Dans son onzième rapport portant sur la rémunération des dirigeants des sociétés cotées, la société de conseil aux investisseurs Proxinvest milite pour un renforcement du pouvoir de contrôle des actionnaires, plus efficace pour mettre légitimement fin aux dérives observées que les recommandations de modération et d’auto-régulation du patronat. Reste que sur l’exercice 2008, la baisse des rémunérations totales des dirigeants, options et actions gratuites comprises, est nette et généralisée avec une baisse de 20% - à échantillon constant observée - pour les présidents exécutifs du CAC 40, après une réduction de 17% en 2007. Cette baisse globale de rémunération s’observe parallèlement sur l’ensemble des équipes dirigeantes du SBF 120 (- 15% sur un échantillon de 949 dirigeants). C’est sans surprise la part actionnariale, via des dotations d’options et d’actions gratuites moindres, qui explique l’essentiel de cette baisse. De facto, précise le communiqué de Proxinvest, le poids de la part salariale fixe, variable et accessoire dans le total perçu par les présidents exécutifs se renforce en passant de 55% à 60% pour le CAC 40 et de 57 % à 70% pour le SBF 120 à échantillon constant. In fine, la formule pour les présidents exécutifs du SBF 120 est proche de «30-35-35», pour 30% de fixe, 35% de bonus et 35% d’incitation actionnariale à long terme. Compte tenu de cette période exceptionnelle, la rémunération variable des intéressés semble encore élevée. En chiffres, les présidents exécutifs du CAC 40 ont perçu un total moyen 2008 de 3,6 M€, soit une baisse 23,4 % par rapport à l’an dernier mais qui représente tout de même 211 fois le SMIC (4,3M€). On retiendra néanmoiuns que l’on reste ici en deça du «socialement acceptable» établi par la société de conseil aux investisseurs, fixé à 4,6 millions d’euros, soit 240 fois le smic. A titre d’informations, le total perçu par les autres premiers dirigeants de l’indice 120 - hors CAC 40 - se situe à 1,8 M € (contre 2,2M€ en 2007). A noter que, cette année, le rapport annuel de Proxinvest se dote d’une approche plus internationale, avec une analyse des grandes sociétés européennes composant l’indice DJ Eurostoxx 50 auxquelles ont été ajoutées les dix plus grandes capitalisations anglaises et suisses. A ce jeu, sur une base salariale, les présidents exécutifs français ne sont pas les plus payés : en effet, s’ils reçoivent plus que leurs collègues néerlandais (2 M€) et belges (1,5 M€), ils perçoivent moins que leurs collègues suisses et espagnols (4,5 M€).
Selon les données d’Europerformance portat sur les fonds de droit français, les fonds obligataires et actions ont pour la plupart enregistré une variation positive de leur encours sur le mois de novembre. Avec également dans ces deux catégories et les grandes familles de fonds (fonds investis en actions de la zone euro, européennes, internationales…) des souscriptions nettes. Trois exceptions cependant. Les fonds investis en actions françaises, américaines, et Asie-Pacifique ont perdu respectivement 370 millions, 230 millions et 130 millions d’euros. Sauf sur l’Asie Pacifique où l’encours sur le mois a baissé de 0,9%, «l’effet marché» a plus que compensé ces sorties de capitaux supérieures aux entrées. Les fonds investis en actions françaises et américaines ont enregistré une variation de leur encours de 0,3 % et 1,9 %. On notera que ce sont les fonds investis en actions internationales qui ont enregistré la variation de leur encours la plus forte surle mois dernier (4,6 %) – soit plus du double de la variation moyenne pour les fonds de cette nature (2 %). Du coté des fonds obligataires, ce sont les fonds composés de titres internationaux qui ont vu leur encours progressé le plus (2,3%). Mais ce sont les fonds investis en obligations de la zone euro qui ont enregistré les souscriptions nettes les plus élévées : 1,05 milliards d’euros.Tout cela a un prix : les fonds monétaires «classiques» ont subi une décollecte de 4,8 milliards d’euros. Et les monétaires dynamiques de 5,31 milliards d’euros soit une variation négative de ces familles de fonds de 1 % et 1,3 % respectivement. En termes de performances, seule la catégorie obligataire investie en titres à haut rendement enregistre une perte sur le mois de novembre (-0,08 %). Toutes les autres catégories obligataires et actions sont dans le vert. On notera la progression la plus forte enregistrée par les fonds actions investis outre-Atlantique (3,94 %), à rapprocher des 1,1 % et des 1,72 % enregistrés respectivement par les fonds actions françaises et actions de la zone euro respectivement.
