A la veille du sommet de Copenhague, une étude conjointe Vigeo-WWF («Entreprises et changement climatique : Défis sectoriels et perspectives pour une approche globale») explique notamment comment l’empreinte en carbone de l’activité des entreprises peut considérablement varier selon le périmètre sur lequel elle est mesurée. Autrement dit, la sphère d’influence des entreprises peut être plus large que le champ d’actions qu’elles choisissent traditionnellement pour désigner leur politique de lutte contre le changement climatique. Au travers de l’analyse de l’empreinte carbone de dix secteurs d’activité, l'étude montre que le plus gros volume d'émissions de carbone associées à l’activité d’une entreprise se trouve souvent en amont ou en aval de ses activités. Dans ce cas-là, «une prise en compte de ces émissions «indirectes» peut s’avérer efficace, afin d’inciter fournisseurs, sous-traitants ou clients à les réduire. Et parfois, cet élargissement de vision peut aller jusqu'à une adaptation de business model, par exemple à travers une réorientation vers d’autres types d’activités», souligne l'étude.Avant d’en arriver là, «il est impératif qu’une entreprise, quel que soit le secteur, réalise un diagnostic précis, complet et transparent de ses émissions de GES, et ce sur l’ensemble des trois périmètres de reporting» (émissions directes, émissions indirectes liées à l'électricité et à la chaleur achetée, autres émissions indirectes, entre autres celles liées aux fournisseurs). Sur ce chapitre du reporting, l'étude relève que les entreprises des différents secteurs n’ont qu’un faible niveau de reporting sur les émissions indirectes générées par leurs activités.Par ailleurs, une homogénéisation des méthodes de reporting constitue une voie d’amélioration essentielle afin de permettre aux observateurs de comparer les émissions , mais aussi les progrès réalisés.
En 2010 mais aussi à plus long terme, les investisseurs institutionnels français vont diminuer le poids des classes d’actifs les plus risquées quitte à délivrer des rendements plus faibles, révèle un sondage de Multiratings réalisés auprès de 42 investisseurs. C’est ce qu’affirment 56 % des répondants. Et ce, alors que la tendance des Européens, d’après la dernière étude de JPMorgan Asset Management, est plutôt de garder la même allocation aux actions, voire de l’augmenter (lire article du 20/11/2009). Les raisons invoqués par les Français pour expliquer cette tendance est sans surprise la conjoncture, et plus précisément la volatilité des marchés. Mais ils mentionnent également Solvency II. En attendant, depuis le début de l’année, 47 % des institutionnels interrogés ont fait évoluer leur allocation pour augmenter le risque global. Et en 2010, ils vont poursuivre leurs désinvestissements sur le monétaire, mais au profit des stratégies de rendement comme les obligations, les convertibles ou l’immobilier.
De plus en plus d’investisseurs se tournent vers la gestion passive, mais principalement vers les indices pondérés par la capitalisation. Pourtant, de nouvelles techniques comme l'équipondération ou la pondération des entreprises en fonction de leurs dividendes (indices fondamentaux) font mieux sur une base ajustée au risque, tandis que la combinaison de toutes stratégies fait encore mieux, selon une étude publiée dans le Journal of Indexes en début d’année prochaine (Beyond Cap-Weight: The Empirical Evidence for a Diversified Beta) et citée par le Financial Times Fund Management.
