Avec 23,8 milliards d’euros, le marché français de l’investissement a renoué en 2014 avec ses performances d’avant-crise, l’année écoulée étant même la 3e meilleure de l’histoire après 2007 et 2006, selon des statistiques communiquées par Cushman & Wakefield. Ce résultat tient avant tout à la concrétisation de grandes transactions (23 transactions de plus de 200 millions d’euros) réalisées par des investisseurs aux capacités d’investissement considérables, dans un contexte particulièrement favorable au compartiment immobilier. Le marché de l’investissement a en outre bénéficié d’une offre abondante et plus variée, alimentée par les arbitrages de certaines foncières, les échéances de fonds en liquidation ou la volonté des vendeurs de tirer parti de conditions de marché favorables.Les Français ont concentré 66 % des volumes investis en 2014. Ils sont à l’origine des plus grandes transactions de l’année écoulée, soit 33 des 54 opérations supérieures à 100 millions d’euros dont l’acquisition par Carmila du portefeuille Carrefour. Il s’agit généralement d’institutionnels disposant d’importantes liquidités (assureurs, caisses de retraite) mais aussi de SCPI/OPCI dont les collectes ne cessent d’augmenter en raison de leur succès auprès des épargnants. La part des foncières est également en forte hausse en raison, notamment, de l’opération Carmila/Carrefour. Le poids des privés est aussi plus important en raison de l’acquisition du centre commercial Beaugrenelle par un consortium d’investisseurs français (Apsys, Madar, Financière Saint James).Si les étrangers ont été minoritaires en 2014 (34 % des montants investis en France), les montants qu’ils ont investis sont en revanche en hausse de 28 % sur un an. Les Européens ont été, comme en 2013, les étrangers les plus actifs (14 % des acquisitions), au premier rang desquels les Néerlandais. A l’origine de l’une des plus grandes transactions de 2014 (acquisition par Wereldhave d’un portefeuille de centres commerciaux pour 850 millions d’euros), ils devancent les Allemands, les Britanniques et les Norvégiens. Ils sont suivis de près par les Nord-Américains, nouveaux entrants pour certains (Oxford Properties, qui a acquis le 32 Blanche à Paris), qui totalisent 12 % des montants engagés sur le marché français. La part des Moyen-Orientaux est stable et plus modeste (6 %), même s’ils ont été en 2014 à l’origine de la plus grande opération impliquant des acteurs étrangers (portefeuille Risanamento).«Ceux qui espéraient un bond de l’activité sur les marchés locatifs ont en revanche déchanté. Ainsi, le marché des bureaux d’Ile-de-France ne s’est que timidement redressé en 2014, avec une demande placée en hausse de 15 % par rapport à 2013 mais inférieure de 8 % à la moyenne des dix dernières années. Quant aux volumes placés sur le marché français des grands entrepôts, ils sont, avec 2,11 millions de m², en baisse de 3 % d’une année sur l’autre», indique Olivier Gérard, président de Cushman & Wakefield France. Enfin, les enseignes ont poursuivi leurs arbitrages au détriment des sites les plus risqués ou de leurs points de vente les moins performants, accentuant la polarisation du marché immobilier des commerces et contribuant à durcir les conditions de négociation entre bailleurs et enseignes.
