Au 31 décembre 2013, près de 1 540 000 salariés, sur les 4,8 millions couverts, ont déjà effectué des versements, soit une progression de + 23 % en un an. Près de 180 000 entreprises de toutes tailles proposaient fin 2013 l’accès à ce véhicule d'épargne retraite à leurs salariés, soit 18.000 entreprises de plus qu’en 2012, en augmentation de +11 %. L’encours total géré dans les PERCO s'établit au 31 décembre 2013 à 8,6 milliards d’euros, en hausse de près de 28 % par rapport au 31 décembre 2012 alors que sur la même période - à titre indicatif - le CAC40 ne s’est apprécié que de 18 %. Au 31 décembre 2013, les flux bruts d’alimentation des PERCO ont dépassé 1,7 milliards d’euros. Ils sont en légère hausse de près de 7 % sur un an et se répartissent ainsi : Participation : 21 % Intéressement : 17 % Versements volontaires des salariés : 26 % Abondement de l’entreprise : 35 % Le montant des rachats s'élevant à 420 millions d’euros, le solde net de souscription atteint 1,3 milliards d’euros. L’encours moyen détenu par chaque bénéficiaire s'élève à 5 600 euros. Près d’un tiers des salariés bénéficient d’une gestion pilotée de leur PERCO, c’est-à-dire une gestion financière basée sur une désensibilisation programmée de l’allocation de leurs actifs au fur et à mesure de l’approche de la retraite. L'âge moyen de l’adhérent est de 45,5 ans. La proportion hommes / femmes est de 62 % / 38 % et les tranches d'âge se répartissent de la façon suivante : moins de 30 ans : 13% de 30 à 39 ans : 22% de 40 à 49 ans : 26% de 50 à 59 ans : 30% 60 ans et plus : 9% Les sommes épargnées dans le PERCO sont fortement investies dans le tissu économique national. La poursuite du développement des PERCO doit être une priorité, en aidant particulièrement les plus jeunes actifs. Un forfait social allégé sur l’abondement des entreprises favoriserait ce mouvement. Pour 2014, le plafond d’abondement des entreprises aux PERCO est de 6 007 euros, contre 5 925 euros en 2013.
La Fédération bancaire française a annoncé le lancement d’Euro Secured Notes Issuer (ESNI), le véhicule de titrisation de place des crédits aux PME/ETI, auquel ont travaillé les banques et la Banque de France. Les premières émissions ont été réalisées vendredi pour 2,650 milliards d’euros pour une maturité allant jusqu’à 3 ans. Elles seront suivies par d’autres émissions dans les prochaines semaines. Créée par cinq banques – BNP Paribas, BPCE, le Crédit Agricole, HSBC France et la Société Générale -, la société ESNI est ouverte à l’ensemble des banques françaises et européennes.
L’investisseur activiste Carl Icahn s’est résolu jeudi à faire la paix avec le conseil d’administration d’eBay, faute d’avoir obtenu le soutien des principaux actionnaires du groupe à sa campagne pour obtenir une scission du service de paiement Paypal, rapporte Reuters. Carl Icahn a modéré sa position, jugeant «pertinentes» certaines propositions de John Donahoe et reconnaissant qu’une scission de Paypal, pour justifiée qu’elle soit, ne devait pas intervenir dès à présent. Le financier a retiré les deux noms qu’il proposait pour le conseil d’administration lors de l’assemblée générale du mois de mai. En contrepartie, eBay s’est doté d’un nouvel administrateur indépendant en la personne de David Dorman, de la firme d’investissement Centerview Capital Technology.Ce compromis met fin à des mois de guerre des mots entre le géant des enchères en ligne et Carl Icahn, qui avait taxé le directeur général John Donahoe d’"incompétence inexcusable» et dénonçait semaine après semaine des supposés conflits d’intérêts au sein du conseil d’administration.
