Des épargnants français, victimes du scandale Madoff, ont demandé mardi à la justice française d’entendre l’Autorité des marchés financiers (AMF) dans le cadre de l’assignation déposée en France contre UBS, selon Reuters. «Il s’agit de réglementation boursière, de produits financiers vendus au public en France. Il est normal que l’Autorité des marchés vienne expliquer sa réglementation, la manière dont elle doit s’appliquer», a indiqué Jean-Pierre Martel, l’avocat qui représente près de 80 épargnants français dont le préjudice s'élève à 28 millions d’euros environ.
La Commission européenne lancera la semaine prochaine une consultation sur «la gouvernance dans les entreprises financières» dont L’Agefi a pu prendre connaissance. Le constat dressé par les services du commissaire Barnier est sans complaisance. «Le respect, par les entreprises financières, des principes de gouvernement d’entreprise existant aurait dû en principe au moins contribuer à atténuer la crise financière. Il n’en fut rien», souligne la Commission. Un document de travail d’une quarantaine de pages tente de comprendre pourquoi. Quelques pistes sont également avancées dans une brève communication à laquelle les parties prenantes sont invitées à répondre d’ici le 14 août. Il est question notamment de la limitation du nombre de mandats des administrateurs ou de l’interdiction du cumul entre fonction exécutive et présidence ou encore de la généralisation de l’obligation de tenir compte des intérêts des déposants et des autres créanciers (duty of care),
Selon Les Echos, François Nocaudie, le courtier à l’origine des révélations ayant conduit à la condamnation des anciens dirigeants, s’attaque à la gouvernance de la première association d'épargnants, sur fond de recours au civil des adhérents lésés. L’enjeu porte surtout sur les suites à donner au civil à la décision de justice contre les deux fondateurs de l’Afer (Gérard Athias et André Le Saux) et Marc Garnier, l’ancien président d’Abeille Vie. Bref, sur le type d’action à engager pour permettre aux adhérents lésés -300.000 à 400.000 sur 720.000, dit-on -d’obtenir réparation financière. François Nocaudie, via son association SOS Principe Afer, critique le manque de détermination, voire de conviction, avec lequel le conseil d’administration de l’Afer, présidé par Gérard Bekerman, s’est saisi du problème.
Selon Les Echos, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a consulté les professionnels sur le renforcement de leur solidité financière. Actuellement, il veille à ce que les fonds propres d’une société de gestion soient toujours supérieurs à 25% de ses frais généraux annuels. En revanche, le régulateur souhaiterait que les nouveaux venus dans l’industrie de la gestion d’actifs aient suffisamment de fonds pour tenir des mois après leur lancement, si jamais ils ne collectent pas tout de suite ou que les marchés les malmènent. Il est question dès lors que leurs ressources financières, c’est-à-dire leurs fonds propres, mais également leur compte courant, leurs prêts et autres disponibilités, couvrent deux ans de frais généraux.
Irving Picard, l’administrateur en charge de la liquidation des anciennes activités de Bernard Madoff, a demandé à la haute cour britannique d’ordonner à FIM Advisers, la société de gestion à Londres, de fournir des centaines de courriels et de documents pour aider l’enquête, rapporte le Financial Times. Il veut notamment examiner les documents liés aux fonds Kingate Europe et Kingate Global, qui ont fait transiter 1,7 milliard de dollars dans Bernard L Madoff Investment Securities.
Ron Duva, actionnaire de GLG Partners, a porté plainte devant la Delaware Chancery Court contre GLG Partners au motif que l’entreprise a accepté de se laisser acheter par Man Group pour le montant insuffisant de 4,50 dollars par action (ce qui valorise le gestionnaire britannique à 1,6 milliard de dollars). Selon Investment Week, le plaignant argue du fait que le timing de l’opération a été choisi pour désavantager les actionnaires de GLG, le titre ayant accusé une chute de 73 % depuis son plus haut de novembre 2007.De plus, Ron Duva conteste les 48 millions de dollars de dédit que GLG devrait payer à Man Group s’il renonce à se faire acheter par ce dernier, ainsi que le fait que les fondateurs de GLG soient payés en actions Man plutôt qu’en numéraire.Chez Man Group, on récuse ces arguments au motif que la transaction doit s’effectuer avec une prime de 55 % sur le cours de GLG le 17 mai, jour de l’annonce de la transaction.
