Selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung, il se pourrait que jeudi de la semaine prochaine le mandat de membre du directoire chargé des marchés de capitaux chez Deka, Walter Groll, ne soit pas renouvelé, alors qu’il arrive à échéance le 30 juin.L’intéressé risque de faire ainsi les frais d’une opération de prise en pension par Deka d’actions détenues par des investisseurs étrangers où tous les délais légaux n’ont apparemment pas été respectés, ce qui s’est traduit pour le gestionnaire central des caisses d'épargne par une charge de 50 millions d’euros au titre de 2010 (lire notre dépêche du 14 mars).La prise en pension devait permettre à Deka de percevoir un remboursement par le fisc allemand de prélèvements sur les dividendes, remboursement auquel n’avaient pas droit les investisseurs étrangers. Selon les calculs de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, les transactions concernées pourraient avoir porté sur des actions pour un volume de 18 milliards d’euros.
Le projet de vote par correspondance sur internet Votaccess, présenté par l’Afti (Association française des professionnels des titres) et l'éditeur de logiciels SLIB, vient d’être agréé par le pôle de compétitivité mondial Finance Innovation. «Cette labellisation est une reconnaissance de l’intérêt général de ce projet et de son caractère innovant», soulignent les deux partenaires dans un communiqué.L’objectif du projet de vote par correspondance lancé par l’Afti est de répondre à l’attente des actionnaires, des sociétés émettrices et des régulateurs, en facilitant l’accès sécurisé au vote, que les actionnaires soient résidents ou non, particuliers ou institutionnels, et quel que soit le mode de détention des titres (au porteur ou nominatif). SLIB a été choisi par l’AFTI comme opérateur, en charge de la création et de la gestion de la plate-forme technologique du vote par correspondance. Cette plate-forme a été baptisée Votaccess.Concrètement, l’actionnaire transmettra ses instructions de vote par correspondance en se connectant au site internet sécurisé de son teneur de compte qui vérifiera la capacité de son client à voter, puis le dirigera instantanément sur le site automatisé d’instructions de vote : Votaccess. L’actionnaire pourra alors consulter les documents numériques mis à sa disposition par l’émetteur et exprimer ses intentions de vote qui seront ensuite déversées dans l’urne gérée par le centralisateur de l’assemblée générale. Parallèlement, les instructions de vote par correspondance que les actionnaires souhaiteront continuer à acheminer par la poste seront numérisées dès leur arrivée chez les teneurs de comptes. Ainsi, ce sont exclusivement des données électroniques qui circuleront entre intermédiaires financiers jusqu’au centralisateur de l’assemblée générale. L’ensemble du dispositif sera opérationnel au quatrième trimestre 2011.
Selon Les Echos, après l’échec récent de la médiation avec les fondateurs de l’Afer, le président de l’association d’épargnants, Gérard Beckerman, compte demander aux adhérents spoliés de le mandater pour récupérer les 92 millions d’euros confisqués par l’Etat suite à l’appel et les indemniser. Parallèlement, certains adhérents contestent la gouvernance de l’association.
Selon L’Agefi qui cite plusieurs sources reprises par Bloomberg, l’Autorité bancaire européenne (EBA) basée à Londres s’apprête à examiner les conditions dans lesquelles les établissements ont attribué des bonus au titre de 2010. Sa mission consistera à vérifier que les superviseurs nationaux, dont la Financial Services Authority (FSA) britannique, ont fait respecter pleinement l’esprit de la loi. Les pratiques de certains établissements ont continué d’alimenter la polémique, relève le quotidien.
L’Association européenne de la gestion d’actifs (Efama) a annoncé le 29 mars une augmentation d’environ 20% de ses membres «corporate» au cours des six derniers mois. Parmi les nouveaux adhérents figurent notamment Baillie Gifford & Co., Banque Privée Edmond de Rothschild SA, F&C Asset Management, Garanti Asset Management, Investec Asset Management, La Banque Postale Asset Management, Man Group, Royal London Asset Management, Russell Investments, T. Rowe Price Global Investment Services et UFG-LFP.Par ailleurs, l’association professionnelle, qui comptait ainsi 53 membres à fin mars, a créé un statut de membre associé. Depuis son introduction en septembre dernier, 17 organisations dans cette catégorie ont ainsi rejoint l’Efama. L’Efama regroupe par ailleurs 26 associations nationales et une association nationale avec un statut d’observateur. Au total, l’Efama pèse 13.500 milliards d’euros, dont 8.000 milliards d’euros investis dans 53.000 fonds (à fin 2010).
Selon le Parquet, Rengan Rajaratnam aurait couvert les activités frauduleuses de son frère Raj Rajaratnam, le patron du hedge fund Galleon accusé de délit d’initié et actuellement en détention préventive, rapporte The Wall Street Journal. Rengan Rajaratnam aurait soustrait à la justice des carnets manuscrits concernant les titres négociés par Galleon qui se trouvaient dans le bureau de son frère.
