L’assurance vie française finit l’exercice 2013 sur une fausse note. Sur le seul mois de décembre, le marché a en effet accusé une décollecte nette de 1,6 milliard d’euros, selon des données publiées hier par la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA). Il faut remonter à mai 2012 (1,7 milliard de décollecte) pour trouver trace d’une décollecte mensuelle de cette ampleur sur le marché français! «La situation reste fragile», a d’ailleurs reconnu Bernard Spitz, président de la FFSA.Malgré cette contre-performance, l’assurance vie a globalement retrouvé des couleurs. Après avoir conclu l’exercice 2012 avec une décollecte nette de 6 milliards d’euros, le secteur a enregistré 10,7 milliards d’euros de collecte nette en 2013. Les cotisations brutes ont en effet connu une progression de 6% en 2013, à près de 120 milliards d’euros dont 103 milliards sur les fonds euros (99 milliards en 2012) et 17 milliards sur les unités de compte (14 milliards en 2012). En parallèle, les prestations et les rachats ont diminué de 9 %, à 109 milliards d’euros fin 2013 contre 120 milliards fin 2012.A fin 2013, les encours globaux de l’assurance vie sur le marché français ressortent à 1.463 milliards d’euros, en progression de 5 % par rapport à 2012 (1.398 milliards en 2012).
Les deux tiers des Suisses alimentent régulièrement leur compte épargne, selon un sondage de JobCloud et «The Network», qui s’est penché sur le comportement observé en matière d’épargne dans neuf pays européens, rapporte L’Agefi suisse. En Europe, seuls les Suédois épargnent plus que les Suisses: 76% indiquent économiser de l’argent tous les mois. En revanche, la moyenne européenne des personnes ayant mis quelque chose de côté le 31 du mois n’est que de 55%. La Suisse et la Suède abritent aussi les plus grands épargnants : 23% des Suédois et 22% des Suisses épargnent plus de 50 francs par mois (contre 9% en moyenne dans les autres pays européens.
Pour favoriser le développement des activités entrepreneuriales au sein de l’université, la vice-présidente de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), Adrienne Corboud Fumagalli, a participé au lancement du second fonds appelé Polytech 2, rapporte L’Agefi suisse. Avec son partenaire en capital risque Eurofin Ventures, les deux structures veulent lever 50 millions de francs. Ils espèrent boucler le premier closing au printemps avec un montant estimé à une vingtaine de millions. «Les excellents résultats obtenus avec les start-up du fonds Polytech 1, explique le partenaire associé d’Eurofin, Guillaume Dubray, nous ont convaincu de continuer l’aventure. Nous voulons offrir un environnement optimal pour leur développement.»
L’agence d'évaluation financière Moody’s a publié le 30 janvier une méthodologie de notation des opérations de titrisations adossées principalement à des prêts aux PME. Cette méthodologie fait la synthèse d’une série de documents sur les titrisations qui seront retirés. La nouvelle méthodologie ne devrait pas impliquer de modifications des notations existantes d’ABS.
Alors que le bal des publications annuelles débute en France, le consensus FactSet, retraité par PrimeView, table sur un bond de 23 % de résultats nets, en masse, des sociétés du CAC 40, à 73,6 milliards d’euros après un recul en 2012 (59,8 milliards), révèle Les Echos. Le quotidien économique rappelle toutefois que ce montant serait encore très loin du record de 2007, année au cours de laquelle les sociétés du CAC 40 avaient cumulé 92,2 milliards de profits. Cette croissance des bénéfices devrait être soutenue à la fois par la réduction de la perte d’Arcelor Mittal et par l’amélioration significative des résultats des sociétés financières, telles le Crédit Agricole.Pour 2014, les analystes font également preuve d’optimisme, le consensus pronostiquant une hausse de 19 % des profits des ténors de la cote française, à plus de 87 milliards d’euros.
