Le taux de féminisation des conseils d’administration du CAC 40 a fait un bond en avant, passant de 10,5% en 2009 à 15,3% cette année, selon le dernier baromètre Capitalcom sur la mixité dans les conseils du CAC 40. Au total, sur 576 postes d’administrateurs au sein du CAC, 88 sont occupés par des femmes (contrer 59 en 2009 pour 562 postes recensés).Ce «lady boom» a peut-être été favorisé par la proposition de loi déposée par Jean-François Copé et Marie-Jo Zimmermann, votée par l’Assemblée nationale et qui sera prochainement débattué au Sénat, ainsi que par les recommandations Afep-Medef publiées en avril dernier. En tout cas, le palier intermédiaire de 20% de femmes dans les conseils d’ici à trois ans a d’ores et déjà été atteint par douze groupes (soit 30% du CAC 40), dont Axa, BNP Paribas, Crédit Agricole, Dexia, Société Générale, Alstom, Essilor, PPR ou encore Vivendi qui est le «meilleur élève du CAC avec plus de 30% de femmes.Le baromètre souligne que trente femmes ont été cooptées cette année dans les conseils de dix-huit groupes, soit cinq fois plus qu’en 2009. Mais parmi ces nouvelles femmes, une seule représente les actionnaires salariés, Michèle Vilain chez Bouygues.En termes de recrutement, les groupes ont fait preuve d’ouverture : seules trois femmes avaient déjà un mandat en cours, avant d’être cooptées : Isabelle Bouillot, Mireille Faugère et Pascale Sourisse. Par ailleurs, Colette Lewiner est la seule femme à avoir été cooptée dans deux groupes différents cette année (Lafarge et Bouygues). Parmi les femmes administratrices, 12 femmes cumulent plusieurs mandats, détenant à elles seules 28% des mandats d’administratrices, entre Patricia Barbizet avec trois mandats en cours (PPR, Total, Bouygues).Le «lady boom» est donc bien là, encouragé par le législateur, mais il reste encore une bonne marge de progression. Selon Caroline de la Marnierre, présidente de Capitalcom, « On ne peut que se réjouir de ce bond spectaculaire qui marque une étape importante dans l’évolution de la mixité au sein des conseils d’Administration. L’évolution de ce taux, qui était en stagnation totale depuis plus de 5 ans, démontre l’existence d’un vivier de femmes « administrables »… Une première victoire ! Cependant, il ne faut pas s’arrêter là. On dénombre encore trop peu de femmes dans les comités stratégiques, notamment d’Audit et de Rémunérations. La route est donc encore longue… » estime également Caroline de la Marnierre. On observe ainsi que trois sociétés n’ont encore intégré aucune femme dans leur conseil : EADS, STMicroelectronics et Technip. Par ailleurs, les femmes sont en effet encore peu présentes dans les comités du conseil et, tout comme en 2009, aucune femme administratrice n’est membre du comité exécutif de l’entreprise. Et le taux de mixité dans les comex stagne quant à lui à 7,3%...
Selon Les Echos, un projet de règlement doit être adopté dans les semaines qui viennent, qui permettra aux pays qui le souhaitent de créer leur propre plate-forme nationale pour la mise aux enchères des quotas d'émission de CO2 valables à partir de 2013. Chaque Etat déciderait ainsi au coup par coup du lieu où il souhaite vendre ses quotas.
La Tribune rapporte que le projet de taxe bancaire qui devait rapporter 19 milliards de dollars est enterré. Barack Obama avait pourtant annoncé le principe d’une taxe devant rapporter non pas 19 milliards de dollars, mais 117 milliards sur les dix prochaines années. Deux autres sources de financement ont été trouvées. L’une, d’un montant de 11 milliards de dollars, devrait être tirée de l’arrêt prématuré du Tarp. L’autre, d’un montant de 5,7 milliards, correspond à l’augmentation de la commission versée par les grandes banques à l’agence de garantie des dépôts (FDIC). Actuellement de 1,15 %, elle sera portée à 1,35 %. Les banques disposant de moins de dix milliards de dollars d’actifs en seront dispensées.
