Les investisseurs à travers le monde affichent un intérêt croissant pour les marchés émergents et les classes d’actifs alternatives, selon l’enquête annuelle réalisée par Mercer auprès des investisseurs institutionnels («2010 Global Manager Search Trends report»). Dans une perspective de diverisification, les investisseurs se sont ainsi intéressés à l’immobilier, en raison notamment des prix relativement intéressants de la classe d’actifs. On observe également un intérêt croissant pour les matières premières, les infrastructures et les hedge funds multi-stratégies. Les travaux de recherche sur les marchés émergents, à la fois actions et obligations, ont enregistré une forte croissance.Selon Andy Barber, global director du Manager Research chez Mercer, «l’intérêt dans les classes d’actifs non traditionnelles continue de croître, les investisseurs essayant de diversifier leurs investissements et de tirer parti des opportunités de génération d’alpha et de beta». Le moindre intérêt pour les investissements traditionnels a diminué en raison de la crise mais devrait malgré tout se maintenir, estime Andy Barber qui ajoute que les mandats portant sur les obligations et les actions traditionnelles devraient continuer à dominer les activités de recherche dans l’immédiat.En Europe, l’activité de recherche a subi une réduction significative en 2010 au Royaume-Uni mais elle avait fortement augmenté l’année précédente alors qu’elle a fait un bond de plus de 50% en Allemagne, avec une forte demande sur les stratégies émergentes (actions et obligations). L’activité a également progressé en Suisse et en Suède alors qu’elle a diminué en France, en Irlande et aux Pays-Bas.
Avec le STOXX Global Extended Infrastructure 100 et le STOXX Global Infrastructure Suppliers 50, Stoxx Ltd a complété sa gamme d’indices avec deux produits infrastructures censés servir de référence pour des fonds gérés activement, et également de sous-jacent pour des ETF et d’autres produits investissables. Ils sont calculés en euros et en dollars.Le STOXX Global Extended Infrastructure 100 Index couvre des entreprises qui tirent leurs revenus directement des infrastructures ou qui sont fournisseurs de biens et services aux sociétés du secteur tandis que le STOXX Global Infrastructure Suppliers 50 Index se restreint aux fournisseurs.Le premier reprend toutes les actions du the STOXX Global Total Market Index moins les actions chinoises A et il couvre actuellement 53 pays.Le STOXX Global Infrastructure Suppliers 50 Index reprend les quatre plus grands titres de chaque compartiment retenu, le reliquat d’actions étant sélectionné en fonction de la capitalisation du flottant.
L’appétit pour le risque a continué de diminuer durant la semaine au 18 mai, les investisseurs étant confrontés à de nouvelles données macro-économiques pas vraiment encourageantes, à un regain de spéculations sur la restructuration de la dette grecque et à l’arrivée à terme prochaine du programme d’assouplissement monétaire de la Réserve fédérale.Selon les dernières statistiques d’EPFR Global, les fonds actions ont subi une décollecte nette de 7,07 milliards de dollars durant la troisième semaine de mai, la décollecte sur les fonds d’actions émergentes représentant 1,64 milliard de dollars. En revanche, les fonds obligataires ont enregistré une collecte nette de 4,59 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, la collecte des fonds obligataires investis dans les marchés émergents ont enregistré une collecte nette de 7,9 milliards de dollars. La collecte des fonds obligataires américains s’est élevée à 28,4 milliards de dollars depuis le début de l’année, celle des fonds obligataires internationaux à 24,5 milliards de dollars, et celle des fonds dédiés à l’obligataire «high yield» à 22,1 milliards de dollars. En revanche, les fonds d’obligations municipales américaines affichent une décollecte de plus de 25 milliards de dollars depuis le début de l’année, les fonds d’obligations européennes accusant, pour leur part, une décollecte de près de 13 milliards de dollars.
