En août, les ETF/ETP dans le monde ont enregistré des souscriptions nettes de 12,1 milliards de dollars contre 5,3 milliards de dollars pour le mois correspondant de l’an dernier, selon les statistiques du BlackRock Institute, ce qui porte le total pour janvier-août à 139,9 milliards de dollars, l’encours au 31 août ressortant à 1.763 milliards de dollars. Selon ETFGI, le cabinet de conseil créé par Deborah Fuhr, les rentrées nettes des huit premiers mois de l’année et les actifs gérés en fin de période sont ressortis respectivement à 143 milliards de dollars et 1.762 milliards (lire Newsmanagers du 7 septembre).Les statistiques de BlackRock font ressortir aussi que les souscriptions nettes ont été les plus fortes aux Etats-Unis (5,5 milliards de dollars en août et 98 milliards pour janvier-août) et en Europe (4,4 milliards et 15,4 milliards). Par catégorie de produits, les rentrées nettes ont porté sur les huit premiers mois de l’année sur 50,8 milliards de dollars pour les produits obligataires, 54,8 milliards pour les actions des pays développés (dont seulement 1,7 milliard pour les actions européennes), 22,7 milliards pour les actions émergentes et 8,7 milliards pour les ETP de matières premières.Les ETP ayant enregistré les plus fortes souscriptions nettes sur les huit premiers mois de l’année ont été le Vanguard MSCI Emerging Markets (9,79 milliards de dollars), le iShares iBoxx $ Investment Grade Corporate Bond (5,75 milliards) et le iShares iBoxx $ High Yield Corporate Bond (4,92 milliards). Le quatrième serait le Huatai-PineBridge CSI 300 (3,98 milliards pour janvier-juillet).
Selon Asian Investor, Axa Asia souhaite porter son allocation dans les investissements alternatifs à 7 ou 8 % de ses actifs sous gestion asiatiques au détriment de l’allocation actions de la zone. Actuellement, le groupe français consacre environ 1% de ses actifs du compte général d’assurance vie (12 milliards de dollars d’encours) aux hedge funds, aux infrastructures, au private equity et à l’immobilier.L’allocation actuelle, qui se situe aux alentours de 120 millions de dollars, pourrait ainsi passer à 800 millions de dollars, répartis entre immobilier (4%), private equity/infrastructures (2%) et hedge funds (1%). L’objectif est d’arriver à cette nouvelle répartition dans les deux prochaines années, a précisé Arnaud Mounier, chief investment officer chez Axa Asia.
Au mois d’août, alors que le marché des actions a affiché un certain optimisme, la prudence était de mise sur l’immobilier coté. L’indice Euronext IEIF REIT Europe perd 0,5% tandis que l’indice Dow Jones Stoxx 50 enregistre une performance de 1,6%. De même, l’indice Euronext IEIF SIIC France recule de 0,6%, alors que l’indice CAC 40 augmente de 3,7%. «Cette évolution peut être interprétée comme un rattrapage de l’immobilier coté par les actions en général», analyse IEIF Indices.Depuis le début de l’année, l’indice Dow Jones Stoxx 50 gagne 9,3% tandis que l’indice CAC 40 affiche une hausse de 11,9%. Les indices immobiliers font encore mieux, avec un indice Euronext IEIF REIT Europe qui bondit de 21,5% depuis le 1er janvier tandis que l’indice Euronext IEIF SIIC France prend 17,6%.
En attendant les décisions de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale américaine, les investisseurs sont restés sur la défensive durant les premiers jours de septembre.Les fonds actions ont subi une décollecte nette de 9,9 milliards de dollars durant la semaine au 5 septembre, selon les statistiques hebdomadaires communiquées par EPFR Global. Les fonds d’actions émergentes ont terminé la semaine sur une décollecte de 1,8 milliard de dollars et les fonds d’actions américaines ont enregistré une décollecte de plus de 8 milliards de dollars en raison des rachats effectués par des ETF de grandes capitalisations.Les fonds d’obligations souveraines ont subi des rachats pour plus de 1 milliard de dollars sur toutes les échéances. En revanche, les fonds obligataires high yield ont drainé quelque 1,6 milliard de dollars. Les fonds obligataires dans leur ensemble ont enregistré une collecte de 3,19 milliards de dollars durant la semaine au 5 septembre. EPFR Global relève que les fonds d’obligations émergentes ont collecté plus de 32 milliards de dollars depuis le début de l’année.Les fonds monétaires ont terminé la semaine au 5 septembre sur une collecte nette de 4,6 milliards de dollars.A noter que les fonds de matières premières ont enregistré une collecte supérieure au milliard de dollars pour la troisième semaine consécutive.
