Le cours de Deutsche Bank a bondi de 17% dans la matinée, soit sa plus forte hausse en près de 7 ans, et affichait encore une progression de 9,3% à 12h. Le coût du risque de crédit de la banque allemande a également reculé après la publication ce matin d’un article du FT annonçant que Deutsche Bank étudie la possibilité de racheter une partie de sa dette. Le groupe pourrait privilégier des obligations senior, dont l’encours total avoisine 50 milliards d’euros, et réaliser d’importantes plus-values en rachetant des titres avec une forte décote sur leur valeur nominale. Un porte-parole de Deutsche Bank s’est refusé à tout commentaire. Lundi, la banque avait déclaré disposer de réserves «suffisantes» pour procéder cette année à des paiements sur des obligations hybrides dites AT1, mais son cours avait de nouveau reculé hier sur fond d’inquiétude sur sa solidité financière. Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schaüble n’est «pas inquiet» de la situation de Deutsche Bank, a déclaré ce matin un porte-parole du ministre.
Le gendarme financier britannique, la Financial Conduct Authority, a infligé hier une amende de 792.900 livres à Achilles Macris, l’ancien patron du département CIO International de JPMorgan à Londres. La FCA reproche à l’ancien cadre de JPMorgan de ne pas s’être montré ouvert et coopératif avec les autorités lorsque celles-ci ont enquêté sur ces positions perdantes sur les marchés dérivés de crédit en 2012. Achilles Macris était le principal contact de la FSA, l’ancêtre de la FCA, au sein de CIO International.
L’action Swedbank a perdu 5,6% hier à la Bourse de Stockholm après l’annonce du départ du directeur général de la banque suédoise, Michael Wolf, relevé de ses fonctions avec effet immédiat. Le groupe n’a pas précisé le motif du renvoi de Michael Wolf, mais des actionnaires avaient manifesté leur mécontentement après des révélations dans la presse sur des transactions immobilières de deux membres de l’équipe de direction avec l’aval du directeur général. Birgitte Bonnesen, responsable de l’activité bancaire en Suède, assurera l’intérim à la tête du groupe jusqu’à la désignation d’un nouveau directeur général.
Scor Global P&C a annoncé hier une croissance de ses primes brutes de 2% à taux de change constant, à 3 milliards d’euros, lors des renouvellements de ses contrats de réassurance au 1er janvier 2016. Les primes du groupe français ont crû de 2,4% en réassurance dommages (P&C) et de 0,9% en contrats de spécialités, comme la couverture des catastrophes naturelles. «Dans un environnement de marché à venir qui va rester difficile, l’année commence dans de bonnes conditions pour Scor Global P&C et nous permet de rester confiants dans notre capacité à atteindre notre objectif de rentabilité pour 2016», estime Victor Peignet, directeur général de la division.
L’assureur américain AIG compte réduire de 50% au moins ses investissements dans les hedge funds, assure Bloomberg. Travaillant actuellement avec plus de 100 fonds alternatifs, le groupe souhaite limiter leur nombre à 50 ou moins car il anticipe une hausse de la volatilité qui pourrait peser sur les actifs très risqués et une éventuelle diminution de la liquidité des marchés. Au troisième trimestre, l’assureur était investi à hauteur de 11 milliards de dollars dans des hedge funds. AIG avait annoncé le 26 janvier une baisse de son allocation dédiée aux fonds alternatifs.
Le directeur général de Goldman Sachs Group a laissé entendre mardi que la banque pourrait à nouveau réduire les coûts, les turbulences actuelles des marchés, la baisse des prix du pétrole et les inquiétudes entourant Deutsche Bank affectant le secteur en Bourse depuis le début de l’année. «Nous pouvons certainement faire bien plus du côté des coûts s’il le faut, surtout aujourd’hui, où il nous faut assurer un rendement», a dit le directeur général Lloyd Blankfein, lors d’un forum du Credit Suisse à Miami. «Baisser encore les coûts prend pour nous une nouvelle importance à un moment où les revenus stagnent (...). Nécessité fait loi», a-t-il ajouté.