Avec quelque 350 fonds, dont une centaine dans la sicav luxembourgeoise, et sans compter les mandats, le groupe Franklin Templeton est d’ores et déjà présent dans 30 pays et en sert une centaine. Jed Pafker, executive managing director of international advisory services, a indiqué à Istanbul dans le cadre de la «due diligence conference 2011" placée sous le vocable «East meets West» que le gestionnaire américain (733,1 milliards de dollars d’encours fin avril), avec des investissements dans 150 pays, se veut un adepte de la diversification géographique et des styles de gestion, avec une présence mondiale déclinée à l'échelon local. Franklin Templeton mise à la fois sur la croissance organique et sur le développement externe. Le groupe dispose des moyens financiers nécessaires pour alimenter l’un et l’autre type d’expansion, avec des liquidités de 5 milliards de dollars, précise Jed Pafker.Le dispositif retenu doit permettre de tirer profit de tendances lourdes comme l’accroissement de la demande émanant du secteur des fonds d’investissement, des changements de réglementation, dont certains se traduisent par une ouverture bénéfique, et de la montée en puissance de l’architecture ouverte. Il s’agit cependant d’une perspective de long terme qui nécessite de la patience et aussi une éducation à la fois des investisseurs et des régulateurs.Et, comme le développement ne s’effectue pas à la même vitesse selon les pays, l’avantage d'être présent partout avec des équipes à direction locale permet de proposer les produits qui conviennent à la situation de chaque marché. Il est ainsi prévu de lancer un fonds de sukuk en Malaisie, le centre d’excellence du groupe pour les produits conformes à la charia, et de tirer partie du savoir faire interne des 23 (bientôt 25) spécialistes du pôle multi asset strategies (31 milliards de dollars) pour lancer un fonds d’allocation d’actifs tactique.100 milliards de dollars d’actifs gérés en EuropeSergio Albarelli, senior director Southern Europe & Benelux, a indiqué pour sa part que le gestionnaire américain a désormais franchi en Europe la barre des 100 milliards de dollars d’encours, dont une vingtaine en Allemagne et plus de 5 milliards en Italie. L’acquisition récente de Rensburg Fund Management Limited auprès d’Investec (lire nos articles du 19 novembre 2010 et du 20 janvier 2011) a permis à Franklin Templeton de se positionner sur un créneau dont il était relativement absent, celui de la gestion au Royaume-Uni d’actions britanniques. Interrogé sur l’impact de la directive OPCVM IV qui entre en vigueur au 1er juillet, Sergio Albarelli a souligné que cette problématique est pilotée à l'échelon du groupe, ne serait-ce que dans la mesure où elle concerne aussi l’Asie et l’Amérique latine, où les investisseurs sont friands de fonds coordonnés. Le nouveau texte va induire des changements dans la gestion d’actifs et la distribution, mais, pour l’instant, il n’y a pas encore eu de demandes fortes émanant des investisseurs sur ce sujet.En tout état de cause, Franklin Templeton dispose dans chaque pays de juristes et de spécialistes de la conformité, qui impulseront les changements nécessaires localement. Dans le même ordre d’idées, le groupe a d’ores et déjà créé des «consultant shares» spécifiquement pour les Pays-Bas, où les autorités veulent implanter un schéma similaire au Retail Distribution Reviev (RDR) britannique.