Selon Les Echos, Constantinos Antoniades, un transfuge de Goldman Sachs, où il a officié durant onze ans au sein du département «fixed income», s’apprête à lancer un nouveau système multilatéral de négociation dédié au marché des obligations convertibles échangées de gré à gré. Baptisé Vega-Chi, ce dernier arrivé dans le monde des «multilateral trading facilities» n’attend que l’autorisation de la Financial Services Authority (FSA), le gendarme de la Bourse britannique. Le directeur exécutif de Vega-Chi prévoit de lister 165 obligations pour le marché européen, dont le montant total d'émission s'élèverait à plus de 100 milliards de dollars. Près de 140 clients pourraient être intéressés par l’offre de la nouvelle plate-forme sur le Vieux Continent, dont plus de la moitié sont des entités françaises
Au cours d’une conférence de presse consacrée au secteur automobile en Europe, Groupama Asset Management a rappelé que cette industrie a été touchée non seulement par la crise financière mais également par la crise économique. De fait, les Etats ont été contraints d’intervenir sur plusieurs fronts : la production, via des primes à la casse qui ont subventionné, par exemple, 2 millions de véhicules sur un volume de vente de 3 millions d’automobiles en Allemagne, le crédit également afin de refinancer les prêts autos – en France, l’enveloppe financière a atteint 8,6 milliards d’euros -, et enfin, le social via le recours au chomage partiel – dont le coût est limité pour les entreprises mais ne répond pas à une logique de restructuration. Si le résultat de l’ensemble de ces mesures est positif, ces dispositions sont conjoncturelles et non pas structurelles. Dans ce cadre, les perspectives 2010 de ce secteur-clé sont médiocres selon la société de gestion, compte tenu également de la baisse des ventes, des surcapacités, de la guerre des prix, etc. Groupama AM parie également sur des investissements technologiques pour réintroduire un avantage compétitif entre les acteurs. Avec en ligne de mire des règlementations carbone plus dures. A titre d’exemple, en Europe, le taux réglementaire de C02 (g/km) actuel (153) doit passer à 130 g/km en 2015/2016 pour se fixer à 95 g/km en 2020. Sachant que la réglementation remet en cause le moteur thermique, «l’objectif en question est très structurant», juge la société de gestion. Cela dit, les constructeurs mènent des stratégies très différentes. Toyota par exemple s’est fait le champion de la technique du «full Hybride» (l’electricité vient en support du moteur thermique), tandis que Renault a fait le pari de la voiture électrique et gardera un contrôle sur la production batteries. Quant à Fiat, ses recherches portent sur une amélioration du rendement du moteur thermique de ses véhicules... Même si aucune concentration du secteur n’est attendue en 2010, ce mouvement reste primordial pour atteindre une taille critique, a insisté l'équipe de gestion. Mais cette fois, la gouvernance et le manque de moyens financiers du secteur freinent cette évolution. «Les entreprises automobiles sont prises en étau, explique Groupama AM, entre d’un côté les gouvernements qui attendent de leurs efforts financiers le maintien des sites sur leur sol par exemple, et d’un autre, les actionnaires principaux qui veulent garder le contrôle du pouvoir et éviter toute dilution.
La banque centrale des Émirats arabes unis a ramené un peu de calme et évité un krach financier généralisé à Dubaï en assurant de son soutien les banques émiratiennes et les branches des banques étrangères opérant dans le pays via la mise à la disposition de ces banques des facilités pour des liquidités additionnelles, relève la Tribune. Cela étant, en cas de difficultés d’un pays de la zone euro, rien dans le traité de l’euro ne permet à la Banque centrale européenne de souscrire à un emprunt souverain. Sans soutien financier d’un Etat à un autre en défaut de paiement, ce dernier n’aurait comme seul recours que de demander au FMI comme l’a fait récemment la Lettonie, précise le quotidien, ce qui entâcherait la crédibilité de la monnaie unique. Quant aux actions préventives de la Commission européenne pour déficit excessif comme ce fut le cas pour la Grèce, elles sont inefficaces.
Railpen, l’un des plus gros de fonds de pension du Royaume-Uni avec 18,7 milliards d’euros d’encours, devait envoyer lundi des questionnaires détaillés aux 40 sociétés de gestion à qui il a confié un mandat pour savoir dans quelle mesure ces dernières prennent au sérieux la question du changement climatique, rapporte le Financial Times Fund Management. Les 77 questions, mises au point en collaboration avec HSBC et Linklaters, seront librement accessibles à tous les détenteurs d’actifs qui veulent sonder leurs conseillers et leurs gestionnaires.
