Dow Jones Indexes et la Fédération des Bourses euro-asiatiques (la FEAS) viennent de lancer le premier indice de grandes valeurs issue des Bourses euro-asiatiques, le Dow Jones FEAS Titans 50 Equal Weighted. Cet indice comprend les 50 principales valeurs négociées sur les Bourses membres de la FEAS (Abu Dhabi, Kazakhstan, Jordanie, Bosnie Bosnie-Herzégovine, Serbie, Roumanie, Egypte, Turquie, Pakistan, Bahreïn, Oman, Palestine, Macédoine, Bulgarie et Croatie). Les titres sont équipondérés. Par ailleurs, Dow Jones a passé un accord de licence pour son Dow Jones Switzerland Select Dividend 15 avec UBS pour un produit structuré.
Directeur général délégué d’Agrica Epargne, Jean-Claude Guimiot estime dans un entretien à L’Agefi Hebdo que le monde se trouve "à une période charnière qui voit les limites d’un système économique reposant sur une mondialisation non maîtrisée». Pour profiter d'éventuelles opportunités de marché, les marges de manœuvre lui semblent limitées, notamment en raison de la directive Solvabilité II. «Les actifs considérés comme risqués, notamment les actions pénalisées par cette réglementation, sont à mon sens les instruments les moins risqués à moyen terme. Le recours à des produits de couverture m’apparaît complexe à gérer et il me semble préférable de choisir entre être exposé à un marché ou ne pas y être investi», analyse Jean-Claude Guimiot.
Interrogé par L’Agefi Hebdo, Thierry Million, directeur de la gestion de taux chez AllianzGI Investments Europe, souligne qu’il y a longtemps que les marchés estiment que la France ne conservera pas sa notation « AAA ». Les mesures annoncées pour réduire le déficit public sont jugées insuffisantes, et depuis près d’un mois, l’écart de rendement entre les taux longs à 10 ans français et allemand ne cesse de franchir de nouveaux records. «Le marché est en train d’exclure la France du noyau dur de la zone euro», analyse-t-il. Dans ce contexte de crise systémique, Thierry Million mise sur la prudence. «La duration globale de nos portefeuilles obligataires est proche de la neutralité au regard de leur indice de référence. Par ailleurs, nous sous-pondérons les emprunts d’Etat des pays périphériques dont ceux de l’Italie et de l’Espagne, mais aussi ceux de la France. A l’opposé, nous surpondérons les titres de dette allemands, finlandais et, dans une moindre mesure, les obligations émises par les Pays-Bas», détaille le directeur de la gestion de taux.
Dans un entretien à L’Agefi Hebdo, Jean Eyraud, président de l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2I), revient sur l’investissement de long terme. Il souligne que si les sociétés cotées en Bourse offrent une meilleure information et une plus grande liquidité, elles sont aussi plus volatiles. «De ce fait, nous devrions faire une place éminente au non-coté qui offre des valorisations plus stables, en lien plus direct avec des critères économiques», annonce-t-il. Jean Eyraud rappelle néanmoins que le capital-investissement reste « la crème de la crème » et concerne très peu d’entreprises. Les institutionnels ont donc beaucoup de peine à trouver suffisamment d’opportunités d’investissements. «C’est ainsi que les assureurs ne parviennent pas à honorer leur engagement d’investir un montant minimal de leurs actifs dans des fonds de private equity. Le problème est d’ailleurs comparable en matière d’immobilier», analyse-t-il.
Selon l'édition 2011 de l’indice Women Equity for Growth, publié en partenariat avec BNP Paribas Wealth Management, les PME dirigées par des femmes en France surperforment les entreprises de taille moyenne dont les PDG et DG sont des hommes. Ainsi, 66% de ces entreprises qui ont à leur tête une femme (contre 57% des entreprises dirigées par des hommes) enregistrent une croissance sur le dernier exercice, et 61% sur les 3 dernières années (contre 58%).
L’exposition des fonds danois à l’immobilier s’inscrit habituellement autour de 10% mais les turbulences actuelles sur les marchés poussent les fonds à augmenter leur exposition à cette classe d’actifs en raison notamment de sa moindre volatilité par rapport aux autres classes d’actifs, rapporte le site IP Real Estate.
Les députés italiens ont donné un premier feu vert au projet de règle d’or budgétaire. Etant donné qu’elle modifie la Constitution, cette disposition devra être votée à deux reprises par chacune des deux chambres du Parlement en respectant un intervalle de trois mois au minimum.
