Face à la demande des investisseurs, LVMH a augmenté à 600 millions de dollars la taille de son émission d’obligations convertibles synthétiques remboursables en numéraire. Le prix d’émission des obligations a été fixé à 103% de la valeur nominale, soit en haut de fourchette. Elles affichent un rendement négatif à l’émission de 0,59%. La prime de conversion a été arrêtée à 37,5% par rapport au prix de référence. Le produit net de l’émission a pour objet de financer les besoins généraux, indique le numéro un du luxe.
Vinci a proposé jeudi de ramener son dividende à 1,84 euro par action au titre de l’exercice 2015, contre 2,22 euros pour 2014 (dont 0,45 euro de dividende exceptionnel). Le groupe de construction et de concessions d’infrastructures prévoit pour 2016 une légère diminution du chiffre d’affaires global à structure comparable, mais une progression du résultat opérationnel et du résultat net. Pour l’exercice écoulé, le résultat net part du groupe s’établit à 2,04 milliards d’euros, en baisse de 17,7% d’un an sur l’autre. Hors éléments non courants, il ressort à 2,11 milliards d’euros, en hausse de 10,7 %.
Continental Automotive Systems, filiale de l’équipementier automobile allemand Continental, va procéder au rappel de 5 millions de véhicules aux Etats-Unis en raison d’un système de contrôle des airbags potentiellement défectueux. Continental a informé l’agence américaine de sécurité routière (NHTSA) que ces systèmes construits de 2006 à 2010 pouvaient présenter un défaut susceptible d’empêcher le déploiement des airbags en cas d’accident. Les modèles concernés sont fabriqués par Daimler, propriétaire de la marque Mercedes-Benz, par Fiat Chrysler et par Honda, a précisé jeudi un porte-parole de Continental.
La croissance de l’encours des crédits aux entreprises en France a fléchi en décembre après son accélération de novembre tout en conservant un rythme soutenu, selon les chiffres publiés jeudi par la Banque de France. Elle s’est inscrite à +4,1% sur douze mois après +4,5% en novembre, sous l’effet d’un net ralentissement des crédits de trésorerie (+6,2% après +9,5% à fin novembre). La croissance des crédits à l’investissement a pour sa part accéléré à +3,2% après +2,7%. L’encours global des crédits bancaires aux entreprises s’élevait à 871,4 milliards d’euros fin 2015, dont 604,9 milliards pour l’investissement et 195,8 milliards pour la trésorerie, contre 838,4 milliards fin 2014.
AstraZeneca prévoit une baisse de 1% à 5% de ses bénéfices en 2016, en raison de l’arrivée sur le marché de médicaments génériques du Crestor, son traitement du cholestérol, qui devrait effacer l’effet de la croissance des ventes de nouveaux médicaments. Le laboratoire anglo-suédois a également annoncé un recul de 5% de son chiffre d’affaires du quatrième trimestre 2015, à 6,40 milliards de dollars (5,8 milliards d’euros), sous le coup de l’expiration de certains brevets. Le bénéfice par action ajusté est ressorti à 0,94 dollar, soit une hausse de 26%. Les analystes avaient anticipé respectivement 6,29 milliards de dollars et 0,95 dollar, selon un consensus Thomson Reuters. L’action AstraZeneca a ouvert en baisse de 1,3% pour creuser ses pertes à 4,93% en matinée.
Daimler, qui publiait ses comptes annuels ce matin, a proposé un dividende record de 3,25 euros au titre de 2015, mais il prévoit une progression moindre de son résultat opérationnel (Ebit) cette année. «Le taux de croissance en Chine sera plus modéré cette année», précise Daimler au sujet de sa division Mercedes-Benz Cars, qui a vu ses ventes bondir de 41% l’an dernier en Chine.