CA Public Sector SCF, un nouveau véhicule de refinancement du Crédit Agricole, réalise lundi matin son émission inaugurale. La structure émet des obligations foncières à 7 ans avec une marge indicative de 50 à 53 pb au-dessus des mid-swaps. Outre CA CIB, les banques en charge du placement sont BNP Paribas, Credit Suisse, Erste, LBBW et Lloyds. CA Public Sector SCF a pour mission de financer les prêts à l’export accordés par CA CIB et bénéficiant d’une garantie des assureurs crédits.
Le Fonds monétaire international est intéressé par un rôle dans la conception et le suivi du programme de rachats d’obligations souveraines annoncé par la BCE, a déclaré hier sa directrice générale Christine Lagarde. Dans un communiqué diffusé à l’issue du sommet de l’Apec, elle note que le plan «ouvre la voie à des progrès» et appelle à une «mise en œuvre coordonnée».
Tokyo a révisé ce matin de 0,1 point la croissance japonaise pour le trimestre d’avril à juin, à 0,2% contre 0,3% annoncé initialement, sous le coup de la frilosité des sociétés en termes d’investissements face à la crise de la dette en zone euro et au ralentissement chinois. De quoi inciter le gouvernement à imaginer de nouvelles mesures de relance de l’activité.
Un député de la CSU, branche bavaroise de la CDU membre de la coalition d’Angela Merkel, a déposé un recours auprès de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe contre le nouveau programme d’achats d’obligations de la BCE. Ce recours déposé par Peter Gauweiler est susceptible de retarder la décision, attendue mercredi, de la juridiction allemande sur le Mécanisme européen de stabilité financière.
Le président du Conseil italien souhaite une réunion des chefs de gouvernement de l’Union européenne pour discuter de la montée en Europe d’un «populisme» alimenté par la crise de la dette dans la zone euro. Il a proposé que cette réunion se tienne symboliquement sur la colline du Capitole, là même où a été signé en 1957 l’un des traités fondateurs de l’Union européenne.
La croissance de la production industrielle chinoise a ralenti en août, tombant à son plus bas niveau depuis mai 2009, des données qui devraient renforcer les anticipations des intervenants du marché d’un nouvel coup de pouce des autorités. La production industrielle a augmenté de 8,9% le mois dernier, contre +9,2% en juillet et une hausse de 9,1% attendue par les économistes.
Selon le sondage Metroscopia publié hier, quelque 72% des personnes interrogées estiment qu’un plan de sauvetage devra être organisé par l’Union européenne pour faire baisser les coûts de financement de l’Etat et aider le gouvernement à atteindre ses objectifs de déficit budgétaire. Ils étaient 62% à penser la même chose il y a un mois.
Les créanciers internationaux de la Grèce ont des interrogations au sujet de certaines mesures prévues dans un programme d’austérité de près de 12 milliards d’euros préparé par le gouvernement et ont exigé des détails supplémentaires avant d’avaliser le plan, a indiqué hier un responsable grec. La troïka réclamerait plus de détails afin de mieux comprendre une partie des mesures.
La société d’études économiques a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la France en 2012 et 2013. Avec une demande intérieure durablement contrainte, l’économie française devrait connaître une croissance de 0,2% cette année et de 0,5% l’année prochaine. Le déficit public au sens de Maastricht approcherait pour sa part 4 % du PIB en 2013.
La rémunération totale versée aux instances dirigeantes des sociétés financières a diminué de 23% en 2011, alors qu’elle a augmenté de 5% dans les autres secteurs, révèle une étude sur les rémunérations 2011 des 100 plus grandes sociétés cotées à la Bourse suisse de la Fondation Ethos.Tous secteurs confondus, la rémunération totale a baissé de 6%.Les présidents du conseil d’administration ont reçu en moyenne 1,1 million de francs suisses pour l’année 2011, ce qui correspond à une baisse de 17% par rapport à l’année précédente. Les autres membres du conseil d’administration ont reçu 210.000 francs en moyenne (-4%). Les CEO ont gagné en moyenne 3,2 millions de francs pour 2011 (-6%), contre 1,8 million de francs (-7%) pour les autres membres de la direction générale.Malgré ces baisses, les niveaux des rémunérations restent élevés : Les vingt membres de la direction générale les mieux rémunérés ont reçu plus de cinq millions de francs chacun, alors que les 20 présidents les mieux payés ont reçu plus d’un million de francs. Peu de progrès ont été réalisés au niveau du nombre de votes consultatifs du rapport de rémunération des instances dirigeantes (Say on Pay), note Ethos. En 2012, seules 49 sociétés ont proposé un tel vote, soit quatre de plus que l’an dernier. Cependant, le taux de contestation grandit d’année en année. En 2012, il a été de 14,4% en moyenne, contre 13,6% l’année précédente.Parallèlement, on constate une amélioration du niveau de transparence des rapports de rémunération, ainsi qu’une plus grande ouverture au dialogue sur le système de rémunération auprès des sociétés proposant un «Say on Pay» à leur assemblée générale.
