Actuellement, le fonds luxembourgeois «alpha multiple» BNP Paribas L1 Bond Asia ex Japan affiche un encours de 460 millions de dollars et il a collecté 390 millions depuis le début de l’année. Ce gonflement de l’encours s’explique probablement par un effort des équipes commerciales de BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) mais certainement aussi par un changement de paradigme parmi les investisseurs, notamment européens, en ce qui concerne les marchés asiatiques, comme le constate Adeline Ng, head of Asian fixed income, basée à Singapour.De fait, il est devenu évident pour chacun que les allocations à la dette asiatique sont beaucoup trop faibles, ce qui vaut également d’ailleurs pour les investisseurs asiatiques eux-mêmes. Au total, les obligations souveraines et d’entreprises des pays de la région sont considérablement mieux rémunérées que celles des pays développés, avec un risque et une volatilité est nettement plus bas, a expliqué Adeline Ng lors d’une présentation à Paris.BNPP IP gère environ 13 milliards de dollars en obligations asiatiques (17 milliards avec les fonds monétaires) et le fonds L1 Bond Asia présente la particularité d’investir dans des obligations souveraines en monnaies «fortes» et locales, en obligations d’entreprises, et en devises, avec la faculté d’utiliser des produits dérivés. Cette combinaison de stratégies et de supports a été baptisée «alpha multiple» par ses concepteurs; le fonds a surperformé durant huit des 10 dernières années calendaire, et le rendement mensuel moyen (annualisé) du dividende se situe à 5,6 %.A noter aussi que le modèle exclusif de notation du risque crédit mis en place par l’équipe BNPP IP s’est avéré suffisamment robuste pour permettre au gestionnaire d’éviter tout défaut sur les crédits depuis 2002.