Entre 1990 et 2000, le hedge fund moyen a gagné 18,74 % par an, selon HFR, mais entre 2000 et 2007, ce rendement est tombé à 8,61 %, parce que, grâce à leurs fonds propres, les banques, avec moins de restrictions sur le risque et l’effet de levier, ont réduit les possibilités de gains, souligne le Financial Times.Selon Michael Hintze, CEO du hedge fund londonien CQS (6,8 milliards de dollars) le marché de l’arbitrage de convertible a souffert depuis 2004 lorsque les «prop desks» des banques avec des leviers de 15 à 20 se sont lancés sur ce créneau face à des hedge funds avec des leviers beaucoup plus faibles.Maintenant, avec la «Volcker rule» du Dodd-Frank Act qui limite les opérations en compte propre des banques, la situation commence à s’inverser. Mais on ne connaît pas l’impact exact de ce texte.De plus, les banques européennes vont probablement s’engouffrer dans la brèche. La Société Générale, par exemple, a déjà des activités de négoce en compte propre dotées de moyens supérieurs à ceux des hedge funds notamment dans l’arbitrage statistique.
L’Agefi rapporte que les mesures annoncées en février dernier par la banque d’Italie imposent aux gestionnaires, à compter du 30 juin, d'être en capacité de contrôler de manière indépendante leurs ressources humaines, technologiques et financières et de prendre des décisions de façon autonome en termes d’investissement et de produits proposés aux clients. Les gérants doivent également améliorer gouvernance et transparence via notamment la nomination d’un nombre accru de dirigeants non exécutifs indépendants au sein de leur conseil et via la divulgation de potentiels conflits d’intérêts avec leur maison mère. Pour autant, selon un sondage réalisé auprès de 41 institutions par le dépositaire RBC Dexia Investor Services, seul un quart des gestionnaires d’actifs se disent préparés à cette autonomie. Face à cette prise d’indépendance, le mouvement de consolidation généré par la crise dans le secteur de la gestion d’actifs en Italie devrait s’accélérer, prédit RBC Dexia Investor Services.
Selon Les Echos, le président de l’Afer, Gérard Bekerman, a profité hier de l’assemblée générale de la première association française d'épargnants pour promettre aux adhérents de les aider à obtenir réparation suite à la condamnation pénale des fondateurs. « Nous allons agir, soyez en assurés. Nous travaillons à la solution la moins onéreuse, la plus rapide, la plus efficace », a-t-il affirmé dès le démarrage de l’assemblée, reconnaissant qu’ « il y a un problème avec cette situation ». Le président a plaidé sans hésiter en faveur d’une médiation, souligne le quotidien.
L’Agefi rapporte que la Financial Services Authority s’apprête à se scinder en deux divisions, l’une dédiée à la régulation prudentielle et l’autre à la protection du consommateur et aux marchés, afin d’anticiper l'évolution du cadre de régulation. L’essentiel des pouvoirs de la FSA sera également transféré à la Banque d’Angleterre d’ici 2012.
L’IASB (International Accounting Standards Board) a publié le 29 juin un document de consultation qui propose d’améliorer l’information sur la valorisation des actifs de niveau 3, c’est-à-dire ceux pour lesquels les données de marchés ne sont pas disponibles.Le Board suggère que soient publiés les différents éléments de valorisation utilisés pour ces actifs de niveau 3 afin de pouvoir mieux mesurer leur impact par rapport à l’utilisation d’autres données.Ces propositions sont également publiées par le normalisateur comptable américain (FASB). La consultation est ouverte jusqu’au 7 septembre.
Selon une lettre rédigée par les liquidateurs de la sicav « madoffée » Luxinvest et adressée à tous les porteurs de parts, que « La Tribune » rapporte, les liquidateurs affirment qu’il est possible que le taux de récupération pour les actionnaires soit «nul» dans un cas de figure entièrement défavorable.
Selon Les Echos, vingt-sept des trente sociétés cotées au DAX à Francfort ont sondé cette année leurs actionnaires réunis en assemblée générale pour qu’ils approuvent le système global de rémunération des dirigeants. Cet exercice optionnel, introduit depuis cette année en droit boursier allemand, n’a pas posé de problème. Il a fait ressortir un taux d’approbation oscillant le plus souvent entre 95 et 99%. La palme revient au chimiste Henkel avec 99,93%, devant l’aciériste ThyssenKrup, 99,55%, le laboratoire Fresenius, 99,51%, et Volkswagen, à 99,44%. A côté de ces scores «staliniens», Allianz tout comme Siemens se situent sous les 90% d’approbation, Deutsche Bank fait encore bien moins avec 58,06%.