Après la crise de 2008 et la reprise de 2009, 2010 marquera « l’atterrissage » de l’industrie sur des niveaux d’activité qui s’inscriront davantage dans la durée, note la Tribune. Les banques d’investissement devraient enregistrer une baisse comprise entre 25 % et 35 % de leurs revenus. Les activités de marché de taux seront logiquement les plus touchées. Chez BNP Paribas par exemple, les revenus devraient s'établir à plus de 1 milliard d’euros par trimestre, contre 2 à 3 milliards au premier semestre 2009. De son côté, la Société Générale devrait aussi accuser une baisse similaire de ses revenus en fixed-income. «La banque semble aussi avoir profité de sa position de leader mondial sur les dérivés actions pour retrouver ses plus hauts niveaux de revenus d’avant crise de 1 milliard d’euros par trimestre», note le quotidien. Reste que le retour des banques d’investissement à des revenus plus bas pose la question de leur rentabilité. Après une envolée des provisions en 2009, leur niveau sera primordial pour différencier les rentabilités des banques d’investissement, conclut la Tribune.
Les rémunérations variables allouées en 2010 au titre des résultats 2009 resteront similaires à celles versées en 2009 pour l’année 2008 dans la majorité des entreprises françaises, indique la nouvelle étude Towers Perrin sur les perspectives 2010 en matière de rémunération menée en octobre 2009 auprès de 71 grandes entreprises françaises, dont 4 banques.Dans le détail, les enveloppes 2010 de rémunération variable resteront semblables à celles de 2009 dans 50 % des cas pour les cadres supérieurs, 45 % pour les cadres et 33 % pour les non cadres (majoritairement non éligibles). Parallèlement, les entreprises sondées sont seulement 33 % à envisager une diminution du montant versé des enveloppes de rémunération variable, alors que 88 % souhaitent réduire le budget 2010 des augmentations salariales. Par ailleurs, 63 % des entreprises ne comptent pas changer les pratiques actuelles d’intéressement à long terme, bien qu’une majorité d’entre elles (70 %) soit convaincue de la poursuite des effets négatifs de la crise sur leurs équilibres financiers en 2010.
«L’économie mondiale flirte de nouveau avec la croissance», s’est réjoui Sébastian Paris-Horvitz, directeur de la stratégie d’investissement d’Axa Investment Managers (Axa IM), lors de la présentation des perspectives d’investissement pour l’année 2010. En effet, la reprise mondiale devrait selon lui continuer à bénéficier, pendant quelques trimestres encore, du soutien de la puissante stimulation des politiques économiques. Dans ce contexte de poursuite de la dynamique de reprise économique et la persistance d’une liquidité très abondante, Axa IM a choisi de recommander une surexposition aux actifs les plus risqués. Au sein des actions, légèrement surpondérées dans un portefeuille type, à 52,5 %, les surpondérations sont concentrées sur les actions américaines ‘couvertes en devise’ et les actions de la zone Euro alors que le Japon est très sous-pondéré. Aux Etats-Unis, «la hausse des actions devrait représenter entre 25% et 30 % en 2010", précise Christian Rabeau, directeur de la gestion. Concernant les valorisations des actions des pays émergents, elles restent soutenues par une croissance plus dynamique «mais le niveau nous semble élevé actuellement», constate Christian Rabeau. Au sein de la classe d’actifs obligataire (46,5%), «les obligations d’Etats offrent peu de valeur, surtout sur la partie courte de la courbe des rendements», commente-t-il. Il préfère donc les emprunts d’Etat de maturité longue et le crédit «investment grade» de courte maturité. Aux Etats-Unis, l’exposition est maintenue sur le « High Yield Short Duration ».
Dans la foulée des difficultés financières de Dubaï, le MSCI Emerging Markets a cédé 4,3% sur deux jours la semaine dernière et certaines Bourses asiatiques ont reculé vendredi dernier de plus de 4%, indique l’Agefi. Les credit default swaps (CDS) font également les frais des de la prudence des investisseurs et continuent de s'élargir. De la même façon, certaines devises comme le real brésilien qui s’est déprécié jeudi dernier face au dollar souffrent.
Un porte-parole de la Deutsche Börse a indiqué à la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung que l’entreprise de marché allemande n’a pas l’intention de bonifier son offre pour la Bourse de Varsovie, même si le gouvernement polonais valorise cette dernière à plus d’un milliard d’euros. Selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung de lundi, la Deutsche Börse juge un tel prix tout à fait excessif et elle envisage de rompre les négociations.