Le mois dernier, l’indice global des hedge funds de Lyxor a encore affiché une progression de 0,41 %, après 1 % en juillet. De la sorte, sur les huit premiers mois de l’année, l’indice marque une hausse de 1,96 % contre 1,54 % à fin juillet.Trois stratégies seulement sur les 14 suivies par Lyxor sont dans le rouge pour août : le CTA long terme (- 1,71 %), CTA short term (- 0,80 %) et convertible bonds & volitility arbitrage (- 0,56 %).En revanche, les stratégies credit arbitrage, L/S Equity long bias et fixed income arbitrage ont gagné respectivement 1,51 %, 1,47 % et 1,24 %.Pour janvier-août, deux stratégies sont en perte, le L/S Equity variable bias (-1,52 %) et le CTA long term (-1,35 %). Les deux segments les plus performants sur les huit premiers mois de l’année ont été le fixed income arbitrage avec 7,23 % et le L/S equity long bias avec 7,14 %.
Selon Hervé Chatot, gérant à La Française AM interrogé par l’Agefi, Ben Bernanke, la patron de la Fed, a laissé encore une fois la porte ouverte à un troisième assouplissement quantitatif (QE3). La réunion de Jackson Hole parait donc baissière sur le dollar aux yeux du gérant. En Europe, le contexte d’un éloignement d’un scénario d'éclatement de la zone euro semble militer en faveur d’un euro plus fort face au dollar. Mais ce scénario ne remet pas en cause une appréciation à plus long terme du billet vert, note Hervé Chatot.
La déroute des fonds immobiliers offerts au public en Allemagne va se répercuter inévitablement sur les fonds de fonds immobiliers : plus de 90 % de ces fonds de fonds sont menacés de fermeture et de liquidation, note l’agence de notation berlinoise Scope. Au premier semestre, quatre de plus ont été contraints à la liquidation (DWS ImmoFlex Vermögensmandat avec 100 millions d’euros d’encours, Stratego Grund (LB Berlin Investment) avec 300 millions, Allianz Flexi Immo-A-EUR avec 230 millions et Santander Vermögensverwaltungsfonds Kapitalprotekt Substanz (géré par SEB AM) avec 200 millions).Actuellement, l’encours des fonds de fonds immobiliers et fonds diversifiés pour lesquels les remboursements sont gelés représente environ 2,1 milliards d’euros, qui sont placés à hauteur de 1,88 milliard dans des fonds immobiliers offerts au public gelés ou en liquidation.A titre d’illustration, Scope a constaté que les 13 fonds de fonds de son échantillon détiennent des parts pour plus de 240 millions d’euros dans le TMW Immobilien Weltfonds, 230 millions dans l’Axa Immoselect, 180 millions dans le KanAm grundinvest et 100 millions dans le Morgan Stanley P2 Value.Dans ces conditions, l’agence berlinoise estime que les fonds de fonds immobiliers ne pourront plus se relever puisque les trois quarts de leur portefeuille sont constitués de parts de fonds immobiliers offerts au public et présentant des problèmes.
Le gouvernement grec envisage de réduire les salaires du personnel du Fonds hellénique de stabilité financière (HFSF). Les dirigeants de cette instance chargée du sauvetage des banques grecques gagnent jusqu'à 22.000 euros par mois, soit 36 fois le salaire minimum (600 euros), selon Alexis Tsipras, chef de file de la Coalition de la gauche radicale (Syriza), qui s’oppose aux conditions de l’aide internationale. Le traitement des fonctionnaires a été réduit d’un tiers dans le cadre du premier plan du FMI et de l’Union européenne, adopté en 2010. Le second, approuvé en mars, devrait se traduire par une nouvelle érosion.