Selon Les Echos, vingt-sept des trente sociétés cotées au DAX à Francfort ont sondé cette année leurs actionnaires réunis en assemblée générale pour qu’ils approuvent le système global de rémunération des dirigeants. Cet exercice optionnel, introduit depuis cette année en droit boursier allemand, n’a pas posé de problème. Il a fait ressortir un taux d’approbation oscillant le plus souvent entre 95 et 99%. La palme revient au chimiste Henkel avec 99,93%, devant l’aciériste ThyssenKrup, 99,55%, le laboratoire Fresenius, 99,51%, et Volkswagen, à 99,44%. A côté de ces scores «staliniens», Allianz tout comme Siemens se situent sous les 90% d’approbation, Deutsche Bank fait encore bien moins avec 58,06%.
Selon l’Agefi, d’ultimes négociations entre ministères des Finances et députés européens ont permis hier de dégager la voie à la limitation des rémunérations dans l’industrie financières dès 2011. Au moins 40% des bonus devront être versés après un délai minimum de trois ans et sous conditions. En cas de moindre performance, un malus pourra s’appliquer. Par ailleurs, la part liquide ne pourra excéder la moitié de la rémunération variable tant pour la partie versée immédiatement que pour la partie différée. Au total, donc, c’est au maximum 30% de la rémunération variable qui pourra être versée immédiatement et en cash. Les actions versées immédiatement devront être conservées au minimum trois ans. Et celles accordées de façon différée pourront être revendues sans délai. L’autre point dur des négociations concernait la rémunération des dirigeants de banques qui continuent de bénéficier d’aides d’Etat. Le Parlement proposait de la plafonner à 500.000 euros par an. Il a dû y renoncer, note le quotidien.
La «retail distribution review» ou RDR est un sujet qui fait parler de lui au Fund Forum International, qui se tient actuellement à Monaco. La grande question est de savoir si cette réglementation, qui va interdire le paiement de commissions par les fabricants de produits financiers aux distributeurs retail, va se généraliser à toute l’Europe. Pour Peter de Proft, directeur général de l’Efama, la réponse est clairement non. Pour lui en effet, il y a trop de réticences en Europe continentale. De plus, il s’interroge sur le bénéfice réel pour l’investisseur. En effet, il estime que ce sera compliqué pour de nombreux particuliers de se payer du conseil.Nils Bolmstrand, le CEO de Skandia Investment Group, se demande d’ailleurs si la RDR au Royaume-Uni ne va pas exclure du conseil financier une certaine frange de la population, celle qui est la moins aisée. En effet, les conseillers financiers, afin de maintenir un niveau de revenus égal à celui des années précédentes, risquent de se focaliser sur les plus fortunés. Mais une chose est claire, pour lui, la RDR va favoriser la concentration du secteur du conseil financier.
Selon Les Echos, la Principauté de Monaco, qui annonce 23 accords bilatéraux signés visant à favoriser les échanges d’informations en matière fiscale, fait l’objet d’un rapport d'évaluation de la part du Forum mondial sur la transparence et l'échange d’informations à des fins fiscales. Franck Biancheri, l’homme en charge de ces dossiers à Monaco, souligne que «Monaco est, à ce jour, le seul Etat à avoir signé autant d’accords, en particulier avec les pays de l’OCDE, France, Autriche, Etats-Unis, Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Australie, Norvège, Suède, Danemark, Finlande, Islande».