Après une «merveilleuse» année 2009, les opérateurs se demandent à présent si la reprise est durable et réelle ou bien s’il s’agit d’un feu de paille plus long qu'à l’accoutumée, estime William De Vijlder, global CIO de Fortis Investments. Autrement dit, la période de l’argent facile est probablement révolue et l’on en revient à une phase où le risque idiosyncratique revient, tant à l'échelon des entreprises que des pays.Le scénario de base retenu par les experts de Fortis est celui d’une reprise en racine carrée, et nous entrons maintenant selon eux dans une période qui n’est plus favorable aux actions sans leur être pour autant défavorable. L’un des problèmes tient au fait que la sphère financière «tourne» encore très bien alors que le monde réel doit encore se prononcer sur la pérennité de la reprise, qui n’est pas encore «auto-portante», même si l’on devrait y arriver progressivement «sans que ce soit pour autant le Walhalla économique».L’heure est typiquement au «market timing» et à l’achat sur les périodes de repli.D’une manière générale, Fortis est surpondéré en actions (qui pèsent la moitié du budget de risque), notamment émergentes , en obligations d’entreprises, en haut rendement et en dette émergentes, ainsi qu’en matières premières. 2009, résume William De Vijlder, aura été l’année du risque directionnel alors que le défi de 2010 sera de choisir les bons titres.
Les opérations de fusions-acquisitions ont chuté de 56 % en 2009 dans les pays de l’OCDE rapporte la Tribune. Elles sont passées de 1.000 milliards de dollars à 454 milliards.
Le nombre d'émetteurs obligataires corporates ayant subi un défaut n’aura jamais été aussi élevé qu’en 2009, rapporte l’Agefi qui cite une étude Moody’s. Leur nombre s’établit à 250 depuis le début de l’année. La fin de 2009 devrait coïncider avec la fin d’un cycle pour les taux de défaut, note le quotidien, même si le taux de défaut constaté en Europe a ainsi poursuivi sa hausse au mois de novembre (à 10,1% contre 9,4% un mois auparavant).
Le hedge fund activiste Jana Partners, basé aux Etats-Unis, et le gestionnaire de fonds Alberta Investment Management Company ont pris une participation de 5 % dans le néerlandais TNT, rapporte le Financial Times, qui estime que cela pourrait être le prélude à une vente du groupe. Cette acquisition marque le retour de l’activisme des hedge funds en Europe. Vendredi, BlackRock avait dévoilé détenir 5 % de TNT.
Selon Les Echos, l'établissement financier néerlandais Delta Lloyd a placé avec succès la semaine passée un peu plus de 900 millions d’euros de RMBS, des titres adossés à des créances hypothécaires résidentielles aux Pays-Bas. C’est la première émission de ce type en euros depuis la mi-2007. Seuls les britanniques Lloyds Banking Group et Nationwide avaient réalisé des transactions similaires en octobre, en livres sterling, en proposant alors un maximum de garantie pour rassurer des investisseurs très réticents.
Le dernier sondage effectué par Baring Asset Management auprès des fonds de pension britanniques fait ressortir que 29 % des responsables interrogés sont à présent davantage susceptibles d’allouer des placements aux marchés émergents, contre 0 % l’an dernier et 4,3 % en 2007. Parmi ceux investissant sur les actions de pays émergents, 90 % incluent l’Asie dans leur portefeuille et 76 % affectent des sommes à l’Europe de l’Est et à l’Amérique latine. D’autre part, 48 % des fonds de pension britanniques investissent une partie de leurs actions dans les marchés émergents dans une poche séparée tandis que 43 % l’investissent dans le cadre de leur exposition aux actions mondiales.Cela posé, l’allocation totale aux actions a fortement diminué ces quatre dernières années, revenant de 60 % en 2006 à 47 % cette année. Néanmoins, Barings a pu établir que 14 % des fonds de pension d’entreprise et des collectivités locales reprennent confiance en les actions, avec 14 % des personnes interrogées désireuses d’augmenter leur exposition aux actions durant les douze mois qui viennent contre 5 % il y a un an, tandis que 52 % ont l’intention de maintenir leur allocation inchangée.