Coface a prévenu hier que certains objectifs financiers à horizon 2016 ne seraient pas atteints en raison notamment de la perte des activités de gestion des garanties publiques que le gouvernement a décidé de transférer à Bpifrance. Lors de son IPO en 2014, l’assureur-crédit avait dit tabler sur une croissance moyenne de son chiffre d’affaires comprise entre 3% et 5% sur la période 2014-2016. Le groupe, dirigé depuis hier par Xavier Durand, visait en outre un rendement sur fonds propres de 12% à fin 2016. Il maintient en revanche sa politique de dividende, à savoir un taux de distribution d’environ 60% de son résultat net. Pour l’exercice 2015, le résultat net a progressé de 1% à 126,2 millions d’euros tandis que le chiffre d’affaires a augmenté de 3,4% à 1,49 milliard d’euros.
La banque italienne affiche un résultat net positif au quatrième trimestre. Elle a renforcé sa solvabilité et assaini son bilan, mais le marché demeure néanmoins dubitatif.
L’action Swedbank était en baisse mardi à la Bourse de Stockholm après l’annonce du départ du directeur général de la banque suédoise, Michael Wolf, relevé de ses fonctions avec effet immédiat. Le groupe n’a pas précisé le motif du renvoi de Michael Wolf, mais des actionnaires avaient manifesté leur mécontentement après des révélations dans la presse sur des transactions immobilières de deux membres de l’équipe de direction avec l’aval du directeur général. L’un d’eux, Magnus Gagner-Geeber, a été écarté de ses fonctions fin 2015 mais l’autre, le directeur financier Goran Bronner, est toujours en place. Birgitte Bonnesen, responsable de l’activité bancaire en Suède, assurera l’intérim à la tête du groupe jusqu’à la désignation d’un nouveau directeur général.
L’assureur américain AIG compte réduire de 50% au moins ses investissements dans les hedge funds, assure Bloomberg. Travaillant actuellement avec plus de 100 fonds alternatifs, le groupe souhaite limiter leur nombre à 50 ou moins, car il anticipe une hausse de la volatilité qui pourrait peser sur les actifs très risqués, et une éventuelle diminution de la liquidité des marchés, selon des sources anonymes. Au troisième trimestre, l’assureur était investi à hauteur de 11 milliards de dollars dans des hedge funds. AIG avait annoncé le 26 janvier une baisse de son allocation dédiée aux fonds alternatifs, sans en préciser l’ampleur.
Le projet de directive européenne visant à encadrer strictement les activités de trading risquées des banques pourrait être purement et simplement abandonné faute de consensus entre les principaux partis du Parlement européen, a déclaré mardi l’un des parlementaires chargé du dossier au sein de l’assemblée. Les partis de centre droit souhaitent une formulation qui assurerait une certaine souplesse aux autorités de régulation afin d’éviter des scissions forcées systématiques. «Tout dépend de la volonté des socialistes de l’accepter», a déclaré à Reuters Gunnar Hökmark, élu suédois du groupe Parti populaire européen (PPE) au Parlement.
UniCredit a publié mardi un bénéfice net de 153 millions d’euros au titre du dernier trimestre 2015 alors que le consensus des analystes fourni par la banque elle-même donnait une perte de 140 millions d’euros. Ce solde positif tient à un produit net des intérêts plus élevé que prévu et à une diminution des charges pour dépréciation des créances. Sur l’ensemble de l’année, le bénéfice net s’élève à 1,7 milliard d’euros contre deux milliards un an plus tôt.
La Cour suprême britannique va bientôt se prononcer sur le traitement de 3,3 milliards de livres d’obligations convertibles (cocos) émises par Lloyds Banking Group (LBG), selon un communiqué publié mardi par la haute juridiction. En décembre 2015, une cour d’appel londonienne avait jugé que la banque britannique était dans son bon droit concernant leur remboursement anticipé, principalement au pair. Ces titres émis en 2009 n’avaient en effet pas été considérés comme des fonds propres durs par le régulateur britannique lors des tests de résistance de fin 2014. Représenté par BNY Mellon, un groupe de porteurs qui contestait la mesure avait gagné une première manche devant la justice en juin dernier. LBG a annoncé aujourd’hui qu’il compte étendre son offre de remboursement de certains titres jusqu’au 11 février, pour laisser le temps aux investisseurs de se positionner vis-à-vis de l’annonce de la Cour suprême.