L'écart se creuse entre l’Allemagne et la France sur l'épargne. C’est un des enseignements du «Tableau de bord de l’Epargne – janvier 2014" publié par l’Observatoire de l’Epargne Européenne (OEE). Car si les ménages français et allemands consacrent traditionnellement une part comparable de leur revenu aux placements financiers, environ 8 %, ce taux a décroché en France depuis le deuxième semestre 2011. Il n’était plus que de 4,5% au deuxième trimestre 2013 alors que le taux allemand reste stable. «Les placements financiers restent soutenus en Allemagne par la progression des revenus, et par le réinvestissement des plus-values immobilières. La France, marquée par un alourdissement de la fiscalité de l’épargne, tend à s’éloigner du « modèle » allemand», analyse le document de l’OEE (cf pièce jointe). Autre enseignement de l'étude, l’épargne bancaire résiste dans la majorité des pays européens. En France, l’effet des hausses de plafond des Livrets A et de Développement Durable sont amortis, «mais la rémunération après impôt, relativement favorable de l’épargne réglementée tire vers le haut les taux offerts sur l’ensemble des produits bancaires qui ont de ce fait bien résisté», note l’Observatoire. Concernant l’exposition aux marchés actions, l’OEE souligne que les ménages européens restent «circonspects à l’égard des marchés d’actions». Ils n’ont donc que peu bénéficié de la hausse des cours en 2013. «En France, ils restent à l’écart des achats d’actions en direct, mais aussi des OPCVM actions, et la légère hausse de la part des contrats en unités de compte dans les cotisations d’assurance vie en 2013 ne compense pas les dégagements de l’exposition au marché des actions», commente l'étude. Le Tableau de bord de l’Epargne constate par ailleurs que les nouveaux placements des ménages en actions non cotées «se sont ralentis au deuxième trimestre 2013 en France et en Italie, les deux pays où ils représentent traditionnellement une part significative de l’épargne financière des ménages». Le PEA PME français devrait relancer cette forme d’investissement, «qui montrera peut-être que les Français ne sont pas nécessairement averses au risque, dès lors que la fiscalité leur offre l’opportunité de choix plus audacieux, dans un environnement faiblement rémunérateur pour l’épargne». Cependant, il est selon l’OEE «probable qu’une part importante des flux collectés sur cette poche fiscale se fera à travers des fonds d’investissement, qui n’apparaîtront pas directement dans les statistiques d’investissement en actions non cotées et qui d’ailleurs seront, en l’état actuel des projets, presque exclusivement investis en actions cotées ou en obligations».
BNP Paribas a cédé l’essentiel d’un bloc de 30 millions d’euros de prêts vendredi dernier, selon des sources citées par Reuters, qui disent que la Société Générale devrait en faire de même. Après avoir refusé d’accorder au groupe d’habillement une période de gel de ses covenants bancaires, certains créanciers souhaitent recruter un conseiller en restructuration pour faciliter les discussions. Vivarte a demandé de son côté au tribunal de commerce de Paris de nommer un mandataire ad hoc, Hélène Bourbouloux, qui a travaillé sur le dossier Saur.
L’Agence France Trésor a publié hier son palmarès annuel des 10 meilleurs spécialistes en valeurs du Trésor, établi à partir de trois critères : la participation aux adjudications, la présence sur le marché secondaire et les aspects qualitatifs de la relation des SVT avec l’AFT. BNP Paribas reste en première place, devançant la Société Générale, Barclays, HSBC et le Crédit Agricole. Morgan Stanley, 3ème l’an dernier, glisse au 6ème rang du palmarès, tandis qu’UBS, 9ème en 2012, disparaît des dix premiers. En revanche, BoA Merrill, Citigroup et Credit Suisse font leur entrée au classement.