Fidelity Investments souhaite develloper une plate-forme de trading actions collective en partenariat avec d’autres gestionnaires pour tenter d’endiguer la montée du trading à haute fréquence, qui représente désormais plus de 50% des volumes échangés sur actions aux Etats-Unis. Le Wall Street Journal rapporte que Fidelity a pour ambition de mettre en œuvre un outil transparent basé sur la collaboration entre asset managers, offrant de fait un meilleur service qu’une quelconque dark pool. Ce projet semble avoir les faveurs des autorités, puisque Le responsable de la protection des investisseurs auprès du Procureur général de New York, a clamé que les opérateurs boursiers et autres plates-formes de trading actions devaient absolument améliorer leurs systèmes afin de ne plus permettre aux traders à haute fréquence d’engranger des bénéfices au détriment des investisseurs ordinaires.
La croissance des prêts à haut rendement notés, pour l’essentiel des prêts à effet de levier, se poursuit dans la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), indique l’agence d'évaluation financière Moody’s dans la dernière livraison du «High Yield Interest - European edition».Au premier trimestre 2014, le volume d'émissions notées s’est élevé à 30 milliards de dollars contre 25 milliards de dollars au premier trimestre 2013. Un signe de l’engagement croissant des investisseurs institutionnels sur le marché de la finance «leveragée», estime Moody’s.L’obligataire high yield revient aussi en force en mars, avec l'émission par les entreprises de la zone EMEA de 12,4 milliards de dollars. Les émissions des seules entreprises espagnoles s’est inscrit à 3,6 milliards de dollars.
Plusieurs membres de banques centrales souhaitent relancer le marché de la titrisation. Entre autres Yves Mersch de la Banque centrale européenne, ainsi que Andy Haldane et Clara Furse à la Banque d’Angleterre, rapporte le WSJ Deutschland. Les deux banques centrales vont ainsi présenter cette semaine un article sur le sujet à l’occasion des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI). Le marché de la titrisation n’a pas complètement disparu mais il n’est plus qu’un pâle reflet de ce qu’il a pu être. Selon l’AFME, les émissions de prêts négociables sur ce marché se sont élevées à 76,4 milliards d’euros, soit seulement 16% du volume de l’année 2006.
Euronext annonce la cotation de 3 nouveaux ETFs : LYXOR MSCI EUR MID (MIDE), LYXOR MSCI € SMALL (SMAE) et LYXOR MSCI EMU MID (MEMU). Ils répliqueront respectivement les variations des indices MSCI Europe Mid Cap Index, MSCI Europe Small Cap Index et MSCI EMU Mid Cap Index. Le total des frais sur encours sera de 0.40% pour ces 3 ETFs.
La gestion d’actifs connaît un début d’année prometteur en Espagne. A l’issue du premier trimestre, les encours des fonds espagnols ont en effet enregistré une croissance de 7,78% (soit une augmentation de 12,3 milliards d’euros) pour atteindre 171 milliards d’euros au 31 mars, contre 158,6 milliards fin décembre 2013, selon des données publiées le 10 avril par Vdos Stochastics. Sur les trois premiers mois de l’année, la collecte nette du marché s’établit à 9,64 milliards d’euros tandis que l’effet marché positif a contribué à hauteur de 2,7 milliards d’euros. A fin mars, le marché espagnol apparaît toujours aussi concentré : les dix premiers acteurs détiennent en effet 75,71 % des encours totaux du marché et ils captent une grande partie des souscriptions nettes (soit 7,8 milliards d’euros de collecte nette pour le Top 10). A l’issue de ce premier trimestre, Santander confirme son statut de numéro 1 du marché affichant les encours les plus importants (30,7 milliards d’euros soit 17,97 % de parts de marché) et réalisant la meilleure collecte du secteur (2,27 milliards d’euros). En termes de collecte nette , Santander est suivi par BBVA et Banco Sabadell, qui ont chacun capté 1 milliard d’euros sur les trois premiers mois de l’année. CaixaBank (921 millions d’euros) et Kutxabank (780 millions d’euros) complètent le classement des 5 meilleurs souscripteurs nets sur le trimestre.
