L’agence Fitch a publié le 5 octobre ses nouveaux critères de notation pour les fonds monétaires, notamment pour les fonds qui investissent dans les instruments de dette à court terme émis par les institutions financières, les entreprises non financières et les programmes ABCP. La publication de ces nouveaux critères coïncide avec les récentes propositions de la Securities & Exchange Commission (SEC) pour renforcer l’encadrement réglementaire des fonds monétaires.Parmi les critères retenus par Fitch figurent notamment l’introduction d’une nouvelle échelle de notation et de nouvelles définitions, avec une notation «AAAmmf» qui vient remplacer la notation «AAA/V1+". Il s’agit notamment d’améliorer la transparence et de mieux différencier les notations s’appliquant aux fonds monétaires de celles portant sur d’autres instruments de dette. Fitch a également mis en place une mesure du risque global de portefeuille tenant compte de la qualité de crédit et de la maturité, une analyse de la diversification du fonds qui prend en compte les expositions au risque de crédit directes et indirectes, une mesure quotidienne et hebdomadaire de la liquidité du portefeuille, une révision des recommandations destinée à réduire les risques liés au prêt de titres ainsi qu’une évaluation du rôle du sponsor (gestion de l’investissement, surveillance du risque, gouvernance, administration…).
Selon L’Agefi suisse, une note de recherche publiée le 5 octobre par JP Morgan indique que les banques européennes devraient lever 78 milliards de dollars (80,5 milliards de francs) sur les six prochains mois pour se mettre en conformité avec les recommandations de Bâle II. L’intermédiaire précise que les banques européennes semblent très attachées à avoir un ratio Tier 1 révisé de 8%.
Partant de l’hypothèse selon laquelle Bâle II fixerait le ratio plancher de fonds propres «durs» (core tier one, excluant la dette hybride et toute forme de quasi-capital) à 8 %, JPMorgan estime que les établissements européens auraient collectivement besoin de 78 milliards de dollars (53 milliards d’euros) d’ici à 2011, aides publiques exclues, rapporte l’Agefi. Dont 38,3 milliards de dollars devront être consacrés au remboursement des aides de l’Etat. A elles seules, les banques allemandes nécessiteraient de 26,6 milliards de capitaux - un montant essentiellement dû aux 16,8 milliards de Commerzbank. En Grande Bretagne, HSBC fait figure de meilleur élève du continent (39,7 milliards d’excédent).Du côté des banques françaises, la Société Générale est celle dont les besoins sont les plus marquants : JPMorgan les chiffre à 6,3 milliards de dollars.
La direction de la Bundesbank s’est prononcée ce week-end pour la mise en place d’une structure intégrée, visant à lui transférer l’intégralité des tâches de la supervision bancaire qu’elle partage actuellement avec la BaFin, le gendarme allemand de la Bourse. Le patron de la Bundesbank, Axel Weber, se prononce même pour une absorption complète de la BaFin, afin de mettre fin à la structure bicéphale créée il y a une dizaine d’années et jugée inefficace.
Trois nouveaux gestionnaires d’actifs se sont vu ouvrir les portes d’un financement par Washington dans le cadre de ce Programme d’investissement public-privé (PIPP) rapporte l’Agefi. Il s’agit de Wellington Capital Management, AllianceBernstein et BlackRock. Neuf institutions au total ont été sélectionnées cet été par les autorités américaines comme pouvant prétendre à prendre effectivement part au plan de rachat des actifs toxiques bancaires.Depuis l’annonce du lancement de ce partenariat public-privé en mars dernier, les banques ont fait la preuve de leur capacité à lever des capitaux sans avoir à nettoyer de la sorte leur bilan, note le quotidien. D’un objectif initial allant pouvant atteindre 1.000 milliards de dollars, le Trésor s’en tient désormais pour le PIPP à un volume de rachats de 40 milliards.