Un premier LBO sur une partie du groupe BEG en 2005 avait permis à quatre dirigeants actionnaires de créer BEG Ingénierie, spécialisé en ingénierie du bâtiment. Mais les difficultés nées de la crise les a conduits à accueillir le fonds de retournement Sofimac Partners en 2009, puis Bpifrance en 2010, qui y investit sous forme d’obligations convertibles (OC). La remise sur pied de la société a conduit à une nouvelle opération le mois dernier: elle donne l’occasion à Sofimac et à deux des quatre dirigeants de sortir, tandis qu’un appel d’offre réduit (quatre candidats) a permis de sélectionner BNP Paribas Développement, alors que Bpifrance est ré-intervenu en fonds propres et en OC. Générant entre 26 et 28 millions d’euros d’honoraires, BEG Ingénierie entend réaliser des acquisitions en France et se développer au Maroc et en Pologne.
Après la vente du groupe britannique Chesapeake à Carlyle, Oaktree et Irving Place finalisent enfin la cession de Spech Chem Packaging, son ancienne division d’emballages alimentaires. Cerea Partenaire, le fonds d’Unigrains, prend la majorité du capital et investit au côté de Bpifrance, du management et de Chemak, le partenaire hongrois de Spec Packaging qui apporte pour l’occasion ses 50% de leur usine commune en Hongrie. La société d’emballages a dû en revanche se séparer de sa coentreprise chinoise, son partenaire local ayant exercé son droit de préemption. Bientôt rebaptisé et fort d’un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros, le groupe veut trouver un nouveau relais à ses trois usines européennes en relançant son projet d’implantation au Brésil, jusque-là mis de côté en raison des difficultés de Chesapeake.
Les actionnaires de Phineo Technologies – société de conseil en ingénierie et en recherche & développement – avaient mandaté Pax Corporate Finance pour étudier l’ouverture de son capital à un investisseur, à travers un LBO minoritaire. Alors que plusieurs acteurs semblaient intéressés par une entrée au capital de Phineo, ses actionnaires ont finalement décidé de se passer d’investisseur et de réaliser un LBO «sponsorless», avec le concours de trois banques. Celles-ci ont apporté une dette senior classique. Ce choix a notamment permis de ne pas modifier la répartition de l’actionnariat de l’entreprise. L’opération doit permettre à Phineo de procéder à des acquisitions en France, comme à l’étranger.
Sorti en 1992 du capital de Dagard, Initiative & Finance reprend la majorité du capital du fabricant de chambres froides, au côté du management (30%) et de Bpifrance. Placé en sauvegarde fin 2012, Windhurst Industries revend le groupe creusois, deux ans et demi seulement après son rachat. Il n’aura pas eu le temps de l’intégrer à sa division Clestra, dont il s’est récemment séparé dans le cadre de la vente par appartement de ses actifs. Dagard emploie 400 personnes en France et réalise un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros, en légère érosion ces dernières années. Les nouveaux actionnaires veulent porter la part de l’export de 20% à un tiers des ventes, en ciblant les Etats-Unis où la société dispose déjà d’une filiale commerciale, et l’Afrique.
Blackstone Group, TPG Capital et CVC Capital Partners sont bien placés pour reprendre le groupe industriel américain Gates Global (ex-Tomkins) dans le cadre d’une transaction qui le valoriserait 5 à 6 milliards de dollars (3,7-4,4 milliards d’euros), indiquait hier soir Reuters de sources proches du dossier. Le groupe avait été racheté 5 milliards de dollars en 2010 par le canadien Onex et le fonds de pension canadien CPPIB.