Les actions seront cette année le principal vecteur de la performance des fonds convertibles, avec en supplément la volatilité, estime l’agence d'évaluation Fitch Ratings dans une étude publiée le 10 avril.Ce glissement des fonds convertibles vers un profil actions reflète un positionnement stratégique mais également la proportion croissante de convertibles assimilables à des actions par rapport aux hybrides sur le marché. Cette évolution d’un profil diversifié vers un profil action pourrait réduire l’asymétrie des rendements (convexité).Les fonds convertibles ont continué cette année d’enregistrer une forte collecte émanant d’investisseurs institutionnels souhaitant augmenter l’exposition actions de leur portefeuille obligataire. Les fonds globaux, qui représentent environ 50% de l’univers des fonds convertibles, ont attiré l’essentiel de la collecte. Les actifs sous gestion ont progressé d’environ 40% par rapport à janvier 2012.Mais sur ce marché de seulement 450 milliards de dollars, la demande excède l’offre, ce qui constitue un vrai défi pour les gestionnaires qui veulent prendre des positions à un prix intéressant et diversifier les portefeuilles tout en restant sélectif.
ETF Securities Group a créé une nouvelle entité, ETFS Indices LLC dédiée à la création et au suivi de nouveaux indices. Elle vient de lancer 4 indices basés sur les contrats à terme sur matières premières. Ces derniers ont vocation à être utilisés dans le trading sur matières premières aussi bien en stratégie long/short que directionnelle et également dans le trading physique.
La Banque Zitouna vient de signer à Tunis avec la Banque islamique de développement (BID) un accord de partenariat stratégique portant sur la création d’une institution de microfinance islamique, rapporte l’hebdomadaire Le Point sur son site. La nouvelle institution va disposer d’un capital de l’ordre de 15 millions de dinars (9,4 millions de dollars). À côté de la Banque Zitouna qui détiendra 35 %, il y aura sa filiale d’assurances, Zitouna Takaful (15 %), ainsi que la BID, la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale, et enfin La Poste tunisienne. Autre pays, autre approche : au Maroc, la Société anonyme marocaine de l’industrie du raffinage (Samir) a signé un accord, à la fin du mois de mars, avec la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC), membre du groupe de la Banque islamique de développement, indique le magazine d’informations.
86 % des investisseurs italiens déclarent placer une partie de leur portefeuille à l’étranger, montre une nouvelle étude de Legg Mason Global Asset Management citée par Bluerating. Il s’agit de la proportion la plus élevée en Europe. En effet, les Britanniques sont 71 % à investir hors de leurs frontières, les Français 68 %, les Espagnols 64 % et les Allemands 61 %. Parmi les Italiens qui investissent déjà dans d’autres pays que le leur ou envisagent fortement de le faire, 53 % pensent que les marchés émergents constituent l’opportunité d’investissement la plus intéressante de ces prochains mois.
La Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité des marchés financiers américains, envisage de tester une réforme qui pourrait ramener l’activité sur les Bourses traditionnelles au détriment des «dark pools» et autres plates-formes d’internalisation, révèle Reuters. Le projet, qui n’a pour l’instant été débattu qu’au sein de la SEC, limiterait le volume d’ordres internalisés par les firmes de courtage ou transmis à des bassins de liquidité opaque, où les transactions sont réalisées sans que le montant et le prix ne soient révélés avant leur conclusion. La mesure à l'étude au sein de la SEC, connue sous le nom de «trade at rule», est depuis longtemps préconisée par les marchés réglementés comme le Nasdaq ou le New York Stock Exchange afin de regagner les parts de marché que leur ont pris les plates-formes alternatives.
Cheville ouvrière de la constitution du groupe Menix en 2009, à partir du carve-out de Dedienne Santé et de sa fusion avec Serf, Turenne Capital souhaitait réaliser une partie de sa plus-value (qui se monte en l’occurrence à 20 millions d’euros à travers plusieurs fonds) tout en continuant à accompagner l’entreprise. Il a mandaté DC Advisory pour rechercher un investisseur qui pourrait jouer le rôle d’actionnaire de référence. Une solution de consortium a finalement été retenue, puisque Keensight intervient en minoritaire. Ce dernier, proche du dirigeant de Menix, a une forte expertise dans la santé, notamment l’orthopédie. Il a ainsi accompagné le français LDR, qui vaut aujourd’hui 690 millions de dollars sur le Nasdaq. Turenne, pour sa part, réinvestit 4,2 millions d’euros. Menix vise 50 millions de revenus en 2014, contre 6 en 2008.
