes sans leurs accords fiscaux.
Une note au vitriol de Citron Research a fait plonger le titre du laboratoire de 40% hier. Certaines politiques du secteur sont à nouveau remises en cause.
Volkswagen pourrait devoir mettre de côté davantage que les 6,5 milliards d’euros déjà provisionnés pour couvrir les coûts de la fraude aux tests anti-pollution si le scandale a un impact négatif sur les ventes de voitures, a déclaré mercredi le président du directoire Matthias Müller. «Les 6,5 milliards ont trait au rappel», a-t-il indiqué à la presse au siège du groupe à Wolfsburg. «Je ne puis que spéculer sur des provisions supplémentaires. S’il devait y avoir un changement dans les volumes de ventes, nous réagirions rapidement», a-t-il ajouté.
Valeant «serait-il le Enron du secteur pharmaceutique» ? Avec ce titre choc, l’analyse de Citron Research, un fonds de vente à découvert dirigé par Andrew Left, a fait s’effondrer le cours de l’action du laboratoire canadien. Peu après l’ouverture de la Bourse de Toronto, il a plongé de 27%. Citron Research met de nouveau en cause les pratiques tarifaires et de distribution de Valeant, sous le coup d’enquêtes de la part des procureurs des Etats de New York et du Massachusetts. Le cours de Valeant avait déjà plongé de 16% en deux jours, lundi et mardi.
Nokia a annoncé mercredi avoir obtenu le feu vert formel du ministère français de l’Economie à son projet d’acquisition d’Alcatel-Lucent. Il s’agissait de la dernière autorisation qui manquait encore au groupe finlandais. Il avait obtenu lundi l’accord des autorités chinoises. Nokia espère désormais pouvoir boucler l’acquisition au premier trimestre 2016.
EDF, son partenaire chinois CGN et le gouvernement britannique ont conclu mercredi une série d’accords en vue d’une décision finale d’investissement dans le projet de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre. L’électricien public français détiendra 66,5% du projet et CGN investira 6 milliards de livres sterling pour en acquérir 33,5%. Le projet de Hinkley Point est estimé à 18 milliards de livres sterling (24,5 milliards d’euros), soit l’équivalent selon EDF du montant de 16 milliards - en livres de 2012 - prévu il y a deux ans. La mise en service du premier EPR britannique est prévue pour 2025, à comparer avec une date de 2023 annoncée précédemment. Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a précisé que la décision finale d’investissement dans Hinkley Point interviendrait «dans quelques semaines».