Hostile au Fonds monétaire international, György Matolcsy a été écarté des négociations engagées avec l’institution de Washington. C’est le ministre du développement national, Tamas Fellegi, qui conduira la délégation hongroise. Il sera épaulé par le secrétaire d’Etat aux finances, Gyula Pleschinger, et par Antal Rogan, président de la Commission économique du Parlement.
Le gouvernement britannique se dit prêt à envisager des modifications au traité européen si celles-ci peuvent aider la zone euro à résoudre sa crise de la dette, a déclaré hier le ministre britannique chargé de l’Emploi et des Affaires sociales. «Nous pensons qu’il faut des progrès rapides vers la résolution des problèmes de la zone euro» a ainsi dit à Reuters Chris Grayling.
Le parlement portugais a adopté un budget d’austérité alors que le pays est confronté à sa plus grave récession depuis le retour de la démocratie en 1974. L’approbation était certes une formalité en raison de la confortable majorité parlementaire dont dispose le gouvernement de centre droit de Pedro Passos Coelho et de l’abstention du parti socialiste, principale force d’opposition du pays.
L’Espagne et l’Italie n’ont pas sollicité l’aide du Fonds monétaire international, a déclaré hier Christine Lagarde, directrice générale du FMI, à l’occasion d’un déplacement au Mexique.
Russell Investments (137 milliards de dollars d’encours) a annoncé qu’environ 75 % de ses clients institutionnels aux Etats-Unis ont désormais opté pour une formule de gestion sous contrainte de passif (LDI) dans le cadre de leurs plans d'épargne retraite à prestation définie. De plus, l’encours obligataire des produits LDI aux Etats-Unis a gonflé pour représenter à peu près 50 % des encours obligataires totaux dans le pays au 30 juin.Cette expansion a incité Russell à créer le poste de director, head of LDI solutions, Americas Institutional, fonction confiée Martin Jaugietis, qui était depuis longtemps consultant senior, a précisé Michael Thomas, CIO d’Americas Institutional, qui est aussi le supérieur hiérarchique de Martin Jaugietis. Le nouveau promu est également président du comité de pilotage LDI de Russell.
Sous la menace d’une dégradation de sa note par Moody’s rapporte L’Agefi, Nomura a réduit son exposition aux pays périphériques européens (GIIPS) de la zone euro de 3,55 milliards de dollars à fin septembre à 884 millions. La dette italienne a vu son exposition réduite de 83% à 467 millions de dollars au 24 novembre, celle de l’Espagne de 62 % à 175 millions. Par ailleurs, le quotidien précise que Kokusai Asset Management, qui gère le fonds souverain nippon, a indiqué avoir également réduit son exposition à l’Espagne et la Belgique et liquidé ses positions sur l’Italie.
Les Etats européens vont rester très dépendants des marchés financiers l’an prochain, rapporte Les Echos. En effet, les volumes de dette à moyen et long terme qui seront émis s’annoncent assez proches de ceux de cette année car, même si les déficits diminuent, les montants à rembourser augmentent sensiblement. BNP Paribas table sur un volume d'émissions de 800 milliards d’euros en 2012, tout comme Natixis, tandis que Barclays prévoit 794 milliards et Morgan Stanley, 821milliards. Avec des montants encore compris entre 200 et 300 milliards d’euros, l’Italie sera de nouveau en tête des émetteurs européens. Cette situation inquiète forcément, étant donné les coûts de financement vertigineux imposés ces derniers mois par les marchés. L’Allemagne et la France -qui a déjà annoncé qu’elle lèverait 179 milliards d’euros -resteront aussi dans le haut du classement.
L’agence Moody’s a annoncé le 29 novembre la dégradation de deux crans en moyenne de la dette subordonnée de 87 établissements de quinze pays européens. L’agence motive sa décision, qui impacte la dette de sept banques françaises, par l’absence, désormais certaine, d’un soutien des Etats, propre à éviter aux investisseurs de supporter les pertes en cas de faillite. «"Un support systémique n’est plus de nature suffisamment prévisible ou fiable» , en raison, explique Moody’s, de la flexibilité financière plus limitée des Etats européens et des mécanismes de résolution de crise, définis notamment dans le cadre de Bâle III.