Selon les trois quarts des investisseurs institutionnels français et britanniques, la rémunération des dirigeants des entreprises doit être encadrée. Et ils estiment que ce sont eux, en tant qu’actionnaires, qui devraient le faire. C’est ce que révèle la dernière enquête de Novethic, réalisée avec BNP Paribas Investment Partners, auprès d’une soixantaine d’investisseurs français et anglais (*). Les investisseurs des deux nationalités estiment que les actionnaires doivent avant tout exiger des entreprises une information claire sur le système de rémunération. Ils ne sont qu’une moitié à penser qu’il faut proposer le sujet en assemblée générale, les Anglais étant un peu plus convaincus de la chose que leurs homologues français.Cela étant, cet «activisme» doit être nuancé, l'étude révélant aussi un net retrait de la volonté des investisseurs institutionnels d’influencer les stratégies environnementales, sociales et de gouvernance des entreprises entre 2008 et 2009. Ils sont 58 % du panel en France à vouloir le faire (contre 71 % l’année précédente) et 48 % au Royaume-Uni (contre 72 % en 2008). Pour Anne-Catherine Husson Traore, directrice générale de Novethic, «ce recul s’explique sans doute par le fait que les investisseurs avaient été interrogés en octobre 2008, au moment le plus critique de la crise financière». Quoi qu’il en soit tous les investisseurs français et 84 % des anglais se disent concernés par les enjeux ESG (environnement, social et gouvernance). Et la raison invoquée par plus de 90 % d’entre eux est la réduction des risques de long terme. L’amélioration de la performance financière est aussi un facteur cité, même si les Français sont plus réservés que les Anglais sur la question. Face à cette vision commune, des différences culturelles persistent, principalement en ce qui concerne l’importance accordée aux différents enjeux ESG, note Novethic. Les investisseurs français sont 65 % à examiner les trois dimensions dans leur globalité contre seulement 45 % des Britanniques. Pour 19 % des Français, le social prime, tandis que les Britanniques ne s’en soucient pas. Ils divergent aussi sur l’environnement, qui est une priorité pour seulement 3 % des Français et 10 % des Britanniques. Enfin, seuls 13 % des Français accordent un primat à la gouvernance, contre 45 % des Britanniques. (*) «Les investisseurs institutionnels sont-ils des actionnaires sensibles aux enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance»
Les investisseurs se tournent à nouveau vers l’immobilier. C’est, selon L’Agefi suisse, la conclusion d’une étude de Barclays Wealth publiée ce lundi et rédigée en collaboration avec l’Economist Intelligence Unit. Elle sonde pour la première fois depuis le début de la crise du marché immobilier américain, les attitudes des clients privés de Barclays à l’égard de l’investissement résidentiel et commercial. Plus de 50% des investisseurs suisses ont ainsi l’intention d’augmenter leur allocation immobilière au cours des deux prochaines années, alors que 11% prévoient de la réduire. L’étude prévoit pour 2010 une hausse des prix de l’immobilier en Suisse comprise entre 1% et 4%. Toutefois, avertit la banque britannique, malgré l’amélioration attendue à moyen terme, il est possible que les prix puissent rechuter dans un futur proche.
Selon Richard Wong, directeur des investissements actions Asie / Pacifique chez Halbis, filiale spécialisée dans la gestion fondamentale active de HSBC Global Asset Management, la Chine est en bonne voie pour enregistrer une croissance supérieure à 8 % du PIB cette année. Cette vigoureuse expansion de la Chine devrait pouvoir se maintenir en 2010, «stimulée par les projets d’infrastructure existants et futurs et par le dynamisme de la consommation intérieure», anticipe le spécialiste dans une note. Concernant les craintes d’un éventuel relèvement des taux d’intérêts, Richard Wong se veut rassurant. «Il est peu probable que le gouvernement relève bientôt les taux d’intérêt car la production manufacturière intérieure et les exportations restent faibles. Les bénéfices des grandes entreprises industrielles chinoises ont reculé de 9.1 % durant les neuf premiers mois de l’année, même si cette évolution représente une amélioration de 1,5 % par rapport aux huit premiers mois», explique-t-il. Par conséquent, dans l’ensemble, Richard Wong ne craint pas que la Chine durcisse ses politiques monétaire et budgétaire souples dont le but était de favoriser la confiance des marchés.
