L’agence de notation extra-financière Standard Ethics, basée à Londres et à Bruxelles, suspend sa notation attribuée au groupe UBS, suite à la mise en examen début mars de sa filiale en France pour subornation de témoin, rapporte L’Agefi suisse. La justice française soupçonne UBS d’avoir fait taire un lanceur d’alerte qui avait révélé un système présumé de fraude fiscale. Contactée par L’Agefi hier, l’agence Standard Ethics confirme qu’en cas de non réaction substantielle et publique du groupe UBS, suite à sa mise en examen pour subornation de témoin, le risque pour la banque est le déclassement de son rating actuel de EE-. Depuis juin 2015, le Standard Ethics Swiss Index regroupe les 20 groupes suisses du SMI, sur une échelle allant de EEE à F; EE- étant le niveau minimal de compliance avec les normes éthiques de l’Union européenne (UE), de l’ONU et de l’OCDE. Selon Filippo Cecchi, directeur de la communication et des affaires publiques de Standard Ethics, le risque de réputation n’est pas seulement lié à la mise en accusation pour subornation de témoin ou au risque de fraude, mais il dépend également de la gestion de la crise et des réponses que la société sera en mesure d’apporter afin d’éviter que cette crise ne se répète. Si dans sa réponse, UBS se contente de déclarer qu’elle ne commente pas une décision de justice, mais qu’elle attend la fin du procès, alors le risque de déclassement par Standard Ethics est grand.