Environ 42% des gérants de hedge funds évoquent la possibilité d’un défaut ou d’une restructuration des dettes italienne et espagnole, selon un sondage réalisée ces dernières semaines par Aksia auprès de 125 fonds représentant plus du tiers des actifs des hedge funds.Le sondage indique aussi que 60% des gérants prévoient une sortie de la Grèce de l’euro. Les deux tiers des gérants interrogés estiment par ailleurs que les Etats membres de l’Union devraient pouvoir émettre des euro-obligations. Près de 94% d’entre eux souhaitent un nouvel assouplissement monétaire en Europe. La stratégie la plus performante des douze prochains mois pourrait être la stratégie global macro.
L’agence de notation Standard and Poor’s a annoncé le 29 novembre la révision à la baisse des notes des plus grandes banques américaines, à l’occasion d’une réévaluation des notations des 37 plus grandes banques du monde destinée à tenir compte de nouveaux critères de notation. Les notes des banques qui ont été placées sous surveillance «seront de nouveau évaluées sous 90 jours», précise S&P.Les notes de Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Citigroup et Wells Fargo ont notamment été abaissées. La plupart des notes des banques européennes et notamment françaises étaient inchangées. Parmi celles qui ont vu leur note modifiée, l’espagnole Banco Bilbao Vizcaya Argentaria a vu sa note dégardée (A+ contre AA-), de même que la britannique Barclays (A contre A+ auparavant) ou la banque suisse UBS (A contre A+). La néerlandaise Rabobank a perdu son triple A, pour tomber à AA. C'était la seule grande banque non publique qui disposait encore de la meilleure note possible dans l’échelle de S&P.
Pour le mois de novembre, l’indice de confiance des investisseurs institutionnels publié par State Street Global Markets, s’est établi à 97,2 points, en hausse de 2 points par rapport au niveau corrigé de 95,2 obtenu en octobre. La confiance fait son retour en Amérique du Nord et en Europe, où l’indice a respectivement gagné 4,7 points (de 90,5 en octobre à 95,2 points en novembre) et 5,4 points (de 96,1 points en octobre à 101,5 ce mois-ci). En revanche, la confiance des investisseurs en Asie affiche un indice en repli de 4,2 points à 94,6 points par rapport au niveau corrigé de 98,8 points obtenu le mois précédent.
Plus d’un tiers des entreprises et organisations ont été victimes de ciminalité économiques au cours des douze derniers mois. C’est ce qui ressort de l'édition 2011 de l'étude Global Economic Crime Survey qui vient d'être publiée par PwC. Les 3.877 sondés basés dans le monde entier sont ainsi 34 % à avoir été victimes d’une ou de plusieurs fraudes, soit 13 % de plus qu’en 2009. Le délit le plus souvent subi est le vol ou le détournement de fonds (72 %), suivi par la corruption (24%). On note une forte hausse de la cybercriminalité (23%), qui progresse dans le sillage des avancées technologiques, analyse PwC. Si le coût de la fraude est difficilement quantifiable, près de 10 % des répondants ont indiqué avoir subi des pertes de plus de 5 millions de dollars suite à la fraude.
Le secteur des fonds en Amérique latine pourrait atteindre entre 2.800 et 3.600 milliards de dollars d’encours d’ici à 2020, tandis que les actifs des fonds de pension pourraient approcher les 3.000 milliards de dollars d’encours, selon une étude de Strategic Insight. Cela totaliserait 6.000 milliards de dollars. Aujourd’hui, le secteur des fonds latino américain représente 1.400 milliards de dollars, soit la taille de celui de l’Asie, et les fonds de pension 850 milliards de dollars. L’Amérique latine abrite par ailleurs la plus forte population de personnes ultra-fortunées dans le monde. Un potentiel qui attire déjà certaines sociétés de gestion occidentales. Plusieurs d’entre elles se sont déjà implantées dans la région, et notamment au Brésil, qui représente plus de 1.000 milliards de dollars d’actifs, ou au Mexique (250 milliards de dollars). Ainsi Julius Baer a pris une participation dans le gestionnaire de fortune GPS, JP Morgan Highbridge a acquis Gàvea… Les acteurs européens pourraient par ailleurs bénéficier du fort développement des Ucits dans la région. Ainsi, les fonds de pension chiliens détiennent désormais 45 % de leurs 155 milliards de dollars d’actifs dans des fonds coordonnés européens. Le Pérou et la Colombie utilisent aussi largement des Ucits transfrontières.