Bientôt sorti de sa procédure de sauvegarde, Autodistribution continue sa course à la taille en rachetant la plate-forme de dépannage ACR. Contrôlé par les fonds TowerBrook et Investcorp, le distributeur de pièces détachées automobiles rachète 100% d’ACR à ses dirigeants et au fonds NextStage. Ce dernier triple sa mise (8,2 millions d’euros en 2010), le grossiste de systèmes de freinage ayant doublé son chiffre d’affaires entre 2009 et 2013. Autodistribution finance l’opération sur ses fonds propres et en puisant dans les 60 millions prévus pour des acquisitions dans son émission high yield de janvier. D’un montant de 240 millions, elle lui a surtout permis de refinancer sa dette LBO et de ramener son levier à 3,4 fois l’Ebitda. Celui-ci atteint 56 millions en 2013, pour 1,1 milliard d’euros de revenus.
En investissant dans Péters Surgical en 2013, Eurazeo PME voulait constituer une plate-forme de consolidation dans le secteur de la fermeture chirurgicale. Une étape a été franchie avec la double acquisition de Vitalitec (leader européen des clips hémostatiques en titane) et Fimed (colle chirurgicale, distribuée par Vitalitec). A cette occasion, Eurazeo PME réinvestit 22 millions d’euros dans Péters, tandis que Ouest Croissance, actionnaire de Vitalitec, injecte 2 millions. D’une valeur d’entreprise totale supérieure à 40 millions et un chiffre d’affaire cumulé de 23 millions, l’acquisition permet à Péters de doubler de taille. Il avait été acquis par Eurazeo PME pour 43 millions en 2013. Ses revenus dépassent désormais 60 millions d’euros. La dette du LBO est refinancée à travers une prise ferme de LCL.
Hubert de Boisredon, DG d’Armor (consommables d’impression, 217 millions d’euros de revenus en 2013), souhaitait avoir une visibilité sur l’actionnariat de la société à 6 ans, l’horizon estimé de rentabilisation du projet de films photovoltaïques organiques souples. Orfite Investissements, entré en 2008, ne pouvait le garantir. Les nouveaux entrants, au premier rang desquels Arkéa Capital Partenaire, ont investi 45 millions d’euros, dont 20 millions sous forme d’obligations convertibles, ainsi qu’une réserve de liquidité de 5 millions pour le rachat éventuel de parts des dirigeants. En outre, un FCPE de 2 millions d’euros sera ouvert aux salariés d’Armor. Ses dirigeants ont eux investi 25 millions. Le plan stratégique 2014-2018 prévoit d’investir 65 millions, dont une partie pour des acquisitions dans les pays émergents.
Crédit Agricole Assurances, via sa filiale Predica, et Aviva France pour ses sociétés Aviva Vie et AFER Imm ont conclu le 4 avril avec Vinci Immobilier et SFR, l’achat du Campus SFR, situé à Saint-Denis pour un montant de 680 Millions d’euros. La vente de cet ensemble immobilier, d’une superficie totale de 134 000 m² et loué en totalité à SFR pour une durée de 12 ans fermes, fait suite à des négociations engagées depuis juillet 2013.Il s’agit de la plus grande opération de bureaux du secteur privé en cours de réalisation en Ile de France. Sa localisation à proximité immédiate du futur hub de Pleyel lui a valu d'être labellisée Grand Paris. L’ensemble est certifié NF Bâtiments Tertiaires - Démarche HQE®, BREEAM et conforme au label BBC. Le Campus s’articulera autour de quatre bâtiments et permettra de rassembler les collaborateurs actuellement répartis sur cinq sites en Ile-de-France. Plus de 4 000 d’entre eux, sur les 8 500 prévus à la livraison de la tranche 2, s’y sont déjà installés. La cession de l’ensemble immobilier, co-développé par VINCI Immobilier et SFR, a été réalisée sous la forme d’une vente d’immeuble pour la tranche 1 de 74 000 m2, achevée et livrée par VINCI Immobilier en décembre 2013 et d’une vente en l'état futur d’achèvement (VEFA) pour la tranche 2 de 60 000 m2 qui sera livrée fin 2015. Dans cette transaction, VINCI Immobilier et SFR étaient accompagnés par l'étude notariale Wargny-Katz& Associés et conseillés par BNP PB2I et les cabinets d’avocats Allen &Overy et Orrick Rambaud Martel. Crédit Agricole Assurances a été accompagné par l'étude notariale Oudot et Associés, Aviva Investors Real Estate France SA pour le compte d’Aviva France par l'étude Uguen / Vidalenc& Associés. Les acquéreurs ont été conseillés par Crédit Agricole CIB, les cabinets d’avocats De Pardieu Broca Maffeiet Herbert Smith Freehills.
