Le groupe britannique Saga, spécialisé dans l’organisation de voyages pour les clients âgés de plus de 50 ans, a déclaré lundi qu’il cherchait des acquéreurs pour Acromas Insurance, son activité interne de souscription d’assurance, confirmant un rapport du Sunday Times. «Les discussions sont en cours et il n’y a aucune certitude qu’une quelconque transaction aura lieu», a précisé le groupe qui pourrait réduire son endettement grâce à cette opération. Cette activité a réalisé un bénéfice sous-jacent avant impôts de 16,4 millions de livres (18,7 millions d’euros) au cours des six mois qui se sont terminés le 31 juillet 2022, soit une baisse de moitié par rapport aux 31,1 millions dégagés sur la même période de l’année précédente, en raison de l’inflation des sinistres automobiles. Le ratio combiné de l’entreprise était de 110%, un ratio supérieur à 100% indiquant une perte sur la souscription.
L’électricien allemand rase le village de Lützerath pour y étendre sa mine de charbon. Le groupe est soutenu par des banques et gérants français, qui ont pourtant adopté des politiques de sortie du charbon.
Une étude de Forex Suggest montre que le montant des sanctions américaines contre les établissements financiers a été multiplié par 6 en 2022 à plus de 12 milliards de dollars.
Les négociations ont été tendues jusqu’à la fin chez CNP Assurances. Selon nos informations, la CFDT (33,17% de représentativité syndicale), l’UNSA (18,24%) et la CFE-CGC (13,8%) ont finalement signé l’accord sur les Négociations annuelles obligatoires (NAO) au contraire de FO (17,46%) et de la CGT (17,32%). « Nous allons apparaître dans le haut du panier en ce qui concerne les entreprises d’assurance qui ont terminé leurs NAO », se réjouit un représentant syndical. Mardi 17 janvier, toutes les organisations syndicales, à l’exception de la CFDT, avaient pourtant appelé les plus de 3.000 collaborateurs du groupe à un mouvement de grève pour réclamer des hausses plus importantes en comparaison à l’inflation et aux résultats financiers du groupe. Finalement, 8% des effectifs du groupe ont participé au mouvement, dont 3% ont posé une journée et 5% ont débrayé au moins une heure.
La filiale française du groupe américain Uber a été condamnée par le conseil des prud’hommes de Lyon à verser quelque 17 millions d’euros à 139 chauffeurs de VTC, a annoncé vendredi leur avocat. Les chauffeurs Uber lyonnais avaient saisi les prud’hommes pour requalifier la relation qui les liait en contrat de travail. Les prud’hommes, qui rendaient leur décision en délibéré, se sont prononcés sur la base d’une jurisprudence bien établie de la Cour de cassation de janvier 2020. Uber, sans communiquer le montant de la somme qu’il devra verser, a fait savoir qu’il allait faire appel.
Voilà une séance de samba dont les assureurs-crédit se seraient bien passés. Via leurs filiales locales, ils sont nombreux en effet à être exposés, pour un montant total voisin de 300 millions de dollars selon un proche du secteur, au placement en redressement judiciaire du géant brésilien de la distribution Americanas. De quoi tendre davantage le marché, frappé en France notamment par une normalisation à la hausse des défaillances. La chute d’Americanas n’est pas conjoncturelle mais est le fruit d’une fraude comptable «qui a échappé aux analystes les plus aguerris», regrette un cadre de l’assurance-crédit en France, concédant que «le cas se trouve au cœur de notre métier, indemniser des pertes découlant de la faillite inattendue d’une société réputée en bonne santé».
L’électricien rase le village de Lützerath pour y étendre sa mine de charbon. Il est toujours soutenu par des financeurs français, qui ont pourtant adopté des politiques de sortie des énergies fossiles.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a ouvert une enquête pour déterminer si Goldman Sachs a mis en place les procédures de contrôle nécessaires au sein de sa filiale grand public, rapportait vendredi Bloomberg de sources proches du dossier. La banque centrale, dans son rôle de régulation du secteur bancaire, s’inquiète de l’insuffisance des systèmes de surveillance et de contrôle mis en place pour accompagner la forte croissance des crédits accordés par cette filiale baptisée Marcus, a ajouté l’agence. L’enquête cible les services chargés de l’audit et de la conformité, ainsi que les services juridiques.
Les dernières propositions de la direction sur les hausses de salaires ont été signées par tous les syndicats à l'exception de la CGT et FO. Une clause de revoyure est prévue.
L’exécutif envisage d'autoriser à provisionner jusqu’à 90% du bénéfice technique des entreprises en franchise d’impôt dans la limite de 10 fois le minimum de capital requis.
JPMorgan et Standard Chartered ont obtenu l’approbation réglementaire chinoise pour étendre leurs opérations en Chine, alors que Pékin encourage l’expansion des entreprises étrangères après avoir levé ses politiques restrictives sur le Covid-19. La branche de gestion d’actifs de JPMorgan sera autorisée à prendre la pleine propriété de China International Fund Management Co. (CIFM), dans laquelle elle détient une participation de 49%, a annoncé jeudi la China Securities Regulatory Commission. La banque britannique Standard Chartered a également obtenu l’autorisation de créer une nouvelle unité de courtage en valeurs mobilières en Chine, a indiqué le régulateur.