Le directeur général de Goldman Sachs Group a laissé entendre mardi que la banque pourrait à nouveau réduire les coûts, les turbulences actuelles des marchés, la baisse des prix du pétrole et les inquiétudes entourant Deutsche Bank affectant le secteur en Bourse depuis le début de l’année. «Nous pouvons certainement faire bien plus du côté des coûts s’il le faut, surtout aujourd’hui, où il nous faut assurer un rendement», a dit le directeur général Lloyd Blankfein, lors d’un forum du Credit Suisse à Miami. «Baisser encore les coûts prend pour nous une nouvelle importance à un moment où les revenus stagnent (...). Nécessité fait loi», a-t-il ajouté.
Une amende de 100.000 euros a été requise hier devant le tribunal correctionnel de Paris à l’encontre de BNP Paribas pour pratique commerciale trompeuse, rapporte L’Agefi. La banque est poursuivie par des clients ayant souscrit le produit à capital garanti «BNP Garantie Jet 3» qui était censé faire «décoller» leur épargne. Ils ont récupéré les sommes investies, soit leur capital diminué d’environ 10%. Pour sa défense, l'établissement a affirmé que les frais étaient bien stipulés dans les documents remis et que ce produit s’adressait à une clientèle avertie, ce que contestent les plaignants.
Jens Weidmann, Président de la Deutsche Bundesbank, et François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, plaident dans les colonnes de deux quotidiens européens, Le Monde et la Süddeutsche Zeitung, pour le renforcement de la prospérité et de la stabilité dans la zone euro qui passe notamment par la mise en œuvre d’un programme ambitieux d'« Union de financement et d’investissement ». «En effet, l’un des principaux défis que doit relever la zone euro concerne le paradoxe d’une épargne abondante qui n’est pas suffisamment mobilisée au bénéfice de l’investissement productif. L’Europe peut mieux faire pour rapprocher les deux, et l'émission d’actions semble être l'évolution la plus prometteuse en ce sens», estiment les deux responsables. Le financement des entreprises par émission d’actions est deux fois moins important en Europe qu’aux États-Unis et le financement par endettement deux fois plus élevé, ce qui est «regrettable» car le financement par émission d’actions est le meilleur moyen de partager les risques et les opportunités, et aussi de soutenir l’innovation. Par exemple, le marché boursier américain, qui présente une forte intégration, est capable d’amortir 40 % environ d’un choc économique spécifique à un État, les bénéfices et les pertes des entreprises étant distribués à leurs propriétaires sur l’ensemble du territoire américain. Dans la zone euro, «cette forme de partage des risques est pratiquement inexistante», peut-on lire. En se rapprochant des niveaux américains, la zone euro deviendrait une union monétaire beaucoup plus résistante. Le projet de la Commission européenne de créer une Union des marchés de capitaux apporte des réponses à certains de ces problèmes. Prises individuellement, des initiatives telles que l’Union des marchés de capitaux, le plan Juncker pour l’investissement et l’achèvement de l’Union bancaire - une fois les conditions préalables réunies – ne seraient pas vraiment marquantes, alors que sous une forme plus rationalisée et rebaptisée « Union de financement et d’investissement », elles seront collectivement capables de mieux canaliser l'épargne vers des investissements productifs en Europe, soulignent les responsables qui appellent également de leurs vœux des programmes de réformes structurelles nationales menées avec détermination et un renforcement de la gouvernance de la zone euro.
Plusieurs personnalités appellent le régulateur européen (Esma ou AEMF) à publier la liste des fonds qui proposent une gestion active mais se contentent de suivre l’indice de référence (closet trackers), rapporte le Financial Times fund management. Pour Juan Manuel Viver, de Better Finance, le groupe de protection des investisseurs basé à Bruxelles, « il n’est pas acceptable que l’Esma affirme que jusqu’à 15 % des fonds actifs pourraient être des « closet trackers » et que rien ne se passe ensuite, et que les investisseurs doivent attendre que les régulateurs nationaux passent à l’action ».
Le gendarme financier britannique, la Financial Conduct Authority, a infligé mardi une amende de 792.900 livres à Achilles Macris, l’ancien patron du département CIO International de JPMorgan à Londres. C’est à travers cette division que la banque américaine avait pris d’énormes positions sur les marchés dérivés de crédit, qui se sont révélées lourdement perdantes début 2012, un dossier passé à la postérité sous le nom de «Baleine de Londres». La FCA reproche à l’ancien cadre de JPMorgan de ne pas s’être montré ouvert et coopératif avec les autorités lorsque celles-ci ont enquêté sur l’affaire en 2012. Achilles Macris était le principal contact de la FSA, l’ancêtre de la FCA, au sein de CIO International.