Vodafone confirme sa bonne trajectoire. L’opérateur de télécoms britannique a publié jeudi un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 1,4%, signant ainsi un sixième trimestre consécutif de croissance. Le groupe s’est dit bien parti pour dégager un bénéfice opérationnel de l’ordre de 11,7 à 12 milliards de livres sur l’ensemble de l’exercice clos fin mars 2016. «Nous restons confrontés à des défis réglementaires et concurrentiels dans de nombreux marchés mais nous pensons que le groupe est bien positionné pour les opportunités de croissance qui se présenteront», indique le directeur général Vittorio Colao.
Dassault Systèmes vise pour 2016 une croissance organique semblable à celle de 2015 dans un environnement macroéconomique plus volatil. «Pour 2016, nous ne voyons pas d’amélioration marquée au plan macroéconomique et nous pouvons craindre plus de volatilité», a déclaré Thibault de Tersant, directeur financier du groupe. L’éditeur de logiciels de CFAO a vu son chiffre d’affaires (non IFRS) progresser de 8% à change constants au quatrième trimestre 2015 (à 802 millions d’euros) et de 12% en 2015 (à 2,87 milliards). Sa marge opérationnelle a progressé de 120 points de base à 30,8% et son bénéfice net par action a grimpé de 24% à 2,25 euros. Pour 2016, il anticipe une croissance organique de ses ventes comprise entre 6% et 7% (comme en 2015) et une hausse d’au moins 10% de ses nouvelles licences. La hausse de la marge opérationnelle devrait cependant être limitée à 50 points de base, en raison d’investissements plus importants. Le bénéfice net par action est attendu en augmentation de 7%, à 2,40 euros.
Honda Motor a annoncé le rappel de 2,23 millions de véhicules de marques Honda et Acura, équipés d’airbags Takata potentiellement défectueux, en Amérique du Nord, essentiellement aux Etats-Unis. Ce chiffre porte à plus de 6 millions le nombre de rappels effectués par le constructeur japonais depuis 2008 rien qu’aux Etats-Unis. Honda est le plus gros client de Takata ; il représente près de la moitié des quelque 50 millions de voitures rappelées dans le monde entier en raison du risque d’explosion trop violente d’airbags, qui a causé la mort de 10 personnes. Honda avait annoncé la semaine dernière une baisse de 22% de son bénéfice d’exploitation trimestriel, en raison des coûts élevés liés à ces rappels.
L’avocat général a proposé à la Cour de justice de l’Union européenne de rejeter le pourvoi d’Orange contre la décision du tribunal qui avait qualifié d’aide d’Etat la réforme en 1996 du financement des retraites des fonctionnaires rattachés à France Télécom après sa transformation en société anonyme. Saisi par une plainte de Bouygues, la Commission européenne avait déclaré en 2011 cette mesure de financement compatible avec le marché intérieur mais avait demandé à la France de modifier la loi de 1996 afin de prendre en compte les risques non communs aux salariés privés et aux fonctionnaires publics. La France et France Télécom avaient contesté, sans succès, cette décision devant le Tribunal de l’Union européenne, avant de modifier la loi. L’opérateur de télécoms avait estimé le surcoût à 900 millions d’euros et avait mis en place un compte séquestre sur lequel ont été versées, chaque mois, les cotisations supplémentaires réclamées.
Victime de la chute des cours du pétrole, Royal Dutch Shell a publié son plus faible bénéfice annuel depuis au moins 13 ans. La compagnie pétrolière, dont les actionnaires ont approuvé la semaine dernière l’acquisition de BG pour 49 milliards de dollars (44 milliards d’euros), précise que son bénéfice net a fondu de 87% en 2015 (à 1,94 milliard de dollars). C’est son plus faible résultat depuis 2002. Le résultat ajusté du seul quatrième trimestre a reculé de 44% (à 1,83 milliard de dollars), une évolution conforme à l’avertissement de Shell du 20 janvier.
Le titre LafargeHolcim subit la plus forte baisse du CAC 40 jeudi matin (-4,15% à 34,16 euros à mi-séance), à la suite d’un placement d’actions par Sberbank, son troisième actionnaire. UBS a vendu 37,2 millions d’actions du cimentier, à 36,25 francs suisses, soit avec une décote de 9% par rapport au cours de clôture de mercredi soir à la Bourse de Zurich. En janvier, Sberbank avait dit détenir 6,12% du groupe franco-suisse. Ce bloc avait été acquis auprès du groupe russe Eurocement.
