Il ne s’agit pas de Clinton ni de Bush, même si l’un se prénomme Bill et l’autre George. Mais comme on peut se douter qu’entre Démocrates et Républicains américains le courant ne passe pas sur tous les sujets, on peut penser qu’il en va de même désormais entre Bill Gross et George Soros. Car à l’évidence quelque chose s’est cassé entre les deux hommes. Cette semaine, le financier qui avait investi 500 millions de dollars pour soutenir l’ex gérant star de Pimco passé chez Janus Capital, a repris sa mise. L’amitié, la sympathie voire l’admiration a visiblement ses limites quand elle conduit à perdre de l’argent… Ce que le fonds de Bill Gross a fait l’an passé…De l’argent cette semaine, il en a été question justement. Car plusieurs sociétés de gestion « majors » ont encore publié leurs résultats financiers. Retenons ceux de deux Français : Natixis et la SocGen. Tous deux ont connu des fortunes diverses si l’on peut s’exprimer ainsi. Dans le domaine de la gestion d’actifs et de la banque privée, le premier peut être satisfait. Pas le second. UBS, un autre géant de l’asset management a également fait ses comptes. Solides en l’occurrence. Rien n’est pourtant inscrit dans le marbre. Même les plus grands établissements peuvent voir leur étoile pâlir dans les classements si l’on en croit une étude Towers Watson. Allianz, BNP Paribas et Franklin par exemple perdent du terrain dans le classement des principales sociétés de gestion en termes d’encours gérés. Et à ce titre, certains peuvent connaître des lendemains très douloureux. Tel Standard Chartered. Après des résultats trimestriels décevants, tout est passé désormais à la paille de fer. L’établissement va supprimer 15.000 emplois et lever 5,1 milliards de dollars. De son côté, Amundi a publié ses résultats trimestriels la semaine dernière. Pour autant, le champion français a encore fait l’actualité ces derniers jours. En lumière, il a été question de l’autre événement de la maison : son introduction en Bourse. La filiale de gestion d’actifs du Crédit Agricole a dévoilé des informations pratiques essentielles comme la fourchette de prix de son offre ou le nombre d’actions existantes. Et même l’arrivée au capital d’un acteur chinois… Moins exposées mais pas moins ambitieux, d’autres sociétés de gestion ont mis en avant ces derniers jours les fruits de leur travail. La Française par exemple, a fait part de la poursuite de son maillage en Europe via des accords avec des investisseurs locaux. C’est en Suisse que le groupe s’est associé dans la distribution de fonds. Avec Gonet&Cie, banquiers privés. Mais l’établissement voit loin, au-delà des cimes helvètes en tout cas puisqu’il compte développer une offre adaptée aux besoins des investisseurs institutionnels du Moyen-Orient, en s’appuyant notamment sur la présence de Gonet&Cie à Abu Dhabi… Outre Atlantique, BlackRock a opté pour la stratégie « classique » qui consiste à privilégier le volume quand la valeur s’est sensiblement réduite. La première société de gestion au monde vient ainsi d’annoncer le rachat de l’activité de fonds monétaires à Bank of America. La plateforme de gestion monétaire de BlackRock affichera environ 370 millions de dollars d’encours sous gestion et donne à l’établissement une force de frappe permettant de gagner de nouveaux clients.Puisqu’il est question d’activité, le monde de l’asset management aura appris avec satisfaction cette semaine que les fonds souverains vont faire appel aux gérants externes. Une information chasse l’autre avec bonheur puisque la semaine précédente, la gestion d’actifs s’inquiétait du rôle moindre des fonds souverains. Cela étant, l’étude de Cerulli à l’origine de cette nouvelle précise que ce sont uniquement les nouveaux fonds qui sont demandeurs.Dans un autre genre, ce n’est pas la première fois et sûrement pas la dernière que le vert est de mise dans l’actualité. Entendons, le développement durable, l’investissement socialement responsable et le bas carbone. De fait, créée au printemps 2007 sous l’impulsion de l’Association Française de la Gestion Financière, la chaire de recherche «Finance Durable et Investissement Responsable» (FDIR) a vu ses activités reconduites cette semaine jusqu'à la fin 2018. Quant à Mirova, la société de gestion dédiée à l’investissement responsable et filiale de Natixis Asset Management, elle entend aussi mobiliser les investisseurs pour une économie bas carbone. En attendant qu’elle y parvienne, les investisseurs persistent et signent dans leurs convictions. Comme c’est le cas depuis plusieurs semaines, ils ont encore montré de l’appétit pour les actifs risqués ces derniers jours. A ce titre, certains de ces investisseurs auront, on peut le supposer, investi non sans s’être entourés au préalable des meilleurs avis de leurs conseillers financiers. Alors que d’autres se seront contentés des services des sociétés de conseil robotisés. Le nombre de ces utilisateurs est en progression. « Portefeuilles à faibles coûts, tickets d’entrée minimes, gestion indicielle à la mode », recense une nouvelle étude de Cerulli pour expliquer le phénomène du conseil numérique, et estimer son « poids » à 490 milliards de dollars dans cinq ans. C’est effectivement très probable. Car les sociétés qui s’adressent directement aux particuliers ajoutent désormais des solutions de conseil numérique, tandis que les conseillers numériques font appel à des représentants pour soutenir leur conseil en ligne. Associer conseils en ligne, frais minorés et soutien humain… Qui s’en plaindrait ? On pourrait même nouer des relations amicales avec les conseillers, même si, dans le monde de la finance, l’exercice est parfois délicat. Demandez à Bill et George…