Anthony Bolton, qui va reprendre la gestion d’un portefeuille d’actions chinoises, a précisé qu’il limitera les encours du Fidelity China Fund, qui devrait être lancé en mars, si les souscriptions se révèlent plus importantes que prévu, indique Moneymarketing. Concernant l’approche du fonds, elle devrait être plus agressive que celle des fonds actions Chine existants de la société de gestion. Selon Anthony Bolton, elle devrait se rapprocher de celle utilisée pour la gestion du Special Siuations Fund de Fidelity, qu’il a géré pendant plus de 30 ans.
Bill Hench, le gérant du fonds Royce U.S. Small Cap Opportunities chez Royce & Associates à New York, une filiale de Legg Mason, estime dans Le Temps que pour l’instant, les entreprises n’investissent pas. « Mais je pense que la situation va se détendre. Le deuxième trimestre a marqué la fin de la dégradation de l’économie. Au troisième trimestre, on a entendu dans la technologie des sociétés parler d’une amélioration de la situation. On verra probablement au cours des prochains trimestres d’autres secteurs en bénéficier », explique-t-il. Le marché des micro-capitalisations, les sociétés de moins de 500 millions, étant trop illiquide pour être repositionné de manière défensive si besoin, sa stratégie est donc d’essayer de détenir en permanence le meilleur marché du meilleur marché.
Reprenant l’un des préjugés les plus répandus dans la communauté financière selon laquelle responsabilité sociale et contreperformance financière sont associés, le Centre de Recherche d’UFG-LFP présente, dans la dernière édition des Cahiers de la Recherche, la synthèse de sa dernière étude sur l’effet d’une sélection ISR sur la performance des portefeuilles. Les résultats de cette étude démontrent que non seulement choisir des valeurs sur des critères extra-financiers n’obère pas la performance financière mais qu’écarter les valeurs les plus éloignées de ces critères permet aussi d’améliorer les profils de rendement/risque.L’hétérogénéité des fonds se déclarant « ISR » et les divers biais de gestion (style, secteur, poids, alpha ou bêta du gérant) ne permettant pas d’obtenir des résultats convaincants, l'étude réalisée s’est donnée une logique inverse. Pour être en mesure d’identifier une contribution de la sélection « durable et responsable », elle a « back-testé » des portefeuilles qui auraient été composés exclusivement sur la base de la sélection ISR, selon une méthode unique et constante dans le temps appliquée par UFG - Sarasin AM (ex Sarasin AM France) - la méthodologie Sustainability Matrix®. Ensuite, sur une période comprise entre 2005 et 2009, une étude comparative a porté sur les performances de deux portefeuilles équipondérés de 50 valeurs à partir de l’univers des principales sociétés cotées de la zone euro, constitutives de l’indice Eurostoxx 300. Le premier portefeuille était composé d’une sélection réalisée au début de chaque trimestre, des titres ayant les notes ISR les plus élevées (best of ISR ou BoI). Le second portefeuille était composé des titres ayant les notes ISR les plus basses, (worst of ISR ou WoI). Bien évidemment, l’opération a été réalisée en excluant d'éventuels biais (style, secteur, poids, alpha ou bêta du gérant Au final, il ressort qu’avec un rendement positif (2,89% annualisé hors dividendes sur l’ensemble de la période étudiée, contre - 0,23% pour l’Eurostoxx 300), le portefeuille Best Of ISR surperforme régulièrement son benchmark, que ce soit en phase de hausse (2005-2007) ou en situation de crise aigüe (2007-2009). De son côté, le Worst of ISR sous-performe nettement, (- 0,74% annualisé), du fait d’une contre-performance marquée pendant la crise.Source : Recherche UFG-LFP Best of ISR Worst of ISR EuroStoxx 300 2005-2009 16,28 % (1,63 %) (0,87 %) 2005 26,01 % 27,90 % 23,00 % 2006 25,57 % 28,38 % 20,28 % 2007 4,66 % (4,18 %) 4,91 % 2008 (47,65 %) (54,91 %) (47,80 %) 2009 34,11 % 38,67 % 22,35 % L’étude complète réalisée par le Centre de Recherche d’UFG-LFP est consultable à l’adresse suivante : http://www.groupe-ufg.com/fileadmin/docs/etudes/etude-recherche-200911.pdf
Mickael Benhaim, deputy head of fixed income chez Pictet Asset Management, et Alexandre Ris, senior product specialist, sont unanimes. C’est du côté des pays émergents qu’il faut chercher de la performance. Des pays émergents qui vont continuer de tirer la croissance mondiale. Seul contributeur à la croissance du PIB mondial en 2009, ils devraient représenter les deux tiers de cette croissance en 2010, estime Pictet qui écarte l’hypothèse d’un «double dip» l’an prochain et qui parie sur le maintien de taux bas jusqu’en 2011, aucune banque centrale ne voulant prendre le risque de tuer la reprise de la croissance. Alexandre Ris reste positif notamment sur la dette émergente en devise locale qui peut offrir un coupon de 7 à 8%, et surtout long sur la dette latino-américaine qui affiche le plus fort beta. Sur les autres classes d’actifs, Pictet est légèrement surpondéré sur le high yield en raison des opportunités de portage. Dans l’investment grade, Pictet voit encore un certain potentiel sur les bonnes signatures, mais est surpondéré essentiellement sur les financières.