Le Comité de Bâle a publié vendredi sa règle finale sur les exigences en capital imposées aux banques au titre de leur exposition aux chambres de compensation centralisées (CCP). Le texte définitif marque un net assouplissement par rapport aux propositions initiales des régulateurs. Les exigences imposées en capital au titre des fonds déposés en garantie auprès des CCP ont été revues à la baisse.
L’industrie des hedge funds retrouve des couleurs. Selon des données publiées par les cabinets BarclayHedge et TrimTabs Investment Research, les fonds spéculatifs ont capté 24,3 milliards de dollars de flux en février, soit la meilleure collecte mensuelle depuis trois ans. En janvier, les souscriptions avaient atteint seulement 4,4 milliards de dollars. «L’industrie des hedge funds a ainsi amassé 28,7 milliards de dollars en janvier et février, soit un bond de 83 % par rapport aux 15,7 milliards de flux enregistrés l’année dernière sur la même période», observe Sol Waksman, président et fondateur de BarclayHedge.Cet afflux d’argent frais porte les encours de l’industrie à 2.200 milliards de dollars en février, le niveau le plus élevé depuis cinq ans et demi, selon des estimations basées sur des données en provenance de 3.374 fonds. Les actifs ont progressé de 18 % sur les douze derniers mois mais ils accusent toutefois un recul de 11 % par rapport au pic de 2.400 milliards de dollars atteint en juin 2008.
Les investisseurs semblent retrouver de l’appétit pour les ETP sur les matières premières. Au cours du premier trimestre 2014, ces fonds ont en effet enregistré leurs premières souscriptions après un an de flux négatifs. Selon des données publiées par ETF Securities, ils ont ainsi capté 271 millions de dollars de nouveaux flux nets sur les trois premiers mois de l’année, « marquant la première hausse depuis le dernier trimestre 2012 », note la société spécialisée sur les fonds indiciels. Cette collecte, combinée à une hausse de 7 % des prix des matières premières, permet de porter les encours des ETP sur matières premières à 122,4 milliards d’euros contre 122,1 milliards à la fin du quatrième trimestre 2013, soit une timide progression de 0,25 %.Cette bonne collecte trimestrielle a été tirée par les métaux précieux (268 millions de dollars de flux nets), l’agriculture (217 millions de dollars) et, enfin, les métaux industriels (162 millions de dollars). En revanche, les ETP sur l’énergie ont accusé une décollecte nette de 162 millions de dollars.Dans le détail, la palme de la meilleure collecte nette revient aux ETP sur l’argent qui ont engrangé 354 millions de dollars de flux nets sur les trois premiers mois de l’année. Par ailleurs, malgré un regain d’intérêt perceptible des investisseurs, les ETP sur l’or ont fini le premier trimestre avec une décollecte de 88 millions d’euros. La faute à 946 millions de dollars de sorties enregistrées en janvier que les flux nets de février (322 millions) et de mars (536 millions) n’ont pas pu compenser.Enfin, alors que les prix rebondissent, les matières premières agricoles suscitent l’intérêt des investisseurs. Les plus forts afflux nets se sont concentrés sur les ETP agricoles diversifiés, avec une collecte de 182 millions d’euros.