Le programme obligataire de Calpers a dégagé un rendement de 7,2 % sur les 10 dernières années à fin septembre, ce qui le classe dans le 1 % des meilleurs fonds de pension publics avec plus de 10 milliards de dollars d’actifs, selon une étude de Wilshire Consulting citée par le Wall Street Journal. Le rendement médian est de 6 % sur les 10 ans. En revanche, le programme de private equity de Calpers est en bas de classement avec un rendement de 5,8 % sur les dix ans à fin juin, contre une moyenne de 9,6 %.
Selon Les Echos, le dynamisme du marché primaire européen l’année prochaine proviendra de deux segments: la dette high yield et la dette financière au sens large. Les opérations sur le high yield devraient augmenter de 25% en 2010 à 30 milliards d’euros, selon la Société Générale. Le retour à la normale se dessine aussi pour les banques, après une année difficile marquée par un intense effort de renforcement des fonds propres. Les besoins de refinancement des établissements bancaires risquent d'être d’autant plus élevés que la Banque centrale européenne a initié le retrait des mesures d’apport de liquidités au système bancaire.
Dans une étude consacrée à 16 sociétés susceptibles de profiter du changement climatique, UBS recommande à l’achat GKN, MEMC Electronic Materials, Questar, Thermo Fisher Scientific, ABB, Spectris, Wesco International, Linde, Syngenta, Johnson Controls, Bombardier, Weir et Spirax Sarco, rapporte la Börsen-Zeitung. Neutres sur Philips, Itron et Neste Oil, les analystes de la banque suisse préconisent de vendre Conergy, Q-Cells, Solarworld et Solon, des titres allemands jugés trop chers.
S&P Indices va lancer le 10 décembre, à Copenhague, le Carbon Efficient Index for Emerging Markets, un indice «marchés émergents» sur le thème des émissions carbone.L’indice est censé encourager la concurrence en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre entre les entreprises des marchés émergents, donner aux sociétés efficientes en matière d'émissions un accès aux investisseurs de long terme et aider à réduire les émissions de CO2 des marchés en voie de développement. Il aura une faible «tracking error» par rapport à l’indice principal.
Depuis son plus bas de mars (3,81 euros), l’action du Santander a gagné 212,6 % et la capitalisation boursière de la banque espagnole a gonflé de 65,68 milliards d’euros pour franchir lundi, de justesse, la barre des 98 milliards d’euros, ce qui en fait la plus grande banque de la zone euro, note Cinco Días. S’il lui manque encore 5 % pour retrouver son plus haut historique de 12,49 euros par action de novembre 2007, le Santander est dans la zone des records et il lui faut encore augmenter de seulement 2 % pour atteindre les 100 milliards. La hausse enregistrée jusqu'à présent ne s’explique pas seulement par la montée du cours mais également par des augmentations de capital et des émissions de titres pour payer les acquisitions de A&L et de Sovereign. Le nombre d’actions en circulation est voisin de 8,23 milliards contre 6,25 milliards fin 2007.
John Tsang, ministre des Finances de la zone économique spéciale de Hong-Kong, a indiqué lundi au Legco (Parlement local) être «très préoccupé» par le danger d’une bulle, même si elle ne s’est pas encore matérialisée. Il s’inquiète surtout, selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung, de la forte hausse des prix de l’immobilier, avec une augmentation d’un tiers depuis le début de l’année pour le résidentiel. Ce renchérissement s’explique par le bas niveau des taux hypothécaires, l’abondance de liquidités et les attentes d’une poursuite de la hausse. Pour freiner le processus, Hong-Kong a relevé à 40 % contre 30 % l’apport personnel pour les acquéreurs de logements de luxe.Pour sa part, Midland Holdings, le plus gros courtier immobilier coté de Hong-Kong, a souligné lundi que les prix des logements de prestige ont augmenté trop vite et atteignent des niveaux excessifs, de sorte qu’une consolidation va se produire. D’ailleurs l’indice Centa-City du prix de logements a baissé de 1,3 % pour novembre.