Spécialité française, les obligations convertibles seraient actuellement la meilleure classe d’actifs. C’est en tout cas le point de vue de Pierre Lepicard, spécialiste produit senior Obligations convertibles et Multi-Asset chez NN Investment Partners. «Les convertibles n’ont jamais été aussi attractives. C’est une solution simple, efficace et liquide», a estimé Pierre Lepicard le 5 novembre à Paris à l’occasion d’un point de presse.Selon Pierre Lepicard, les convertibles offrent un peu la quadrature du cercle. C’est ainsi que face à la volatilité du marché actions, la classe d’actifs offre une performance action long terme avec seulement 50% de la volatilité. Dans un contexte de taux toujours excessivement bas, la classe d’actifs offre une décorrélation et une diversification efficiente des actifs obligataires. Quid des contraintes réglementaires de la directive Solvabilité II ? La classe d’actifs offre un traitement Solvency favorable par rapport aux actions et au High Yield.Et si les taux amorcent une remontée ? «Les convertibles affichent un comportement historiquement exceptionnel en période de hausse des taux», souligne Pierre Lepicard. La convexité, un concept parfois mal compris, a été très présente en 2015. «Nous avons bénéficié d’une très bonne convexité cette année. Au premier trimestre, les convertibles ont pris la hausse des actions; au deuxième trimestre, elles conservent leur valeur alors que les actions retracent et que les taux remontent; au troisième trimestre, elles ne prennent que 44% de la correction des actions et font mieux que le high yield», explique Pierre Lepicard. Le spécialiste relève par ailleurs qu’une large fraction (autour de 50%) de l’univers est non noté mais tant les défauts que le levier sont faibles dans ce segment.On le voit, l’argumentaire en faveur de la classe d’actifs est très fourni. On peut le compléter avec une caractéristique sur laquelle Pierre Lepicard n’insiste pas particulièrement mais qu’il faut tout de même souligner. Le fonds d’obligations convertibles de NN Investment Partners vient de se distinguer dans son univers. Le NN (L) Global Convertible Opportunities, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 300 millions de dollars, a obtenu un rating de 5 étoiles chez Morningstar sur la base de ses performances sur trois ans. Les performances annualisées ont été de 4,36% et 10,83% respectivement sur un et trois ans, surperformant l’indice de respectivement 1,80% et 3,83% brut.
L’Institutional Investors Group on Climate Change, représentant 118 investisseurs avec 12.000 milliards d’euros d’encours sous gestion, appelle la Commission européenne à renforcer les tests de véhicules pour les émissions de dioxyde de carbone, suite aux derniers développements du scandale Volkswagen, rapporte le Financial Times. Le groupe, qui comprend notamment BlackRock, Deutsche Asset and Wealth Management, Aberdeen Asset Management, Janus Capital et Amundi, réclame l’introduction de contrôle sur le terrain, et non plus uniquement en laboratoire, pour les émissions C02.
L’indice des fonds de performance absolue au format Ucits, proposé par le fournisseur d’indices Hedgeanalytics, affiche une progression de 0,88% depuis le début de l’année. Sept des composantes de l’indice sont orientées à la hausse mais cinq sont dans le rouge. La plus mauvaise performance de la période sous revue est à mettre sur le compte des stratégies event driven qui accusent un repli de plus de 10%. Les fonds de commodities ont chuté de 6,81% depuis le début de l’année, et les stratégies macro accusent un recul de 2,34%. En revanche, l’indice Multi-Strategy marque une avance de 4,83%, devançant ainsi les fonds Long/Short Equity, qui progressent de 3,75%.
Au second trimestre 2015, l’indice de private equity de State Street, le GX Private Equity IndexSM (PEI), a enregistré une performance globale de 4,2 %. S’appuyant sur des données provenant directement de sociétés en commandite (limited partnerships), l’indice représente plus de 2.200 milliards de dollars d’investissements en private equity et 2 492 sociétés distinctes de private equity au 30 juin 2015. Cet indice représente un ensemble complet de données portant sur les trente dernières années, qui permet d’établir un benchmark pour l’analyse comparative de la performance des investissements en private equity. «Au cours des 3 dernières années, d’octobre 2012 à septembre 2015, nous avons observé des montants de distributions considérables, le ratio des distributions sur les capitaux versés atteignant un record historique de 1,78» commente Will Kinlaw, responsable de State Street Associates. «L’analyse des chiffres depuis le début de l’année dans notre base de données GX PEI, qui selon notre estimation couvrent environ 60 % de la classe d’actifs totale, montre que les distributions ont dépassé les 188 milliards de dollars au 30 septembre 2015». Parmi les différentes stratégies de private equity, les stratégies de LBO (Leveraged Buy Out) ont obtenu la meilleure performance avec 4,67 %. Les investisseurs dans ces fonds ont bénéficié de plus de 52,5 milliards de dollars de distributions, soit plus du double des capitaux appelés (capital drawdowns). Les fonds de capital-risque hors États-Unis et Europe, comprenant principalement des fonds de marchés émergents, ont enregistré une performance particulièrement forte de 7,02 %. Les fonds de private equity investis en Europe affichent une performance de 7,78 % au second trimestre. «La performance de 7,78 % relevée au second trimestre pour les fonds de private equity investis en Europe a annulé le repli de près de 3 % enregistré au cours du premier trimestre. Ce revirement est en partie dû à l’appréciation de 3,7 % de l’euro au cours de la période, mais nous avons également observé que le ratio des distributions sur les apports de capitaux avait atteint 2,85 ce trimestre », conclut Will Kinlaw.