La Fédération bancaire française (FBF) s’est félicitée le 29 juin dans un communiqué de la volonté du G20 de mettre en place un système financier plus résistant mais estime toutefois que certaines mesures en discussion «risquent de peser sur la croissance européenne».Sur le dossier des normes prudentielles, la FBF souligne que dans les projets actuels du Comité de Bâle, certaines propositions ne conviennent pas et doivent être revues ou retirées. D’une manière plus générale, la FBF insiste pour que la mesure des risques reste à la base de la régulation des activités bancaires et financières, conformément aux principes de Bâle. L’ajout d’un ratio de levier financier au dispositif de Bâle 3,avec l’intention d’en faire une norme obligatoire, est en claire contradiction avec cette approche. Elle soulèverait d’énormes problèmes techniques si l’on veut éviter que les banques européennes ne soient plus contraintes que d’autres banques dans leurs opérations de financement de l’économie.Par ailleurs, s’il est justifié de surveiller de manière particulière les institutions ou les marchés importants, la mise en place d’un traitement prudentiel spécifique des institutions financières dites systémiques constitue une démarche dangereuse. En effet, elle accrédite l’idée que des institutions pourraient être sauvées en tout état de cause alors même que le G 20 prévoit par ailleurs des mesures constructives de résolution des crises sans impact pour le contribuable. Enfin, la FBF salue les efforts du G 20 en matière de marchés de gré à gré qui vont dans la bonne direction mais elle souligne l’importance pour l’Europe de jouer pleinement son rôle dans la mise en place des infrastructures, notamment des chambres de compensation pour les dérivés standardisés.Sur le chapitre des normes comptables, la FBF regrette que le G 20 s’attache uniquement à un objectif de convergence des normes comptables internationales. La qualité de ces normes étant primordiale, «il ne faut pas que le principe de la juste valeur soit encore étendu dans les travaux des normalisateurs américain et européen». L’extension aux activités de banque de détail en particulier entraînerait une instabilité supplémentaire qui nuirait gravement au financement de l’économie.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) ont lancé le 28 juin un service commun d’accueil et de traitement des demandes du public. Dénommé « Assurance Banque Epargne Info Service », il se décline en un site internet et un accueil téléphonique destinés à informer et orienter le public en mettant à sa disposition des informations générales concernant les démarches et les relations contractuelles dans les domaines suivants :- les produits d’assurance (habitation, automobile, assurance-vie, santé, etc.),- les comptes bancaires, les moyens de paiement, le crédit et les livrets bancaires (Livret A, PEL…),- le fonctionnement des marchés financiers, les produits d’épargne collective (OPCVM, etc.), les sociétés cotées en bourse, les comptes-titres, etc.Le site internet (www.abe-infoservice.fr) a notamment pour vocation de :- fournir des conseils pratiques et des informations sur les différents produits et services ;- publier la liste des acteurs et produits autorisés ;- alerter et mettre en garde contre les pratiques de certains établissements et sociétés ;- permettre l’orientation des demandes du public vers les instances appropriées. Le numéro d’appel national (0 811 901 801) permet également aux personnes n’ayant pas accès à internet ou n’ayant pas trouvé de réponse sur le site de se renseigner sur l’ensemble de ces thèmes. Ce numéro est accessible du lundi au vendredi de 8h à 18h. La Banque de France reçoit déjà plus de 1000 appels par jour sur ce numéro, sur toutes les questions ayant trait au droit au compte, traitement du surendettement, fichiers d’incident bancaire, billets, etc. Elle met aujourd’hui ses moyens, ses équipes et leurs compétences au service de la nouvelle plate-forme Assurance Banque Epargne Info Service.
Alors que le dispositif de réduction d’impôt sur le revenu dont bénéficient les souscripteurs de Fonds d’investissement de proximité (FIP) et de Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) arrive à échéance le 31 décembre 2010, dans un contexte où les pouvoirs publics passent toutes les incitations fiscales à la paille de fer, l’Association française de la gestion financière (AFG) a rappelé, lundi 28 juin, l’intérêt de renouveler et même renforcer ce dispositif indispensable au financement des PME. L’association a également fait plusieurs propositions qui doivent améliorer les mesures existantes. Car si l’AFG insiste sur l’intérêt du dispositif, elle n’en souligne pas moins la grande complexité des fonds pour des raisons réglementaires, les multiples ratios existants qui nuisent à la lisibilité pour les épargnants et sont sources d’insécurité fiscale, ou encore les règles d’investissement des fonds qui, après avoir été modifiées par la loi de Finances pour 2010 - avec notamment une réduction du délai d’investissement à 16 mois -, deviennent incompatibles avec une sélection professionnelle des participations des fonds.Dans le détail, les propositions en question cherchent à garantir l’utilité économique des investissements, renforcer le financement des PME par des outils adaptés à leurs besoins, simplifier les quotas et ratios et rendre plus cohérente et efficace la fiscalité des outils de financement des PME. Proposition 1 : Garantir l’utilité économique des investissementsPour être éligible, la PME/TPE doit avoir un nombre minimum de salariés. Les critères d’éligibilité des entreprises aux FIP, FCPI et holdings pourraient être complétés par un nombre de salariés minimum (2 personnes par