Burberry va abandonner les présentations traditionnelles de collections de saisons pour s’adapter à l’évolution de la demande, qui émane désormais de clients vivant sous tous les climats du monde. La marque de mode britannique prévoit en outre de passer de quatre à deux défilés par an et de commercialiser ses modèles immédiatement après leur présentation. Les collections Burberry seront désormais dénommées «février» et «septembre», et plus «printemps-été» et «automne-hiver». Burberry est le premier groupe de mode à renoncer au très traditionnel calendrier du secteur. «Cela aura évidemment un impact important sur notre chaîne d’approvisionnement mais en terme de design et de processus créatif, c’est en fait moins radical que cela pourrait en avoir l’air», a assuré le directeur de la création et directeur général du groupe, Christopher Bailey, à l’édition en ligne de Business of Fashion.
Carlos Slim et Esther Koplowitz, la fille du fondateur de FCC, ont modifié leur pacte d’actionnaire qui leur interdisait de porter leurs participations au-delà de 29,99% du capital du groupe de BTP espagnol, pour autant qu’une augmentation de capital prévue ait lieu avant le 30 avril. Grupo Carso, la holding du milliardaire mexicain, contrôle actuellement 27,43% de FCC et Esther Koplowitz 22,44%. Le pacte fixant le plafond avait été signé à la suite d’une précédente augmentation de capital lancée fin 2014. L’étape franchie aujourd’hui est indispensable pour permettre à Carlos Slim de souscrire et garantir l’augmentation de 710 millions d’euros annoncée en décembre 2015. L’opération portera sa participation au-delà du seuil de 30%, ce qui l’obligera à lancer une OPA en bonne et due forme.
Trois ans après avoir levé 4 milliards de dollars, ArcelorMittal remet ses actionnaires à contribution. Le sidérurgiste a annoncé vendredi un projet d’augmentation de capital de 3 milliards de dollars afin de réduire sa dette. Le groupe percevra par ailleurs 1 milliard de dollars environ de la cession d’une participation de 35% au capital du groupe basque Gestamp. «Cette augmentation de capital, combinée à la vente de notre participation minoritaire dans Gestamp, accélèrera le plan de réduction de la dette de la société et nous permettra de ramener la dette nette à moins de 12 milliards de dollars», explique le directeur général Lakshmi Mittal dans un communiqué.
Toyota Motor a relevé sa prévision de chiffre d’affaires en Amérique du Nord, tout en annonçant un bénéfice d’exploitation inférieur aux prévisions au troisième trimestre pour cause d’augmentation des dépenses. Le premier constructeur automobile mondial a fait état d’un bénéfice d’exploitation de 722 milliards de yens (5,52 milliards d’euros), en baisse de 5,3%. Le consensus Thomson Reuters donnait un résultat d’exploitation de 780 milliards de yens. Toyota confirme sa prévision d’un bénéfice d’exploitation annuel de 2.800 milliards de yens, mais relève légèrement celle de son bénéfice net à 2.270 milliards, contre 2.250 milliards anticipés en novembre. Le groupe japonais précise que ses prévisions ne prennent pas en compte l’impact de l’arrêt de la production au Japon la semaine prochaine en raison d’une pénurie d’acier, à la suite de l’explosion survenu dans une aciérie appartenant à l’un de ses affiliés.
Air Liquide a acquis une participation majoritaire de 75% dans Vic Pharma, sans en dévoiler le montant. Deuxième acteur indépendant du marché de l’hygiène au Brésil, la société a dégagé un chiffre d’affaires d’environ 8 millions d’euros en 2015. Elle est présente dans la désinfection des surfaces, instruments et dispositifs médicaux, et des solutions antiseptiques pour les traitements pré- ou post-opératoires.