Le Comité de pilotage Euro PP, composé des principales associations professionnelles de la Place de Paris et des parties prenantes au marché de l’Euro PP, a présenté le 8 janvier deux contrats-types de placement privé répondant à la fois aux besoins des investisseurs et des émetteurs, français et internationaux de toutes tailles, sur le marché en croissance de l’Euro PP. En mettant à la disposition des acteurs ces contrats-types, l’objectif est de favoriser le développement de nouveaux instruments de financement au travers de l’émergence d’un marché des placements privés européen plus efficient et mieux intégré via une standardisation de la documentation contractuelle. Ces contrats-types couvrent l’intégralité du marché de l’Euro PP qu’il s’agisse de prêts ou d’émissions obligataires, tout en préservant les spécificités respectives de ces deux segments. Ils complètent la Charte Euro PP, publiée en 2014, qui définit un cadre de référence pour ce marché. Ces contrats pourront constituer une référence pour le marché. L’attention des acteurs est néanmoins appelée sur le fait que les termes contractuels ont vocation à être adaptés lors de la négociation d’un Euro PP en fonction du profil de l’emprunteur/émetteur, des caractéristiques de la transaction et des conditions de marché. Les contrats-types ont été élaborés dans le cadre d’une démarche consensuelle avec une représentation active des différentes parties prenantes (emprunteurs/émetteurs, investisseurs, intermédiaires) et cherchent à prendre en compte les intérêts ainsi que les contraintes respectifs de chacune des parties. Ils bénéficient de l’expérience pratique des principaux acteurs du marché. Les modèles de documentation sont rédigés en droit français et peuvent être adaptés à d’autres systèmes juridiques. Ils ont en effet aussi une vocation internationale, qui sera notamment coordonnée avec l’International Capital Market Association (ICMA) pour le contrat obligataire.L’ICMA, qui coordonne un groupe de travail européen sur les placements privés, travaille ainsi, notamment sur la base de la Charte Euro PP, à la mise en place et à la structuration d’un marché pan-européen du placement privé. Le Comité de pilotage Euro PP est associé à ces travaux au côté de la Loan Market Association (LMA), qui a également élaboré une documentation standard pour le marché des placements privés en droit anglais. Le groupe de travail européen coordonné par l’ICMA entend promouvoir ces contrats-types pour faciliter la naissance de ce nouveau marché en Europe.Les documentations développées dans le cadre de l’initiative Euro PP comme par la LMA sont complémentaires. Elles offrent une palette d’outils aux participants de marché, dans le contexte d’un marché naissant, en s’adaptant aux droits et doctrines locaux. Elles ont vocation à évoluer, parallèlement au développement et à l’internationalisation des transactions.Ces initiatives bénéficient de l’appui de la direction générale du Trésor et de la Banque de France. En effet, les pouvoirs publics accompagnent l’évolution des modes de financement en veillant à la définition d’un cadre de référence robuste en termes de stabilité financière. Ils participent également aux travaux européens afin d’en assurer la cohérence et de donner une dimension européenne et internationale à ce marché, ainsi que l’envisage le projet d’Union des marchés de capitaux récemment rendu public par la Commission européenne.Dans cette perspective, le comité de Pilotage Euro PP est engagé dans une démarche de promotion active au travers de son site www.euro-privateplacement.com sur lequel seront notamment disponibles les deux nouveaux contrats cadres en français et en anglais ; ainsi que lors des Premières Rencontres Euro PP, organisées le 13 mars 2015 à la Maison de la Chimie à Paris, qui permettront aux professionnels, émetteurs, investisseurs et intermédiaires de se rencontrer et d’échanger leurs expériences et points de vue et seront conclues par le Gouverneur de la Banque de France.
«Le marché européen des ETP semble destiné à passer la barre des 500 milliards de dollars d’actifs en 2015», estime Ted Hood, CEO de Source, «dans la mesure où les investisseurs continuent à attacher de l’importance à la transparence, au coût relativement faible et à la large gamme d’ETP disponibles. Les ETF smart beta sont en train de décoller mais nous pensons que cette année sera celle des ETF de gestion active, car de nombreux grands gestionnaires d’actifs montrent un intérêt pour le marché des ETF. Les ETF actifs et smart beta pourraient tripler en taille cette année.»Source a été pionnier pour les d’ETF de gestion active en Europe et continue d’occuper une place importante sur le marché des produits smart beta. Sur les 13 produits lancés l’an dernier par Source, 8 sont des produits gérés activement ou smart beta. Les nouveaux fonds de Source ont levé 1 milliard de dollars au cours de l’année, grâce notamment à Source Goldman Sachs Equity Factor Index World UCITS ETF et PIMCO Covered Bond Source UCITS ETF. Ces deux fonds, sans précédent en Europe, illustrent l’appétit des investisseurs pour des solutions d’investissement créatives et bien pensées. Michael John Lytle, directeur du développement chez Source, prévoit également des changements de tendance dans l’univers obligataire. «Au niveau mondial, quasiment un tiers des flux sont venus du secteur obligataire en 2014, et le pourcentage est encore plus élevé pour l’Europe. Beaucoup de fonds de pension et d’investisseurs institutionnels cherchent à réduire les coûts de leur portefeuille, particulièrement concernant les frais de gestion. A cet égard, les ETF constituent une opportunité indéniable. Par exemple, dans le secteur obligataire, nous pensons que les obligations émergentes et High Yield offrent des possibilités de rendement plus intéressantes que les Gilts et les obligations Investment Grade. Les ETF obligataires actifs ou smart beta permettent de s’exposer à ces segments à un coût plus faible que les fonds traditionnels.»
