Dans un entretien aux Echos, le chef économiste de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Erik Berglof, insiste sur la nécessité de ne pas crier victoire trop tôt sur l’état de santé du système financier mondial. « Nous allons avoir d’autres surprises », estime même Erik Berglof. Le pire n’est pas forcément à venir mais il ne faut pas exclure des mauvaises surprises en provenance des banques implantées dans les pays d’Europe centrale et orientale. Lesquelles se trouvent être des banques occidentales, ce qui représente donc un risque important pour toute l'économie européenne. Le système bancaire européen, dans son ensemble, « reste caractérisé par une trop grande incertitude ». Et sans certitude, pas de confiance, donc pas de retour à la croissance. A la différence des Etats-Unis ou de la Suède, qui ont publié le résultat de « stress tests », la plupart des pays européens n’ont pas encore fait cet exercice, ce que regrette l'économiste. Il y a pourtant urgence, juge Erik Berglof. Car la crise a révélé, de toute évidence, le « très faible niveau de supervision et de régulation du secteur bancaire au niveau européen ».
Selon Les Echos, la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, a indiqué vendredi que la Commission européenne pourrait demander à des banques britanniques « de céder certaines de leurs activités en contrepartie des aides d’Etat massives dont elles ont bénéficié ». « Nous allons travailler avec le gouvernement britannique pour contraindre les banques du Royaume-Uni à rembourser le plus vite possible les aides d’Etat dont elles ont bénéficié et à adopter des «business models» qui les forcent à se concentrer sur ce qu’elles savent faire le mieux », a-t-elle souligné.
Dans une interview à L’Agefi, Jean-Baptiste de Franssu, DG d’Invesco et nouveau président de l’Efama, regrette, s’agissant du projet de directive sur les gérants de fonds alternatifs, «l’absence préalable de concertation alors que c’est normalement l’une des forces de la Commission». Et de poursuivre : «Or cette approche unique pour tous les fonds non Ucits (immobiliers, de capital investissement ou hedge funds) ne nous convient pas. (…) L’Efama va lancer sa propre consultation en travaillant en particulier avec les institutionnels, afin de pouvoir faire des propositions à la Commission et à la future présidence suédoise du Conseil».
Selon L’Echo, l’European Public Real Estate Association, en abrégé EPRA, dont on peut dire qu’elle est le lobby des REITS, c’est-à-dire les «Real Estate Investment Trusts», l'équivalent anglo-saxon des sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC) en France, a décidé de quitter les Pays-Bas pour s’installer à Bruxelles. L’association souhaite se rapprocher des centres de décision européens.
Selon Les Echos, plusieurs pays membres de l’Union, à commencer par la France, souhaitent que la Commission européenne ne laisse pas les Etats-Unis prendre le leadership sur la régulation des dérivés et légifère d’ici à la fin de l’année afin de soumettre les nouvelles chambres de compensation à une réglementation et une supervision communautaires.
Le régulateur britannique a décidé vendredi d'étendre, sans limite de temps, le régime de reporting imposé aux ventes à découvert sur les valeurs financières, prévu jusqu’au 30 juin, rapporte la Tribune
Selon Les Echos, l’Afic et l’AFG ont suscité un amendement qui sera déposé aujourd’hui au Sénat dans le cadre d’une proposition de loi du sénateur Arthuis, dont ils jugent les effets potentiellement dévastateurs. Leur objectif : éviter que les règles d’investissement des fonds collectés dans le cadre du dispositif ISF PME, qui permet de réduire son chèque au Trésor en investissant dans une entreprise de moins de 250 salariés, soient profondément modifiées. Le texte, qui sera débattu en séance publique aujourd’hui, prévoit pour le moment de ramener de trente à douze mois le délai d’investissement dans les PME de l’ensemble des fonds de placement (FCPR, FIP, FCPI). Pour les spécialistes du non-coté, cette initiative repose sur un diagnostic erroné. Accélérer le rythme des investissements, c’est prendre le risque d’injecter l’argent des contribuables dans des entreprises sans réelle perspective de développement, soulignent-ils.
Selon L’Agefi suisse, le ministère américain de la Justice a annoncé jeudi qu’un client américain de la banque suisse UBS, Steven Michael Rubinstein, risque trois ans de prison après avoir plaidé coupable d’évasion fiscale, a annoncé jeudi le ministère américain de la Justice. Le comptable d’une société spécialisée dans la vente et la location de yachts, dont le siège est à Boca Raton en Floride (sud-est des Etats-Unis), a reconnu avoir dissimulé au fisc qu’il était le bénéficiaire d’un compte chez UBS établi au nom d’une société fictive des Iles Vierges britanniques. Ce compte lui a notamment permis de rapatrier 7 millions de dollars aux Etats-Unis.