Au troisième trimestre 2015, l’Indicateur de Régime de Marché (MRI) de State Street Global Advisors (SSGA) s’est inscrit en hausse, passant en régime de «Forte aversion» après avoir terminé le deuxième trimestre en mode «Normal». Le MRI a commencé la période en régime de «Forte aversion» au risque avant de terminer mi-juillet en régime «Normal», influencé par le net déclin des volatilités implicites tant sur les actions que sur les devises. Il est resté à ce niveau jusqu'à la dernière semaine d’août pour ensuite progresser régulièrement et franchir le seuil de «Crise» lorsque les marchés d’actions se sont effondrés. L’indicateur a ensuite reculé pour repasser en régime de «Forte aversion» jusqu'à la fin du trimestre «sous l’influence des niveaux sans précédent depuis des années, atteints par les volatilités implicites des actions et de l'élargissement des spreads des obligations risquées», précise State Street.
Bpifrance a conclu un accord en vue d’une prise de participation minoritaire dans le capital de l’Adit (Agence pour la diffusion de l’information technologique). Cette opération intervient dans le cadre de la recomposition capitalistique de l’Adit autour de Weinberg Capital Partners. Parallèlement à l’acquisition de 66% du capital de l’Adit par Weinberg Capital Partners auprès de Butler Capital Partners, Bpifrance a acheté 24% auprès de l’Agence des participations de l’Etat. L’APE conserve 10%. L’Adit est spécialisée dans l’intelligence économique et accompagne ses clients dans la préparation, le déploiement et la sécurisation de leur développement à l’international.
Le groupe Pierre Hermé a annoncé vendredi l’arrivée dans son capital de LOG Investment, fonds entrepreneurial détenu par la holding de contrôle du groupe L’Occitane. LOG Investment se substitue aux actionnaires minoritaires (notamment CM-CIC Capital Privé) de l’entreprise, qui reste contrôlée par ses fondateurs, Pierre Hermé et Charles Znaty. Le montant de la transaction n’est pas communiqué. Le groupe Pierre Hermé était conseillé par la banque N+1.
Euronext a indiqué hier avoir réalisé avec un an d’avance son premier groupe d’objectifs à moyen terme. «Nous devrions ainsi réaliser 80 millions d’euros d’économies opérationnelles nettes en rythme annualisé d’ici à la fin de l’année (...) La marge d’Ebitda de l’exercice 2015 devrait s’établir à environ 55%, alors qu’elle s’élevait à 45,8% en 2014», a précisé l’opérateur boursier. Celui-ci «communiquera au marché un nouvel ensemble d’objectifs à moyen terme à la suite de la prise de fonctions de Stéphane Boujnah à la direction générale d’Euronext et au terme d’une période raisonnable d’adaptation».
Netatmo a annoncé hier avoir levé 30 millions d’euros auprès du groupe Legrand, de Bpifrance, d’Iris Capital et de C4 Ventures, le fonds de capital-risque de Pascal Cagni, ex-patron d’Apple pour l’Europe, le Moyen-Orient, l’Inde et l’Afrique. Avec cette seconde levée de fonds, la société spécialisée dans les produits connectés entend financer ses besoins de recherche-développement (R&D) et de marketing. Elle veut aussi poursuivre son expansion à l’étranger où l’entreprise réalise déjà 80% de son chiffre d’affaires, a déclaré son président et fondateur Frédéric Potter, qui restera l’actionnaire principal de l’entreprise à l’issue de cette opération. S’il n’a pas souhaité divulguer les états financiers de Netatmo, il assure qu’elle a été rentable ces deux dernières années. Pour Legrand, cette prise de participation minoritaire s’inscrit dans le cadre de son renforcement sur le segment des objets connectés pour le bâtiment.