Les investisseurs en quête de valeurs refuges doivent de plus en plus payer pour la sécurité qu’elles offrent, le volume de la dette souveraine de la zone euro avec des rendements négatifs ayant gonflé pour atteindre un niveau record de 1.200 milliards d’euros, rapporte le Financial Times. Le chiffre, qui représente un quart de la dette souveraine de la zone euro en circulation, représente une augmentation par rapport aux 500 milliards d’euros en octobre, selon Bank of America Merrill Lynch. Il s’agit d’une classe d’actifs complètement neuve créée par la Banque centrale européenne ces six derniers mois.
Une large majorité (88%) de banques évaluent de manière positive (51%) voire très positive (37%) l’évolution de leurs performances opérationnelles au cours des six à douze derniers mois. Un niveau plus élevé qu’un an plus tôt (77%) selon le Baromètre des banques EY 2015 présenté le 8 janvier à Zurich par le cabinet Ernst & Young, rapporte L’Agefi suisse. Cette embellie porte la marque des développements haussiers sur les marchés financiers mais aussi d’attentes modérées en regard du passé selon les auteurs de l’étude qui s’interrogent sur «le nouvel optimisme dans le private banking?». Les établissements de gestion privée (91% d’avis positifs ou très positifs) et étrangers (85%) sont d’ailleurs ceux qui font état des améliorations les plus marquées sur un an, malgré une légère régression des marges.
Le gestionnaire d’actifs britannique M&G Investments, filiale de l’assureur anglais Prudential, a apporté 60 millions de livres à la société Primrose Solar afin de financer cinq fermes d’énergie solaire au Royaume-Uni, rapporte Funds Europe. Ce financement indexé sur l’inflation a été arrangé par Novatio Capital.
Le secteur des cabinets de conseil en optimisation de coûts se consolide. Deux mois après la restructuration de dette qui l’a vu passer sous le contrôle de ses créanciers, Alma Consulting Group, numéro un du secteur, a annoncé un projet de rapprochement avec Lowendalmasaï, numéro trois, qui était contrôlé par BNP Paribas Développement et par le président fondateur Pierre Lasry. Alma CG revendique 164 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Afin de financer la construction d’infrastructures de transport en Asie ou dans le bassin méditerranéen dans le cadre de son projet de «nouvelle route de la soie», la Chine pourrait lever des fonds en ayant recours à l’émission d’obligations offshore, rapporte le quotidien en citant les propos de Gao Wei, chercheur au sein du centre de recherche et de développement du Conseil d’Etat.
Pour mesurer la taille de la finance parallèle (shadow banking), des experts proposent dans une note publiée cette semaine par le Fonds monétaire international (FMI) de ne pas s’en tenir aux activités menées par les institutions non bancaires mais d’inclure aussi certaines activités des banques. Une approche sensiblement différente de celle proposée par le Conseil de stabilité financière (FSB).
Le groupe Siparex, via le fonds Siparex Midcap2, prend une participation de l’ordre de 10% au capital du Groupe Mauffrey, l’un des principaux transporteurs routiers indépendants, pour financer ses projets de développement, selon un communiqué publié le 7 janvier. Basé à Saint-Nabord (88), le groupe familial Mauffrey est spécialisé dans les prestations de transport routier de vrac solide et liquide et de marchandises conditionnées. Historiquement positionné sur les transports de courte distance dans le Nord-Est de la France, le groupe Mauffrey a développé son maillage national par capillarité et dispose aujourd’hui d’un réseau de 25 filiales et agences. Cette ETI, qui emploie aujourd’hui 1.620 employés, a connu une croissance continue de son chiffre d’affaires au cours des dernières années, qui devrait atteindre 171 millions d’euros en 2014.
