L’Association européenne de la gestion d’actifs et l’Institutional Money Market Funds Association (Immfa), qui regroupe les gérants de fonds monétaires AAA, ont publié le 9 juillet un cadre européen pour la définition et la classification des fonds monétaires. Un sujet très sensible notamment à Paris où il continue d’alimenter sinon la polémique du moins des débats très animés. «Très affectés aux Etats-Unis, les fonds monétaires se sont plutôt bien comportés en Europe. Mais vu l’attention et les questions qu’ils suscitent, il nous a semblé que le moment était opportun pour clarifier la situation. C’est une initiative importante pour la crédibilité de l’industrie», a indiqué Peter de Proft, directeur général de l’Efama, à l’occasion d’une conférence téléphonique.Les deux associations sont tombées d’accord pour proposer des règles bien définies pour clarifier ce qu’il faut entendre sous l'étiquette «money market fund». La classification repose sur une seule catégorie plus robuste de fonds monétaires comprenant deux variantes, «sort term» et «regular», définis de façon à limiter les principaux auxquels sont exposés les fonds monétaires, c’est-à-dire le risque de taux, le risque de crédit ou de spread de crédit et le risque de liquidité.Les associations proposent également que les fonds monétaires qui n’entrent pas dans la définition des fonds court terme ou «regular» soient autorisés à conserver l'étiquette fonds monétaire pendant une période transition de trois ans. Pendant cette période, les fonds devraient être regroupés par les régulateurs nationaux dans une catégorie à part («autres»). Au 30 juin 2012, les fonds monétaires qui n’entrent toujours pas dans la classification proposée ne seront plus considérés comme des fonds monétaires.Bien entendu, il ne s’agit à ce stade que d’une recommandation que les deux associations espèrent bien toutefois faire valider, avec des aménagements si nécessaire, par toutes les parties concernées. Dans cette perspective, les propositions vont être soumises à la Commission, au CESR, aux banques centrales, aux régulateurs nationaux et aussi à toutes les agences de notation.