En 2013, 86% des organismes d’assurance déclaraient à l’ACPR réfléchir à une évolution de la structure de leurs placements en anticipation de Solvabilité II. Toutefois, seulement 60% affirmaient avoir lancé une réflexion sur le Principe de la Personne Prudente prévu dans les textes. Selon ce principe, les entreprises d’assurance ne doivent investir que dans des actifs et instruments présentant des risques qu’elles peuvent identifier, mesurer, suivre et gérer dans le temps. Cette proportion descend à 53% chez les mutuelles du Code de la Mutualité. Les récents appels d’offres communiqués au marché en ce début d’année 2014 par des investisseurs institutionnels de premier plan traduisent cependant une maturité nouvelle des acteurs en termes de gestion d’actifs et de délégation de gestion d’actifs. Parallèlement, les sociétés de gestion d’actifs sont de plus en plus nombreuses à proposer aux investisseurs institutionnels, quelle que soit leur taille, un accompagnement sur Solvabilité II, avec des offres de gestion, de reporting et de comptabilité adaptées à leurs besoins. Le FORUM Gi s’associe à Périclès Actuarial - cabinet d’actuariat conseil, pour mener, auprès des mutuelles et institutions de prévoyance, une étude sur leurs besoins en matière de stratégies d’investissement dans le contexte de Solvabilité II. L’objectif de cette étude est de faire un état des lieux des pratiques en matière de stratégies d’investissement, des évolutions à prévoir et des attentes des investisseurs institutionnels en termes de prestations. Cette étude combinant une partie qualitative (entretiens) et une partie quantitative (questionnaire) est menée auprès de mutuelles et d’institutions de prévoyance de janvier à février 2014. Les résultats de cette étude restitués à l’occasion du FORUM Gi vous permettront de vous situer par rapport aux pratiques ou aux anticipations qui se dessinent en ce début d’année. Cette restitution permettra également de dresser un panorama des différentes solutions envisagées ou mises en place par les mutuelles et les institutions de prévoyance.
L’assureur mutualiste SMABTP a déposé une offre publique d’achat sur la Société de la Tour Eiffel, ce mercredi 29 janvier. Le montant est de 48 euros par action. La Société de la Tour Eiffel (STE) va-t-elle changer de propriétaire? La mutuelle d’assurance SMABTP (pour Société mutuelle d’Assurance du Bâtiment et des Travaux Publics) a déposé ce mercredi 29 janvier une offre publique d’achat sur cette entreprise, désormais spécialisée dans les investissements immobiliers et autrefois exploitante du célèbre monument parisien. Selon un projet déposé ce mercredi auprès de l’Autorité des marchés financiers(AMF), SMABTP offre 48 euros par titre pour acquérir la totalité des actions existantes de sa cible. Pas de prime aux investisseurs Elle inclut aussi la totalité des actions nouvelles STE susceptibles d'être émises avant la clôture de l’offre ou, le cas échéant, de l’offre réouverte, à raison de l’exercice des options de souscription d’actions attribuées par la société, soit au total un maximum de 28.427 actions, toujours au prix de 48 euros le titre, indique le document. Cette opération n’offre aucune prime aux investisseurs, puisque l’action Tour Eiffel a clôturé mercredi soir à 49,19 euros (-0,40%) à la Bourse de Paris. SMABTP indique que son offre sera irrévocable à la condition qu’elle recueille au moins 51% du capital et des droits de vote de sa cible. Conflit interne A l’heure actuelle, l’actionnaire principal de STE est l’investisseur Chuc Hoang, qui détient environ 29% du capital et des droits de vote, en son nom propre et via ses sociétés MI 29, Eurobail et Foncière Wilson. Ce dernier est en conflit ouvert avec la direction actuelle de la Société de la Tour Eiffel, qu’il a attaquée au pénal, en déposant plainte pour abus de biens sociaux, et qu’il a cherché à débarquer. A la mi-novembre le tribunal de commerce de Paris l’avait débouté, dans le cadre d’une décision en référé, de cette demande
BNP Paribas a cédé l’essentiel d’un bloc de 30 millions d’euros de prêts vendredi dernier, selon des sources citées par Reuters, qui disent que la Société Générale devrait en faire de même. Après avoir refusé d’accorder au groupe de mode multi-marques une période de gel de ses covenants bancaires, certaines créanciers souhaitent maintenant recruter un conseiller en restructuration pour faciliter les discussions. Vivarte a demandé de son côté au tribunal de commerce de Paris de nommer un mandataire ad hoc, Hélène Bourbouloux, qui a déjà travaillé sur le dossier Saur.