Alliance Bernstein a annoncé le 7 janvier le lancement du AB Multi-Manager Select Retirement Funds, cogéré avec Morningstar Associates.Le lancement de cette stratégie, qui pourra intégrer, outre ceux d’Alliance Bernstein, des fonds d’AQR, Franklin Templeton, MFS et T. Rowe Price, répond à la forte demande émanant des consultants et des conseillers en investissement, relève Alliance Bernstein dans un communiqué.
L’indice EDHEC IEIF Immobilier d’Entreprise (France) qui accueille depuis le 1er janvier 2015 les SCPI à capital variable étend sa capitalisation de 5 à 23 milliards d’euros. Cette intégration résulte de la proportion grandissante de SCPI à capital variable investies en immobilier d’entreprise. L’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière précise que les règles de composition de l’indice ne sont pas modifiées : ne sont incluses que les SCPI ayant enregistré un volume de transactions sur le marché secondaire supérieur à 2 millions d’euros au cours de l’année précédente. Le marché secondaire est le marché des transactions des parts organisé par les sociétés de gestion des SCPI en accord avec les articles 422-21 à 39 du Règlement Général de l’Autorité des Marchés Financiers. Pour les SCPI à capital variable, le prix considéré dans le calcul de l’indice est le prix de souscription des retraits compensés, déterminé par la société de gestion.En revanche, le rythme de publication de l’indice est modifié et passe de mensuel à trimestriel. Son délai de publication passe également de 10 jours à 1 mois. Par ailleurs, le nombre de SCPI de l’échantillon double à 30 SCPI environ. «Bien que le mode de formation des prix des SCPI à capital variable sur le marché secondaire n’obéisse pas au mécanisme de confrontation d’un carnet d’ordres comme pour les SCPI à capital fixe, l’information spécifique au caractère transactionnel des prix est conservée dans la mesure où l’exigence de liquidité reste inchangée ", note un communiqué de l’IEIF.
Les fonds gérés par Blackstone Tactical Opportunities et TPG Special Situations Partners ont acquis la société britannique Acenden Mortgage Servicing Solutions, un fournisseur de solutions de prêts hypothécaires, auprès des administrateurs de Lehman Brothers. L’opération, dont les termes n’ont pas été dévoilés, devrait être finalisée début 2015, selon un communiqué de Blackstone. Acenden détient plus de 64.000 prêts en portefeuille d’une valeur d’environ 5,4 milliards de livres et emploie quelque 400 personnes à Londres et à Dublin.
Le gérant vedette Bill Gross, qui a quitté Pimco l’an dernier pour rejoindre Janus Capital en octobre 2014, recommande la prudence pour les investissements en 2015, année qu’il pressent difficile pour les actifs à risque. Le gérant juge que le temps du risque est terminé et que les investisseurs doivent se tourner vers des actifs de très haute qualité. «Soyez prudent et contentez-vous de retours faiblement positifs. Le temps des risques est passé», écrit le gérant du Janus Global Unconstrained Bond Fund dans ses perspectives d’investissement mensuelles. La lettre est intitulée «Ides», en référence aux Ides de mars. Bill Gross y prône la vigilance. «A la fin de l’année, on verra des signes «moins» devant beaucoup de classes d’actifs. Le bon temps, c’est fini», affirme-t-il. Parmi les actifs de haute qualité, Bill Gross évoque les obligations du Trésor ou encore les obligations d’entreprises de haute qualité, ainsi que les actions d’entreprises à faible endettement ou offrant des dividendes attractifs, avec des revenus diversifiés «tant au niveau de l’activité que sur le plan géographique."Le Janus Global Unconstrained Bond Fund, que Bill Gross gère depuis octobre dernier, a attiré pour 770 millions de dollars de capitaux en novembre, ce qui porte ses actifs à plus de 1,2 milliard de dollars, selon les données de Morningstar.
