Dans le cadre de la future réglementation des dérivés, L’Agefi détaille un projet de texte, dont il a pu prendre connaissance. L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF) est une pièce maîtresse de la réforme. Le texte instaure une régulation des marchés de contrats dérivés de gré à gré (over the counter, OTC) et crée un cadre prudentiel et de supervision pour les chambres de compensation (tous produits). L’AEMF serait d’abord chargée de définir quels contrats dérivés OTC sont susceptibles de faire l’objet d’une compensation centralisée. Elle aura également un rôle d’arbitre entre superviseurs des chambres de compensation. Les services de Michel Barnier plaident pour doter les chambres d’une licence bancaire ce qui faciliterait notamment leur accès au guichet de liquidité de la banque centrale. Mais ce point reste, semble-t-il, en débat, note le quotidien.
Le Parquet de Cologne a fait procéder mardi à une vaste opération de perquisitions au domicile et dans les bureaux des anciens dirigeants de la banque privée Sal. Oppenheim, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cette opération a mobilisé 50 fonctionnaires de police, 10 inspecteurs des impôts, huit procureurs et huit experts financiers pour exécuter 13 mandats de perquisition et de saisie.La justice enquête depuis mars sur des soupçons d’abus de confiance ; à la fin du premier semestre, plusieurs anciens associés de la banque rachetée entre-temps par la Deutsche Bank, ont porté plainte contre deux des anciens associés-gérants.
La société de gestion a annoncé ce mardi le rachat de la Banque d’Orsay à la banque allemande West LB, contrainte de céder des actifs dans le cadre de son plan de restructuration. Philippe Oddo détaille dans le communiqué du groupe les motivations de cette acquisition. « La volonté de nous renforcer dans les métiers de gestion d’actifs et de banque privée, une gamme de produits de qualité qui viendra compléter notre offre, et enfin, le fait que les deux entreprises présentent une proximité culturelle évidente qui facilitera le rapprochement des équipes dans ce nouvel ensemble ». Les encours de Banque d’Orsay représentent 2,5 milliards d’actifs sous gestion, dont près de 500 millions en Banque Privée.
Le Comité de Bâle a publié le 30 août la version définitive de son texte de référence sur la microfinance («Microfinance activities and the Core Principles for Effective Banking Supervision»).Le document décline les principes de base applicables à la surveillance des activités de microfinance dont les spécificités sont mises en évidence, notamment par rapport aux activités de banque de détail.
Selon Les Echos, la CSG et la CRDS sur les revenus de l’assurance-vie vont être prélevées chaque année, et non plus au dénouement des contrats, pour les parties non risquées (en euros) des contrats d’assurance-vie. Cela est déjà le cas des contrats exclusivement en euros, mais pas des contrats multisupports, soit 17 % des contrats. Une taxe exceptionnelle est prévue pour les assureurs ayant constitué des réserves de capitalisation en franchise d’impôt. Les complémentaires santé sont également mises à contribution. Ce plan d'économies, qui doit être officiellement présenté demain par François Baroin, permettra d’alimenter la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) à hauteur de 3,2 milliards d’euros par an en moyenne.
Plus de 130.000 investisseurs ont été victimes d’une fraude pyramidale de type Ponzi au Bénin, rapporte tagesschau.de, repris par Fondsprofessionell. Les investisseurs sont tombé dans le piège de la société ICC Services, qui leur promettait des rendements très élevés. La totalité des pertes s'élèverait à plus de 106 millions d’euros, une somme considérable pour des investisseurs africains, dont nombreux sont aujourd’hui ruinés.
Le Comité européen des régulateurs de marchés de valeurs mobilières (CESR) a annoncé le 30 août la publication de ses recommandations sur la surveillance des activités des agences de notation ainsi que sur les méthodologies de notation.Ces recommandations – qui ne prétendent pas à l’exhaustivité, précise le CESR- ont été formulées dans le sillage des consultations lancées en mai dernier. Conformément à la réglementation sur les agences mise en place par la Commission, le CESR devait publier ces textes d’ici au 7 septembre.