Selon L’Agefi, suite à des demandes présentées par le gendarme américain de la Bourse, la Securities and Exchange Commission (SEC), la société d’investissement de Warren Buffett, Berkshire Hathaway, a passé au dernier trimestre près d’un milliard de dollars de dépréciations sur la valeur de trois titres qu’elle détient, dont Sanofi-Aventis.
Cependant, et particulièrement aux Etats-Unis, la récente crise financière s’est traduite par de lourdes pertes sur ces produits pour d’importantes compagnies d’assurance. Suite à l'émergence des VAs en Europe, l’EIOPA a décidé de créer une cellule dédiée à la rédaction de directives pour leur supervision dans le cadre de Solvabilité II. Au stade actuel de leur conception, elles sont fortement conservatrices et restrictives, tout particulièrement pour les compagnies qui n’utiliseront pas un modèle interne à court-terme. Lire la suite
L’agence de notation Moody’s a annoncé lundi avoir mis sous surveillance la note à long terme A1 de Dexia dans la perspective d’une éventuelle dégradation de la note de solidité financière de la banque franco-belge. Cette mise sous surveillance concerne les trois entités opérationnelles de la banque, Dexia Bank Belgium (DBB), Dexia Crédit Local (DCL) et Dexia Banque Internationale à Luxembourg (DBIL).
La banque britannique a retenu JPMorgan et Citigroup comme conseil dans la vente de 600 agences. L’opération pourrait ramener de 2 à 3 milliards de livres, soit environ 19% du marché hypothécaire britannique. Lloyds obtiendrait en outre un prêt de 15 milliards de la part des deux banques pour financer la différence entre ses dépôts et ses créances hypothécaires, estimée entre 20 et 40 milliards de livres, en attendant que les ventes soient réalisées.
Le fonds Lone Star serait en discussions avec plusieurs établissements, dont BNP Paribas. La banque IKB, l’une des premières victimes des subprimes en Europe, est spécialisée dans le financement des entreprises exportatrices allemandes, activité qui intéresse fortement le groupe français.
L’Autorité bancaire européenne compte vérifier que les superviseurs nationaux ont fait correctement appliquer les nouvelles règles encadrant les bonus bancaires.
Le président d’Industrial and Commercial Bank of China, Jiang Jianqing, indique dans un entretien au journal que les 640 milliards de yuans (69 milliards d’euros) de prêts aux collectivités locales détenus dans le portefeuille de la banque ne constitue aucun danger pour le système bancaire du pays, balayant ainsi tout risque systémique. «Je pense que d’ici 3 ans, nous aurons régler ce problème en douceur» précise-t-il.
Sir Richard Broadbent apparaît désormais comme le candidat le plus sérieux à la succession de Sir Sharman en tant que président d’Aviva, croit savoir le quotidien. L’assureur britannique est en quête d’un candidat depuis l’an passé. L’actuel président, âgé de 68 ans, doit passer la main en 2013. Interrogé par la quotidien, Aviva n’a pas souhaité commenter l’information.
Le quotidien, citant une lettre d’information aux salariés, indique que «Groupama Sud et Groupama Alpes-Méditerranée planchent sur leur rapprochement». Une opération qui sera soumise « au vote de leurs assemblées générales extraordinaires en octobre». Groupama ne compterait plus ainsi «que 9 caisses régionales dans l’Hexagone».
Les associés de Goldman Sachs ont cédé pour quelque 108 millions de dollars de titres de la banque américaine en décembre 2010 et janvier 2011. De quoi réduire leur participation totale de 1,2 point, à 10%. Le principal vendeur sur les deux mois scrutés est Gregg Felton, un responsable de la division de gestion d’actifs, qui à lui seul a cédé pour 8 millions de dollars d’actions.
Selon L’Agefi suisse, les banques de Hong Kong qui ont vendu des produits financiers liés à Lehman Brothers ont accepté de rembourser des dizaines de milliers d’investisseurs. Les banques vont racheter une large partie des titres, baptisés mini-obligations, garantis par la banque d’affaires américaine et vendus à quelque 40.000 investisseurs avant que leur valeur s’effondre avec la faillite de l'établissement.La valeur totale de ces titres, avant la faillite de Lehman, était de 15,7 milliards de dollars de Hong Kong (1,43 milliard d’euros). Cet accord permettra «à tous les clients de retrouver une partie substantielle de leurs investissements», ont déclaré le 27 mars la Commission des opérations de Bourse de Hong Kong (SFC) et de l’Autorité financière de Hong Kong (HKMA). La HKMA estime que les épargnants se verront rembourser de 85 à 96,5% de leurs investissements, contre 60 à 70% seulement lors d’un accord préalable.