Sir Allen Stanford a plaidé non coupable jeudi face aux 21 chefs d’accusation qui lui ont été présentés, dont celui d’avoir orchestré un plan Ponzi de 7 milliards de dollars et celui d’avoir acheté la coopération d’un régulateur caribéen, rapporte le Financial Times. S’il est reconnu coupable, le milliardaire texan pourra être condamné à 250 ans de prison.
Selon L’Agefi suisse, la Suisse et les Pays-Bas se sont mis d’accord sur une convention révisée de double imposition. Il s’agit du huitième pays à avoir accepté un nouvel accord tenant compte des exigences de l’OCDE en matière de secret bancaire et d’échange d’informations fiscales.
Selon le Financial Times, Alistair Darling prévoit d’introduire un nouveau Banking Act cette année qui renforcera le rôle de la Financial Services Authority. Une décision qui intervient après les critiques dont a fait l’objet la Bank of England pour n’avoir pas suffisamment alerté sur la crise bancaire. Le chancelier veut donner à la FSA un nouvel objectif de maintien de la stabilité financière.
Selon Les Echos, Bernard Madoff sera fixé lundi sur son sort, sauf surprise de dernière minute, ce qui n’est pas à exclure. Déjà, en mai, le juge avait repoussé la séance du 16 juin au 29 juin pour des raisons de logistique. Bernard Madoff est à l’origine d’une fraude pyramidale, estimée à environ 65 milliards de dollars. . Pour cette escroquerie, traduite par 11 chefs d’inculpation, parmi lesquels « blanchiment d’argent, faux et usage de faux, fraudes sur des titres financiers, transactions et courriers électroniques », il risque d'écoper de cent cinquante ans de prison.
Dans un entretien au supplément hebdomadaire FTfm, le professeur de finance et fondateur de l’Edhec, Noël Amenc, prend la défense des hedge funds et des sociétés de capital investissement qui ne sont absolument pas responsables de la crise financière actuelle."En 2007, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel affirmaient que les structures non régulées comme les hedge funds manipulaient le marché. Ils n’avaient aucune statistique ou recherche universitaire pour appuyer leur point de vue. Leur argument était que les hedge funds étaient coupables parce qu’ils ne sont pas régulés», rappelle Noël Amenc qui précise que des statistiques du Fonds monétaire international montrent que les pertes des hedge funds sur les actifs toxiques liés au subprime n’ont représenté que 10 à 15% du total des pertes. De son point, le projet de directive sur la gestion alternative ne va résoudre les problèmes de protection des consommateurs. La solution serait plutôt de développer des fonds fermés. La question de la cotation des fonds fermés, comme elle existe outre-Manche, est un autre sujet, estime-t-il.
L’OICV veut impliquer davantage les pays émergents dans le jeu réglementaireL’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) a publié le 24 juin une série de recommandations pour remédier aux faiblesses actuelles des marchés émergents en matière réglementaire alors que leur intégration dans le système financier international est de plus en plus forte. Ces recommandations sont la conclusion d’une enquête réalisée par le Comité des pays émergents (EMC) au sein de l’OICV. Le document de l’OICV insiste sur la nécessité d’aligner les réglementations des pays émergents sur les principes élaborés au niveau international mais elle souhaite aussi promouvoir une plus grande participation des autorités des marchés émergents à tous les débats réglementaires. Impact on and Responses of Emerging Markets to the financial crisis – Consultation Report of the Emerging Markets Committee of IOSCO
Dans son rapport annuel 2008/2009, l’Association française de la gestion financière (AFG) estime que la crise, qui marque «un véritable changement d'ère», doit être l’occasion de réformer en profondeur la réglementation financière et favoriser les incitations contribuant à développer l'épargne longue au service du financement d’une croissance économique plus saine et plus durable. «Nous regrettons vivement l’absence, malgré nos propositions présentées en juillet 2008 au Haut Comité de Place, de mesures « contra-cycliques » en faveur de l’épargne longue qui auraient pu permettre de compléter le dispositif d’aide publique destiné au financement des mesures de relance en s’appuyant sur le réservoir abondant d’épargne, aujourd’hui orienté de façon inappropriée vers le court terme. Le nouvel alourdissement de la fiscalité de l’épargne, qui pénalise particulièrement les investissements en actions, est malheureusement venu accentuer cette tendance», peut-on lire à ce propos dans le dernier rapport annuel.Le développement de l'épargne longue ne pourra toutefois être obtenu que si, de leur côté, les investisseurs buy-side se mobilisent pour jouer pleinement leur rôle de contre-pouvoir pour une meilleure gouvernance des marchés. L’AFG rappelle par ailleurs «l’urgence» de l’harmonisation et du renforcement européens des fonctions et resposnabilités du dépositaire. Une urgence qui fait partie des priorités du nouveau président de l’Association européenne de la gestion d’actifs, Jean-Baptiste de Franssu.
