Cinq ans après son lancement, le Perco (Plan d'épargne pour la retraite collectif) a franchi au premier semestre 2009 le cap des 2 milliards d’euros d’actifs gérés. Selon les statistiques publiées par l’Association française de la gestion financière, les encours s'établissaient au 30 juin à 2,3 milliards d’euros, en progression de 36% sur un an.Toutefois, souligne l’AFG, «pour continuer à se développer, l'épargne retraite doit bénéficier d’un environnement fiscal et social incitatif et stable. L’augmentation envisagée du forfait social (de 2% à 4%) un an à peine après son instauration serait donc incohérente. Elle risque aussi de décourager les entreprises, en particulier les PME, de mettre en place des dispositifs d’intéressement et participation et donc de partager leurs bénéfices avec leurs salariés». Les sommes versées sur des plans d’épargne retraite «devraient au contraire être exonérées de forfait social. L’abondement des entreprises représente plus de 40% des sommes versées sur les Perco. Il est déterminant pour permettre aux salariés, notamment ceux dont les rémunérations sont peu élevées, à épargner pour leur retraite», poursuit l’AFG.Au 30 juin 2009, près de 90 000 entreprises proposent l’accès à ce véhicule d’épargne retraite à leurs salariés. Parmi les 2 millions de salariés couverts, 480 000 ont déjà effectué des versements, soit une progression de 22% du nombre des épargnants en un an. Du 1er janvier au 30 juin 2009, les flux d’alimentation du Perco, soit 434 millions d’euros, se répartissent ainsi : participation : 31 % ; versements volontaires des salariés : 15 % ; intéressement : 13 % ; et abondement de l’entreprise : 41%.L’encours moyen détenu par chaque bénéficiaire s’élève désormais à 4 860 euros contre 4.380 euros un an plus tôt. Plus de 35 % des salariés ont choisi une gestion pilotée de leur PERCO, c’est-à-dire une gestion prévoyant une désensibilisation automatisée de l’allocation de leurs actifs au fur et à mesure de l’approche de la retraite.L’âge moyen de l’adhérent à un PERCO passe de 46 à 47 ans. La proportion femmes/hommes reste stable à 40%/60%, qui correspond à leur répartition au sein de la population active du secteur privé.