Dans un projet remis à la presse, le ministère fédéral des Finances annonce son intention d’interdire à l’avenir toutes les ventes à découvert sans emprunt préalable de titres (naked shorts) sur toutes les actions allemandes et leurs dérivés ainsi que sur les obligations d’Etat de la zone euro. Ce régime est déjà applicable notamment aux actions de dix sociétés financières allemandes.Parallèlement, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Berlin se propose de mettre en œuvre un système à deux paliers pour instaurer la transparence sur les ventes à découvert. Dans un premier temps, il prévoit l’obligation de notifier l’opération à la BaFin et dans un second il stipule que les ventes à découvert de volume important doivent faire l’objet d’une publication. De plus, le gouvernement allemand compte intégrer dans la loi sur le négoce des valeurs mobilières les CDS non couverts sur les engagements d’Etats de l’UE ainsi que les dérivés de change sur l’euro dans la mesure où ils ne servent pas à une couverture.
Le Comité européen des régulateurs de marchés (CESR) a indiqué le 25 mai dans un communiqué qu’il avait intensifié ces derniers jours la coordination de ses efforts de surveillance des marchés, notamment après la décision allemande d’interdire les ventes à découvert.Le CESR estime par ailleurs qu’"il est urgent d’introduire des réformes structurelles afin d’améliorer la transparence, l’organisation et le fonctionnement des marchés obligataires et de CDS, actuellement un marché de gré à gré pour l’essentiel». Le CESR rappelle à ce propos ses travaux en cours et invite la Commission européenne à accélérer son calendrier de réformes en la matière.
L’avocat Javier Cremades a déclaré mardi qu’une alliance d’environ 60 cabinets d’avocats représentant des victimes de la fraude Madoff en Europe, en Amérique latine et en Israël avait passé des accords l’année dernière pour un montant d’environ 15,5 milliards de dollars avec environ 20 banques ayant fait transiter des fonds à l’escroc. Ces banques sont localisées en France, en Espagne, au Portugal et en Allemagne. Cette annonce a été accueillie avec scepticisme par certaines banques et d’autres avocats travaillant sur l’affaire Madoff.
Selon la Tribune qui cite un pool de cabinets d’avocats, de nombreuses banques auraient trouvé un accord pour indemniser leurs clients. L’information qui a été révélée en début de semaine par le New York Times, représenterait un montant global de 15,5 milliards de dollars et concernerait 720 personnes.
La Securities and Exchange Commission et le Département de la Justice ont accepté d’étudier les plaintes selon lesquelles certains de leurs membres auraient transmis des informations confidentielles à la presse au sujet de l’enquête sur les délits d’initiés de Raj Rajaratnam et de ses hedge funds Galleon, rapporte le Financial Times.
Cadogan Petroleum, une société ukrainienne d’exploration de gaz touchée par un scandale, a demandé au Takeover Panel au Royaume-Uni d’enquêter sur Weiss Asset Management, un hedge fund activiste basé aux Etats-Unis qui tente de limoger le management de Cadogan et de fermer la société. Cadogan demande à l’autorité de vérifier si Weiss AM, qui détient 27 % du capital, agit de concert avec un autre investisseur en vue de prendre le contrôle de la société.
Un sondage effectué le 14 avril par Ernst & Young Allemagne auprès de 67 dirigeants de sociétés de gestion de droit allemand (KAG) tend à montrer que les professionnels discernent bien les chances offertes par l’entrée en vigueur de la directive OPCVM IV, mais qu’ils se sont jusqu'à présent peu préoccupés d’en mesure les conséquences alors qu’ils reconnaissent majoritairement (à 62 %) que la gestion de fonds offerts au public risque d'émigrer à Luxembourg, ne laissant en Allemagne que celle des fonds institutionnels (Spezialfonds). Seuls 73 % des personnes interrogées ont déjà entamé l'étude du texte et 15 % ont commencé la mise en oeuvre, alors que 12 % n’ont pas d’opinion.79 % des dirigeants contactés estiment que l’avenir du secteur est à Luxembourg, contre 21 % en Allemagne, ce qui semble a priori assez difficile à concilier avec la proportion de 91 % du panel qui voit des «chances importantes» dans la directive OPCVM IV, contre 9 % pour lesquels il s’agit simplement d’un exercice de conformité.A noter enfin que 77 % des gestionnaires interrogés ne savent pas s’il faut ou non mettre en oeuvre la directive OPCVM IV en même temps que la directive AIFM.
Selon Les Echos, la Commission européenne préfère que les contributions levées auprès des banques pour pouvoir porter secours aux établissements en difficulté alimentent des fonds de prévoyance dédiés, plutôt que d'être versées sous forme de taxes aux budgets nationaux. Bruxelles, qui compte légiférer sur le sujet début 2011, prend ainsi le contre-pied de Londres et Paris, qui se sont déclarés favorables à une taxe bancaire alimentant leurs budgets nationaux.