Selon Les Echos, les clients de plusieurs banques suisses ont reçu ces dernières semaines des lettres de leurs établissements expliquant qu’une partie de leurs fonds avait été bloquée sur leur compte en raison de l’affaire Madoff. De nombreux investisseurs avaient placé leur argent auprès de Fairfield Sentry, un énorme fonds de plus de 7 milliards de dollars dont les capitaux avaient été principalement récoltés en Europe. Confié à Bernard Madoff, ce fonds a fait faillite après la découverte de l’escroquerie mise en place par l’investisseur new-yorkais. La justice cherche aujourd’hui à découvrir les personnes qui ont perçu des profits indus versés par le courtier américain. Depuis avril, Fairfield assigne à son tour en justice des centaines d'établissements, dont une cinquantaine en Suisse. Comme la plupart de ces investisseurs sont protégés par le secret bancaire, Fairfield se retourne contre leurs banques.
Selon Le Temps, l’association Actares a indiqué que seule une «petite centaine» d’actionnaires d’UBS a soutenu jusqu’ici le dépôt d’une plainte civile contre les anciens dirigeants de la banque. L’organisation de défense des investisseurs s’était alliée fin juin à son alter ego européen Deminor dans l’espoir de réunir un nombre suffisant d’actionnaires prêts à partager les coûts d’une telle procédure.Outre une centaine de signatures de petits investisseurs, Actares et Deminor n’ont obtenu le soutien d’aucun investisseur institutionnel. Les deux associations avaient indiqué lors du lancement de l’opération, en juin dernier, que le ralliement de grands actionnaires était une condition de succès pour un éventuel procès.
Plusieurs gestionnaires de hedge funds, dont Aurelius Capital Management, Fir Tree, KingStreet Capital, Monarch Alternative Capital et Stonehill Capital Management, qui détiennent au total plus d’un milliard de titres hypothécaires et d’autres dettes assurées par Ambac Assurance ont demandé lundi à une State Court du Wisconsin d’interdire à Ambac Financial de continuer à percevoir des dividendes en numéraire de sa filiale, alors que les porteurs de polices qui ont des créances sur des titres rehaussés par Ambac n’ont pas été remboursés en totalité, rapporte The Wall Street Journal. Les gestionnaires alternatifs estiment en outre que 230 millions de dollars de dividendes versés par Ambac Assurance entre 2008 et 2009 ont été des transferts «frauduleux» parce qu’ils ont été effectués à une période où la situation financière du rehausseur de crédit était en train de se détériorer rapidement. Ils veulent obtenir le remboursement de ces dividendes pour tous les souscripteurs de polices.
En exclusivité, le Financial Times Deutschland rapporte que l’Office fédéral de surveillance financière (BaFin) prend des mesures à l’encontre d’administrateurs de banques qui seraient incompétentes ou peu fiables. Actuellement, des procédures ont été engagées dans dix cas pour révoquer éventuellement des membres du conseil de surveillance d'établissements bancaires, a indiqué Crhistph Crüwell, directeur de la division surveillance de la BaFin, sans toutefois préciser de quelles banques il s’agit.Ces contrôles sont une nouveauté qui procède du durcissement de la législation bancaire consécutif à la crise financière. La BaFin peut désormais non seulement révoquer mais édicter une interdiction professionnelle. Dans les affaires en cours, il est reproché dans un cas à un administrateur des connaissances insuffisantes de l’activité bancaire. Dans trois cas, les administrateurs cumulent trop de mandats et dans six cas, la BaFin juge que les personnalités concernées ne sont pas fiables pour des raisons de conflits d’intérêt.Rappelons aussi que depuis août 2009, la BaFin doit donner son agrément lors de la nomination d’administrateurs.
L’agence de notation Fitch Ratings a annoncé le 27 août dans un communiqué avoir déposé un dossier auprès des autorités européennes pour se faire enregistrer dans l’Union européenne. Fitch Ratings se conforme ainsi au règlement européen adopté à la mi-septembre 2009.
Face à l’éventualité d’une hausse de la fiscalité en 2011 et après le choc de la taxe sur les bonus du Royaume-Uni de l’an dernier, les dirigeants de certaines sociétés de services financiers à Wall Street envisagent de verser les bonus à la fin de cette année, au lieu d’attendre le début de l’année prochaine, rapporte le Wall Street Journal.
Selon Les Echos, les négociations sur le financement de la lutte contre le changement climatique reprennent le 2 septembre à Genève pour faire le point sur la promesse des pays développés d’apporter 30 milliards de dollars aux pays en développement pour les années 2010, 2011 et 2012. L’utilisation des crédits gagnés dans les pays émergents fait débat et Bruxelles planche sur une réforme du marché.