Scor Global P&C a annoncé mardi une croissance de ses primes brutes de 2% à taux de change constant, à 3 milliards d’euros, lors des renouvellements de ses contrats de réassurance au 1er janvier 2016. Les primes du groupe français ont crû de 2,4% en réassurance dommages (P&C) et de 0,9% en contrats de spécialités, comme la couverture des catastrophes naturelles. «Dans un environnement de marché à venir qui va rester difficile, l’année commence dans de bonnes conditions pour Scor Global P&C et nous permet de rester confiants dans notre capacité à atteindre notre objectif de rentabilité pour 2016», précise Victor Peignet, directeur général de la division.
L’assureur italien Generali pourrait nommer aujourd’hui un directeur général par intérim en attendant la nomination d’ici à fin février du remplaçant de Mario Greco, qui prendra bientôt la tête de Zurich Insurance, assure ce matin Il Sole 24 Ore. L’intérim pourrait être assuré par Gabriele Galateri, actuel président du groupe, avant la possible promotion au poste de directeur général de Philippe Donnet, le responsable de la branche italienne, ou d’Alberto Minali, le directeur financier de Generali, précise le journal italien.
Un actionnaire influent d’UniCredit souhaite une modification de l’équipe dirigeante de la banque italienne, alors que son administrateur délégué Federico Ghizzoni peine à conserver la confiance de ses actionnaires. L’homme d’affaires italien Leonardo Del Vecchio, qui détient 2% d’UniCredit, est le premier actionnaire de la banque à dire publiquement qu’il faudrait peut-être changer de patron.
Allianz et Bank of America vont investir dans deux parcs éoliens aux Etats-Unis dont le développement a été confié à EDF, a fait savoir lundi l’assureur. Le groupe allemand n’a pas précisé le montant de son investissement mais a souligné qu’il portait le total de ses dépenses dans des actifs éoliens ou solaires à 2,9 milliards d’euros. Une source proche du dossier a indiqué que le montant cumulé de l’investissement d’Allianz et de BofA s’élevait à plus de 600 millions d’euros, dont 200 millions pour Allianz.
La banque d’investissement Houlihan Lokey a fait part lundi du décès de Greg Feinstein, le responsable de ses activités de M&A aux Etats-Unis. La banque d’investissement n’a pas donné de précisions sur les circonstances de sa mort. Greg Feinstein était particulièrement connu dans le milieu des investisseurs activistes puisque Houlihan Lokey en conseille une bonne partie. Avant son arrivé en 2005, il était responsable des M&A chez Jefferies.
Le Crédit Agricole d’Ile-de-France a dégagé un produit net bancaire (PNB) de 970 millions d’euros en 2015, en hausse de 2,7% sur un an. Le résultat brut d’exploitation progresse de 1,9% pour s’établir à 457 millions d’euros. Le résultat net ressort à 273 millions d’euros (-4,9%) sous l’effet d’une dotation nette au coût du risque de 32 millions d’euros «après une année 2014 exceptionnellement faible», précise la banque dans un communiqué. Le Cadif souligne également une amplification de sa transformation, avec 107 agences Active livrées à ce jour.
La première banque allemand a affirmé qu’elle disposait de réserves «suffisantes» pour procéder cette année à des paiements sur des obligations hybrides dites AT1, l’établissement tentant ainsi d’apaiser les investisseurs après que son action eut chuté de près de 10% hier. Deutsche Bank peut compter sur une «capacité de paiement» de l’ordre du milliard d’euros afin de verser d’ici au 30 avril des intérêts de 350 millions d’euros sur des obligations hybrides AT1. La banque ajoute que sa capacité de paiement estimée pour 2017 est de quelque 4,3 milliards d’euros avant prise en compte du résultat d’exploitation de 2016 et signale disposer d’un produit de quelque 1,6 milliard d’euros tiré de la vente de sa participation de 19,99% dans Hua Xia Bank. Deutsche Bank dit enfin qu’elle tirera sur des réserves d’environ 1,9 milliard d’euros «pour compenser de futures pertes».