Les professions libérales ont décidément maille à partir avec les régimes de protection sociale. Les malheureux qui ont vécu la naissance difficile du Régime social des indépendants (RSI), émaillée de bugs informatiques et d’appels de cotisations comminatoires, ont de gros risques d’avoir souffert également de l’implosion de la Cipav depuis le début de la décennie. Du moins s’ils font partie des 300 métiers affiliés à cette caisse pour leur retraite de base et complémentaire : architectes, autoentrepreneurs, moniteurs de ski, ostéopathes, programmeurs… Jusqu’à présent, les soucis de la Caisse interprofessionnelle d’assurance vieillesse des professions libérales sont passés au second plan, masqués par ceux du RSI. Mais à présent que ce dernier a commencé à se réformer, le directeur de la Cipav, Olivier Selmati, nommé en décembre 2014, sait qu’il va être sous les feux des projecteurs. Il s’est donné deux ans pour mettre en œuvre son plan de secours. Dysfonctionnements graves Des pensions entières bloquées pour quelques trimestres de cotisations restés sans preuve, des liquidations qui prennent souvent un an, pas de réponse aux courriers ni aux appels… Ces graves dysfonctionnements sont apparus avec l’irruption massive des autoentrepreneurs depuis 2009. L’affluence aurait dû réjouir les gestionnaires?: le ratio cotisants sur retraités est nettement meilleur que chez les salariés, et la Cipav a un matelas de 3,5 milliards d’euros de réserves qui lui suffirait pour servir douze ans de pensions?! Mais le nouveau système d’information n’a pas tenu le choc, et l’amateurisme de la gouvernance a précipité la chute. Au moins Olivier Selmati savait-il où il mettait les pieds. C’est lui qui a mené la mission d’audit sur la Cipav pour la direction de la Sécurité sociale, après la publication en février 2014 d’un rapport au vitriol de la Cour des comptes. « Tous les constats de la Cour étaient objectifs, mais il manquait juste un plan d’action », commente-t-il. Sa priorité? « Dissoudre le groupe Berri avant 2016 », répond-il. Cette drôle de structure, informelle jusqu’en 2011 où elle a dû se transformer en association, a été créée en 1959 avec trois autres caisses pour mutualiser la gestion informatique, comptable, etc. Elle ne possédait ni salarié, ni bâtiment, ni budget en propre, chaque régime apportant sa contribution en nature. Mais au moment où la Cipav a commencé à tenir un rôle écrasant dans Berri, des dissensions ont surgi. Les caisses ont été incapables de faire front uni lorsque leur système d’information a commencé à craquer. 300 salariés rapatrier Chacun va maintenant reprendre ses billes. La Cipav doit rapatrier 300 salariés. Olivier Selmati a fixé ses conditions pour venir : aucun licenciement et les mains libres pour remplacer l’équipe de direction par des professionnels aguerris. Ses cadres viennent du RSI, de l’Agirc-Arrco, de la CAF, des Urssaf… Sur la foi de deux audits, le nouveau directeur a décidé de ne pas jeter le système d’information, mais de le rénover pour 5 millions d’euros sur trois ans. « Les problèmes informatiques ne viennent pas tous du logiciel, nous avons aussi du mal à obtenir ou à “fiabiliser” les données de nos partenaires », souligne Olivier Selmati. En effet, les acteurs de la retraite s’échangent des informations, mais parfois la communication se grippe. Sans compter que le régime simplifié des autoentrepreneurs est intégralement géré par les Urssaf, qui s’interconnectent mal avec la Cipav, comme avec le RSI. L’autre impératif, c’est de rétablir le contact avec les assurés. Le stock de 30.000 courriers en souffrance fin 2014 a été réduit à zéro. Pour être de nouveau joignable, la Cipav a passé un accord avec la Mutualité sociale agricole, qui perd des adhérents. Elle mettra des téléconseillers à disposition dès décembre. Grâce aux efforts de réorganisation de la plate-forme téléphonique, le taux d’appels décrochés est déjà remonté à 90 % en dehors des pics (mars et octobre). La caisse téléphonera désormais de sa propre initiative à ses nouveaux adhérents pour leur souhaiter la bienvenue. La MSA prête aussi ses locaux en région à la caisse qui, jusqu’à présent, n’avait aucun point d’accueil en dehors de Paris. Enfin, prenant exemple sur le RSI, la Cipav va mettre en place progressivement d’ici à 2017 un nouveau système de perception des cotisations, prenant mieux en compte les variations de l’activité.
Le tribunal de grande instance de paris se penche vendredi sur la drôle de gestion des ex-dirigeants de quatre caisses de retraite pesant plus de 800 000 assurés.
Le marché du conseil numérique devrait atteindre 489 milliards de dollars d’encours sous gestion d’ici à 2020, estime Cerulli Associates dans une nouvelle étude*.« La proposition alléchante des fournisseurs de conseils numériques (sociétés de conseil robotisé ou robo-advisors), qui offrent des portefeuilles à faibles coûts avec des tickets d’entrée minimes, associée à l’intérêt croissant des consommateurs pour la gestion indicielle va alimenter cette croissance », explique Tom O’Shea, directeur associé de Cerulli. « De plus, nous anticipons que la plupart des sociétés qui s’adressent directement aux particuliers, voire toutes, disposeront d’une offre de conseil numérique dans les trois prochaines années, et que les conseillers traditionnels lanceront aussi une offre numérique pour les investisseurs ayant des revenus plus faibles », poursuit-il. L’arrivée des grandes sociétés ciblant directement les particuliers sur ce marché sera l’un des principaux moteurs de la croissance du conseil numérique. D’ores et déjà, ces acteurs ont capté des parts de marché considérables. Pour réussir sur ce marché, les sociétés de conseil en ligne ne pourront pas toutefois s’affranchir totalement de l’humain. “Pour avoir du succès, les conseillers numériques devront concevoir une stratégie intégrant le facteur humain dans leur modèle de services”, estime ainsi Tom O’Shea. « La plupart des consommateurs veulent savoir qu’ils pourront s’adresser à une personne pour résoudre un problème concernant leurs finances si jamais ils en éprouvent le besoin ». Mais cela est déjà intégré par la profession. « L’idée selon laquelle les conseillers numériques fournissent des portefeuilles sans aucune interaction humaine est inexacte », observe Tom O’Shea. « La plupart des principaux conseillers numériques agrémentent leurs conseils de relations humaines grâce à un numéro de téléphone gratuit ou un chat. Les sociétés qui s’adressent directement aux particuliers ajoutent des solutions de conseil numérique, tandis que les conseillers numériques font appel à des représentants pour soutenir leur conseil en ligne. Résultat, les deux canaux convergent. Les deux types de fournisseurs se dirigent vers un modèle associant conseil en ligne et soutien humain ».