Se faisant l'écho du palmarès 2011 des fonds immobiliers offerts au public établi par Scope (lire par ailleurs), Die Welt rapporte que, pour l’agence de notation, le UniImmo: Global d’Union Investment a de bonnes chances de pouvoir rouvrir le guichet des remboursements parce qu’il n’a pas fermé en mars à cause de problèmes de liquidités, mais en raison de la catastrophe au Japon. Scope pense également que le CS Euroreal (Credit Suisse Asset Management) et le KanAm grundinvest, qui ont des portefeuilles de bonne qualité, pourraient reprendre leurs remboursements dans un avenir assez proche.En revanche, le SEB ImmoInvest est handicapé par le fait qu’un cinquième de son portefeuille est investi dans l’ensemble Potsdamer Platz à Berlin, ce qui présente un risque de concentration. De plus SEB Asset Management manque d’un partenaire de distribution solide qui pourrait éviter en cas de réouverture que les rachats ne soient trop élevés.Enfin, quatre fonds auront des difficultés à rouvrir, soit parce qu’ils sont trop petits, soit parce qu’ils ont accusé des pertes, soit encore parce que la valeur de leur portefeuille doit subir une forte révision à la baisse : il s’agit du TMW Immobilien Weltfonds, du Axa Immoselect ainsi que des fonds DEGI International et Global Business.
Frank Schröder, gérant du HSBC Trinkaus Kurzläufer (DE0005324552) chez HSBC Global Asset Management (Deutschland), a annoncé un changement de concept pour la politique d’investissement du fonds, pour deux raisons.D’une part, la mutation de l’environnement économique, avec la hausse des taux directeurs et la stabilité de la qualité du crédit, plaident pour un portefeuille crédit avec une duration plus courte, pilotée activement, et une focalisation sur des titres à taux variable, la référence étant l’euribor trois mois. D’autre part, le segment des obligations bancaires garanties par l’Etat, qui était la poche principale du fonds, commence à se tarir, avec l’arrivée à échéance de ces titres.A présent, le fonds va investir dans de la dette senior d’entreprises catégorie investissement, en complétant avec des obligations couvertes et des obligations d’Etat. Le fonds investit uniquement en obligations libellées en euros, avec une duration maximale d’un an.
Le palmarès «Offene Immobilienfonds Rating 2011" de l’agence berlinoise Scope Analysis ne porte plus que sur 24 fonds immobiliers offerts au public, contre 29 en 2010 (lire notre article du 12 mai 2010). Seuls trois produits ont bénéficié d’un rehaussement de note, le Deka-ImmobilienGlobal (A+ contre A), le grundbesitz europa de RREEF Investment (Deutsche Bank), promu AA contre AA-, et le WestInvest InterSelect, réservé aux investisseurs institutionnels, qui passe dans la catégorie AA+ contre A+, et devient ainsi le leader du tableau. Au total, 10 fonds sont notés A et davantage contre 12 en 2010 et 18 en 2009.Scope a par ailleurs maintenu inchangées les notes de dix fonds et elle en a encore abaissé onze (contre 23 en 2010). Les derniers du classement, les seuls «D», sont deux fonds DEGI (groupe Aberdeen), le Global Business (déjà D en 2010) et le International (BB en 2010). Le DEGI International est par ailleurs le fonds qui a accusé la plus forte perte sur un an (15 %) ; il est aussi le deuxième pour l’effet de levier le plus élevé (41,6 %), après le TMW Immobilien Weltfonds (48 %).La dispersion des performances s’avère très importante, entre + 5,2 % et - 15 % sur un an. D’après les calculs du BVI, la performance moyenne sur un an à fin mars ressortait à 0,9 %, mais cela tient au fait que l’association allemande des sociétés de gestion ne tient plus compte des fonds dont la liquidation a été annoncée depuis le début de l’année et qui affichaient des pertes à deux chiffres. D’ailleurs, selon ses estimations de fin décembre, les fonds immobiliers offerts au public perdaient en moyenne 1,3 %.Les meilleurs produits grand public du classement sont donc le grundbesitz europa, puis le Deka-ImmobilienGlobal, SEB ImmoPortfolio Target Return Fund (particuliers haut de gamme et institutionnels), notés A+, tandis que le Deka-ImmobilienEuropa, et hausInvest (Commerz Real) et le UniImmo: Deutschland sont notés A.Par ailleurs, dans un article daté du 22 mai, Die Welt rapporte que, pour l’agence de notation, le UniImmo: Global d’Union Investment a de bonnes chances de pouvoir rouvrir le guichet des remboursements parce qu’il n’a pas fermé en mars à cause de problèmes de liquidités, mais en raison de la catastrophe au Japon.Scope pense également que le CS Euroreal (Credit Suisse Asset Management) et le KanAm grundinvest, qui ont des portefeuilles de bonne qualité, pourraient reprendre leurs remboursements dans un avenir assez proche.En revanche, le SEB ImmoInvest est handicapé par le fait qu’un cinquième de son portefeuille est investi dans l’ensemble Potsdamer Platz à Berlin, ce qui présente un risque de concentration. De plus, SEB Asset Management manque d’un partenaire de distribution solide qui pourrait éviter en cas de réouverture que les rachats ne soient trop élevés.Enfin, quatre fonds auront des difficultés à rouvrir, soit parce qu’ils sont trop petits, soit parce qu’ils ont accusé des pertes, soit encore parce que la valeur de leur portefeuille doit subir une forte révision à la baisse : il s’agit du TMW Immobilien Weltfonds, du Axa Immoselect ainsi que des fonds DEGI International et Global Business.