Lucie Muniesa a été nommée directrice générale adjointe de l’Agence des participations de l’Etat (APE). Elle succède à Astrid Milsan, désormais secrétaire générale de la direction générale du Trésor. Née en 1975, ancienne élève de l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae), Lucie Muniesa a débuté sa carrière à l’Insee. Elle a travaillé à l’APE entre 2004 et 2010, avant de rejoindre Radio France puis le ministère de la Culture et de la Communication.
Peter Terium, le président du directoire de l’électricien allemand RWE, pourrait prendre la direction de la nouvelle entité énergies renouvelables, réseaux et distribution, qui fera l’objet d’une scission dans le courant de l’année, a appris Reuters de deux sources proches, confirmant les informations du quotidien Rheinische Post. Le groupe allemand, qui ne fait aucun commentaire, a annoncé début décembre son intention de scinder ses activités d’énergies renouvelables, de réseaux et de distribution au sein d’une nouvelle filiale destinée à être cotée en Bourse dans les douze mois à venir. Le Rheinische Post écrit également que RWE, qui publiera ses résultats le 8 mars, a l’intention de passer une provision pour dépréciations d’actifs de plus d’un milliard d’euros, essentiellement liée à ses grandes centrales électriques.
Les prix de gros de l’électricité, actuellement autour de 30 euros par mégawatt/heure (MWh), ne permettent pas aux opérateurs d’investir dans de nouveaux moyens de production, a déclaré hier le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy lors d’un colloque du Syndicat des énergies renouvelables. Il n’a pas souhaité s’exprimer sur l’échéance à laquelle le groupe prendra une décision finale d’investissement pour le projet d’Hinkley Point, qui vise à construire deux réacteurs nucléaires de type EPR en Angleterre.
ConocoPhillips a fortement creusé ses pertes au quatrième trimestre 2015, sous le coup des charges de dépréciation, la chute des cours du brut pesant sur les performances de la société américaine, qui a également annoncé une baisse de son dividende trimestriel. Ce dernier est ramené à 0,25 dollar par action, contre 0,74 dollar précédemment. Le groupe va réduire ses investissements à 6,4 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros) cette année, contre 7,7 milliards en 2015. Sa perte nette trimestrielle s’est établie à 3,5 milliards de dollars, soit 2,78 dollars par action, contre -39 millions (-0,03 dollar/action) il y a un an.
But a annoncé hier avoir augmenté de 9,4% son chiffre d’affaires en 2015, à 2 milliards d’euros, avec une accélération au second semestre 2015 (+13,2%, +5,5% en périmètre comparable). Dans un marché français du meuble en hausse de 2,4%, le numéro trois de l’ameublement a gagné 0,7 point de parts de marché en 2015, de 12,4% à 13,1%. Ikea reste numéro un avec 18,3% (17,8% en 2014) en France, devant Conforama (15,7%, stable). But est détenu depuis 2007 par des fonds d’investissement gérés par Goldman Sachs, Colony Capital et OpCapita. Ils avaient tenté de vendre l’enseigne en 2012.
La croissance de l’encours des crédits aux entreprises en France a fléchi en décembre tout en conservant un rythme soutenu, selon les chiffres publiés hier par la Banque de France. Elle s’est inscrite à +4,1% sur douze mois après +4,5% en novembre, sous l’effet d’un net ralentissement des crédits de trésorerie (+6,2% après +9,5% à fin novembre). La croissance des crédits à l’investissement a pour sa part accéléré à +3,2% après +2,7%. L’encours global des crédits bancaires aux entreprises s’élevait à 871,4 milliards d’euros fin 2015, dont 604,9 milliards pour l’investissement et 195,8 milliards pour la trésorerie, contre 838,4 milliards fin 2014.