Le marché des changes a connu un repli de son activité en octobre 2013 après son record atteint en avril, dévoile Les Echos. Ainsi, les volumes journaliers traités sur les devises ont reculé de 12% à Londres, à 2.234 milliards de dollars, et de 19 % à New York, à 816 milliards, selon les estimations des comités des changes des deux principales places sur les devises. Les volumes mondiaux quotidiens sur tous les marchés avaient atteint un plus haut à 5.300 milliards de dollars en avril, selon la Banque des règlements internationaux, pour redescendre ensuite à 5.000 milliards en octobre.La crise des devises émergentes de l’été a eu peu d’impact sur les volumes globaux sur les devises, compte tenu de leur poids limité dans les échanges, note toutefois le quotidien économique.
Exceptée pour la gestion monétaire, les frais de gestion mesurés par le Total des Frais sur Encours (TFE) affichent plutôt une tendance haussière l’an dernier sur les fonds de droit français. C’est particulièrement le cas des classes d’actifs de long terme, a relevé l'étude d’Europerformance a SIX Company présentée ce matin. Cependant, la structure des frais en question a évolué. Les prélèvements de commissions de performance consécutifs à l’effet performance des marchés d’actions ont largement contribué à cette photographie, tandis que les frais courants et de fonctionnement de la gestion ont, pour leur part, baissé.Pour les fonds de gestion active, ceux investissant dans des actions françaises donnent une bonne illustration de ce phénomène. Ils affichent un TFE quasi stable de 2,04 % (contre 2,05 % un an auparavant), tandis que les frais courants de la gestion ont baissé de 21 points de base (pb). Pour les fonds actions euro, le TFE progresse de 9 pb (1,79 %) alors que les frais courants ont enregistré une baisse de 10 pb. Les autres catégories d’actions dites généralistes - Amérique du Nord, Asie et Actions Marchés Emergents - s’inscrivent dans une même tendance en matière de TFE : ils sont respectivement en progression de 6 pb et 14 pb dans les deux derniers – mais, leurs frais courants sont en baisse. Le mouvement est cependant davantage prononcé pour les fonds Actions Marchés Emergents. La baisse est de 40 pb. A noter que la catégorie Actions Europe se démarque en enregistrant une progression de son TFE - de 9 pb - qu’elle doit notamment, à une hausse de ses frais courants - de 7 pb. Autre élément remarquable parmi les fonds actions : ceux investis en Amérique Latine voient leur TFE bondir de 0,65 % à… 1,75 %. Bien qu'également en hausse, les TFE des gestions obligataires affichent une structure différente. En 2013, ils augmentent comme les frais courants de la gestion obligataire. Parmi les différentes classes d’actifs, les frais des fonds de dette privée euro par exemple sont passés à 0,6% environ, soit une progression de 8 points de base. Ils sont supérieurs de quelques points à la gestion de dette d’Etats, note Europerformance qui indique que «les fonds du compartiment Haut rendement et de la dette Emergente affichent les TFE les plus élevés, respectivement de 1,01% et de 1,25%. Mais dans le premier cas, la hausse d’une année sur l’autre n’est que 1 pb et dans le second de 7 pb». Enfin, Europerformance note que «les frais de la gestion diversifiée sont également orientés à la hausse avec des TFE de 1,4% pour les stratégies à dominante Taux et de 2,2% pour les stratégies à dominante Actions. Les fonds d’allocations Mixte affichent des frais median de 1,9%. Par comparaison, la gestion Flexible se paie 2,3%, en recul de -8pb l’an passée,» relève également l'étude.