La police espagnole a arrêté à Valence vendredi Germán Cardona Soler et deux autres personnes soupçonnées d’une fraude pyramidale qui aurait lésé de 215 millions d’euros environ 100.000 personnes dans 110 pays. Finanzas Forex faisait miroiter des rendements compris entre 10 et 21 %, rapporte Cinco Días.Pourtant, la CNMV avait mis en garde le public depuis le 7 avril 2008, soulignant qu’Evolution Market Group, qui opérait sous la marque Finanzas Forex, ne disposait pas de l’agrément pour la prestation de services d’investissement.
Un ancien collaborateur de Och-Ziff à Singapour, Zain Fancy, a engagé des poursuites à l’encontre de deux entités du hedge fund new-yorkais Och-Ziff, rapporte Bloomberg. Zain Fancy estime notamment que Och-Ziff à Singapour lui est redevable de 7,9 millions de dollars en salaires et en actions. Zain Fancy avait rejoint Och-Ziff pour créer sa filiale spécialisée dans l’immobilier Och-Ziff Real Estate Singapore Pte mais avait ensuite été remercié pour ne pas avoir fait état de son implication dans une enquête du département de la justice américaine et de la Securites & Exchange Commission (SEC) sur des soupçons de corruption chez Morgan Stanley, où il était responsable des activités immobilières de la banque en Asie.
Olivier Dussarat est associé chez Landwell (PricewaterhouseCoopers). Dans une contribution à La Tribune, il rappelle que le paiement des bonus se fait désormais en différé, et qu’au moins 50 % du bonus doit désormais être payé en actions de la banque ou équivalent. «Si la Bourse monte, les banquiers toucheront donc des sommes plus importantes. Nul doute qu’on entendra alors des voix s'élever pour dire que ces réglementations étaient mal faites. Cela dit, la philosophie des règles du G20 est avant tout d’aligner le niveau de risque des banquiers sur celui de leur établissement pour éviter une nouvelle crise», explique-t-il.
L’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) a annoncé le 25 mars que son collège avait adopté, le 23 mars en séance plénière, une recommandation visant à améliorer la qualité des communications à caractère publicitaire portant sur des titres de créance admis comme unités de compte de contrats d’assurance vie.L’ACP a en effet constaté le développement de communications publicitaires pouvant créer une confusion entre les titres de créance proposés comme unités de compte et le fonds en euros des contrats, alors que les garanties sont par nature différentes. L’ACP recommande ainsi des bonnes pratiques contribuant à fournir «une information publicitaire claire, exacte et non trompeuse, afin d’éviter toute ambiguïté sur les garanties et risques associés aux titres de créance proposés», selon un communiqué . La recommandation porte à la fois sur les informations relatives à la nature des supports du contrat et sur les informations concernant le rendement de l’unité de compte et les frais. Cette recommandation, publiée au Registre officiel de l’ACP, s’applique aux actes de commercialisation postérieurs au 30 juin 2011.
Les Suisses restent attachés au secret bancaire, selon un sondage de l’Association suisse des banquiers (ASB), rapporte L’Agefi suisse. Ils sont 73% à appeler à la préservation de l’institution, soit la même proportion qu’il y a un an. Les personnes interrogées soutiennent à une très forte majorité (91%) la protection de la sphère privée financière (2010 : 89%).Selon l’ASB, ces résultats attestent que le secret professionnel du banquier jouit toujours d’un fort ancrage dans la population. Globalement, la réputation du secteur bancaire est restée stable. Les personnes sondées ayant une opinion positive vis-à-vis des banques (46%) restent nettement majoritaires par rapport à celles ayant une perception négative (23%).
Hong Kong et Singapour ont doublé leur taille en tant que centres d’accueil des plus gros hedge funds mondiaux sur les douze derniers mois, au détriment de Londres et New York, rapporte le Financial Times, qui cite les statistiques de Hedge Fund Intelligence. Les villes asiatiques abritent ainsi 18 hedge funds gérant plus de 1 milliard de dollars, contre seulement 10 il y a un an. Londres accueille 63 gérants de plus de 1 milliard, tandis que New York reste le leader avec 128 fonds. Toutefois, les deux villes voient les actifs des hedge funds domiciliés chez elles se réduire.
L’équipe juridique de Raj Rajaratnam, le fondateur de Galleon, cherche à convaincre le jury qu’une grande partie des informations que le gouvernement qualifie de confidentielles était en fait dans le domaine public, rapporte le Financial Times. La semaine dernière, les avocats de la défense ont produit des articles de journaux et des rapports d’analystes afin de démontrer qu’une partie des informations qui font l’objet du procès, qu’elles aient été fausses ou non, étaient connues. «Le marché n’attend pas les annonces publiques», a expliqué Terence Lynam, un avocat. «Les gérants de portefeuille doivent tirer les conclusions qui s’imposent».