Vinci a proposé hier de ramener son dividende à 1,84 euro par action au titre de l’exercice 2015, contre 2,22 euros pour 2014 (dont 0,45 euro de dividende exceptionnel). Le groupe de construction et de concessions d’infrastructures prévoit pour 2016 une légère diminution du chiffre d’affaires global à structure comparable, mais une progression du résultat opérationnel et du résultat net. Pour l’exercice écoulé, le résultat net part du groupe s’établit à 2,04 milliards d’euros, en baisse de 17,7% d’un an sur l’autre. Hors éléments non courants, il ressort à 2,11 milliards, en hausse de 10,7 %.
La multinationale suisse a annoncé hier qu’il allait racheter le solde du capital du groupe agroalimentaire israélien Osem qu’elle ne détient pas encore, pour 3,3 milliards de shekels (756 millions d’euros). Nestlé propose de racheter 40,2 millions des actions, soit 36,32% du capital, à 82,5 shekels par action, ce qui représente une prime de 24,8% par rapport au cours de clôture de mercredi.A l’issue de l’opération qui doit encore recevoir l’aval des minoritaires, la société sera ensuite retirée de la Bourse de Tel Aviv.
Le conseil d’administration du géant américain de médias Viacom a nommé hier le directeur général Philippe Dauman au titre de président exécutif. Ce dernier remplace Sumner Redstone, qui, à 92 ans, vient également de démissionner de son poste de président exécutif de CBS, cédant la place à Leslie Moonves. Viacom a procédé à ce changement malgré l’opposition de Shari Redstone, fille du président sortant, qui réclamait la désignation d’une personnalité indépendante.
Le cimentier a publié hier un chiffre d’affaires en hausse 1,5% au titre de 2015, à 2,46 milliards d’euros, et dit s’attendre à un excédent brut d’exploitation annuel «en ligne» avec celui de 2014 en base publiée. A périmètre et à taux de change constants, ses ventes accusent un repli de 4,4%. Vicat précise avoir tiré parti l’an dernier d’une amélioration de ses performances opérationnelles aux Etats-Unis et en Inde, qui devrait compenser l’impact négatif de la baisse de l’activité en France, en Afrique de l’Ouest, au Moyen-Orient et au Kazakhstan.
Les discussions sur l’achat de cinquante hélicoptères européens Caracal par la Pologne se poursuivent, a assuré hier Airbus Helicopters, filiale du groupe Airbus, démentant une information de presse faisant état d’un abandon du contrat. Selon le quotidien polonais Rzeczpospolita, les autorités polonaises auraient décidé de renoncer à cette acquisition évaluée à 3 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) et sont convenues avec la France qu’elles n’achèteraient plus que «quelques» hélicoptères à Airbus.
L’équipementier informatique va payer 1,4 milliard de dollars pour acquérir la start-up américaine Jasper. Il a fait de l’internet des objets une priorité.
Le réseau social professionnel a présenté hier soir des prévisions inférieures aux estimations des analystes pour le trimestre en cours, ce qui a fait plonger l’action de plus de 26% à 141,44 dollars dans les transactions hors séance. Le groupe prévoit un bénéfice par action ajusté d’environ 55 cents, contre un consensus à 74 cents et un chiffre d’affaires de 820 millions de dollars (735 millions d’euros), lui aussi inférieur au consensus de 867 millions. Les services de recrutement de LinkedIn sont sous pression en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie-Pacifique «au vu de la situation économique mondiale», a déclaré le directeur financier, Steve Sordello. Sur le trimestre clos fin décembre, l’entreprise a subi une perte nette de 8,4 millions de dollars, contre un bénéfice net de 3 millions un an plus tôt. Hors exceptionnels, le bénéfice ressort à 94 cents par action, supérieur de 20 cents au consensus.
News Corp a annoncé hier soir une baisse de son chiffre d’affaires pour le quatrième trimestre consécutif, conséquence des difficultés de ses activités de presse et de diffusion d’information. Le groupe a réalisé sur octobre-décembre, deuxième trimestre de son exercice fiscal, un chiffre d’affaires de 2,16 milliards de dollars (1,93 milliard d’euros), en repli de 4,3% sur un an. Son bénéfice net s’est élevé à 62 millions de dollars, soit 11 cents par action, contre 142 millions (24 cents/action) un an plus tôt.