Cette année, le « BNP Paribas Global Entrepreneur Report 2016 » révèle l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs de moins de 35 ans « les Millennipreneurs », issus de la génération des Millennials (ou « Génération Y ») nés entre 1980 et 1995. Leur approche du business en termes d’ambition, de résultats et de leadership est différente des autres générations. 78% d’entre eux ont une histoire familiale dans l’entrepreneuriat. En moyenne, ils ont déjà lancé 7,7 entreprises contre 3,5 pour leurs aînés de 50 ans et plus. Cependant, les secteurs d’activité dans lesquels ils prospèrent ne sont pas si différents de leurs aînés. « Ils créent plus d’entreprises, avec davantage d’effectifs et attendent plus de bénéfice. Ils s’intéressent, certes, à la nouvelle économie, mais sont aussi très actifs dans les secteurs traditionnels comme le commerce et les services financiers », commente, Vincent Lecomte, Co-CEO de BNP Paribas Wealth Management « Au sein de la banque privée, en s’appuyant sur notre forte présence internationale, nous nous attachons à prendre en compte les attentes de cette clientèle notamment en matière de Private Equity et d’Investissements Socialement Responsables ». L’étude « BNP Paribas Global Entrepreneur Report 2016 » conduite par le cabinet Scorpio Partnership décrypte les comportements de près de 2 600 entrepreneurs fortunés répartis dans 18 pays (Asie, Europe, Etats-Unis)et représentant un patrimoine cumulé de plus de 17 milliards de dollars. La première édition était consacrée à l’identification de ces entrepreneurs à succès, la seconde se penche sur leur approche du business, leurs ambitions, leurs motivations et leurs investissements depuis un an au niveau international Les Etats-Unis (1), la Chine (2) et l’Allemagne (3) figurent en tête des pays plébiscités par les entrepreneurs pour lancer une activité. En termes de croissance des profits, ce sont les entrepreneurs basés en Chine, en Inde et en Turquie qui réalisent la meilleure année. La Chine réunit ainsi la proportion la plus forte d’entrepreneurs ayant enregistré des hausses de profit l’an dernier (68,8%), avec des considérations fortes pour la RSE. L’Allemagne est un pays très attractif pour la première génération d’entrepreneurs , qui sont 63,4% à avoir lancé leur entreprise, sans héritage familial. En Belgique, les entrepreneurs sont très actifs avec une moyenne de 6,7 entreprises par entrepreneurs (vs une moyenne globale de 5,7 entreprises par entrepreneur). L’étude se penche également sur les femmes entrepreneurs : «Le rapport révèle que les femmes sont plus ambitieuses et ont plus de succès que leurs homologues masculins. Elles ont une approche différente de l’entrepreneuriat en termes de leadership, de financement et de résultats. Cette étude apporte un éclairage sur leurs attentes et conforte notre volonté de les accompagner plus spécifiquement dans leur développement»,poursuit Sofia Merlo, Co-CEO de BNP Paribas Wealth Management. C’est en Pologne, en Espagne et en Chine que les femmes entrepreneurs à succès sont les plus actives. La Suisse, l’Allemagne et la Belgique figurent parmi les pays les plus attractifs pour la première génération des femmes entrepreneurs qui n’ont pas d’héritage familial dans l’entrepreneuriat. Les sources de financement des femmes qui créent leur entreprise sont : un apport personnel (43%), un prêt bancaire (21%) et un prêt personnel auprès de leur famille ou ami (17%). Ces résultats montrent que les femmes recourent davantage à l’autofinancement pour leur capital de départ et moins au crédit bancaire. Sur l’ensemble des entrepreneurs sondés, les volumes d’investissement ont augmenté de 12% ces 12 derniers mois, avec une hausse significative de leurs investissements au-delà de leurs marchés domestiques. La diversification de leur portefeuille est une tendance majeure, même s’ils allouent 20% de leurs investissements dans leur propre activité et 17% dans l’immobilier. Les entrepreneurs sondés ont aussi plus d’appétence pour le private equity (9 % des investissements) et l’ISR (6%). Les Français se lancent légèrement plus tard dans l’entrepreneuriat avec un âge d’entrée moyen de 34 ans ce qui n’impacte pas leurs succès ces 12 dernières mois. La moitié des entrepreneurs français ont eu une croissance de leurs bénéfices, ils sont aussi plus optimistes et anticipent une marge bénéficiaire de 31,3 % sur leur activité pour l’année à venir