Le FMI a accordé un prêt de 26 milliards d’euros au Portugal et annoncé le débours immédiat d’une tranche de 6,1 milliards d’euros. Au total, sur 2011, le financement total du FMI pour le Portugal sera d’environ 12,6 milliards d’euros et celui de l’Union européenne de 25,2 milliards d’euros, dans le cadre du plan global de 78 milliards d’euros.
Standard & Poor’s a abaissé de «stable» à «négative» sa perspective sur la note de crédit «A+» de l’Italie, faisant redouter une extension de la crise de la dette à la troisième économie de la zone euro. L’agence de notation a évoqué de faibles possibilités d’expansion économique et des chances réduites de faire baisser l’endettement du pays, mais le Trésor italien a critiqué cette décision, alléguant que la croissance et les comptes publics s’avéraient «constamment meilleurs qu’attendu».
A la lumière du «printemps arabe», la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) a décidé samedi d'étendre ses activités de crédit aux pays du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord. Au total, a précisé le président de la Berd, Thomas Mirow, les prêts à cette région du globe pourraient représenter jusqu'à 2,5 milliards d’euros d’ici 2015.
Le ministre japonais de l’Economie Kaoru Yosano a déclaré hier que le gouvernement pourrait devoir dépenser 10.000 à 15.000 milliards de yens (86 à 129 milliards d’euros) pour reconstruire le pays. A cet effet, l’Etat pourrait être incité à émettre de nouvelles obligations pour couvrir ces coûts, mais cela n’est envisageable que si des mesures sont prises pour assurer le remboursement de ces emprunts, a-t-il précisé.
Le gestionnaire de l’assurance chômage en France a revu à la baisse sa prévision de déficit pour cette année et a dit viser un retour à un solde financier positif en 2012, grâce à la baisse attendue du chômage. L’organisme prévoit désormais un déficit hors éléments exceptionnels de 1,238 milliard d’euros cette année, soit un demi-milliard de moins que dans ses projections de décembre.
L’opérateur postal et son nouvel actionnaire ont mis sur pied début mai quatre groupes de travail qui rendront leurs propositions à l’automne. Réseaux, financement des petites entreprises, informatique et numérique, et épargne salariale, sont au menu des discussions.
Le chef économiste du FMI, Olivier Blanchard, a confié au journal que le Brésil devait se préparer à des chocs, comme la chute des prix des matières premières. L’économie nationale serait, à ses yeux, proche de la surchauffe, rendant nécessaires une hausse des taux d’intérêt ou la consolidation budgétaire. Le pays a pour l’instant pris les bonnes mesures a reconnu Olivier Blanchard.