Selon le Wall Street Journal, qui cite une plainte, Danny Pang a pris au moins 83 millions de dollars à sa société d’investissement avant qu’elle ait été saisie en avril par les régulateurs fédéraux, qui l’ont accusé d’une vaste fraude internationale. Les pertes potentielles des investisseurs de Private Equity Management Group, la société de Danny Pang, seraient comprises entre 287 millions et 654 millions de dollars.
Selon L’Agefi suisse, une convention révisée de double imposition vient d’être signée entre la Suisse et le Japon. Pour être rayée de la liste grise des paradis fiscaux établie par l’OCDE, la Suisse doit signer avant la fin de l’année douze conventions révisées de double imposition (CDI). L’accord avec le Japon est le septième du genre.
Selon L’Agefi suisse, la Commission européenne devrait adopter demain une recommandation qui lui permettra, si les Vingt-Sept l’approuvent, d’engager des négociations avec la Suisse en vue de conclure avec elle un accord multilatéral sur la lutte contre la simple évasion fiscale. Bruxelles veut ainsi encadrer les concessions que la Confédération s’est déclarée prête à faire en matière d’échange d’informations entre administrations, sous la pression du G20.
La distribution et l’épargne retraite sont les deux grands thèmes que Jean-Baptiste de Franssu, nouveau président de l’Efama, l’association européenne des fonds et de la gestion d’actifs, veut mettre en avant au cours de son mandat, a-t-il indiqué lors du Fund Forum à Monaco. S’agissant de l’épargne retraite, l’idée est contribuer à accroître l’intérêt pour le troisième pilier, et faire en sorte que le «moteur» derrière tout produit d’épargne retraite soit un un Ucits III. Outre ces deux fils conducteurs, l’Efama compte faire entendre sa voix dans tous les débats réglementaires, et notamment sur le projet sur la gestion alternative, sur lequel elle compte prochainement s’exprimer. Une recommandation sur la classification des fonds monétaires sera par ailleurs publiée la semaine prochaine par l’association.
Selon L’Agefi suisse, la Commission européenne devrait adopter demain une recommandation qui lui permettra, si les Vingt-Sept l’approuvent, d’engager des négociations avec la Suisse en vue de conclure avec elle un accord multilatéral sur la lutte contre la simple évasion fiscale. Bruxelles veut ainsi encadrer les concessions que la Confédération s’est déclarée prêtes à faire en matière d’échange d’informations entre administrations, sous la pression du G20.
Les partis de la coalition gouvernementale ont trouvé mercredi un compromis permettant au Bundestag d’adopter vendredi 3 juillet la nouvelle législation sur la protection des investisseurs : ces derniers auront le droit de résilier une transaction financière s’ils ont été conseillés par téléphone, alors que le gouvernement voulait imposer aux établissements financiers de faire enregistrer les conversations, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Ces établissement sseront à l’avenir tenus de fournir des preuves complètes relatives aux desiderata des investisseurs ainsi que les raisons qui ont incité le conseiller à préconiser un placement donné. Les clients auront le droit d’exiger ce procès-verbal avant la conclusion de l’opération et l’Autorité de surveillance financière (BaFin) pourra contrôler par ce moyen le respect par l'établissement de ses obligations de conseil. Parmi les autres dispositions figure aussi l’allongement à trois ans du délai pour faire valoir une demande de dommages et intérêts dans les cas de conseils erronés. La prescription pour le dépôt d’une plainte sera de dix ans.
Selon Les Echos, les travaux de François Aubert de l’université d’Auvergne Clermont-I-IAE, et Waël Louhichi de l’université de Rennes -I sur les profit warnings, montre que les avertissements sur résultats émis par les entreprises françaises se traduisent par une chute boursière de 5,5 % le jour même de l’annonce et de près de 9 % dans les trois jours qui suivent l’annonce du « profit warning ». Une sanction qui semble inférieure à celles observées sur les marchés britannique (- 13 %) ou américain (- 21,7 % sur une « fenêtre » de onze jours autour de l’annonce.