A l’occasion de la publication de deux rapports sur le sujet, l’Institute of International Finance (IIF) estime que les projets du Comité de Bâle sur la supervision bancaire sont de nature à entraîner de «sérieuses conséquences macroéconomiques», rapporte l’Agefi. Les mesures visant à renforcer les niveaux de fonds propres et de liquidités des banques pourraient coûter 375 milliards de dollars en nouveaux capitaux.
Le Comité européen des régulateurs de marchés (CESR) a publié le 19 mai une définition harmonisée des fonds monétaires en Europe, note l’Agefi qui précise que les papiers monétaires s’ils sont notés, ont l’obligation de bénéficier d’une des deux notes les plus élevées, attribuées par chaque agence. Or, cette décision ne rendent plus éligibles aux nouveaux fonds (en 2012 pour les fonds existants), à compter du1er juillet 2011, des émetteurs telles que Michelin ou Lafarge. Dans le cas où les actifs ne sont pas notés, les sociétés de gestion seront libres d’apprécier la qualité de l’actif, précise le quotidien.
Dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Jean-Baptiste de Franssu, président de l’association européenne Efama des sociétés de gestion ainsi que d’Invesco Europe, juge que ce n’est pas une bonne chose que de plus en plus de hedge funds se coulent dans une enveloppe coordonnée (Ucits III) pour être proposés aux particuliers. Sa préoccupation est moins de maintenir les hedge funds à l'écart en raison de leur mauvaise réputation mais le fait que des hedge funds très complexes puissent être vendus à l’avenir aux «mauvaises» personnes. Lorsque des produits de masse deviennent trop complexes, cela comporte des dangers particuliers, souligne-t-il.
Le commissaire européen au marché intérieur Michel Barnier a indiqué en fin de semaine dernière que la Commission allait lancer le mois prochain une consultation sur le gouvernement d’entreprise dans les établissements financiers.» Le document de travail traitera un certain nombre de questions : comment gérer efficacement le risque dans les établissements financiers ? Comment donner du pouvoir aux actionnaires ? C’est important car la vraie prévention de crise commence à l’intérieur de l’entreprise», a souligné Michel Barnier dans un discours prononcé à Berlin. Michel Barnier a par ailleurs indiqué qu’il présenterait le mois prochain des amendements à la réglementation sur les agences de notation et il a en outre insisté sur la nécessité de boucler dans les temps les projets en cours, entre autres le projet de directive AIFM.
Les dirigeants des petits gestionnaires de hedge funds américains se précipitent pour trouver des directeurs de la conformité et pour se préparer à l’entrée en vigueur des nouvelles réglementations édictées par la SEC, ce qui s’avère extrêmement coûteux, constate The Wall Street Journal.Ils ont abandonné leur position de refus systématique, mais leurs lobbyistes et leurs avocats vont à présent concentrer leurs efforts sur la manière de minimiser l’impact de l’enregistrement qui va leur être imposé.
Selon Les Echos, le vote du Sénat, par 59 voix contre 39, sur la réforme de la régulation financière ouvre la voie aux ultimes négociations avec la Chambre des représentants. Les lobbies de Wall Street préparent leur dernier assaut pour tenter d’adoucir certaines dispositions. Plusieurs points cruciaux pour l’industrie financière vont être négociés dans les semaines qui viennent: la nature de l’agence chargée de la protection du consommateur, le processus de liquidation des institutions qui poseraient un risque systémique et, surtout, les produits dérivés.
Vendredi, l’Investment Company Institute (ICI) a publié une prise de position se félicitant de l’adoption par le Sénat du projet de réforme de la loi sur les services financiers. Néanmoins, l’association des gestionnaires considère que le texte doit encore être amélioré pour éviter de porter préjudice aux mutual funds (12.000 milliards de dollars, 90 millions de souscripteurs).Il s’agit surtout de supprimer les passages qui assujettissent les mutual funds à une régulation impraticable de type bancaire et de dissiper les craintes de voir des mutual funds créanciers d’une société financière non-banque soumis à une liquidation ordonnée par la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) aurait le pouvoir de traiter de manière différente des créanciers ayant le même statut et parce que les contrats financiers tels que les repos ne seraient pas exécutables immédiatement.