CA CIB a annoncé vendredi trois nominations qui permettront à la banque de compléter un organigramme marqué par plusieurs départs ces derniers mois. Thierry Simon, aux Etats-Unis depuis 2008, va prendre la charge du pôle coverage, qui était assumé en direct par l’ex-DG délégué Gilles de Dumast, parti fin 2010. Alix Caudrillier, longtemps patronne du primaire actions, devient responsable de l’activité global investment banking, que François Khayat a laissé en 2010 pour aller chez Lazard. Elle aura notamment dans son périmètre les fusions et acquisitions, désormais dirigées par Bertrand Peyrelongue après le départ d’Andrea Bozzi. Thierry Simon et Alix Caudrillier intègrent le comité exécutif et seront placés sous la responsabilité de Pierre Cambefort, l’un des deux DG délégués de CA CIB.
Les investisseurs institutionnels dont l’allocation aux marches émergents dépasse les 5 % devraient rester à l’écart des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), et adopter une approche diversifiée comme celle qu’ils utilisent pour les marchés développés, selon une étude de Cambridge Associates, un consultant cité par IPE.com. En adoptant des stratégies «long-only» focalisées sur les BRIC et les multinationales, les investisseurs ratent des opportunités dans les petites sociétés qui sont plus directement exposées à la croissance des marchés émergents. Les auteurs de l’étude identifient aussi des opportunités importantes dans le private equity et les hedge funds.
Madrid a pu se refinancer jeudi à un coût légèrement moins élevé qu’il y a un mois dans le cadre d’une émission d’obligations à 10 ans qui a cependant suscité moins d’intérêt que la précédente. Le Trésor a émis pour 2,5 milliards d’euros de titres à dix ans, opération à laquelle s’ajoute l'émission de 724 millions d’euros d’obligations à 30 ans, le rendement de cette dernière ayant, lui, augmenté. Madrid avait dit vouloir lever entre trois et quatre milliards d’euros via ces deux opérations. Le rendement moyen des obligations à 10 ans est ressorti à 5,395% contre 5,472% lors d’une émission similaire du 20 avril. En revanche, le coupon attaché aux titres sur 30 ans est passé de 5,875% le 17 mars à 6,002%. Le ratio de couverture de l’adjudication à 10 ans a été ramené de 2,1 à 1,8 et celui sur celle à 30 ans de 2,1 à 2,0.
Le quotidien nippon assure que le gouvernement du pays songe à faire progresser le taux de la taxe sur les ventes de 10 points à 15% d’ici 2015. Cela afin d’aider au financement des coûts de la sécurité sociale. Le ministre de l’économie japonais a pourtant indiqué qu’aucune discussion n’avait eu lieu en ce sens au sein du gouvernement.
L’année 2011 devrait offrir son lot de belles opportunités pour les investissements en immobilier européen, note Invesco Real Estate. Si les rendements des biens immobiliers «prime» ont poursuivi leur décroissance au second semestre 2010, les investisseurs ont continué à vouloir échapper au risque en misant sur les actifs de bonne qualité. «Le nombre élevé d’investisseurs de capital à la recherche d’actifs a de nouveau contribué à un renchérissement des prix. Cette tendance devrait se poursuivre jusqu’en 2013, jusqu’à ce que l’augmentation des rendements obligataires commence à réduire la pression haussière sur les prix à partir de 2014", analyse la société de gestion.À court terme, l’immobilier de bureau devrait produire les meilleurs rendements dans les centres urbains à l’offre limitée. «Nous pensons que les investissements dans les bureaux en 2011 offriront des rendements élevés avant que ne soient disponibles de nouveaux espaces, qui amoindriront les perspectives de croissance des loyers», souligne Invesco Real Estate.Toutefois, à Londres, Paris et Stockholm, les investisseurs doivent trouver le moment opportun pour effectuer leurs investissements, car les rendements y ont un caractère cyclique. À moyen terme, c’est l’immobilier commercial qui devrait être la classe d’actifs la plus performante, «grâce au retour de la confiance des consommateurs en Europe de l’Ouest et à l’expansion d’une classe moyenne plus aisée en Europe de l’Est», note la société de gestion. Les métropoles allemandes, les marchés du Royaume-Uni, les pays du Nord et l’Europe Centrale devraient produire les meilleures performances.Concernant le secteur de l’hôtellerie, Invesco Real Estate estime qu'à court terme/moyen terme, la meilleure stratégie d’investissement consiste à détenir des hôtels de chaîne d’hôtellerie de milieu de gamme assortis de contrats de location à long terme. "À court terme, les investissements devraient majoritairement se porter sur l’Europe de l’Ouest et les pays du Nord, l’Europe du Sud et l’Europe de l’Est acquérant un poids plus important en 2012/2013», analyse Invesco Real Estate. Pour investir dans l’immobilier, Invesco met l’accent sur l’importance des investissements immobiliers fondés sur une espérance de croissance de la valeur locative plutôt que sur une évolution des rendements. Selon le gestionnaire, les facteurs locaux continueront à revêtir une importance essentielle dans le choix des perspectives de croissance des loyers. D’où l’importance de disposer d’une plateforme locale solide avec des équipes de transaction et de gestion d’actifs présentes «sur le terrain».