Après Total et Technip, LVMH veut profiter lui aussi des conditions favorables offertes par les obligations convertibles synthétiques. Le numéro un mondial du luxe a lancé ce matin une émission de 500 millions de dollars. Les titres sont à échéance 2021, avec un coupon zéro. Le rendement final des obligations sera négatif. Elles sont en effet proposées à un prix d’émission compris entre 100% et 103% de la valeur nominale, avec un remboursement au pair, ce qui correspond à un rendement à échéance compris entre -0,59% et 0,00%. Pour supprimer toute dilution pour ses actionnaires, les obligations seront remboursées en numéraire. Pour se couvrir, LVMH souscrira dans le même temps à des instruments financiers indexés sur la performance de ses propres actions. Le prix de conversion initial des obligations sera exprimé en euros et fera ressortir une prime comprise entre 32,5% et 37,5% par rapport au cours de référence. BNP Paribas agit en qualité de seul conseiller financier et comme coordinateur global-teneurs de livre associés avec Goldman Sachs et Natixis. HSBC est teneur de livres associé.
L’éditeur américain de logiciels de conception 3D a annoncé hier la suppression de 925 emplois, soit 10% de ses effectifs, dans le cadre d’un plan de restructuration visant à accélérer sa transition vers l’informatique dématérialisée («cloud»). Le groupe comptabilisera une charge comprise entre 85 et 95 millions de dollars (77-87 millions d’euros) en lien avec cette restructuration. Il s’attend d’autre part à ce que ses résultats du trimestre en cours atteignent, voire dépassent le haut de sa fourchette de prévisions.
Le géant américain des équipements télécoms a annoncé hier soir qu’il allait acquérir le groupe non coté Jasper Technologies pour 1,4 milliard de dollars (1,25 milliard d’euros) en numéraire. La cible, basée à Santa Clara en Californie, est spécialisée dans le développement de plateformes informatiques dématérialisées destinées au marché en forte croissance des objets connectés, un domaine dans lequel Cisco souhaite accroître ses compétences.
Suite à des ventes décevantes au quatrième trimestre pour deux de ses principaux médicaments, l’antidiabétique Januvia et le traitement de la polyarthrite rhumatoïde Remicade, Merck a publié hier un chiffre d’affaires en baisse de 3% sur un an à 10,2 milliards de dollars (9,3 milliards d’euros). Le bénéfice net est revenu à 976 millions, contre 7,32 milliards un an plus tôt. Hors coûts d’acquisition et autres éléments exceptionnels, le bénéfice par action (BPA) ajusté ressort à 93 cents, dépassant de deux cents le consensus. Pour 2016, le groupe prévoit un chiffre d’affaires entre 38,7 et 40,2 milliards, contre 40,25 milliards pour le consensus.
Econocom a annoncé hier avoir changé de statut pour devenir Société européenne (SE). La modification avait été adoptée par l’assemblée générale extraordinaire du 18 décembre 2015. «L’adoption du statut de société européenne confirme les ambitions d’Econocom Group en tant qu’acteur européen de référence dans le domaine des services numériques aux entreprises», explique la société, présente en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, en Italie et aux Pays-Bas.
Ford a annoncé hier qu’il comptait supprimer des centaines d’emplois administratifs en Europe afin de réduire les coûts de 200 millions d’euros annuellement. Départs volontaires, pré-retraites et autres possibilités seront proposés au personnel, a précisé Jim Farley, le directeur général de la filiale européenne de Ford. Le constructeur américain a dégagé un bénéfice de 259 millions de dollars (237,4 millions d’euros) en Europe en 2015, et ce pour la première fois depuis 2011, grâce à une croissance des ventes de 10% dans la région.