Les cinq fonds d’investissement ayant levé 1,94 milliard de dollars de capitaux privés pour acquérir des actifs toxiques par le biais du Public Private Investment Partnership pourront commencer à le faire la semaine prochaine, rapporte le Wall Street Journal. De nombreux fonds de pension publics ont investi dans les fonds PPIP. Mais en raison de la hausse des prix, les investisseurs ne devraient pas obtenir les rendements de 20-30 % qu’ils espéraient lorsque le programme a été annoncé. Ils devraient plutôt se contenter de 15 %.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) appelle la Commission européenne à «élaborer rapidement un cadre réglementaire pour le marché des produits dérivés», dans un document publié le 5 octobre sur son site Internet. «L’AMF relève l’urgence d’élaborer rapidement un cadre réglementaire pour le marché des produits dérivés, et en particulier pour ce qui concerne les dérivés de crédit, compte tenu de l’importance croissante de ces marchés», écrit notamment l’AMF. «C’est pourquoi il est essentiel que la Commission européenne adopte une attitude ambitieuse et se dote d’un arsenal juridique et technique complet pour permettre à l’Europe d’être en position de discuter au plan international», poursuit l’AMF.Compte tenu des projets du Trésor américain en la matière, «il importe que le texte de la directive soit élaboré avec une vision claire des développements aux Etats-Unis en ce domaine», souligne l’AMF qui ajoute que dans la mesure où une part importante des CDS est libellée en euros et se trouve dans le bilan des institutions financières de la zone euro, «il est souhaitable qu’il existe au moins une chambre de compensation compensant les dérivés de crédit en euros localisée et surveillée en zone euro et qu’il existe également une base de données centrales en zone euro».La Commission européenne a lancé le 3 juillet une consultation sur la réglementation qu’il conviendrait de mettre en place pour encadrer ce marché, et prévoit d’émettre des propositions avant la fin de l’année.Les régulateurs se sont d’ores et déjà accordés sur le principe de la mise en place de chambres de compensation, qui permettront de rendre transparentes et plus sûres des transactions qui s’effectuent aujourd’hui «de gré à gré».
L’Agefi rapporte que lundi, lors du forum de la CGPME (Confédération générale des PME) réunissant plus de 2.000 patrons, le chef de l’Etat a présenté un plan de deux milliards d’euros en direction des entreprises toujours confrontées à un accès difficiles au crédit. Les dispositifs prévus seront gérés pour moitié par l'établissement de financement public Oséo et pour l’autre, par le Fonds d’investissement stratégique (FSI), ce qui évitera de peser davantage sur le déficit budgétaire.
Cinq ans après son lancement, le Perco (Plan d'épargne pour la retraite collectif) a franchi au premier semestre 2009 le cap des 2 milliards d’euros d’actifs gérés. Selon les statistiques publiées par l’Association française de la gestion financière, les encours s'établissaient au 30 juin à 2,3 milliards d’euros, en progression de 36% sur un an.Toutefois, souligne l’AFG, «pour continuer à se développer, l'épargne retraite doit bénéficier d’un environnement fiscal et social incitatif et stable. L’augmentation envisagée du forfait social (de 2% à 4%) un an à peine après son instauration serait donc incohérente. Elle risque aussi de décourager les entreprises, en particulier les PME, de mettre en place des dispositifs d’intéressement et participation et donc de partager leurs bénéfices avec leurs salariés». Les sommes versées sur des plans d’épargne retraite «devraient au contraire être exonérées de forfait social. L’abondement des entreprises représente plus de 40% des sommes versées sur les Perco. Il est déterminant pour permettre aux salariés, notamment ceux dont les rémunérations sont peu élevées, à épargner pour leur retraite», poursuit l’AFG.Au 30 juin 2009, près de 90 000 entreprises proposent l’accès à ce véhicule d’épargne retraite à leurs salariés. Parmi les 2 millions de salariés couverts, 480 000 ont déjà effectué des versements, soit une progression de 22% du nombre des épargnants en un an. Du 1er janvier au 30 juin 2009, les flux d’alimentation du Perco, soit 434 millions d’euros, se répartissent ainsi : participation : 31 % ; versements volontaires des salariés : 15 % ; intéressement : 13 % ; et abondement de l’entreprise : 41%.L’encours moyen détenu par chaque bénéficiaire s’élève désormais à 4 860 euros contre 4.380 euros un an plus tôt. Plus de 35 % des salariés ont choisi une gestion pilotée de leur PERCO, c’est-à-dire une gestion prévoyant une désensibilisation automatisée de l’allocation de leurs actifs au fur et à mesure de l’approche de la retraite.L’âge moyen de l’adhérent à un PERCO passe de 46 à 47 ans. La proportion femmes/hommes reste stable à 40%/60%, qui correspond à leur répartition au sein de la population active du secteur privé.