Le courtier interbancaire BGC Partners prolonge son offre d’achat inamicale sur GFI jusqu’au 27 janvier, date programmée d’une assemblée générale où les actionnaires de la cible devront se prononcer sur une offre concurrente du CME. A la date de mardi, environ 21,7 millions d’actions GFI avaient été apportées à l’offre de BGC à 5,45 dollars pièce, donnant à ce dernier 30,5% du capital. Le CME propose, lui, 5,25 dollars par action, dans le cadre d’une offre amicale.
Conseillée par Credit Suisse, la société de private equity propose aux investisseurs de céder de manière anticipée leur participation dans deux de ses fonds. Une opération estimée à 1 milliard d’euros. Les acquéreurs devraient réinvestir jusqu'à 250 millions d’euros dans un nouveau fonds de 2 milliards d’euros, actuellement en cours de levée. Selon Bloomberg, l’offre aurait reçu un accueil timide à ce stade.
La société de gestion et banque d’investissement s’est séparée d’au moins huit employés seniors en décembre au sein de son fonds alternatif Guggenheim Global Trading, doté de 600 millions de dollars d’actifs. Ces départs surviennent sur fond de performances médiocres. Le principal fonds, GGT Multi-Strategy, a vu sa performance décliner de 5% entre janvier et novembre 2014.
Le courtier interbancaire américain BGC Partners a indiqué mercredi prolonger son offre d’achat inamicale sur GFI jusqu’au 27 janvier, date programmée d’une assemblée générale où les actionnaires de la cible devront se prononcer sur une offre concurrente du CME. A la date de mardi, environ 21,7 millions d’actions GFI avaient été apportées à l’offre de BGC à 5,45 dollars pièce, donnant à ce dernier 30,5% du capital. Le CME propose, lui, 5,25 dollars par action, dans le cadre d’une offre amicale.
La société de gestion canadienne AGF Investments vient d’annoncer le lancement du fonds d’obligations mondiales AGF, une solution d’investissement hybride qui complète les poches de titres à revenu fixe tout en donnant aux investisseurs l’occasion de tirer parti des hausses des marchés boursiers. « De nos jours, il est difficile pour les investisseurs de réaliser des rendements obligataires satisfaisants, et ils ont besoin de solutions alternatives en matière de titres à revenu fixe pour diversifier leurs portefeuilles et être à l’abri des hausses de taux d’intérêt », souligne Kevin McCreadie, président et chef des investissements, Placements AGF Inc., cité dans un communiqué. « Le Fonds d’obligations mondiales AGF offre la sécurité et la diversification des obligations en atténuant le risque lié aux taux d’intérêt et en permettant aux investisseurs de tirer parti des marchés boursiers. » Le fonds est géré par David Stonehouse, vice-président et portefeuilliste, Acuity Investment Management Inc. David Stonehouse possède près de vingt ans d’expérience en gestion de titres à revenu fixe, et il travaille en collaboration avec l’équipe des titres à revenu fixe d’AGF.
Selon les prévisions d’une vingtaine de banques et sociétés de gestion interrogées par Les Echos, les professionnels anticipent une hausse de 8,5% du CAC en 2015 pour atteindre 4.636 points fin décembre 2015. De fait, la baisse de l’euro et celle du prix du pétrole, ainsi que la persistance de taux d’intérêts bas constituent autant de facteurs de nature à améliorer les comptes des entreprises et, donc, à redonner des couleurs au marché actions, jugent ces mêmes professionnels. Le quotidien économique rappelle toutefois que, dans l’exercice des prévisions, les professionnels tombent rarement justes. Ainsi, fin 2013, les spécialistes tablaient sur une hausse de 8% du CAC 40 alors que l’indice phare a finalement perdu 0,54 % en 2014.