Grâce à ses ventes de SUV et de pick-up aux Etats-Unis, le premier constructeur automobile américain a annoncé hier un bénéfice net record de 9,7 milliards de dollars (8,7 milliards d’euros) sur l’ensemble de 2015, contre 2,8 milliards de dollars un an plus tôt. Le bénéfice d’exploitation hors exceptionnels a atteint 2,8 milliards au quatrième trimestre 2015, soit un bénéfice par action de 1,39 dollar, pour un chiffre d’affaires stable à 39,6 milliards. Le consensus donnait respectivement un BPA de 1,21 dollar et un chiffre d’affaires de 39 milliards. En Europe, GM a accusé une perte d’exploitation ajustée de 300 millions de dollars au quatrième trimestre, contre une perte de 400 millions pour la même période de 2014. Malgré des signes de plafonnement du marché, le groupe a confirmé pour 2016 sa prévision d’une augmentation de son bénéfice par action, hors exceptionnels, à 5,25-5,75 dollars, contre 5,02 dollars en 2015.
Yum Brands, qui va scinder ses activités en Chine, a publié hier soir un bénéfice net trimestriel de 275 millions de dollars (248 millions d’euros), soit 63 cents par action, à comparer à une perte de 86 millions de dollars, soit 20 cents par action, un an plus tôt. Hors exceptionnels, le bénéfice s’établit à 68 cents par action, soit au-dessus du consensus de 66 cents. Cela est dû à la progression plus forte que prévu des ventes de son enseigne KFC, particulièrement en Chine. Egalement propriétaire des enseignes Pizza Hut et Taco Bell, le groupe américain a vu son chiffre d’affaires global reculer de 1,2% à 3,95 milliards de dollars.
Le constructeur nippon a annoncé mercredi renoncer à sa marque Scion qu’il avait lancée voici 12 ans en Amérique du Nord pour viser une clientèle jeune. Les trois modèles Scion existants passeront sous la marque Toyota à compter du mois d’août, date à laquelle cessera la production du petit coupé sportif Scion tC. Les ventes de la marque, qui avaient culminé à 173.034 unités en 2006, sont tombées à 56.167 unités en 2015, sur fond de désaffection des Américains pour les petites cylindrées.
Le spécialiste des services numériques a indiqué hier qu’il allait licencier son portefeuille de propriété intellectuelle portant sur les technologies HEVC directement aux fabricants de produits électroniques plutôt que par l’intermédiaire du consortium HEVC Advance, afin de favoriser une adoption plus rapide de cette norme de compression vidéo qu’il juge être «la plus performante et la mieux adaptée aux besoins de l’industrie». Il a donc signé un accord de licences significatif couvrant l’utilisation de ses brevets relatifs à ces technologies.
Le groupe de maisons de retraite et de convalescence a annoncé hier avoir effectué une émission obligataire complémentaire de 20 millions d’euros à échéance juillet 2022. Les obligations nouvelles sont assimilées et forment une souche unique avec les obligations émises le 31 juillet 2015, portant le montant total de la souche obligataire à 51,2 millions d’euros. Cette émission complémentaire, sous forme de placement privé, a été souscrite par le fonds Novo 2 géré par Tikehau IM.
Econocom a changé de statut pour devenir Société européenne (SE). La modification avait été adoptée par l’assemblée générale extraordinaire du 18 décembre 2015. «L’adoption du statut de société européenne confirme les ambitions d’Econocom Group en tant qu’acteur européen de référence dans le domaine des services numériques aux entreprises», explique la société, présente en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, en Italie et aux Pays-Bas.
Le groupe agroalimentaire français Labeyrie, dont PAI Partners détient 43% du capital depuis 2014, s’apprête à abonder à hauteur de 80 millions d’euros son emprunt obligataire d’échéance mars 2021 et de coupon 5,625%. L’opération fera passer à 355 millions d’euros le montant nominal de l’emprunt obligataire, noté B par S&P et B+ par Fitch. La société tiendra une rencontre investisseurs demain à la City, après un call ce mercredi. BNP Paribas et Deutsche Bank coordonnent le placement, épaulés par le Crédit Agricole, HSBC et Natixis.