Dans un entretien à L’Agefi suisse, le nouveau directeur de l’Association suisse des gérants de fortune (ASG), Patrick Dorner, se dit favorable à un véritable contrôle de l’application des règles-cadres arrêtées par la Finma. «Nous souhaitons effectivement que la surveillance sur les règles-cadres soit un véritable contrôle qui amène une réelle plus-value et non une simple formalité comme l’envisagent certains autres organismes d’autorégulation», déclare Patrick Dorner.
L’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a indiqué le 2 octobre que les deux grandes banques d’importance systémique, UBS et Credit Suisse, avaient passé avec succès la dernière simulation de crise. «Les analyses récentes en la matière montrent que ces établissements conservent une base de capital solide, avec un ratio Tier 1 supérieur à 8%, même en cas de survenance d’une grave situation de crise potentielle», indique la Finma dans un communiqué.
Selon L’Agefi suisse, la convention de double imposition paraphée en août avec Singapour n’est pas du goût des cantons. Lors de la consultation, la Conférence des directeurs cantonaux des Finances a critiqué le fait que la Ville-Etat bénéficierait de davantage de compétences que les cantons en matière d’entraide administrative. Concrètement, Singapour n’a pas accepté la réciprocité. Cela signifie que la Suisse devrait livrer certaines données que Singapour refuse de son côté de communiquer. C’est pourquoi la Confédération poursuit les négociations avec Singapour, a indiqué vendredi le porte-parole de l’Administration fédérale des contributions, Thomas Brückner. De nouveaux pourparlers devraient encore avoir lieu avant la fin de l’année. La signature de l’accord ne pourra intervenir qu’ensuite.
L’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (ALFI) s’est félicitée en fin de semaine de la proposition du gouvernement d’exempter la taxe d’abonnement pour les fonds d’investissement en microfinance. Cette disposition, qui figure dans le projet de budget 2010, fait d’ailleurs suite à une recommandation de l’ALFI «qui considère depuis longtemps que l’exemption de la taxe d’abonnement encouragera le développement de ce type de fonds au Luxembourg». L’ambition du Grand-Duché consiste à «devenir un leader pour la domiciliation des véhicules d’investissement en microfinance».D’ores et déjà, 45% des encours des véhicules d’investissement en microfinance identifiés au niveau mondial sont basés au Luxembourg.
Au Nord de Singapour, il y a l’une des prisons les plus dures d’Asie où l’on enferme les personnes qui ont trahi le secret bancaire et des clients fortunés, ce qui est passible d’une peine pouvant aller jusqu'à trois ans d’incarcération, rapporte la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.La ville-Etat a pris le relais de la Suisse et du Liechtenstein. Le gouvernement local promeut les services financiers comme l’un de ses trois secteurs d’avenir, avec l'éducation et la biotechnologie.Singapour gère déjà environ 800 milliards de dollars de fortunes étrangères, le plus gros venant d’Asie, mais les capitaux allemands et suisses augmentent. Il y a très peu de chances que Singapour cède à la pression des Européens, car il lui faudrait alors taxer tous les capitaux étrangers, ce qui provoquerait un exode des fortunes chinoises et indonésiennes, éventualité que les Singapouriens craignent comme le diable l’eau bénite.
La crise financière a frappé de plein fouet le système de prévoyance complémentaire italien à peine naissant, ralentissant sa diffusion, rapporte Il Sole – 24 Ore. Deux ans après l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions, les résultats sont assez loin des attentes, a indiqué Marcello Messori, président d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion, devant la commission Travail du Sénat. A fin 2008, le taux moyen d’adhésion à la prévoyance complémentaire italienne est ressorti à environ 20 %. Sur l’année dernière, le total des nouvelles adhésions, en net, s’est établi à seulement 290.000 unités.
Les hedge funds créanciers de Lehman Brothers Holdings à Londres, qui ont 16 milliards de dollars bloqués depuis la faillite de la banque, se verront proposer lundi de participer à une action inhabituelle pour mettre fin à une situation de blocage qui dure depuis un an, rapporte le Wall Street Journal.L’administrateur des activités de Lehman à Londres prévoit de demander la permission de retirer les plaintes au Royaume-Uni et de distribuer les actifs directement aux créanciers, si toutefois suffisamment de hedge funds acceptent d’y participer.