exemple) à atteindre dans les 6 mois de l’investissement. Les FIP pourraient aussi faire valider le caractère éligible des PME, en s’inspirant de la qualification délivrée par Oseo pour les FCPI.En outre, les PME/TPE qui bénéficient d’un investissement par un FIP ou un FCPI pourraient être incitées à mettre en place un outil de partage des performances avec leurs salariés via un accord d’intéressement ou de participation des salariés.Enfin, la répartition des investissements régionaux sur le territoire national pourraient être améliorés. Pour ne pas concentrer les investissements sur l’axe Paris Lyon Marseille et exclure les autres régions, le caractère « limitrophe » pourraient être supprimés ou le nombre de régions accessibles augmenté à 5 ou 6.Proposition 2 : Renforcer le financement des PME par des outils adaptés à leurs besoinsL’AFG propose l’alignement des FIP et FCPI « ISF » sur les règles applicables aux autres FIP et FCPI.Ce qui passe par l’assouplissement des dispositions relatives aux titres éligibles à l’actif des fonds ISF, en autorisant ces derniers à détenir des titres de quasi fonds propres (titres subordonnés et obligations convertibles en actions notamment).Entre autres propositions, l’AFG milite aussi pour que le plafond interdisant les FIP d’investir au-delà de 20% de leur actif en titres cotés, y compris sur Alternext ne concernent que les titres cotés sur un marché réglementé. De facto, les règles des FIP se rapprocheraient de celles des FCPI, note l’AFG. En outre, il serait question d’améliorer la qualification d’entreprise « jeune ». Pour les quotas de 10% et 20% (FIP IR et ISF) ou 40% (FCPI ISF), une durée unique de 8 ans - au lieu de 5 ans - devrait être retenue pour qualifier les entreprises jeunes, précise l’association.Proposition 3 : Simplifier les quotas et ratiosLe capital social n’étant pas une donnée pertinente pour une société innovante, juge l’AFG, elle propose de supprimer le ratio de 6 % en entreprises dont le capital est compris entre 100.000 et 2 millions d’euros. Pour le quota de 60% concernant les FIP et FCPI, au-delà du délai fiscal de cinq ans, le dénominateur devrait pouvoir être ajusté de manière simple au fur et à mesure des distributions faites aux porteurs. La réglementation autorise en effet à déduire le produit distribué à partir de « cessions » mais pas de « remboursements ». Proposition 4 : Donner plus de cohérence et d’efficacité à la fiscalité des outils de financement des PMECompte tenu du caractère extrêmement risqué de ces placements, les incitations fiscales sont nécessaires, rappelle l’AFG. Mais il est nécessaire de s’assurer d’une fiscalité cohérente entre produits d’épargne de même durée. Plus l’investissement est à long terme, plus il doit être encouragé fiscalement. Les incitations fiscales des FIP et des FCPI doivent être cohérentes avec celles d’autres véhicules de placement de durée comparable, et souvent moins risqués, tels que les SCPI Scellier ou les Sofica.En outre, l’AFG propose d’ aligner le taux et le plafond de réduction d’ISF des fonds sur ceux applicables aux holdings. Les FIP et FCPI bénéficient d’une fiscalité moins attractive que celle dont bénéficient les holdings, ce qui crée une distorsion de concurrence non justifiée au profit du véhicule plus élitiste et facialement plus attractif.Enfin, l’AFG a émis l’idée la création d’un « fonds de capital risque perpétuel. Comme pour les Venture Capital Trusts anglais, précise l’AFG, les investisseurs seraient bloqués 5 ou 8 ans et pourraient entrer à tout moment ou par périodes définies à l’avance. Le gestionnaire serait donc libre de la durée d’investissement dans une cible puisque le fonds n’aurait pas à être liquidé au bout d’une dizaine d’années.L’intégralité des propositions de l’AFG peut être consultée sur son site afg.fr
Dans son dernier rapport sur la stabilité financière, la Banque d’Angleterre concède que les ETF peuvent fournir à une base d’investisseurs plus large une gamme plus importante d’instruments sous une forme «raisonnablement liquide». Ces produits peuvent être des instruments de couverture plus attrayants que les futures et permettre aux investisseurs d’obtenir des performances indicielles passives à un coût plus faible que les produits traditionnels.Cependant, poursuit la Banque centrale, les ETF comportent aussi des risques potentiels pour le système financier, risques qu’il conviendra de surveiller, notamment en matière de gestion de la liquidité intrajournalière, avec la possibilité de déviations importantes lors de la couverture des expositions lorsque les valeurs sous-jacentes ne sont pas très liquides ; les ETF de matières premières sont souvent sujets à ce genre de déviations. De plus, les teneurs de marché ne sont pas obligés de faire le marché à tout moment, ce qui peut retirer de la liquidité dans des marchés très volatils, ce qui gonfle la différence entre la valeur du fonds et les titres sous-jacents.D’autre part, la Banque d’Angleterre observe que les ETF offrant des performances avec effet de levier ne représentent que 3 % du marché des ETF, mais le volume de transactions est en moyenne nettement supérieur à celui pour les fonds sans effet de levier, et représenterait 20 % du volume journalier des échanges. L’effet de levier peut amplifier les dislocations entre la valeur du fonds et l’indice sous-jacent, ce qui nécessitera une surveillance particulière à l’avenir.La Banque centrale met aussi en exergue les risques liés aux prêts de titres, qui manquent de transparence dans certains cas, notamment en ce qui concerne les règles de réinvestissement et les risques associés.Enfin, le rapport souligne que les ETF à réplication synthétique peuvent être exposés à des risques de contrepartie.