Le réassureur allemand Hannover Re a annoncé jeudi avoir réalisé le premier transfert de risque cyber vers les marchés de capitaux par le biais de la réassurance proportionnelle avec la société de gestion américaine Stone Ridge. Celle-ci a fourni 100 millions de dollars (92 millions d’euros) pour cet accord de rétrocession en quote-part. En 2022, le réassureur a transféré aux marchés financiers un total de 8 milliards d’euros de risque. Quelques jours plutôt, l’assureur britannique Beazley avait annoncé avoir placé la première obligation catastrophe liée au risque cyber pour un montant de 45 millions de dollars.
Le groupe d’assurance italien Generali a annoncé jeudi la nomination de Chirstian Kanu au poste de président-directeur général de Generali Global Corporate & Commercial. La filiale de Generali fournit des solutions d’assurance dommage aux moyennes, grandes entreprises et aux intermédiaires dans plus de 160 pays dans le monde. Ancien président-directeur général de Tokio Marine Europe, il prendra ses responsabilités au 30 janvier 2023 pour conduire le plan stratégique à horizon 2024 de Generali dans la filiale.
La taxe exceptionnelle sur les profits imposée par le gouvernement espagnol au secteur bancaire va coûter 80 à 100 millions d’euros à Bankinter en 2023 et 2024, a estimé son directeur financier Jacobo Diaz lors de la publication de ses résultats. Soutenue par la hausse des taux d’intérêt, la banque espagnole a publié un profit en hausse de 58%, à 130 millions d’euros au quatrième trimestre. Le coût du risque de Bankinter,s'élève à 34 points de base au quatrième trimestre, contre 32 points annualisés à fin septembre.
L’association espagnole de la gestion d’actifs Inverco vient de publier des statistiques relatives aux fonds d’investissement locaux se déclarant conformes au règlement européen sur la publication d’informations sur la durabilité dans le secteur financier (SFDR), relate Funds People. Les fonds SFDR Article 8 et Article 9 recensaient des encours sous gestion de 103 milliards d’euros fin décembre 2022, soit une hausse de 61% par rapport à fin 2021. Ce montant suggère qu’un tiers (33,7%) des encours des fonds espagnols sont investis dans des fonds Article 8 ou 9 contre 20% fin 2021. Les fonds Article 8 restent prédominants en Espagne avec 100,3 milliards d’euros d’encours fin 2022 contre 2,8 milliards d’euros pour les fonds Article 9.
L’autorité de régulation des marchés financiers de Malte, MFSA, a lancé une consultation publique portant sur l'établissement d’un cadre réglementaire pour une nouvelle structure de fonds, les Notified Professional Investor Funds (NPIF). Cette structure de fonds, qui s’adresse aux investisseurs qualifiés et non particuliers, viendrait s’ajouter aux véhicules déjà existants et serait associée à des coûts réglementaires et opérationnels plus bas que les structures existantes. Les NPIF feront l’objet d’un processus de notification et ne feront pas l’objet d’un agrément de licence par la MFSA. Les fonds et fournisseurs de services aux fonds seront néanmoins soumis à certaines conditions pour être éligibles à cette nouvelle structure. Les NPIF devront être établis comme des fonds de gestion déléguée à des tierce-parties. Ils ne pourront être gérés que par des gérants alternatifs locaux, par des gérants alternatifs autorisés dans les pays de l’espace économique européen ayant une régulation d’un niveau égal ou comparable à la loi maltaise ou par des gérants alternatifs de pays tiers avec lesquels Malte a signé des protocoles de coopération.Au moins un des membres de la gouvernance du NPIF devra résider à Malte.
Evolution. Après plusieurs années difficiles, les réassureurs ont pu bénéficier d’un durcissement du marché lors des renouvellements de contrats intervenus en janvier. « La combinaison inédite d’une forte inflation, d’un resserrement monétaire, de la guerre en Ukraine et de sinistres en perpétuelle croissance en matière de catastrophes naturelles a engendré une hausse du prix des couvertures en réassurance dommages », relève Robert Mazzuoli, analyste chez Fitch Ratings. Alors que les catastrophes naturelles se sont montrées particulièrement soutenues en 2021 et 2022, les augmentations de tarifs ont ainsi augmenté en moyenne entre 20 % et 60 % pour la plupart des contrats cette année. Selon l’agence de notation, les marges de souscription des réassureurs devraient dès lors s’accroître globalement de 4 points de base en 2023.
Revers. Près d’un millier de départs volontaires. Tel est le chiffre qui circule chez BNP Paribas Personal Finance, alors que la banque de la rue d’Antin s’apprête à détailler un plan de restructuration de ses activités de crédit à la consommation. « Dans un secteur du crédit à la consommation en évolution, tant sur les usages que du fait du contexte économique, BNP Paribas Personal Finance a présenté aux partenaires sociaux ses réflexions stratégiques en ce qui concerne le recentrage de ses activités et l’adaptation de son modèle opérationnel », a reconnu le groupe. Les suppressions de postes toucheraient notamment les fonctions supports, dont le nombre est jugé proportionnellement plus élevé que chez ses concurrents, selon des éléments communiqués en interne. « Cela pourrait aller très vite, courant du premier semestre 2023 », a confié une source interne à L’Agefi.