Selon une information exclusive du Handelsblatt, le chantier naval Abu Dhabi Mar souhaite acquérir 24,9 % du constructeur allemand de sous-marins Howaldtswerke Deutsche Werft (HDW), qui appartient au groupe ThyssenKrupp au travers de ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS), ce qui n’est pas sans susciter de sérieuses réserves de la part du gouvernement allemand, notamment parce qu’Israël et l’Egypte ont déjà pris contact avec Berlin pour d'éventuelles livraisons de sous-marins HDW.[Abu Dhabi MAR Group est un holding contrôlé par Al Ain International Group (70 %) et Privinvest (30 %) qui a acheté les chantiers français CMN. Le groupe appartient au sheik Hamdane ben Zayed El Nahyan, qui fait partie de la famille régnante de l’Emirat d’Abou Dhabi, ndlr]
Selon le dernier baromètre des investissements de la DZ Bank établi par TNS Infratest au terme d’un sondage réalisé du 13 au 25 novembre auprès d’un échantillon représentatif de 1.026 personnes, 55 % des particuliers allemands sont intéressés par des investissements écologiques, contre 48 % un an plus tôt et 26 % ont déjà investi dans ce type de produits contre 22 % début 2009. A noter que, parmi les titulaires de revenus supérieurs à 3.000 euros par mois et par ménage, 35 % ont déjà investi «vert». Seuls 17 % des sondés disent ne pas concevoir d’investir dans ce genre de support.Il existe toutefois un grand écart entre l’intérêt manifesté pour les placements écologiques et la détention effective, puisque la moitié environ des personnes intéressées n’est pas encore passée à l’acte, ce qui peut paraître étonnant vu les scores électoraux des écologistes en Allemagne. De plus, 80 % des personnes intéressées mais non investies indiquent que leur banque ne leur a pas encore proposé de produit de ce type et 74 % s’estiment trop peu informés sur les possibilités de placements verts tandis que près 64 % considèrent que les produits sont trop opaques et que 48 % pensent que ces produits sont trop compliqués.Enfin, 48 % jugent l’offre de produits verts insuffisante et 45 % estiment que ces placements sont trop risqués.
Skandia Property Fund vient de boucler sa troisième acquisition en l’espace de six mois avec l’achat, pour un montant de 21,7 millions de livres, d’un entrepôt retail de 90.000 m2 que le fonds compte louer au groupe britannique spécialisé dans la distribution d'électroménager B&Q.Le fonds de 315,8 millions de livres est géré par le sous-conseiller Nigel Pickup (ING Estate Investment Management) pour le compte de Skandia Investmeent Group.Nigel Pickup envisage de procéder à de nouvelles acquisitions en 2010. Les trois achats réalisés au cours des six derniers mois représentent un investissement cumulé de 42,75 millions de livres.
Selon le New York Times cité par L’Echo, un rapport du département américain du Trésor, qui doit être remis au Congrès, prévoit que les sociétés renflouées grâce au plan de stabilisation du système financier remboursent l’essentiel des 370 milliards qu’ils ont reçus depuis le début de la crise financière.
Dans son dernier rapport trimestriel, la Banque des règlements internationaux indique que l’activité sur les marchés dérivés organisés s’est stabilisée, à quelque 60% de son niveau d’avant la crise. Le volume total en montant notionnel est demeuré inchangé par rapport au trimestre précédent, à 425.000 milliards de dollars.Au premier semestre, l’encours notionnel de l’ensemble des dérivés de gré à gré a légèrement rebondi, pour s’établir à fin juin à 605.000 milliards de dollars, en hausse de 10% sur le semestre. En revanche, l’exposition brute au risque de crédit a diminué de 18% par rapport à son maximum de fin 2008, revenant à 3.700 milliards de dollars. L’augmentation de l’encours est due en grande partie aux dérivés de taux. En revanche, l’encours notionnel des contrats CDS, poursuivant une tendance apparue au premier semestre 2008, a continué de baisser, pour s’établir à 36.000 milliards de dollars.