Cinq ans minimum, c’est le délai à prévoir pour la mise en place de la directive Ucits 4 visant, entre autres, à faciliter la distribution transfrontalière de fonds, précise la Tribune qui rapporte le point de vue de nombreux directeurs de gestion à l’occasion d’une table ronde organisée par Kneip, fournisseur de services en gestion d’actifs citée par le « Financial Times ».
Selon L’Agefi suisse, un évadé fiscal allemand, Elmar S., a engagé des poursuites judiciaires à l’encontre de la banque du Liechtenstein LGT, à laquelle il réclame 13 millions d’euros de dommages et intérêts pour ne pas l’avoir prévenu que ses coordonnées avaient été volées et vendues au fisc de son pays de résidence. Le procès s’est ouvert la semaine dernière devant le tribunal de grande instance de Vaduz. Elmar S., qui a caché à partir de 1985 plusieurs millions d’euros dans une fondation mise en place par LGT Treuhand Liechtenstein, reproche à LGT de ne pas l’avoir informé à temps du vol de ses données supposées rester confidentielles et de ne lui avoir ainsi pas laissé la chance de se dénoncer lui-même auprès du fisc allemand. S’il obtient les 13 millions d’euros de dommages et intérêts demandé, l’agent immobilier Elmar S. risque d’inspirer de nombreux autres Allemands à suivre ses traces.
Les deux fils de Bernard Madoff, son frère et sa nièce ont fait l’objet d’une plainte vendredi de la part du liquidateur Irving Picard qui cherche à récupérer 200 millions de dollars, rapporte le Financial Times. Les quatre membres de la famille Madoff travaillaient dans la société de l’ancien broker. Pour Irving Picard, si ils avaient fait leur travail convenablement, la pyramide de Ponzi de Madoff n’aurait jamais réussi ou prospéré aussi longtemps. De plus, il estime qu’ils ont largement profité financièrement du plan.
Décidée fin juillet, la fusion de la Commission bancaire et de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam), sous le parapluie de la Banque de France, entre dans une phase concrète, note l’Agefi. Bercy a soumis vendredi dernier pour une consultation ouverte jusqu’au 30 octobre le projet d’ordonnance relative à la création de la future autorité qui comptera seize membres et sera présidé par le gouverneur de la Banque de France.
Concernant la partie statistique du prospectus simplifié qui recense, entre autres, les frais et la performance, la réglementation précise que celle-ci doit «être actualisée chaque année huit jours ouvrés après la tenue de l’assemblée générale pour les Sicav, ou dans les trois mois et demi de la clôture pour les FCP ". Or, de nombreux fonds dépassent allègrement ces délais, note la Tribune et la qualité de l’information laisse à désirer. Pour autant, les sociétés de gestion concernées ne sont pas pénalisées par le régulateur… faute de sanction prévue dans les textes.
Mariano Rabadán, président de l’association Inverco des sociétés de gestion, a indiqué que, sur les cinq dernières années, les souscripteurs de fonds d’investissement ont généré pour le fisc des recettes d’environ 5 milliards d’euros. A cela s’ajoutent les 2 milliards d’euros d’impôts versés par les titulaires de sicav, précise Funds People. Pour 2008, les recettes de ces deux postes ont représenté 1,5 milliard d’euros.Dans ces conditions, poursuit le patron des gestionnaires, le gouvernement serait bien inspiré, dans le cadre des augmentations d’impôt prévues au projet de budget 2010, de ne pas appliquer à ces supports un régime fiscal différent de celui en vigueur dans les autres pays européens , afin de ne pas prendre le risque d’une délocalisation de l'épargne
L’autorité des marchés britannique (FSA) a publié le 1er octobre un compte-rendu de la consultation lancée en février sur les ventes à découvert (feedback statement) qui confirme sa volonté de maintenir une politique de transparence sur le short selling en continuant de publier toutes les positions short sur l’ensemble des titres. Néanmoins, la FSA va continuer de travailler à la mise en place d’un accord international sur le sujet plutôt que d’envisager l’introduction d’un régime britannique spécifique.
Eddy Wymeersch, le président du Comité européen des régulateurs de valeurs mobilières (CESR), a fustigé jeudi l’opacité des OPCVM, rapporte L’Agefi. A l’occasion de l’Efama Investment Manager Forum à Bruxelles, il a dénoncé leur absence de contre-pouvoir, le défaut de transparence des organes de gestion, la gestion hypothétique des conflits d’intérêts, la non-information des actionnaires.
