Parmi les nombreux risques financiers qui préoccupent les investisseurs institutionnels, la volatilité des marchés financiers tient la corde. C’est ce que révèle la dernière édition du sondage RiskMonitor d’Allianz Global Investors mené auprès de 138 institutionnels en Europe entre le 2 et le 25 mai. En chiffres, ils sont 23,9 % à considérer la volatilité comme le principal risque auquel ils devront faire face au cours des 12 prochains mois, suivi de la dette souveraine et de la baisse des marchés d’actions ex aequo pour 16,7 % des sondés. La crainte de la volatilité a certes légèrement reculé depuis la dernière enquête semestrielle (26,8 %). En revanche, on constate une très forte hausse de la crainte liée à la baisse des taux d’intérêt, qui sont le risque premier pour 14,5 % des institutionnels, contre 5,8 % lors du dernier sondage. La part d’investisseurs interrogés considérant la volatilité comme un risque majeur s'établit à 84%. Et encore, Allianz GI souligne qu’en France, la proportion s'élève à 100 % des répondants. La dette souveraine apparaît comme un risque de premier plan pour 74 % des institutionnels. Et la chute des marchés actions est un risque majeur pour 70 % des répondants. Par ailleurs, les résultats du sondage indiquent que les investisseurs considérant les risques liés aux queues de distribution comme une source de risque majeur se situent à un peu plus de 48 %, contre près de 63% six mois plus tôt. Dans un contexte anxiogène, la technique de gestion privilégiée par les investisseurs institutionnels interrogés demeure la diversification, pour 46,3 % d’entre eux. L’allocation d’actifs dynamique est préconisée par 18,4 % d’entre eux, suivie de la gestion de la duration (11,8 %). Les institutionnels ont également été interrogés sur les classes d’actifs qui leur semblent les plus sûrs dans le contexte actuel. 33 % estiment que les obligations d'état «de qualité» sont les actifs les plus sûrs, suivi de la réponse «autre» pour 16 %, qui englobe les covered bonds, des actifs de diversification, des polices d’assurance, le long-short event driven…Le crédit, également «de qualité, arrive en troisième position (12 % des sondés), suivi pour 11 % des deux classes d’actifs que sont les actions et l’immobilier.Les risques financiers liés à la réglementation et à la gouvernance inquiètent moins les institutionnels que ceux liés aux marchés financiers, ces derniers ayant un impact plus direct sur les objectifs de performance, note l'étude d’Allianz GI. Il n’en demeure pas moins que ces risques existent et que les sondés en sont conscients. Ils sont ainsi 37,8 % à désigner une réglementation plus stricte comme étant le risque le plus important dans les douze prochains mois. Vous pouvez trouver en pièce jointe l’intégralité du Risk Monitor (en langue anglaise, 6Mo).