Dans une nouvelle étude, BlackRock, la principale société de gestion dans le monde, constate que le changement climatique gagne du terrain dans les politiques mondiales devenant par conséquent un facteur de risque clé et un thème d’investissement. « Même si le réchauffement de la planète et ses causes laissent sceptiques, personne ne peut ignorer que la forte réglementation en découlant couplée à des facteurs économiques et technologiques en font une problématique d’investissement majeure. Les investisseurs, les entreprises et les gouvernements se concentrent sur les risques et les opportunités ainsi que sur les moyens de relever au mieux les défis soulevés. Ces profondes mutations pourraient affecter le prix des actifs tous secteurs confondus sur le long terme », commente Ewen Cameron Watt, stratège d’investissement en chef chez BlackRock.« Les efforts pour atténuer le changement climatique feront des gagnants et des perdants, mais pas forcément ceux auxquels nous penserions », selon les auteurs de l’étude. « Nous pourrions en effet croire que l’industrie pétrolière et les pays exportateurs d’énergie seraient des perdants. Les opérateurs low-cost devraient s’en sortir car la réduction des émissions de gaz à effet de serre s’opérera progressivement. Parmi les actifs qui devraient bénéficier de la transition vers une économie « low-carbon » : la dette et les actions des infrastructures en énergies renouvelables. Nous apprécions également les sociétés spécialisées en efficacité énergétique et en technologies propres », poursuivent-ils.Se désinvestir de sociétés non soucieuses des problématiques climatiques peut être une option. « Cependant, les plus gros pollueurs sont aussi ceux qui ont la plus grande capacité de changement et d’amélioration. Se rapprocher des équipes de direction peut être bénéfique, surtout lorsqu’il s’agit d’investisseurs institutionnels importants, détenteurs d’actifs à long terme », analyse BlackRock.
David Walker, directeur de la recherche institutionnelle chez Cerulli Associates, souligne dans l’Agefi Hebdo que les institutionnels sont particulièrement intéressés par les stratégies fondées sur les facteurs de risques (smart beta). Les sociétés de gestion qui mettent en avant leur gestion active «misent sur les grandes institutions», or celles-ci «veulent plutôt des mandats et solutions sur mesure», souligne-t-il. A l’avenir, il pourrait donc être plus difficile pour ces gérants d’être innovants à cause de la pression générale sur les frais de gestion, surtout avec des taux bas. Autre facteur à considérer, «les institutions ne s’impliquent généralement pas dans des stratégies avec lesquelles elles ne sont pas familiarisées», indique David Walker.
Les perspectives de crédit pour les États sont stables et leur notation restera généralement stable, indique Moody’s dans sa dernière étude publiée mercredi 4 novembre sur les perspectives pour la dette souveraine dans le monde. Pour autant, l’agence note que les risques susceptibles de peser sur la croissance et les mouvements de capitaux pourraient avoir une incidence négative sur la qualité de crédit. «Les États-Unis et la Chine, les deux moteurs de la croissance mondiale, devraient continuer à être performants», souligne Moody’s qui relève cependant «qu’une croissance chinoise en deçà des prévisions pourrait mener à un ralentissement de l’activité économique à l'échelle mondiale et de la croissance de certains pays, les exposant davantage à de nouveaux chocs économiques ou financiers». Après avoir pointé la hausse des perspectives négatives pour les Etats notés par Moody’s - de 13% à 17%-, l’ agence juge que ce sont surtout l’Amérique latine et l’Asie Pacifique qui sont les régions les plus exposées à travers ses liens commerciaux et une dépendance aux exportations de matières premières avec la Chine. Suivent les pays d’Afrique sub-saharienne, exportateurs de matières premières. En revanche, l’Europe et l’Amérique du Nord ont une exposition à la Chine plus limitée car elle ne constitue pas le principal marché d’exportation. Concernant le durcissement de la politique monétaire aux États-Unis, Moody’s estime également qu’elle pourrait provoquer des chocs susceptibles d’affecter les autres pays en cas d’effets pervers sur les mouvements de capitaux et la confiance des investisseurs. Mais une crise de grande ampleur sur les marchés émergents lui semble improbable «car les pays affichant une dette extérieure élevé, des déficits courants importants et une faible couverture des investissements étrangers directs, seraient affectés au premier chef», explique Moody’s. . Plus généralement, l’incidence sur chaque pays des chocs de grande ampleur sera fonction de facteurs propres à chaque pays. Notamment en qui concerne les réformes qui, insuffisantes, seraient de nature à accentuer la vulnérabilité des États face aux chocs économiques et financiers, mais aussi à ébranler la confiance des investisseurs. «Si certains gouvernements progressent en ce sens, d’autres ont relativement tardé à mettre en chantier les réformes économiques et budgétaires, ou les mesures n’ont pas produit les résultats escomptés», conclut Moody’s. Dans certains pays, le gouvernement n’ont pas été disposé à, ou en mesure de, mener à bien les réformes. Enfin, certaines régions demeurent sous la menace latente de risques au niveau national et géopolitique essentiellement liés au Moyen-Orient, à l’Asie orientale et à la Grèce.
Catella Asset Management (anciennement Amplion) travaille sur de nouveaux projets avec Moor Park Capital Partners dans la gestion de structures immobilières en Finlande.Ainsi, Moor Park, pour le compte d’investisseurs américains, a récemment acquis quatre actifs à l’aéroport d’Helsinki-Vaanta représentant environ 60.000 mètres carrés. Catella AM collabore à la gestion de cet investissement. En 2014, les deux acteurs avaient déjà coopéré sur l’acquisition par Moor Park du siège et de l’entrepôt logistique de Tokmanni Oy.