La société de gestion de portefeuilles et d’actifs immobiliers AXA Real Estate Investment Managers vient de boucler l’acquisition de l’ensemble des parts d’une société détenant un immeuble de bureaux «core» dans le quartier de Kirchberg à Luxembourg, le “Monnet 6”, auprès de Deka Immobilien GmbH pour un montant de 32,2 millions d’euros. L’acquisition a été réalisée pour le compte du Fonds Caesar, un fonds régulé dédié aux investisseurs institutionnels italiens, lancé par AXA Real Estate Investment Managers SGR S.p.A., une filiale italienne d’AXA Real Estate, précise un communiqué.L’actif multi-locataire, qui comprend 4 485 m² de bureaux sur cinq niveaux, est actuellement entièrement loué à cinq locataires de grande qualité. L’actif comprend également une surface d’environ 650 m² dédiée au stockage et à l’archivage, ainsi que 141 places de parking. Construit en 1992, Monnet 6 a fait l’objet d’importants travaux de rénovation et de modernisation en 2012. L’actif se trouve à Kirchberg, une zone d’une grande accessibilité située au cœur du quartier des affaires de Luxembourg, et à proximité de l’autoroute qui rejoint les frontières belge, allemande et française à moins de 30km. Kirchberg bénéficie également d’un excellent réseau de transports en commun comprenant trains et tramways et se trouve à seulement 7km de l’aéroport international du Luxembourg. Caesar a désormais investi 326,5 millions d’euros et cette première acquisition au Luxembourg s’inscrit parfaitement dans sa stratégie consistant à acquérir des immeubles de bureaux «core» bien loués et situés à la périphérie des quartiers d’affaires des métropoles européennes. Lors de sa dernière levée de fonds en octobre 2012, le fonds avait levé 209 millions d’euros en fonds propres auprès de 12 investisseurs institutionnels italiens et de compagnies d’assurances AXA, lui conférant une capacité d’acquisition de 415 millions d’euros une fois totalement investi.
La société d’indices boursiers MSCI est devenue la première cible de ce qui s’annonce comme une vague d’activisme en 2015, rapporte le Financial Times. Jeff Ubben, le fondateur du hedge fund ValueAct, basé à San Francisco, a attaqué lundi l’entreprise sur la manière dont elle a intégré ses acquisitions et sur son incapacité à accroître sa part de marché. ValueAct est l’un des principaux actionnaires du MSCI, avec 8,3 % du capital, mais la société d’indices a rejeté sa demande d’être représenté au conseil d’administration. Cette réprimande publique est inhabituelle pour Jeff Ubben, qui a plutôt tendance à rester discret et agir en coulisses.
La Pologne, la Hongrie et la Lituanie ont pris la tête du classement semestriel de durabilité des pays émergents établi par Petercam. Outre les trois premières places, l’Europe de l’Est occupe une grande partie du premier quartile du classement. « Leur passé communiste explique généralement un score élevé dans le critère lié à la ‘population, aux soins de santé et répartition des richesses’. En outre, la Pologne, la Slovaquie, la Lituanie et la République Tchèque ont atteint un certain niveau de richesse et de développement suite à leur accession à l’Union Européenne. Ces derniers obtiennent donc des notes relativement bonnes dans des indicateurs tels que les droits politiques et libertés civiles », explique la société de gestion belge.Se retrouvent également dans le haut du classement les pays d’Amérique Latine, lesquels ont tendance à se distinguer sur le plan environnemental. En revanche, côté ‘population, soins de santé et répartition des richesses’, la région obtient généralement des notes en-dessous de la moyenne de l’univers analysé à l’exception du Brésil et du Mexique. Le Brésil est d’ailleurs le seul pays des BRIC à être classé dans le premier quartile, en dix-septième position. C’est sur l’éducation que le pays s’illustre. En matière de transparence et de valeurs démocratiques, bien que le pays soit gouverné par une femme depuis 2011, la représentation des femmes au parlement reste faible (8,6%). La liberté de la presse pourrait également être améliorée, note Petercam. Autre pays BRIC, la Russie se classe en revanche en 64e position et dans le dernier quartile. Le pays perd des points dans le pilier ‘transparence et valeurs démocratiques’. « La corruption y est un fléau majeur et la liberté de la presse, une illusion », relève la société de gestion. « La durabilité environnementale de la Russie est également problématique ; le pays se classe en 81e position, notamment par l’importance de ses émissions de gaz à effet de serre », poursuit-elle. Enfin, les pays asiatiques se retrouvent davantage dans le troisième quartile suivis par les pays africains, plutôt en bas du classement.