Selon L’Agefi suisse, l’Administration fédérale des contributions (AFC) a traité dans le délai imparti d’un an les 4 450 dossiers des clients américains d’UBS réclamés par le fisc américain. L’affaire UBS n’est toutefois pas close, car seule la moitié des noms a été transmise. Pour une partie des dossiers non transmis, le travail est achevé mais les délais de recours ne sont pas encore échus. Pour le reste, soit un recours était pendant, soit ils n’entraient pas dans le cadre de l’accord passé avec les autorités américaines.
La Tribune rapporte qu’un cadre de la banque Santander et un complice ont profité de la récente OPA de BHP sur Potash pour réaliser plus d’un million de dollars de profits. En achetant des options d’achat entre le 12 et le 16 août puis en les revendant le 17 août, jour d’annonce de l’OPA, ils ont engrangé respectivement 576.000 dollars et 497.000 dollars. Selon le Financial Times cité par le quotidien, la SEC, renseignée par le courtier américain Interactive Brokers qui avait effectué les transactions, a gelé les avoirs des deux hommes.
Selon Money Marketing, l’association britannique des courtiers d’assurance (APMM) estime que les produits de placement collectif non régulés (les «Ucis» ou unregulated collective investment schemes), par exemple des offres qui n’entrent pas dans la catégorie des unit trusts, ne sont pas forcément risqués, comme le laissait entendre récemment l’Autorité britannique des marchés financiers (FSA).Début août, la FSA avait lancé un avertissement aux conseillers financiers, estimant que les fournisseurs de Ucis avaient souvent tendance à utiliser des méthodes de vente très agressives pour placer auprès d’eux ce type de produits à haut risque. D’où la réaction de l’association professionnelle qui relève que ces produits qualifiés de risqués sont souvent enregistrés dans la catégorie des «Ucis» pour la simple raison que les investisseurs ne peuvent sortir qu’une fois par mois.
L’association professionnelle internationale des gérants de hedge funds (AIMA) a indiqué le 26 août dans un communiqué qu’elle allait, le mois prochain, engager le dialogue avec les autorités de tutelle américaines sur la mise en eouvre de la nouvelle législation financière dite «Dodd-Franck».Les professionnels veulent évoquer plusieurs questions clés à cette occasion, entre autres l’enregistrement des gérants de hedge funds, le reporting systémique de données pertinentes dans l’optique d’une meilleure stabilité financière, l’impact de la nouvelle réglementation sur les petites structures, les dérivés de gré à gré, les problématiques fiscales ou encore la cohérence réglementaire au niveau international.
L’agence de notation Fitch Ratings a attribué la note AA- à la banque privée genevoise Lombard Odier assortie d’une perspective stable.Cette notation reflète entre autres le faible appétit pour le risque de la société, sa forte capitalisation, sa rentabilité et la flexibilité de ses coûts. Elle prend aussi en compte les pressions internationales sur la banque privée offshore ainsi que les efforts de Lombard Odier pour atteindre la taille critique dans ses activités «quelque peu sous-performantes» de gestion d’actifs.
L’Agefi rapporte que Robert Herz, le président de l’autorité américaine des normes comptables, a fait part de sa démission après huit ans d’exercice. Leslie Seidman, membre du FASB, prendra la relève à compter du 1er octobre.
L’Agefi rapporte qu’à une courte majorité (3 voix pour, 2 contre), la Securities and Exchange Commission (SEC) a donné mercredi 25 août son feu vert au projet de renforcement du pouvoir des actionnaires. La SEC autorise les investisseurs à proposer des administrateurs et à les faire inscrire sur le bulletin de procuration envoyé chaque année à l’ensemble des actionnaires. Cependant, les actionnaires, isolés ou en groupe, devront détenir plus de 3% du capital et depuis au moins trois ans. Ils ne pourront pas emprunter de titres ni utiliser leur nouvelle influence dans le seul but de modifier le contrôle de la société. Dans le même esprit, ils ne pourront pas proposer de noms pour plus d’un quart des sièges d’un conseil, note le quotidien.