Les émissions nettes sur le marché primaire des titres de dette ont pratiquement diminué de moitié au troisième trimestre, à 475 milliards de dollars, leur plus faible niveau depuis le troisième trimestre 2008, selon les données communiquées par la Banque des règlements internationaux dans son dernier rapport trimestriel qui précise que des facteurs saisonniers ont pesé sur le marché.La baisse d’activité s’explique essentiellement par un recul des émissions nettes des résidents des économies développées (-45%) à l’origine de la majeure partie des emprunts sur le marché des titres de dette internationaux. Les résidents des économies émergentes ont profité de l’amélioration des conditions de financement pour placer 34 milliards de dollars de titres internationaux, soit une augmentation de 52% par rapport au deuxième trimestre et bien davantage que la moyenne trimestrielle de 2006 et début 2007, avant la crise.
Selon efinancialnews, la Deutsche Bank veut regrouper l’ensemble de ses actifs de retraite dans le monde dans un seul véhicule d’investissement domicilié au Luxembourg. La banque traite actuellement le regroupement des actifs de retraite allemands, soit quelque 6 milliards d’euros. La prochaine étape serait de regrouper les actifs des autres pays dans le monde, soit au total quelque 9 milliards d’euros.Cela dit, la Deutsche Bank reconnaît qu’elle doit d’abord s’assurer de la faisabilité du projet pays par pays, et notamment des obstacles juridiques ou fiscaux.La banque espère aussi convaincre ses clients corporate de prendre le chemin du Luxembourg, la gestion des actifs de pension dans un seul véhicule devant générer des économies d'échelle. State Street sera le conservateur et l’administrateur du nouveau véhicule.
Compte tenu de la vigueur de leur croissance, les pays émergents de grande taille, à commencer par les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) conserveront leur avance sur les pays développés. La reprise dure en général 4 à 5 ans, note Rainer Rau, économiste et co-fondateur de l’institut allemand Feri. On peut estimer selon lui que les marchés émergents auront affiché une hausse comprise entre 30 et 50 % durant les douze premiers mois (cette période est désormais proche de son terme). Ensuite, les Bourses de ces pays pourraient enregistrer des gains de 20-30 % pour surperformer moins nettement durant la période résiduelle.Mais, d’une manière générale et sur longue période, prévoit Rainer Rau, les marchés émergents devraient afficher une performance double de celle des marchés développés, même si cela n’exclut pas des périodes d’ajustement à la baisse lorsque les opérateurs auront le sentiment que les actions ont pris trop d’avance sur la croissance économique.Un baril à 135 dollars pour 2016Concernant par ailleurs les matières premières, Eberhard Weiß, l’un des dirigeants de Feri, s’est abstenu de tout pronostic sur le prix du pétrole. En se fondant uniquement sur les données économiques de l’offre, de la demande et des coûts d’exploitation, et en shuntant tous les éléments exogènes comme les tensions internationales et la spéculation, de même que des paramètres comme un progrès technologique décisif, Feri arrive à la conclusion que la raréfaction de l’or noir devrait mécaniquement faire monter le pétrole à 135 dollars le baril pour fin 2016, après 120 dollars fin 2014, le seuil des 100 dollars étant franchi fin 2012.Feri est également haussier pour l’or, mais pour des raisons qui tiennent principalement à des données comportementales, à cause des craintes d’inflation même si ces dernières sont totalement infondées jusqu’en 2011, le véritable danger qui nous guette étant plutôt celui de la déflation, souligne Rainer Rau. L’autre élément susceptible de plaider en faveur d’une hausse du métal jaune sera la faiblesse du dollar.
Selon les dernières enquêtes réalisées par ICI (Investment Company Institute), 43,7% des ménages américains détenaient en 2009 des parts de fonds communs de placement ou d’autres véhicules d’investissement enregistrés aux Etats-Unis, y compris les ETF, les fonds fermés, et les unit investment trusts, soit quelque 51,2 millions de ménages et 88,5 millions d’investisseurs. On peut aussi observer que 3 millions d’Américains détenaient des ETF et 1,8 million des fonds fermés.L’investissement le plus courant a été le mutual fund, entre les mains de 50,4 millions de ménages américains en 2009, soit environ 43%. L'étude souligne que 44% des détenteurs de mutual funds étaient des représentants de la génération du baby boom (nés entre 1946 et 1964), à la tête par ailleurs de 59% des actifs de ces fonds. A noter aussi que les détenteurs de FCP affichaient en majorité (trois sur cinq) des revenus moyens, compris entre 25.000 et 99.999 dollars.