Les gérants qui ont trop peur de perdre de l’argent ont tendance à dégager des performances médiocres dans l’ensemble, pénalisant leurs investisseurs et leur propre carrière, rapporte le Wall Street Journal, citant une étude qui doit bientôt être publiée. Résultat, lorsqu’elles recrutent un gérant, les sociétés de gestion devraient être plus attentives au critère de l’aversion aux pertes, estiment les auteurs de la recherche, Andriy Bodnaruk de la University of Notre Dame et Andrei Simonov de la Michigan State University et du Gaidar Institute à Moscow. L’étude se base sur un sondage de gérants en Suède, un pays où les chercheurs ont pu avoir accès aux données personnelles des gérants. “Les gérants sont recrutés en fonction de leurs performances passées, de leur expérience dans leur secteur, de leur pédigrée et d’autres facteurs, mais à notre connaissance, leur capacité à encaisser la volatilité des rendements de leurs portefeuilles n’est jamais prise en compte”, regrette Dr. Bodnaruk. Or, les gérants nerveux peuvent coûter cher… L’étude montre que les gérants affichant une réticence face aux pertes ont sous performé leurs semblables plus téméraires de 1,2 à 2,1 points de pourcentage par an. Et ils ont plus de risques d’être virés…
Les fonds américains dédiés aux obligations, aux actions et au monétaire ont attiré 26,7 milliards de dollars durant la dernière semaine de l’année 2014, selon les statistiques communiquées par EPFR Global. La collecte des fonds américains, stimulée par la reprise de l'économie américaine, a ainsi très largement dépassé celles des fonds internationaux et européens au quatrième trimestre.Les fonds d’actions et les fonds monétaires américains ont ainsi collecté 55,34 milliards de dollars au quatrième trimestre 2014 alors que sur la même période, leurs homologues européens ont affiché une décollecte de 33,73 milliards de dollars. Sur l’ensemble de l’année, la collecte des fonds monétaires et d’actions américains s'élève à 87,24 milliards de dollars contre seulement 833 millions pour les fonds européens. Les fonds d’actions spécialisés sur les marchés émergents ont enregistré des décollectes de 21,48 milliards de dollars au titre du quatrième trimestre et de 24,70 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année. Les fonds d’actions chinoises ont ainsi terminé l’année 2014 sur une décollecte de 7,6 milliards de dollars (8,11 milliards de dollars au cours du seul quatrième trimestre) tandis que les fonds d’actions indiennes affichaient sur l’ensemble de l’année une collecte nette de 4,6 milliards de dollars (2,5 milliards de dollars au quatrième trimestre).
L’indice Credit Suisse Liquid Alternative Beta, qui vise à rendre compte de la performance du secteur des hedge funds, a enregistré en décembre une progression de 0,28%, ce qui porte sa performance sur l’ensemble de l’année à 3,60%.La meilleure performance du mois sous revue est à mettre sur le compte des stratégies de futures, avec un gain de 3,51%. Sur l’ensemble de l’année, les stratégies de futures affichent une performance de 15,77%, largement devant les stratégies Long/Short Equity, qui réalisent un gain de 8,45%.
La société de gestion Polaris, spécialisée dans les activités de private equity sur les marchés danois et suédois, a annoncé un premier closing de 2,2 milliards de couronnes danoises, soit quelque 300 millions d’euros, pour son quatrième fonds, le Polaris Private Equity IV. Le fonds, qui a un objectif de 3 milliards de couronnes danoises, est opérationnel depuis le 1er janvier 2015, date d’expiration du fonds précédent, le Polaris Private Equity III. Dans la continuité du précédent fonds, le nouveau véhicule s’intéresse en priorité aux sociétés danoises et suédoises du «lower mid-market», avec l’objectif d’ajouter de la valeur à ces sociétés par le biais d’améliorations opérationnelles, de programmes de consolidation ou encore d’expansion dans les pays nordiques et ailleurs dans le monde.