Malgré les multiples turbulences des derniers mois, la catasrophe au Japon, les nouveaux épisodes de la fin du cycle de la dette en zone euro et aux Etats-Unis ou encore la crise au Moyen-Orient, Oddo Asset Management estime qu’il faut continuer à privilégier les actions.Toutefois, les forces qui sous-tendent le comportement des marchés financiers sont toujours présentes, comme la croissance et la liquidité, même si certaines sont plus fragiles. «Les forces qui poussent les marchés actions ne sont pas seulement «encore» mais toujours à l'œuvre. Toutefois, nous entrons progressivement dans une nouvelle phase où la tendance haussière devrait être plus ralentie et heurtée», a indiqué le 18 mai à l’occasion d’un point de presse Mirela Agache, responsable de la gestion diversifiée et de la multigestion chez Oddo Asset Management. Outre les éléments macro-économique favorables, la poursuite de la croissance, l’abondance de liquidités et les taux bas, Mirela Agache estime que les valorisations restent intéressantes en termes absolus et relatifs par rapport aux obligations et que le potentiel de hausse demeure significatif sur de nombreux marchés. «Sur la base de nos méthodes de calcul, les indices européens et américains disposent d’un potentiel de hausse compris entre 10% et 20%» au cours des douze à dix-huit prochains mois, selon Mirela Agache. Autre élément porteur pour les marchés actions, le cycle des fusions et acquisitions. Dans les pays développés, on assiste depuis le début de l’année à une forte accélération des mouvements de consolidation des deux côtés de l’Atlantique. En Europe, les prochains tests de résistance, qui vont notamment porter sur la liquidité, pourraient d’ailleurs déclencher un nouveau jeu de mécano à l’automne.
Dominique Strauss-Kahn a démissionné de son poste de directeur général du Fonds monétaire international, avec effet immédiat. John Lipsky assure l’intérim.
Le gouvernement allemand va vraisemblablement réviser à la hausse sa prévision de croissance pour 2011, pour la porter à 3% ou plus, a rapporté hier Die Zeit. Berlin table actuellement sur un produit intérieur brut en progression de 2,6% pour cette année.
James Bullard, le président de la Réserve fédérale de Saint-Louis, a indiqué qu’il en allait de la crédibilité de la Fed d’abandonner la référence à une inflation sous-jacente qui exclut les prix alimentaires et énergétiques, au profit d’une inflation globale plus représentative de la réalité économique.