Les compagnies d’assurances dommages nord-américaines et européennes, ainsi que des sociétés d’assurance vie de petite taille ou de taille moyenne sont de plus en plus nombreuses à externaliser une partie de leurs activités de gestion, selon une étude de Moody’s publiée le 9 avril («Asset Managers Benefit from Insurers’ Growing Outsourcing Trend»).Une tendance que l’agence d'évaluation financière qualifie de positive en termes de crédit pour les gestionnaires d’actifs, dans la mesure où la croissance des actifs sous gestion externes va constituer une source de revenus stable sur le long terme.En raison notamment des contraintes liées à la directive européenne Solvabilité II, l'étude explique que de nombreux assureurs ont besoin de l’expertise des gestionnaires d’actifs pour mettre en œuvre de nouvelles stratégies, par exemple dans le segment de l’obligataire non traditionnel. Avec un partenaire gestionnaire, les assureurs peuvent également développer des solutions d’investissement stratégiques et tactiques mieux adaptées à leur stratégie.Au total, l’agence estime que les spécialistes de la gestion peuvent ainsi offrir aux assureurs leur expertise d’investissement, des idées d’investissement, de la flexibilité et, enfin, des économies de coûts.
Sous l’effet d’un regain de vigueur du marché européen des introductions en bourse, les entreprises faisant appel à l'épargne publique ont levé au premier trimestre 2014 l'équivalent de 11,4 milliards d’euros, montant supérieur aux produits combinés des premiers trimestres des quatre dernières années, selon la dernière étude «IPO Watch» du cabinet d’audit et de conseil PwC. Cette évolution fait suite à une hausse de 135% à 26,5 milliards d’euros des produits dégagés par les introductions en Europe en 2013.Cette progression s’inscrit dans le sillage d’une activité soutenue au quatrième trimestre 2013, où plus de 100 introductions en bourse avaient été menées à bien, représentant plus de la moitié du total des fonds levés sur l’ensemble de l’année 2013. Les opérations anticipées au deuxième trimestre concernent au moins 25 entreprises qui pourraient mobiliser à elles seules 3,8 milliards d’euros, signe que les fonds levés pourraient dépasser 10 milliards d’euros au deuxième trimestre. Selon Kubisa, associé Marchés de Capitaux chez PwC, «c’est la première fois depuis 2007 que nous observons des volumes aussi élevés d’introductions en bourse sur la plupart des places européennes. Durant les deux trimestres précédents, les opérations ont été plus importantes, les niveaux de souscription ont été élevés et les performances ont été satisfaisantes à l’issue des IPO, autant d'éléments porteurs, favorables à la poursuite de cette tendance. Nous observons également une prudence résiduelle sur le marché, ce qui signifie que les candidats doivent présenter une «equity story» claire et motivée pour susciter l’intérêt». Dans le détail, Euronext a généré 2,1 milliards d’euros, dont 1,3 milliard d’euros levés par le groupe de télécommunications Altice à Amsterdam; OMX, la Bourse nordique, a pour sa part enregistré des produits de 1,9 milliard d’euros au 1er trimestre, principalement grâce à l’introduction de la société de services ISS, qui a généré près de 1,1milliard d’euros. Durant la même période de 2013, moins de 5 millions d’euros avaient été levés sur ces marchés, ce qui témoigne clairement d’une amélioration de la conjoncture économique. Au 1er trimestre 2014, l’Espagne a également accueilli deux des 10 premières opérations en termes de valeur, les premières introductions de taille à Madrid.Londres a de son côté triplé les produits levés grâce aux introductions réalisées au premier trimestre 2014 et enregistré près de 5,9 milliards d’euros, contre 1,9 milliard d’euros au premier trimestre 2013. Sur les 5,9 milliards d’euros levés, le London Main Market a accueilli 14 introductions d’un montant de 4,6 milliards d’euros ; le reliquat, de 1,3 milliard d’euros, a été levé sur le marché AIM, qui enregistre une reprise d’activité.