L’UBP ne fait pas tâche dans ses convictions. Selon Patrice Gautry, chef économiste, l’Asie et les pays émergents resteront en 2010 les moteurs de l’activité mondiale. Mais au-delà de ce constat, il y a clairement un déplacement durable du centre de gravité du monde économique vers ces pays, précise la société de gestion. A l’inverse, «le modèle occidental (G7), grevé par la dette et le chômage qui pèsent sur la consommation, est clairement en panne et le potentiel de croissance de ces pays est profondément endommagé.» Dans cet environnement, UBAM parie sur un maintien des politiques encore accommodantes des banques centrales. A charge pour elles d’éviter la formation de bulles sur certains actifs alimentées par des politiques trop laxistes. En conclusion, c’est une croissance modérée qui devrait succéder à la récession de 2009, laissant encore en place de nombreux déséquilibres mondiaux.Ce panorama conduit UBP à recommander de rester surpondéré en actifs risqués aussi longtemps que les politiques monétaires demeurent accommodantes et que les bénéfices des sociétés dépassent les attentes des analystes. «Le Chief Investment Officer propose de conserver une surpondération stratégique aux pays émergents dans les portefeuilles actions, mais suggère des rotations entre les places», précise l'établissement. Le choix de valeurs dépend également des politiques mises en place. A mesure que les effets des politiques de relance s’affaibliront, il vaut mieux se porter vers les grandes capitalisations et les secteurs défensifs qui offrent une alternative intéressante aux obligations de sociétés. Dans un autre genre, compte tenu des «queues de distribution» - les risques d’événements extrêmes - qui pèsent sur les marchés financiers et les économies : la perte de confiance potentielle envers les gouvernements et dans la monnaie fiduciaire renforce’attrait de l’or et doit inviter à rechercher des protections dans les portefeuilles diversifiés. Enfin, l’industrie de la gestion alternative doit reprendre la main et, en termes de performances, selon Christophe Bernard, doit faire mieux que les obligations, voire les actions. Mieux vaut cependant se concentrer sur les stratégies liquides et, en particulier, celles long/short et du crédit. De plus, «les stratégies «événementielles» devraient bénéficier en 2010 d’un rebond attendu des fusions-acquisitions», conclut l'établissement.
Les banques européennes pourraient perdre jusqu'à 40 milliards de dollars du fait de leur exposition à Dubaï, rapporte le Wall Street Journal. Dubaï World, qui a demandé un délai de six mois à ses créanciers pour rembourser sa dette, représente environ 60 milliards de dollars du passif de la ville d’Etat totalisant 80 milliards. La moitié est aux mains de banques européennes.
Selon la Tribune, un problème de connectivité a contraint la Bourse de Londres à stopper ses échanges entre 10 h30 et 14 heures. Durant cette période, la place a proposé un mode «enchères», permettant d’enregistrer les ordres pour les exécuter dès la reprise du marché en continu. Une décision qui, pour certains, a empêché les participants de poursuivre normalement leurs échanges en passant sur d’autres plates-formes de négociation.