«Parfois, il m’arrive de me demander à quoi sert ma notation», a reconnu Valéry Lucas-Leclin, analyste ISR senior de BofA Merrill Lynch à Londres, au cours d’une conférence organisée par Novethic sur la notation extra-financière et l’évaluation des risques ESG (environnement, social et gouvernance). «Même la meilleure analyse ESG ne peut prédire la chute d’un cours de Bourse», poursuit-il.Faisant le parallèle avec la recherche financière, il observe que les analystes actions établissent des recommandations sur la valorisation financière d’un titre à 12 mois tandis que les analystes crédit calculent une probabilité du défaut de paiement à 5 ans. «Ce sont deux métiers prédictifs et vérifiables», constate-t-il. Concernant l’analyse extra-financière, les choses sont plus floues : «veut-on créer une sorte de norme en disant que les entreprises ne doivent pas se comporter comme ceci ou cela, ou bien prédire quelque-chose ?» s’interroge-t-il.Intervenant au cours de la même table ronde, Nicole Notat observe de son côté que de plus en plus d’acteurs veulent pratiquer l’ISR au nom d’une maîtrise des risques. Mais aujourd’hui, cette démarche se conclue rarement par une monétisation des risques. Nicole Notat souligne par ailleurs que les notes des agences extra-financières sont utilisées par les investisseurs pour se forger leur propre opinion. «Nous espérons que nous n’arriverons jamais à ce qui se passe pour les agences de notation financière où une note a valeur de signal d’achat ou de vente», indique Nicole Notat.
Une étude de l’agence Kommalpha a été réalisée auprès de 150 décideurs chez les investisseurs institutionnels sur l’image de banques dépositaires et sociétés de gestion en matière de disponibilité pour les clients, de souplesse et de traits caractéristiques des compétences dans le coeur de métier. Il en ressort que, pour 74 % du panel, l’image et la marque des prestataires est un un élément important de la sélection. Les résultats complets de l'étude ne seront disponibles qu’au premier trimestre 2012, a indiqué à Newsmanagers Clemens Schuerhoff, membre du directoire de Kommalpha.Comme le souligne Dirk Bedarz, autre membre du directoire de Kommalpha, le premier résultat d’ensemble est d’autant plus important que, pour leur part, les banques dépositaires et les sociétés de gestion ont tendance à sous-estimer fortement l’importance de leur image d’ensemble lorsqu’il s’agit de recruter de nouveaux clients.
Olivier Rousseau, 52 ans, remplace Antoine de Salins au directoire du Fonds de Réserve pour les Retraites. Antoine de Salins a pris, au mois de février, le poste de directeur des gestions de Groupama Asset Management (Groupama AM). Son successeur, Olivier Rousseau, occupait depuis quatre ans le poste de chef des services économiques ayant compétence sur la zone «Pays nordiques», en résidence à Stockholm en Suède. Cet énarque a débuté comme adjoint au chef du bureau de la balance des paiements et du marché des changes à la direction du Trésor en 1986. Olivier Rousseau a ensuite rejoint le privé. «Portfolio-manager» de la BNP Tokyo en 1990, il revient en administration deux ans plus tard comme chef du bureau des relations avec les États d’Europe, d’Afrique du Nord, Moyen-Orient et Asie à la direction du Trésor. Sous-directeur responsable des relations avec les émetteurs français de la dette à la BNP en 1994, il poursuit son parcours dans cette entreprise outre-Manche et devient, en 1997, directeur général adjoint de la BNP Londres. Group managing director de BNP Asia en 1999, Olivier Rousseau fait son retour à Bercy en 2003, à la direction du Trésor. Il est alors chargé de mission auprès du chef du service des affaires internationales. Il a ensuite été administrateur suppléant de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), de 2004 à 2007.
Le gouverneur de la Banque de France a estimé aujourd’hui à l’occasion d’une conférence à Singapour que la situation sur le front financier «s'était considérablement aggravée en Europe et dans le monde ces dernières semaines». Il s’est tout de même déclaré convaincu que la zone euro sortira renforcée de la crise.
Les députés français ont définitivement adopté hier le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2012 qui comprend plusieurs mesures du plan d'économies présenté le 7 novembre dernier par le gouvernement.
Canberra table désormais sur une croissance de 3,25% aussi bien pour 2011-2012 que pour 2012-2013, contre des prévisions antérieures de respectivement 4% et 3,75%. Le gouvernement a par ailleurs dévoilé de nouvelles réductions de dépenses pour pouvoir tenir sa promesse d'être en excédent budgétaire d’ici la mi-2013.