Selon la Tribune, la SEC, le régulateur américain, réfléchit à renforcer des règles imposées aux fonds monétaires. En question, l’interdiction d’achat de titres illiquides et la fixation d’un plancher de 5 % pour leur exposition en cash et actifs très liquides. La maturité moyenne de la dette en portefeuille pourrait aussi être réduite de 90 jours à 60 jours. A cela s’ajouterait la mise en place de tests de résistance réguliers et un reporting mensuel
Au terme d’une consultation de place de deux mois (60-day comment period), la SEC compte imposer aux fonds monétaires de disposer de davantage de liquidités et de détenir des actifs à la fois très liquides et de la meilleure qualité de crédit possible pour leur permettre de rembourser rapidement les investisseurs, rapporte The Wall Street Journal. L’un des points qui inquiètent les professionnels est la disposition selon laquelle les fonds qui vendent des parts aux investisseurs institutionnels doivent avoir davantage de liquidités disponibles que ceux dont les souscripteurs sont des particuliers : pour les spécialistes, il est très difficile de faire la distinction entre ces deux classes de souscripteurs.
Selon Les Echos, les deux régulateurs américains des marchés financiers, la Securities and Exchange Commission et la Commodity Futures Trading Commission, semblent s’accorder sur le partage de la surveillance des différents produits dérivés. Ils exigent des pouvoirs renforcés pouvant aller, dans le cas de la CFTC, jusqu'à imposer des limites à des positions prises sur des Bourses étrangères.
Dans un entretien aux Echos, le Français Jean-Baptiste de Franssu, directeur général d’Invesco Europe, qui vient d’être élu président de l’Efama, pour deux ans, déplore que «la distribution reste concentrée majoritairement par les réseaux bancaires et d’assurance. Et, malheureusement, il arrive que dans certains pays européens les conditions dans lesquelles les ventes de fonds sont assurées ne se fassent pas dans les meilleurs intérêts des épargnants et des fournisseurs». Il voudrait aussi que l’on reconnaisse le label européen Ucits comme un réceptacle idoine pour les retraites, plutôt que d’inventer sans cesse des produits qui coûtent cher à l'épargnant »Il souhaite par ailleurs clarifier l’interprétation du rôle et des responsabilités du métier de dépositaire, ainsi que la classification des OPCVM en Europe.
«Avant la crise, le client était roi. Maintenant, le client est Dieu», a déclaré José Benjamin Longrée, membre du comité exécutif de Caceis Investor Services, en introduction de sa présentation lors du Fund Forum International à Monaco. Et la difficile mission des sociétés de gestion est de tenter de deviner la religion de Dieu, autrement dit de comprendre les besoins réels des investisseurs, a-t-il continué.Pour lui, aujourd’hui, «il n’est plus temps de redoubler d’efforts, mais il faut repenser leur direction». L’occasion pour José Benjamin Longrée de présenter une étude menée par Caceis et PriceWaterHouseCoopers et intitulée «Ideal Fund, reengineering the fund value proposition». Les auteurs de ce document identifient cinq domaines dans lesquels il faudrait agir pour favoriser l’investissement de long terme: l’éducation, le conseil, la gouvernance, les coûts des fonds et le design des produits. Evoquant ces cinq sujets, José Benjamin Longrée s’attarde plus particulièrement sur le manque d’éducation des investisseurs, pour lui en partie à l’origine de cette crise. Paraphrasant l’étude, il propose que les gouvernements s’emparent du sujet et rendent l’éducation en matière d’investissement et de planification pour la retraite obligatoire à l’école.
Selon Les Echos, il a été décidé lors d’une réunion du Committee of European Banking Supervisors d’une communication banque par banque des tests de résistance, quitte à ce que leur nom reste anonyme, et non pas seulement pays par pays. Quant à leur publication, rien ne semble, pour l’heure, décidé. Reste à harmoniser ces hypothèses. Des groupes de travail ont déjà élaboré un cadre général et le scénario global a été arrêté mais les adaptations au niveau local sont encore en cours.
Le Comité européen des régulateurs de marchés (CESR) et le Système européen de banques centrales (SEBC ou ESCB) ont publié le 23 mars leurs recommandations relatives à la compensation et au règlement-livraison et aux contreparties centrales (CCP) dans l’Union européenne ainsi que les commentaires sur les consultations engagées sur ces mêmes problématiques.