Que ce soit par clôtures ou fusion-absorption, la rationalisation des gammes de fonds s’est poursuivie en 2013, a relevé l'étude d’Europerformance a Six Company sur la gestion collective en France. 540 fermetures de fonds ont été enregistrées, avec une progression des clôtures dans tous les compartiments recensés par rapport à l’année 2012, à l’exception des fonds actions et des fonds diversifiés : dans le premier cas, 94 OPCVM ont été fermés contre 132 l’année précédente. Dans le second cas, 52 fonds ont disparu contre 59 en 2012. Pour le reste, 122 fonds garantis ou à formule (en hausse de 10 % par rapport à 2012), 109 fonds de trésorerie (+ 4,80 %) et 78 fonds de performance absolue (+ 23,8 %) ont fait le gros des fonds fermés en 2013. En matière de créations, l'étude a recensé 72 fonds garantis ou à formule l’an dernier. Leur nature est néanmoins plus précise. Compte tenu du faible niveau des taux, les fonds garantis n’ont plus voix au chapitre. Ce qui n’est pas le cas des fonds à formule sans garantie totale des sommes investies qui ont dominé dans les lancements. Autre catégorie bien représentée : les fonds actions, dont le nombre de créations est en nette hausse. Avec 57 OPCVM de droit français, ils sont en augmentation de 54 %. A l’inverse, l’obligataire a moins fait recette : 38 fonds de cette nature ont été lancés contre 37 en 2012. Sur deux années d’observation, Europerformance note que la gestion des fonds créés est surtout traditionnelle. Sur 100 OPCVM, ils sont 42 de cette nature, contre 20 produits structurés par exemple, et 15 fonds de gestion flexible. Selon la nature des établissements, il existe en 2013 des différences nettes dans l'évolution des gammes. En d’autres termes, plus les structures de gestion sont de taille importante, plus le solde de fonds fermés – une fois retranchées les créations – est important. A eux seuls, les établissements bancaires concentrent 40% des fonds de droit français clôturés ces trois dernières années. Pour les filiales d’assurance ou de mutuelles d’assurance, l’année écoulée pourrait néanmoins constituer un point d’inflexion à cette tendance de rationalisation, note l'étude puisque chaque clôture de fonds aura été compensée en partie par autant de créations de fonds nouveaux… La rationalisation des gammes de fonds semble un peu moins marquée dans les sociétés de gestion généralistes : qu’elles soient indépendantes ou affiliées à un réseau bancaire, ces structures ne présentent qu’un léger déséquilibre sur trois ans, entre clôtures et créations de fonds. A l’inverse, les banques privées, qui disposent au même titre que les sociétés généralistes d’une offre produits couvrant l’ensemble des classes d’actifs, affichent un ratio créations/clôtures nettement favorable aux créations de nouveaux fonds.
Les levées de fonds réalisées par le secteur du capital-risque chinois ont diminué de 50% en 2013 par rapport à l’année précédente pour s'établir à 1,97 milliard de dollars, rapporte Asian Investor. Elles ont même diminué de 79% au quatrième trimestre 2013 par rapport au trimestre précédent à 182 millions de dollars.Les investissements réalisés par le secteur ont en revanche fait un bond de 76% au quatrième trimestre à 1,5 milliard de dollars déployés dans 106 transactions. Sur l’ensemble de l’année, on observe malgré tout un recul de 29% du capital investi à 3,5 milliards de dollars.
Selon des données publiées par Willis Capital Markets & Advisory, une division du courtier en assurance Willis, 29 émissions d’obligations catastrophes (cat bonds) ont été réalisées en 2013, soit un chiffre record pour cette classe d’actifs. L’an dernier, ces émissions ont représenté un total de 7,1 milliards de dollars, proche du niveau record de 2007 (7,2 milliards de dollars). De manière globale, les capacités ont atteint 18 milliards de dollars fin 2013 et ont enregistré un taux de croissance annuel de 18 % en moyenne depuis 2000. Sur le seul quatrième trimestre 2013, sept opérations d’obligations catastrophes ont été recensées pour un montant de 1,8 milliard de dollars.