Goldman Sachs envisage une possible fermeture de son « dark pool » (plates-formes de négociation opaque) Sigma X, lancé en 2006 et l’un des plus importants au monde, rapporte le quotidien Les Echos qui cite le « Wall Street Journal ». Les « dark pool » sont des systèmes de négociation de titres permettant aux intervenants de ne pas afficher leurs ordres d’achat et de vente. Ces outils ont pris un réel poids sur le marché ces dernières années : opérateurs de marchés et systèmes d’internalisation des ordres des banques, tels UBS MTF, ITG Posit ou CS Crossfinder, affichent une part de marché de 7% en Europe, selon les estimations de Rosenblatt Securities sur 19 entités en février, précise le quotidien.
Les hedge funds Och-Ziff Capital Management, Fir Tree Partners, Perry Capital et Brigate Capital Management ont acheté des obligations de Porto Rico pour plus de 100 millions de dollars chacun, dans le cadre d’une émission de 3,5 milliards de dollars, rapporte le Wall Street Journal. La liste consultée par le journal ne dit pas si les sociétés détiennent toujours ces titres. Paulson & Co a aussi acquis pour plus de 100 millions de dollars d’obligations. Au total les hedge funds et les autres acquéreurs non traditionnels d’obligations municipales ont acquis environ 70 % de l’émission, un niveau élevé.
Le marché français de l’épargne salariale poursuit sa croissance. A fin 2013, ses encours se sont en effet établis à 104 milliards d’euros, en progression de 9,7 % par rapport à 2012, selon des données publiées par Debory Eres dans le cadre de son «Argus des FCPE». « La hausse des marchés financiers en 2013 a permis d’atténuer les effets négatifs de la mesure de déblocage exceptionnel et l’augmentation du forfait social de 8% à 20 % depuis le 1er août 2012», observe la plateforme indépendante d’épargne salariale.Dans le détail, les encours des FCPE (fonds communs de placement d’entreprise) diversifiés non investis en titres de l’entreprise ont dépassé les 63 milliards d’euros, portés à la fois par l’effet marché et le développement du PERCO (plan d’épargne retraite collectif) dans les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME). Par ailleurs, les placements monétaires ont cédé du terrain par rapport aux autres classes d’actifs. Ainsi, le monétaire a vu sa part dans les encours d’épargne salariale diminué de 5,5 points de pourcentage, à 42,5 %, au profit des actions, en hausse de 3,8 points de pourcentage à 13,6 %, et des fonds diversifiés, en croissance de 3,4 points de pourcentage à 30,7 %.Enfin, à l’issue d’une analyse de 134 FCPE ISR, gérés par 17 sociétés de gestion sur 30, Debory Eres observe que les encours ISR en épargne salariale ont progressé de près de 30 % en 2013. Seul bémol : 83 % de cette croissance est le fruit de la transformation de fonds existants. La création de nouveaux fonds ISR s’avère en effet limité à 1% seulement.
De passage à Paris dans le cadre d’une grande tournée européenne, deux responsables asiatiques de BNP Paribas Investment Partners (BNP Paribas IP) ont souligné l’intérêt pour les investisseurs occidentaux de s’intéresser au renminbi (RMB) tout en balayant les inquiétudes européennes sur l'économie chinoise."L’internationalisation du RMB a vraiment commencé. Les volumes sont encore très modestes mais ce qu’il faut voir, c’est la tendance et la vitesse du changement», a souligné Adeline Ng, responsable gestion obligataire Asie de BNP Paribas IP, basée à Singapour et gérante du fonds obligataire en RMN qui vient d'être lancé (Newsmanagers du 7 avril 2014).Les chiffres sont en effet éloquents. Dans les échanges commerciaux de la Chine à l’international, le RMB est utilisé pour régler 18% environ des transactions, contre seulement 3% en 2010. Autrement dit, près d’une transaction sur cinq avec une tendance à l’accélération. Conséquence, le RMB dans les paiements mondiaux occupe désormais la septième place début 2014, alors qu’il était en vingtième position début 2012.Les banques centrales ne sont pas étrangères à ce mouvement avec une multiplication des accords bilatéraux de swap entre la Banque centrale chinoise et depuis deux ou trois ans, de plus en plus de banques centrales occidentales, notamment la Banque centrale européenne avec un montant de 350 milliards de