Euronext a indiqué jeudi avoir réalisé avec un an d’avance son premier groupe d’objectifs à moyen terme. «Nous devrions ainsi réaliser 80 millions d’euros d’économies opérationnelles nettes en rythme annualisé d’ici à la fin de l’année (...) La marge d’Ebitda de l’exercice 2015 devrait s’établir à environ 55%, alors qu’elle s’élevait à 45,8% en 2014", a indiqué l’opérateur boursier dans un communiqué. «Le montant cumulé des charges de restructuration que la société aura constatées pour réaliser ces économies ne devrait pas dépasser 70 millions d’euros à la clôture de l’exercice 2015", a-t-il précisé, ajoutant que d’autres charges de restructuration seront comptabilisées au cours des prochains exercices. «Euronext communiquera au marché un nouvel ensemble d’objectifs à moyen terme à la suite de la prise de fonctions de Stéphane Boujnah à la direction générale d’Euronext et au terme d’une période raisonnable d’adaptation», a ajouté le groupe. Euronext avait indiqué fin juillet viser environ 500 millions d’euros de revenus, soit un taux de croissance annuel moyen (CAGR) de 5% sur la période 2013-2016, et une marge d’Ebitda de 53% en fin d’année.
Le groupe de private equity a fait état hier d’un actif net réévalué (ANR) par action de 17,11 euros au 30 septembre 2015 après la distribution en mai d’un dividende de 0,50 euro par action, soit une progression de 1% par rapport au 30 juin 2015 et de 6,7% par rapport au 31 décembre 2014. Il précise que la croissance de l’ANR au troisième trimestre provient de la progression des cours des sociétés cotées du portefeuille, essentiellement Altran et Albioma. En incluant le dividende, l’ANR par action progresse de 9,8% sur les neufs premiers mois de l’exercice.
Les investisseurs institutionnels sont pleinement conscients des difficultés de générer un rendement tout en maîtrisant les risques. Ce qui conforte les investisseurs à être très prudents dans la sélection de leur gestionnaire d’actifs. En chiffres, une nouvelle étude institutionnelle réalisée par NN Investment Partners (*) pointent ainsi l’augmentation des défis auxquels les gérants de fonds obligataires sont confrontés aujourd’hui. Dans ce contexte, 61 % des institutionnels interrogés considèrent que les gestionnaires doivent, par exemple, être plus attentifs aux fluctuations de la liquidité qu’il y a 10 ans. Par ailleurs, 42% des sondés déclarent que les gérants doivent aussi être en mesure de comprendre et d’investir dans des zones géographiques plus larges que précédemment. En outre, il existe d’autres défis nécessitant davantage d’attention comme la faculté d’investir dans un plus large éventail de ratings de crédit (39%) ou la gestion d’une profusion de données (30%), indique un résumé de l’enquête. Reste que, pour 57% des personnes interrogées, la qualité la plus attrayante d’une stratégie obligataire est la maîtrise des risques, suivie par le contrôle de la duration et l’appariement du passif (39%), la flexibilité d’investir dans une large gamme d’instruments (35%) et la volonté d’éviter les faillites (31%). (*) Résultats d’une étude de NN Investment Partners sur base d’une enquête mondiale menée par Citigate Dewe Rogerson auprès de 103 investisseurs institutionnels en septembre 2015
Le marché obligataire chinois devrait abriter pour la première fois une émission d’obligations souveraines de la Corée du Sud visant notamment à satisfaire l’augmentation des besoins de financement des entreprises sud-coréennes en renminbi (RMB), rapporte L’Agefi. Parallèlement, Reuters fait état du fait que les autorités chinoises souhaitent encourager les émissions de «green bonds» sur leur marché local, même si les encours sur ce segment restent actuellement limités à environ 10 milliards de dollars.La taille du marché obligataire chinois a atteint 33.000 milliards de RMB (4.750 milliards d’euros) fin septembre, soit une hausse de 3.000 milliards depuis fin juin , alors qu’elle avait été limitée à seulement 1.000 milliards sur les huit mois précédents, selon Nomura.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a adopté en fin de semaine dernière de nouvelles règles permettant aux particuliers d’investir dans des startup via des plates-formes de crowdfunding dûment enregistrées. Cette possibilité n’était offerte jusqu’à présent qu’aux investisseurs «accrédités». Comme en France, les jeunes pousses sont autorisées à lever jusqu’à 1 million d’euros sur une période de douze mois. Les investisseurs sont pour leur part limités en fonction de leurs revenus, le plafond maximal cumulé étant fixé à 100.000 dollars sur une année. Les titres acquis sur une plate-forme de crowdequity seront frappés d’illiquidité pendant un an.
La banque allemande à Paris a annoncé hier la nomination de Charles-Henry Gaultier comme managing director et responsable de l’activité equity capital markets (ECM) pour la France. Agé de 44 ans, il était précédemment responsable ECM pour la France, le Benelux, la Suisse et les pays nordiques chez Bank of America Merrill Lynch depuis 2010. Le précédent titulaire du poste chez Deutsche Bank, Valéry Barrier, est passé cet été chez Citigroup.