Dominique Strauss-Kahn, accusé d’agression sexuelle et de tentative de viol, a démissionné de son poste de directeur général du Fonds monétaire international, avec effet immédiat, a annoncé ce matin le FMI. Ce dernier communiquera prochainement sur le processus de sélection d’un nouveau directeur général. L’intérim sera assuré par le numéro deux de l’institution, John Lipsky. Le communiqué de l’institution cite la lettre de démission de Dominique Strauss-Kahn, qui précise: «à tous, je souhaite dire que je démens avec la plus grande fermeté toutes les allégations portées à mon encontre». Il avance souhaiter «protéger cette institution que j’ai servi avec honneur et dévotion et je veux consacrer toutes mes forces, tout mon temps et toute mon énergie à prouver mon innocence».
L'économie nippone, plombée par le puissant séisme du 11 mars, s’est contractée plus fortement que prévu au premier trimestre (-0,9%) et s’achemine officiellement vers la récession à fin juin, à l’issue de trois trimestres consécutifs de contraction du PIB. En glissement annuel, ce dernier perd 3,7% à fin mars contre une prévision de 2,0%.
La confiance des investisseurs en les perspertives de croissance de l'économie mondiale et les bénéfices des entreprises a fondu au mois de mai, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch (Fund Manager Survey May 2011) réalisé entre les 6 et 12 mai auprès d’un échantillon de 284 participants dont les actifs sous gestion cumulés s'élèvent à 814 milliards de dollars.La proportion des gérants prévoyant un renforcement de l'économie mondiale au cours des douze prochains mois est ainsi tombée à 10% en net, contre 27% en avril et même 58% en février dernier. Parallèlement, seulement 9% en net du panel prévoient une amélioration des bénéfices des entreprises dans l’année à venir. Le moindre optimisme des investisseurs est particulièrement manifeste en Europe où 8% du panel s’attend à un ralentissement de l'économie au cours des douze prochains mois. Il y a seulement deux mois, 32% des participants prévoyaient au contraire un renforcement de l'économie. Les allocataires s’inquiètent notamment des risques liés à la crise de la dette souveraine dans la zone euro. Dans ce contexte plus difficile dans lequel les risques d’inflation s’estompent, 73% des participants au sondage ne prévoient pas de relèvement des taux aux Etats-Unis avant 2012, alors qu’en avril, 69% d’entre eux envisageaient une hausse des taux de la Réserve fédérale d’ici à la fin de l’année. Cela dit, l’appétit pour le risque a diminué, mais dans des proportions limitées. Les gérants ont diminué leur exposition aux actions et aux matières premières, tout en relevant légèrement leur allocation obligataire. L’aversion au risque est un peu plus manifeste du côté de la rotation sectorielle, avec désormais une préférence pour les secteurs défensifs (pharmacie) et moins de présence dans les secteurs de croissance plus volatils (énergie). Le sondage montre aussi que les allocations dans les actions des pays émergents continuent d’augmenter alors même que les perspectives de croissance sont moins bonnes et que la confiance des investisseurs s’effrite. Par exemple, 28% des gérants des marchés émergents prévoient en mai un ralentissement de l'économie chinoise dans les douze prochains mois, contre 15% en mars. Il n’empêche, 29% du panel est désormais surpondéré sur les marchés émergents, contre une position nulle deux mois plus tôt. Du côté des devises, 64% des participants au sondage, qui anticipent dans leur grande majorité une amélioration de l'économie japonaise dans l’année à venir, estiment pourtant que le yen est surévalué, à peu près autant que les mois précédents. En outre, 60% considèrent l’euro comme surévalué contre 40% un mois plus tôt. En revanche, 48% des participants indiquent que le dollar est sous-évalué contre 36% en avril.
Selon Les Echos, une étude commandée par l’Ademe au cabinet OTC indique que pour 86% des acteurs de la finance, le réchauffement climatique et le carbone ont leur place dans l’analyse financière. Mais seuls 24% d’entre eux intègrent ce type de risque et d’opportunités dans la gestion de leurs portefeuilles. Un décalage qui s’expliquerait notamment par la difficulté pour les analystes d’exploiter les données d’émissions de carbone des entreprises qui manquent d’homogénéité et de fiabilité.