Pour 2009 et 2010, l’institut de recherches économiques allemand Feri a nettement revu à la hausse ses projections concernant les Etats-Unis : la baisse du PIB se limiterait cette année à 2,3 % au lieu de 3 % dans la prévision précédente, tandis que la croissance de 2010 ressortirait à 2,4 % au lieu de 1,5 % ; pour 2011, l’estimation demeure inchangée à 1,9 %.Selon Rainer Rau, l’un des fondateurs de Feri, la prévision pour 2010 ne témoigne pas d’un optimisme excessif, puisqu’en réalité les Etats-Unis bénéficieront dès le départ d’un acquis de croissance de 1 %, de sorte que la «vraie» progression du PIB serait de l’ordre de 1 ½ %. Au demeurant, compte tenu de l’arrivée à échéance de certaines mesures de soutien à la conjoncture, l'économiste s’attend que le taux de croissance en glissement annuel marque un pic de près de 3 % au deuxième trimestre avant de se ralentir en attendant un second souffle.De fait, pour la première fois depuis une vingtaine d’années, Rainer Rau indique être prudent quant au comportement du consommateur américain, qui constitue en fait l’aléa de la prévision. En effet, si les ménages augmentent durablement le taux d'épargne, le taux de croissance du PIB risque de se trouver ralenti pendant plusieurs années. L'économiste allemand compte que le taux d'épargne va se stabiliser aux alentours de 4 %, soit 1-2 points de plus que la moyenne, ce qui promet d’amputer la croissance d’un demi à un point pendant deux à trois ans. En revanche, Rainer Rau se dit convaincu que la crise de l’immobilier résidentiel aux Etats-Unis est désormais finie.
Le groupe Michael Page a annoncé le 4 décembre la publication de sa première étude sur les fonctions et rémunérations des professionnels des métiers de l’emploi vert. Riche d’une quarantaine de pages, elle regroupe les informations relatives à l’ensemble des postes traités par le cabinet au cours de l’année 2009."La prise de conscience et l’engouement actuel pour l’écologie et le développement durable font apparaître de nouveaux métiers tout en faisant évoluer les fonctions existantes que nous avons regroupées sous l’appellation « emploi vert » : celles directement liées à l’environnement (protection de la nature, biodiversité, paysages, etc.) et celles reliées à la Responsabilité Sociétale», souligne Nicolas Vermersch, directeur général de Michael Page France, en introduction de l'étude.L’étude met l’accent sur sept secteurs marqués par les nouveaux enjeux du développement durable (énergies renouvelables, environnement, développement durable, commerce équitable et achat développement durable, cadre de vie, déchets, fonds d’investissement responsables) et 17 métiers de référence. Ces derniers ne constituent pas une liste exhaustive mais concernent l’ensemble des profils les plus recherchés par les clients de Michael Page au cours de l’année 2009.
Standard & Poor’s a annoncé jeudi le lancement de l’indice S&P 500 Gold Hedged Index qui s’efforce de reproduire la performance d’une stratégie longue sur la performance total de l’indice du marché d’actions S&P 500 et long sur les contrats Comex de futures sur l’or. Cela permet aux utilisateurs de profiter de la performance du marché des actions américain tout en se couvrant sur une dépréciation du dollar contre l’or. Parallèlement, S&P a précisé avoir octroyé à UBS la licence pour créer et lancer des produits d’investissement répliquant le nouvel indice, qui sera repondéré tous les mois pour ajuster l’exposition notionnelle aux actions et à l’or de manière équipondérée.
Selon l’Agefi qui cite le dernier baromètre semestriel Coller Capital réalisé auprès de 120 investisseurs, 70% d’entre eux comptent maintenir leur prévision d’allocation dans le domaine du capital investissement en 2010. Mais en passant de 4 à 11 % sur un an, ceux qui comptent au contraire la réduire ont triplé.A l’occasion jeudi d’une conférence de presse, Coller Capital a précisé que deux tiers des «limited partners» qui ont prévu de maintenir ou d’accroître leur allocation dans le private equity ont cependant modifié la méthode de gestion de leur portefeuille.