Après avoir fait subir des stress tests à 22 banques européennes, l’Union européenne juge ses banques très solides et suffisamment capitalisées pour résister à une très sévère récession, rapporte l’Agefi. Selon la ministre de l’économie, Christine Lagarde, trois banques françaises ayant participé à l’exercice s’en étaient sorties «haut la main». La ministre française n’a pas précisé l’identité de ces trois banques mais leur description dans le texte fait penser à BNP Paribas, Société Générale et Crédit agricole.
Le président de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke, a plaidé jeudi devant le Congrès des Etats-Unis pour l’imposition de normes plus strictes pour limiter le développement des société financières au-delà d’une taille critique, rapporte L’Agefi suisse. «Il est nécessaire de durcir les exigences non seulement pour assurer la stabilité des institutions individuellement et du système financier dans son ensemble, mais aussi pour réduire les incitations poussant les sociétés financières à devenir très grandes, de manière a être perçues comme trop grosses pour pouvoir faire faillite», a-t-il déclaré.
Le liquidateur Irving Picard, chargé de l’affaire Madoff, réclame désormais 7,2 milliards de dollars à l’investisseur Jeffry Picower, dont il estime qu’il a profité du plan Ponzi. Par ailleurs, il a récemment recalculé le montant perdu collectivement par les investisseurs, à 18 milliards de dollars. Irving Picard a indiqué qu’il s’attaquerait aux actifs de certains proches de Bernard Madoff ayant travaillé dans sa société.
L’ouverture du procès de la class action Vivendi aura lieu le 5 octobre à New York, en présence de Maître Frédéric-Karel Canoy, qui a initié la procédure en France et qui représentera les actionnaires français floués, assisté par un avocat américain.Les Français représentent près de 67 % des actionnaires de Vivendi, sans compter les institutionnels français et étrangers. A noter par ailleurs que, par arrêt du 29 septembre 2009, la Cour d’Appel de Paris a confirmé que l’information émanant de la société Vivendi était bien trompeuse et mensongère. De plus, le renvoi en correctionnelle de Jean-Marie Messier semble imminent.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié le 1er octobre l’instruction n° 2009-08 du 22 septembre 2009 relative au contrôle des opérations d’offre publique d’acquisition afin d’accompagner la mise en œuvre pratique des nouvelles dispositions de son règlement général en matière de contrôle des interventions sur les titres concernés par une OPA. Cette instruction définit les modalités pratiques relatives aux obligations déclaratives que doivent respecter les intervenants du marché vis-à-vis de l’AMF s’agissant des titres concernés par une offre publique déposée (période d’offre) ou annoncée (période de pré-offre). L’instruction de l’AMF n°2009-08 est disponible sur le site de l’AMF, rubrique : Textes de référence > Accès par type de textes > Instructions AMF.Par ailleurs, pour permettre aux intervenants du marché de remplir au mieux leurs obligations déclaratives pendant une offre publique d’acquisition, l’AMF met désormais à leur disposition sur son site internet une liste recensant les sociétés cotées sur Euronext Paris et Alternext pour lesquelles un projet d’offre publique a été annoncé mais pas encore déposé auprès de l’AMF (sociétés en période de pré-offre) ; ou encore un projet d’offre publique a été déposé auprès de l’AMF (sociétés en période d’offre).Cette liste fera l’objet d’une mise à jour régulière par l’AMF, étant précisé que le marché reste par ailleurs informé du déroulement de chaque offre publique en cours par le canal habituel des «Décisions & Informations» publiées par l’AMF.
Les banques françaises engageront la fermeture de leurs filiales et succursales dans les paradis fiscaux et qui, à compter de mars 2010, figureraient encore sur la liste grise de l’OCDE et qui n’auraient pas signé de convention fiscale avec la France, précise l’Agefi qui rapporte les propos de François Pérol, président du directoire de BPCE et vice-président de la Fédération bancaire française (FBF), sur le perron de l’Elysée. Ces derniers jours, les dirigeants de BNP Paribas et du Crédit Agricole ont confirmé la fermeture de leurs filiales et succursales dans les paradis fiscaux début 2010.