Selon les chiffres de la Fédération Française des Sociétés d’Assurances, la collecte sur les contrats d’assurance a de nouveau progressé en octobre. Depuis le début de l’année, le montant des cotisations s'élève à 114,9 milliards d’euros, et affiche une progression de 11 % comparé à la même période en 2008. Dans le détail, les fonds en euros ont attiré 99,99 milliards d’euros, et les unités de compte, 15 miliards d’euros. Soit pour les premiers une progression de 16 % et, pour les seconds, une baisse de 16 %. La collecte nette (cotisations - prestations) ressort quant à elle à 44,5 milliards d’euros.Enfin, en hausse de 8 % sur un an, l’encours des contrats d’assurance vie et de capitalisation atteint 1.232 milliards d’euros.
A la suite du report d’au moins six mois du remboursement du sukuk du groupe immobilier Nakheel à Dubaï, les analystes de Credit Suisse cités par L’Agefi, estiment que pour les banques européennes, le Moyen-Orient ne devrait pas peser plus de 1% à 2% de leurs encours en étant exposées à hauteur de 40 milliards de dollars, soit la moitié de l’encours total estimé des dettes de l'émirat, et Dubaï n’en représenterait qu’une petite partie. En considérant que l’exposition cumulée des banques européennes atteint 50% de la dette totale de Dubaï, un défaut de paiement sur la moitié de cette exposition aurait un impact de 5 milliards d’euros sur leurs comptes après impôt, ce qui augmente de 5 % leurs provisions. Si cela semble limité, il reste que le moratoire est un signal négatif sur les économies du Golfe, note le quotidien.
L’agence de notation Moody’s a modifié sa méthodologie d'évaluation des préférentielles et subordonnées émises par les établissements financiers parce qu’elle pense que le risque présenté par ces titres est supérieur à ce qu’elle croyait jusqu'à présent, rapporte Expansión. Cela va concerner 170 banques dans le monde entier et le montant de la dette affectée se situe à quelque 300 milliards d’euros.Rien que pour l’Espagne, le processus va impacter 15 établissements et des émissions de 27,7 milliards d’euros. Les deux premières banques concernées par un éventuel abaissement de note sont le Santander et le BBVA pour des montants de 9,08 milliards et 5,08 milliards d’euros respectivement.
«Les traders mâles, comme les animaux sauvages, prennent plus de risques lorsque leur niveau de testostérone augmente», affirme dans le Financial Times, John Coates, chercheur en neuroscience et finance à l’Université de Cambridge. Dans une étude qu’il a publiée mercredi dans PLoS ONE, il montre que la présence de niveaux modérément élevés de cette hormone accroît les profits des traders haute fréquence (high frequency). Mais à des niveaux supérieurs, cela peut provoquer un excès de confiance et des comportements risqués. L’étude ne dit pas en revanche si la testostérone a des effets bénéfiques en améliorant les compétences des traders ou en augmentant seulement leur appétit pour le risque.
L’indice global de la confiance des investisseurs calculé par State Street Global Markets en partenariat avec l’université de Harvard s’est replié de 7,6 points au mois de novembre à 100,8 points contre 108,4 en octobre. Il se retrouve à son plus bas niveau depuis huit mois.Les investisseurs en Asie ont enregistré la plus forte baisse, l’indice régional ayant chuté de 4,1 points à 91,2. Les autres régions affichent un peu plus d’enthousiasme. L’appétit pour le risque des investisseurs nord-américains est demeuré pratiquement inchangé, passant de 101,1 à 102,2 point. Les investisseurs européens se sont montrés un peu plus optimistes, le niveau de confiance affichant un gain de 2,7 points à 105,5 points. Selon le professeur Ken Froot (Harvard), qui a participé à l'élaboration de l’indice, «les données agrégées masquent des disparités régionales et nationales particulières. Ce mois-ci par exemple, les investisseurs institutionnels ont radicalement réduit leurs positions sur certains marchés, comme l’Australie, tout en continuant à augmenter leurs positions sur les marchés émergents. Dans l’ensemble, les investisseurs affichent une certaine prudence quant au niveau actuel des valorisations des actions, et le désir de voir se manifester de plus grandes preuves d’une activité économique et d’une demande globale réelles, particulièrement aux États-Unis, avant d’étoffer davantage leurs positions en actions ».