Le régulateur britannique - Financial Services Authority ( FSA ) - a publié lundi 28 juin, la liste définitive des qualifications dont les conseillers en placement de détail devront être titulaires avant le 1er Janvier 2013. Cela s’inscrit pour ces derniers dans le cadre de la " Retail Distribution Review» (RDR). Les qualifications en question ont notamment pour vocation d’améliorer la réputation du marché de l’investissement à destination des particuliers en instillant plus de professionnalisme et d'éthique.
Alors que les perturbations financières du premier semestre 2010 ont mis en exergue les fragilités qui persistent dans le système financier des pays industrialisés, la Banque des règlements internationaux (BRI) souligne dans son rapport annuel l’urgence des actions à mener, tant du côté des politiques budgétaires que des réformes du système financier.Pour les premières, «il est urgent d’appliquer les vastes mesures d’assainissement requises dans plusieurs pays industrialisés», estime la BRI. «Il est devenu encore plus urgent d’achever les réformes touchant le système financier, surtout celles qui accroîtront rapidement sa résilience, car elles peuvent offrir la protection la plus directe contre toute nouvelle crise», écrit la Banque.
Selon Les Echos, la Commission européenne plaide pour une extension des «stress tests» européens aux banques de taille plus moyenne, dans le sillage de l’Espagne. les ministres des Finances n’auraient cependant pas encore pris la décision formelle. Il est en tout cas probable que les tests menés dans des banques de taille moyenne, qui n’y sont pas accoutumées, comme les Landesbanken allemandes ou les caisses d'épargne espagnoles, ne pourront pas être publiées à la mi-juillet.
L’opacité des échanges a atteint un seuil inquiétant, estime le patron européen de Nyse Euronext, Dominique Cerutti, dans un entretien aux Echos. La proportion des échanges d’actions qui ont lieu dans l’opacité la plus totale s’élève aujourd’hui à plus de 40%. Cette proportion atteint même plus de 80% sur les produits dérivés et 95% sur l’obligataire. Selon lui, l’encadrement des nouvelles plates-formes de négociation de titres doit être renforcé. Dominique Cerutti suggère de restreindre le nombre d'échanges effectués hors des plates-formes transparentes.
Selon Les Echos, la première association française d'épargnants tient son assemblée générale aujourd’hui à Strasbourg. Avec en toile de fond, l'épineuse question de l’indemnisation des épargnants, après la condamnation des anciens dirigeants.
La Securities and Futures Commission de Hong-Kong a condamné Julius Baer Group à 3 millions de dollars de Hong Kong d’amende (385.760 dollars américains) pour n’avoir pas identifié correctement des clients fortunés en tant qu’investisseurs professionnels lorsqu’il a vendu ses produits entre 2006 et 2008, rapporte The Wall Street Journal. La banque privée helvétique a accepté les conclusions du régulateur et remédié à cet état de fait.
La certification AMF sur les produits financiers entre en vigueur à partir de jeudi, rappelle Les Echos. Les professionnels de la finance et leurs employeurs devront prouver un niveau de connaissances minimal pour vendre des produits de placement. Les banques se sont organisées depuis plusieurs mois.