Pour emporter l’agrochimiste, le groupe chinois ChemChina devra passer l’obstacle de l’intransigeant comité américain en charge de la souveraineté économique.
Selon le groupe d’électronique japonais, l’offre du taïwanais Foxconn a autant de chances de triompher que celle du fonds public INCJ. Une victoire du premier créerait la surprise.
Face à la demande des investisseurs, LVMH a augmenté à 600 millions de dollars la taille de son émission d’obligations convertibles synthétiques remboursables en numéraire. Le prix d’émission des obligations a été fixé à 103% de la valeur nominale, soit en haut de fourchette. Elles affichent un rendement négatif à l’émission de 0,59%. La prime de conversion a été arrêtée à 37,5% par rapport au prix de référence. Le produit net de l’émission a pour objet de financer les besoins généraux, indique le numéro un du luxe.
Vinci a proposé jeudi de ramener son dividende à 1,84 euro par action au titre de l’exercice 2015, contre 2,22 euros pour 2014 (dont 0,45 euro de dividende exceptionnel). Le groupe de construction et de concessions d’infrastructures prévoit pour 2016 une légère diminution du chiffre d’affaires global à structure comparable, mais une progression du résultat opérationnel et du résultat net. Pour l’exercice écoulé, le résultat net part du groupe s’établit à 2,04 milliards d’euros, en baisse de 17,7% d’un an sur l’autre. Hors éléments non courants, il ressort à 2,11 milliards d’euros, en hausse de 10,7 %.
Continental Automotive Systems, filiale de l’équipementier automobile allemand Continental, va procéder au rappel de 5 millions de véhicules aux Etats-Unis en raison d’un système de contrôle des airbags potentiellement défectueux. Continental a informé l’agence américaine de sécurité routière (NHTSA) que ces systèmes construits de 2006 à 2010 pouvaient présenter un défaut susceptible d’empêcher le déploiement des airbags en cas d’accident. Les modèles concernés sont fabriqués par Daimler, propriétaire de la marque Mercedes-Benz, par Fiat Chrysler et par Honda, a précisé jeudi un porte-parole de Continental.
La croissance de l’encours des crédits aux entreprises en France a fléchi en décembre après son accélération de novembre tout en conservant un rythme soutenu, selon les chiffres publiés jeudi par la Banque de France. Elle s’est inscrite à +4,1% sur douze mois après +4,5% en novembre, sous l’effet d’un net ralentissement des crédits de trésorerie (+6,2% après +9,5% à fin novembre). La croissance des crédits à l’investissement a pour sa part accéléré à +3,2% après +2,7%. L’encours global des crédits bancaires aux entreprises s’élevait à 871,4 milliards d’euros fin 2015, dont 604,9 milliards pour l’investissement et 195,8 milliards pour la trésorerie, contre 838,4 milliards fin 2014.
ConocoPhillips a fortement creusé ses pertes au cours du quatrième trimestre 2015, sous le coup des charges de dépréciation, la chute des cours du brut pesant sur les performances de la société pétrolière et gazière américaine, qui a également annoncé une baisse de son dividende trimestriel. Ce dernier est ainsi ramené à 0,25 dollar par action, contre 0,74 dollar précédemment. Comme d’autres acteurs du secteur, ConocoPhillips va réduire ses investissements cette année, retenant une enveloppe de 6,4 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros) contre 7,7 milliards en 2015. La perte nette du groupe s’est établie à 3,5 milliards de dollars, soit 2,78 dollars par action, contre -39 millions (-0,03 dollar/action) il y a un an. Hors éléments exceptionnels, la perte nette par action est de 0,90 dollar, alors que les analystes financiers avaient anticipé -0,65 dollar, selon le consensus Thomson Reuters.