Le cabinet d’audit et de conseil a dévoilé hier une nouvelle gouvernance pour ses activités de conseil. Axel Rebaudières, associé, est nommé responsable des activités deal advisory, tandis que Nicolas Richard, associé KPMG, prend la responsabilité du consulting. Tous deux entrent au comité exécutif de KPMG. Ils seront appuyés par René Vader, pour former «le nouveau leadership Advisory» selon les termes du communiqué du cabinet.
Le cabinet d’audit et de conseil KPMG annonce mardi une nouvelle gouvernance pour ses activités de conseil. Axel Rebaudières, associé, est nommé responsable des activités deal advisory, tandis que Nicolas Richard, associé KPMG, prend la responsabilité du consulting. Ils entrent au comité exécutif de KPMG. Ils seront appuyés par René Vader, pour former «le nouveau leadership Advisory» selon les termes du communiqué du cabinet.
A quelques semaines du lancement de la conférence de Paris sur le climat (COP 21), Wiseed, la plateforme d’equity-crowdfunding en France, a annoncé un total de fonds levés pour des projets à fort impact environnemental de 2,7 millions d’euros.
Les activités de la chaire de recherche «Finance Durable et Investissement Responsable» (FDIR) ont été reconduites pour trois années supplémentaires, jusqu'à la fin 2018. Créée au printemps 2007, sous l’impulsion de l’Association Française de la Gestion Financière (AFG), et financée par plus d’une dizaine d’institutions dont une majorité de sociétés de gestion, cette chaire, qui devrait donc prochainement célébrer son neuvième anniversaire, a notamment pour objectif de faire émerger de nouvelles méthodologies de recherche afin de mieux identifier, mesurer, puis intégrer dans les analyses financières les critères extra-financiers à la base de la création de valeur dans les entreprises.Première dans son genre au niveau mondial, la chaire FDIR est co-dirigée par Patricia Crifo (Ecole Polytechnique) et Sébastien Pouget (Toulouse School of Economics-IDEI), et s’appuie sur les compétences d'équipes de chercheurs hautement qualifiés et jouissant d’une réputation internationale. Le 2 novembre, à l’occasion d’une conférence qui portait entre autres sur les financements innovants de la transition énergétique, la couverture des risques catastrophiques et la rémunération et les incitations des dirigeants, les débats se sont concentrés sur la lutte contre le réchauffement climatique, à quelques encablures de la conférence des Nations Unies sur le climat qui se tiendra à Paris à compter du 30 novembre. Le professeur Jean Tirole a souligné le coût très élevé de l’attentisme et espéré que les discussions de Paris, après l'échec de Copenhague et les progrès enregistrés à Lima, déboucheraient sur un accord contraignant, en impliquant par exemple l’OMC, mais avec l’application du principe de subsidiarité afin de laisser aux Etats le détail des aménagements internes susceptibles de favoriser tel ou tel secteur. Alain Grandjean, co-fondateur du cabinet Carbone 4 et auteur avec Pascal Canfin d’un rapport remis au président de la République sur le financement climatique en vue de la conférence de Paris, a également insisté sur l’encadrement des mesures qui seront arrêtées. «Il faut une feuille de route et il faut qu’elle soit suivie, en impliquant notamment toutes les grandes institutions internationales», a déclaré Alain Grandjean. Sébastien Pouget a par ailleurs présenté les thèmes de recherche prioritaires pour la période 2016-2019. Les chercheurs et sponsors ont ainsi choisi de s’intéresser au comportement stratégique des petites et moyennes capitalisations en ce qui concerne les facteurs ESG et comment ce comportement influence leur profil de risque et de rentabilité sur le marché boursier. Deuxième thème, la notation des emprunteurs souverains, avec l’objectif de mieux comprendre les variables qui sous-tendent la notation souveraine. Troisième sujet, la gouvernance et son influence sur la valeur de l’entreprise, avec une évaluation des résultats des études antérieures sur la gouvernance d’entreprise et le développement d’une nouvelle explication théorique de ce qui détermine la bonne gouvernance. Quatrième thème de recherche, la mesure de la performance ESG et du risque : le projet consiste ici à examiner comment différentes combinaisons de dimensions de la RSE influencent la performance économique de l’entreprise, en utilisant plusieurs métriques quantitatives des pratiques de management RSE, plutôt que des indicateurs extra-financiers qualitatifs comme des scores ou des notations. Enfin, la chaire FDIR va se pencher sur l’engagement des investisseurs institutionnels et tenter d'évaluer empiriquement pourquoi et comment les institutionnels et les gestionnaires d’actifs votent durant les assemblées générales d’actionnaires.
Euronext a annoncé lundi 2 novembre un partenariat avec Heckyl Technologies, un fournisseur de solutions d’information et d’analyse de données. Cet accord vise notamment à fournir des données d’intelligence de marché et des nouvelles tendances sur toutes les sociétés cotées présentes sur les marchés d’Euronext. L’analyse permettra aux investisseurs d'être sensibilisés aux changements de sentiments sur la valeur d’une entreprise avant que son prix varie.Ces données seront délivrées gratuitement aux investisseurs particuliers et seront disponibles dans la première moitié de l’année 2016 via le App Market Data Euronext et plus tard sur le Web.