Vendredi, Mark Kurland, l’un des anciens associés du gestionnaire de hedge funds New Castle Funds, a été le premier protagoniste de l’affaire de délits d’initiés commis par Galleon et son fondateur Raj Rajaratnam à être condamné, rapporte The Wall Street Journal.L’intéressé a écopé de 27 mois de prison ferme, deux ans de mise à l'épreuve et 900.000 dollars d’amende après avoir plaidé coupable en janvier de conspiration et de fraude à la loi sur les valeurs mobilières et avoir de refusé de coopérer avec le Parquet.
Le cheik Ahmed ben Saaed al Maktoum, président de la commission budgétaire suprême de Dubaï, a annoncé dimanche que les Emirats arabes unis projettent de créer un Office fédéral de la dette pour mieux réguler la levée de fonds après la crise provoquée par les problèmes financiers de Dubaï, notamment ceux de Dubai World, rapporte The Wall Street Journal. Il est aussi prévu de créer une instance similaire pour centraliser la prise de décision sur l'émission de dette.
Le Conseil d’Etat a donné son feu vert au projet de décret royal amendant la loi réglementaire sur les institutions d’investissement collectif, auquel il ne manque plus pour entrer en vigueur qu’il soit adopté en conseil des ministres et publié au Journal Officiel (BOE), rapporte Funds People.Ce texte autorise notamment la création de side-pockets et d’ETF au statut de sicav ainsi que le remboursement aux souscripteurs d’une partie des commissions versées. Quant aux fonds immobiliers ils pourront investir dans d’autres fonds immobiliers, mais dans une proportion plafonnée à 15 %, ce qui interdit dans la pratique de créer des fonds de fonds immobiliers.
La Banque d’Espagne a destitué vendredi tous les membres du conseil d’administration de la caisse d'épargne CajaSur de Cordoue contrôlée par l’Eglise catholique. L'établissement mis sous tutelle, qui a perdu 596 millions d’euros en 2009, avait refusé de fusionner avec Unicaja et de licencier 700 personnes, rapporte Expansión. Le Fonds de restructuration bancaire (Frob) a désigné Nomura comme banque-conseil. Il dispose d’un mois pour proposer une solution (reprise, liquidation) mais peut dès à présent lui apporter les liquidités nécessaires.
La Tribune rapporte que le gouvernement britannique, dont le programme a été dévoilé jeudi 20 mai, a annoncé son intention d’imposer une nouvelle taxe au secteur bancaire et d’encadrer les bonus dans la finance.
Dans un communiqué jeudi 20 mai, l’Autorité des marchés financiers s’est félicitée de l’avancée que représente l’adoption d’une définition harmonisée au niveau européen des OPCVM monétaires. Le régulateur français qui a participé au travaux du CESR souligne que la définition adoptée permet un niveau adéquat de protection des investisseurs, son objectif étant que les investisseurs puissent facilement distinguer, au sein des OPCVM monétaires, ceux qui sont plus particulièrement adaptés à un placement à très court terme.L’AMF a également précisé qu’elle allait transposer rapidement la définition du CESR dans sa classification OPCVM.
Le président du conseil de surveillance d’Auchan, Vianney Mulliez, renforce son pouvoir à l’occasion du départ en retraite de son président du directoire, Christophe Dubrulle. Le groupe familial a indiqué hier dans un communiqué que la directoire était transformé en comité exécutif. Une évolution de l’organisation qui entraîne la transformation du groupe familial de Société Anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance en une Société Anonyme à Conseil d’Administration et comité exécutif.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a rappelé hier dans un communiqué que les prestataires de services d’investissement doivent s’assurer que les personnes physiques placées sous leur autorité ou agissant pour leur compte, qui exercent les fonctions précisées à l’article 313-7-1 de son règlement général, justifient du niveau de connaissances minimales dans les domaines indiqués sur son site internet. Pour ce faire, les prestataires devront vérifier, à partir du 1er juillet prochain, que les personnes concernées ont satisfait à un examen certifié par l’AMF ou ils pourront procéder, sous leur propre responsabilité, à une vérification en interne. Les personnes en poste au 30 juin 2010 bénéficieront d’une «clause de grand-père». En pratique, le recours à des examens certifiés aura donc un plein effet à compter de cette date. Lorsque les prestataires de services d’investissement décideront de ne pas recourir à des examens certifiés mais à une procédure interne, ils n’auront pas, en dehors d’un contrôle, à soumettre à l’AMF cette procédure ni a fortiori à obtenir une certification. Tout test éventuel mis en oeuvre dans ce cadre le sera sous leur propre responsabilité. De même, les formations qui seront organisées, soit en interne, soit par des organismes de formation, n’auront pas à être soumises à l’AMF et n’auront en conséquence aucun caractère obligatoire.