Le gouvernement allemand a approuvé mercredi 25 août le schéma de taxation qui doit s’appliquer dès l’an prochain aux établissements dont le siège est situé outre-Rhin, rapporte l’Agefi. Dans le détail, c’est bien une taxation annuelle cumulée de 1,3 milliard d’euros qui a été avancée, basée sur le bilan des banques. L’assiette sera calculée en prenant en compte les ressources, desquelles seront retranchés les capitaux propres et les dépôts. Un taux progressif d’imposition lui sera affecté : 2 points de base (bp) jusqu'à 10 milliards d’euros, 3 bp jusqu'à 100 milliards d’euros et 4 bp au-delà, note le quotidien. Ce projet intègre parallèlement une taxe sur l’exposition hors bilan aux produits dérivés. Selon des simulations, les caisses d'épargne contribueraient pour moins de 5%, les banques privées du pays devant payer le plus lourd tribut (environ 50%).Le projet passera devant le Parlement à l’automne.
Selon Les Echos, les instructions fiscales destinées à faire de Paris le hub de la finance islamique en Europe continentale ont été publiées le 24 août par l’administration. Ces instructions portent sur les opérations dites «sukuk (titre représentatif de la copropriété d’un actif tangible ou de l’usufruit de cet actif), «murabaha» (l'émetteur joue un rôle d’intermédiaire: un vendeur vend un actif à un financier islamique qui les revend à un investisseur moyennant un prix payable à terme), «ijara» (type de location-vente par lequel l’investisseur achète un équipement et le loue à une entreprise en crédit-bail) et «istisna’a» (contrat selon lequel une partie demande à une autre de lui construire un ouvrage contre rémunération. Le paiement est assuré au fur et à mesure de la construction).
La loi de finances irlandaise 2010 (Irish Finance Act 2010) a introduit une disposition qui supprime les déclarations fiscales que devaient jusqu’ici fournir les investisseurs non résidents dans des fonds de droit irlandais alors qu’ils ne sont de toute façon pas imposables. Le fisc irlandais considère plus judicieux de concentrer son attention sur le petit nombre de résidents irlandais investissant dans ces fonds, qui, eux, sont soumis à l’impôt.
Selon Les Echos, la Commission européenne s’interroge sur le rythme le plus pertinent pour reconduire les «stress tests», opérés actuellement sur un rythme annuel. C’est ce qu’a indiqué lundi soir le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, lors d’une interview à Bloomberg TV. Les tests de résistance «sont un instrument très utile de renforcement de la confiance en vue d’une plus grande transparence et d’une analyse solide» du système financier, a-t-il déclaré. Le commissaire finlandais compte bien aborder cette question avec les ministres des Finances de l’Union, qu’il doit rencontrer le 7 septembre à Bruxelles.
Mercredi, la Securities and Exchange Commission doit approuver de nouvelles règles qui permettront aux actionnaires de nommer directement les conseils d’administration. Ce pouvoir devrait être réservé aux investisseurs ayant 3 % ou plus d’une entreprise et qui détiennent leur participation depuis au moins 2 ou 3 ans. Les fonds de pension soutenus par des syndicats doivent se réunir la semaine prochaine pour décider quelles sociétés ils cibleront avec ces nouvelles règles, rapporte le Financial Times.
L’autorité de marchés britannique, la FSA, a indiqué le 24 août qu’elle avait infligé une amende record de 2,27 millions de livres à Zurich Insurance plc, une filiale de Zurich Financial Services Group (ZFS), pour perte de données de 46.000 clients. Il s’agit de l’amende la plus élevée infligée par la FSA pour pertes de données. Zurich UK avait perdu en 2008 des données confidentielles de ses clients lors d’un transfert de données à un centre sécurisé en Afrique du Sud.
L’association britannique de la gestion (IMA) a annoncé en début de semaine qu’elle avait bouclé l’examen du secteur du rendement absolu et conclu qu’aucune modification ne serait introduite à ce stade.L’association professionnelle précise dans un communiqué que les débats nourris autour de la sous-catégorisation du rendement absolu n’étaient pas vraiment d’actualité, le secteur n’étant pas encore suffisamment important ou mature pour qu’on puisse envisager des modifications.Introduit en avril 2008, ce secteur a été le premier de l’IMA à accepter des fonds offshore. Le secteur comporte 48 fonds à la tête d’un montant cumulé d’actifs sous gestion de 13,6 milliards de livres. Sur ces 48 fonds, dix sont des fonds offshore avec un montant d’actifs sous gestion de 1,2 milliard de livres.