La Chine a donné cette semaine son feu vert à 60 projets de grands travaux, tentant de redonner de l'énergie à une économie qui subit son ralentissement le plus marqué en trois ans. Les analystes évaluent à plus de 1.000 milliards de yuans (157 milliards de dollars), soit 2,1% du PIB chinois, le total des projets endossés par la puissante Commission nationale de réforme et de développement.
Le site indique que les députés européens ont «annulé purement et simplement» l’audition prévue lundi prochain du gouverneur de la Banque centrale du Luxembourg. Le Parlement bloque ainsi la procédure de nomination d’Yves Mersch au directoire de la Banque centrale européenne, du fait d’«absence désormais totale de femmes dans les instances dirigeantes» de la BCE.
Selon le ministre des Finances Pierre Moscovici, la France devra fournir d'énormes efforts pour remplir ses objectifs en termes de déficits, mais elle maintient son engagement à le faire afin de conserver sa crédibilité. S’exprimant lors d’un dîner organisé par le cercle de réflexion Bruegel, il a expliqué que la France était attendue sur ce terrain de la crédibilité.
Athènes a abrogé une loi contraignant l’Etat à détenir une participation minimale dans une série de sociétés telles que le producteur d'électricité Public Power ou le groupe public chargé des jeux de hasard OPAP. Cette mesure lève un des obstacles qui bloquent le processus de privatisations que la République hellénique s’est engagée à mettre en œuvre dans le cadre du plan d’aide octroyé par ses partenaires européens et le Fonds monétaire international. «Par une décision prise en conseil des ministres, une disposition législative a été signée, abolissant la participation minimale de l’Etat», a indiqué le ministère des Finances. Cette décision concerne également le premier raffineur du pays Hellenic Petroleum ainsi que les deux premier ports et services de distribution d’eau. Le programme de privatisations grecques doit permettre à Athènes de lever 19 milliards d’euros d’ici la fin de 2015.
Promesse phare de la campagne de François Hollande, le projet de taxe à 75% serait moins contraignant qu’attendu. Selon Le Figaro, le seuil de déclenchement serait moins pénalisant pour les couples ou les familles avec enfants. Il s’établirait à 2 millions d’euros par an et par foyer fiscal, contre un million pour un célibataire. Par ailleurs, cette taxe ne s’appliquerait qu’aux revenus du travail, pas à ceux du capital. Considéré comme une surtaxe, cet impôt comprendrait la CSG et la CRDS, représentant une «surimposition réelle» de 67%. «Il n’y a aucune décision de prise», indiquait-on toutefois hier soir du côté de l’Elysée, ajoutant que le sujet «devrait être tranché en début de semaine prochaine». Le quotidien rapporte également que le gouvernement ne modulera pas l’impôt sur les sociétés en fonction de la taille des entreprises dans le budget 2013, pour une question de coût. Une autre promesse de campagne du candidat Hollande.
La banque publique de développement KfW, qui détient la participation de l’Allemagne dans Deutsche Post, a indiqué hier être sur le point de céder 60 millions de titres à des investisseurs institutionnels dans le cadre d’un processus accéléré. La part de l’Etat au capital baissera ainsi de 5 points à un quart environ, permettant au gouvernement de récolter 950 millions d’euros environ.
La coalition au pouvoir en Allemagne va proposer un collectif budgétaire pour l’année 2012 afin d’y inclure la contribution allemande de 1,6 milliard d’euros à une augmentation de capital de la BEI et une augmentation du nombre de crèches dans le pays. Volker Kauder, président du groupe CDU au Bundestag, a précisé que la création de crèches coûterait 580 millions d’euros supplémentaires.
Le gouvernement brésilien a cédé jeudi 100 millions de dollars d’obligations à 10 ans supplémentaires à des investisseurs asiatiques, portant la taille de sa nouvelle ligne benchmark à 1,35 milliard de dollars. Il avait émis mercredi 1,25 milliard de dollars de papier à 10 ans à un rendement de 2,686%, un niveau historiquement bas.
Les sociétés familiales cotées résistent, selon L’Agefi. Sur dix ans la surperformance des sociétés européennes cotées dont au moins 20% du capital sont aux mains d’une famille a atteint 60% et 50% en excluant les sociétés financières, constate Syz AM. Elle est plus ou moins forte en fonction de secteurs. Ainsi, sur cinq ans, la surperformance n’est que de 5% pour les sociétés industrielles, mais de 9% dans la santé et de 25% dans la consommation cyclique. Fortes de ces progressions, les entreprises familiales ont quasiment doublé leurs poids au sein du Stoxx 600 à 19% aujourd’hui contre 11% dix ans plus tôt.