RMB.La tendance à l’internationalisation est donc bien installée. L’Europe peut-elle profiter de ce mouvement pour devenir un centre offshore de premier plan pour le RMB ? «Hong Kong bénéficie d’un avantage naturel dans cette compétition, de même que Taipei», a souligné Chi Lo, responsable de la stratégie Asie-Pacifique de BNP Paribas IP, basé à Hong Kong. «Pour l’Europe, Londres ou Paris peuvent très bien prétendre devenir des centres de premier plan mais il y faut une très forte dose d’engagement politique», a suggéré Chi Lo.Les deux responsables asiatiques ont par ailleurs insisté sur la maîtrise par les autorités chinoises de la période actuelle de restructuration de l'économie chinoise. «La Chine n’est pas en crise. En Europe, l’information proposée sur la Chine n’est souvent pas très équilibrée», a lancé Pieter Oyens, spécialiste investissement Asie-Pacifique de BNP Paribas IP à Hong Kong. «Le niveau de la dette des gouvernements locaux est tout à fait gérable, de même que le ralentissement de la croissance dans une fourchette de 7% à 7,5%. Si le rythme de progression de l'économie se rapproche trop de la barre des 7%, des programmes de stimulation temporaire seront mis en œuvre. Nous l’avons d’ailleurs déjà fait. Mais dans un cadre très strict. Il n’est plus question des pratiques d’argent facile qu’on a pu observer par le passé», a expliqué Chi Lo."Nous sommes entrés dans une période de transition économique qui pourrait durer de deux à trois années. Il peut y avoir de la volatilité et des défauts ici ou là, mais très marginaux et qui en aucune manière ne vont déstabiliser le système financier, a insisté Adeline Ng. C’est dans un tel environnement qu’un investisseur doit prendre des positions et s’exposer. Le moment est très favorable. Dès que le processus de réévaluation sera en marche, il sera trop tard».
L’Association des banques et banquiers luxembourgeois vient d’annoncer la création d’InFiNe, une nouvelle association pour le renforcement et la promotion du secteur de la finance inclusive . «La finance inclusive met l’accent sur l'élargissement de l’accès aux produits et services financiers abordables et responsables par les populations exclues des services financiers classiques dont des services de la microfinance». La particularité d’InFiNe est son approche multi-parties prenantes : il réunit autour d’un objectif commun les acteurs des secteurs public, privé et de la société civile. La création de cette association met un fort accent sur l’engagement du Luxembourg en matière de lutte contre la pauvreté, et de développement durable par une finance responsable. Présidée par Michel Maquil, ancien président du comité de direction de la Bourse de Luxembourg, InFine poursuit un double objectif : contribuer au développement du savoir et du savoir-faire, par la stimulation et la coordination des échanges et de la collaboration entre les membres, et contribuer au renforcement et à la promotion du Luxembourg comme centre d’excellence dans le domaine de la finance inclusive, en capitalisant sur le rôle de premier plan du pays dans le secteur financier et de la coopération au développement.
Le régulateur boursier chinois et celui de Hong Kong ont annoncé jeudi qu’ils allaient autoriser les investisseurs chinois à intervenir sur un certain nombre de titres cotés à Hong Kong et les intervenants de Hong Kong à traiter sur une sélection de titres cotés à Shanghai. Ce projet pilote sera limité à des entreprises déjà cotées sur les places de Shanghai et Hong Kong et à une sélection d’autres grandes valeurs. Les volumes échangés seront soumis à un plafond global et quotidien, ont ajouté les deux régulateurs. «L’autorisation d’investissements réciproques en actions à Shanghai et Hong Kong est un pas important vers l’ouverture des marchés de capitaux chinois», souligne le communiqué commun des deux autorités. Pendant la phase de test, qui sera lancée après six mois de préparatifs, les investissements en provenance de Hong Kong sur les actions chinoises seront limités à 300 milliards de yuan (35 milliards d’euros) au total et 13 milliards de yuan par séance de Bourse. Les investissements chinois sur les valeurs cotées à Hong Kong seront plafonnés à 250 milliards de yuan au total et 10,5 milliards par séance.