Près de quarante investisseurs institutionnels européens ayant recours à la gestion indicielle affirment lui appliquer une stratégie d’investissement responsable, pour un encours total de 360 milliards d’euros. C’est ce que montre une nouvelle étude de Novethic réalisée auprès de 160 investisseurs, battant ainsi en brèche l’idée reçue selon laquelle la gestion indicielle est incompatible avec la prise en compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.La pratique la plus répandue consiste à utiliser des indices excluant les armes controversées (26 % des investisseurs interrogés) ou des indices excluant les entreprises jugées coupables de violations de normes internationales (23 %). Pour cela, les investisseurs font appel à l’offre existante d’indices ou ils utilisent des indices sur mesure. Une minorité (6 %) pratique le vote et l’engagement sur la gestion indicielle.Mais même s’il a le mérite d’exister, ce mouvement reste fortement minoritaire et ne pèse pas grand-chose sur un marché de la gestion indicielle énorme et en forte croissance. Novethic reconnaît d’ailleurs que l’utilisation d’indices ISR (investissement socialement responsable) est peu répandue, que ce soit dans la gestion indicielle ou benchmarkée. Ainsi, le nombre d’ETF répliquant un indice ISR se limite à une vingtaine de fonds dans le monde. Ils représentent seulement 1,2 milliard d’euros d’encours sous gestion, soit une goutte d’eau à l’échelle du marché des ETF, estimé à 2.170 milliards de dollars dans le monde à fin octobre, selon ETFGI. Les indices ISR – Novethic en recense 160 – sont en fait davantage utilisés par les agences de notation « comme un moyen d’encourager les entreprises à répondre aux questionnaires leur permettant d’établir leur notation ESG (environnement, social, gouvernance), ou de les inciter à améliorer leurs pratiques ESG, tout en leur fournissant un outil de communication sur leur politique de responsabilité sociale des entreprises (RSE) », note l’agence.
L’Agence France Trésor a publié jeudi son palmarès annuel des 10 meilleurs spécialistes en valeurs du Trésor, établi à partir de trois critères: la participation aux adjudications, la présence sur le marché secondaire, et les aspects qualitatifs de la relation des SVT avec l’AFT. Comme l’an dernier, BNP Paribas se classe numéro un. La banque devance, dans cet ordre, la Société Générale, Barclays, HSBC et le Crédit Agricole. Morgan Stanley, 3ème l’an dernier, glisse au 6ème rang du palmarès, tandis qu’UBS, 9ème en 2012, disparaît des dix premiers. En revanche, BoA Merrill, Citigroup et Credit Suisse font leur entrée cette année au classement.
Deutsche Bank a suspendu le responsable de son équipe de trading de devises émergentes à New York, une décision liée aux enquêtes en cours sur les soupçons de manipulation du marché des changes, a-t-on appris de source proche du dossier. Cette suspension a été décidée après l'étude par un cabinet de conseil extérieur de sa messagerie électronique et des échanges qu’il a entretenus dans des forums en ligne (chatrooms) sur les sept dernières années, a expliqué la source.
Ofi Infravia a annoncé que le fonds Infravia European Fund II a atteint son closing final à 530 millions d’euros, dépassant sa cible initiale qui était de 400 millions d’euros. Le véhicule investit principalement dans des actifs midcap brownfield européens à travers un large spectre de secteurs infrastructures. Il a déjà pris quatre tickets dans des actifs en Europe : l’autoroute A8 en Allemagne, Régaz (le réseau régulé de distribution de gaz de la ville de Bordeaux), le PPP Tempo sur l’Ile Seguin, ainsi que RIG, un réseau de distribution électrique en Finlande.
Le quotidien assure que la ville du Michigan, dont la dette s’élève à 18 milliards de dollars, a transmis hier à ses créanciers, parmi lesquels ses deux principaux fonds de pension publics, un nouveau plan lui permettant d’espérer une sortie du régime des faillites. Le juge chargé du dossier a donné à Détroit jusqu’au 1er mars pour présenter un plan d’ajustement de la dette.