Alors que les ETF sont dans l’œil du cyclone des régulateurs, les principaux acteurs de ce florissant secteur en Europe sont réunis à Amsterdam pour deux jours à l’occasion de la deuxième édition de l’Inside ETFs Europe Conference organisée par IndexUniverse.eu. Les critiques du Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board – FSB), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque des règlements internationaux (BRI) sont bien sûr dans toutes les têtes et au cœur des discussions. Mais dans son discours d’introduction, Thorsten Michalik, le responsable de db X-trackers, Deutsche Bank Exchange Traded Funds, qui préside le colloque, a estimé que l’industrie des ETF peut transformer cette crise en opportunité. Pour lui, il convient de mieux définir ce que sont les ETF (à ne pas confondre avec les Exchange Traded Products ou ETP), de promouvoir davantage de transparence et de favoriser une meilleure éducation des investisseurs. Il appelle aussi de ses vœux la création d’une association pour le secteur. «L’industrie des ETF doit parler d’une seule voix», martèle-t-il. Christos Costandinides, stratège ETF de Deutsche Bank Exchange Traded Fund, pousse également la mise en place d’une association «qui définirait la liste des informations que les fournisseurs d’ETF devraient publier, afin de permettre aux investisseurs d’effectuer facilement des comparaisons». Le stratège va plus loin et propose d’étudier la constitution d’un organisme d’auto-régulation pour les ETF. D’autres acteurs interrogés par Newsmanagers se montrent aussi favorables à l’idée d’une association professionnelle, même si certains estiment que les attentes des acteurs divergent, et de plus en plus, selon que les fournisseurs d’ETF appartiennent à des banques ou à des sociétés de gestion. Néanmoins, la semaine dernière, l’Efama, l’association européenne de la gestion d’actifs, aurait réuni l’ensemble des acteurs présents dans les ETF, signe peut-être que le secteur commence à se fédérer. Quoi qu’il en soit, à moins d’un «choc réglementaire», qui se manifesterait par exemple par l’interdiction faite aux ETF de pratiquer le prêt de titres, Thorsten Michalik se dit «extrêmement optimiste concernant les ETF». L’un des axes clés de croissance dans les années qui viennent, pour lui, est la multigestion, qui va être de plus en plus demandeuse d’ETF. L’ouverture des architectures dans la distribution devrait aussi profiter aux ETF. Et dans les pays comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas, où le modèle de rétrocessions de commissions est appelé à disparaître, les conseillers financiers devraient se tourner vers les ETF pour leurs clients particuliers, notamment vers les ETF basés sur les indices traditionnels, selon Paul Kaplan, chercheur chez Morningstar. Ces perspectives réjouissantes continuent d’ailleurs d’attirer constamment de nouveaux entrants. Dans son dernier rapport sur les ETF, BlackRock indiquait que 37 nouveaux acteurs dans le monde avaient l’intention de lancer leur premier ETF dans un avenir proche et qu’il existait des projets de lancement pour 1.051 ETF. Parmi ces nouveaux acteurs, Thorsten Michalik estime que seuls ceux qui créeront des produits innovants pourront survivre. Les banques qui se lancent sur ce métier en introduisant le énième ETF sur les actions européennes, dans une tentative désespérée de rapatrier les actifs qui sont aujourd’hui délégués à d’autres fournisseurs d’ETF, n’ont que peu de chances de s’imposer, selon lui.
Selon The Wall Street Journal, le Parquet américain commence à s’intéresser aux transactions opérées sur le portefeuille actions d’environ 3 milliards de dollars chez SAC Capital connu comme «the Cohen Account» ou, en interne «The Big Book». La justice s’intéresse en effet aux transactions qui ont été suggérées à Steven Cohen pour ce compte par Noah Freeman et Donald Longueil, deux anciens gérants de portefeuille qui ont récemment plaidé coupable de délit d’initiés.Cela dit, le journal précise bien qu’il n’y a aucune accusation contre le patron de la société de gestion alternative ou contre SAC Capital. De plus, il n’est spécifié par les enquêteurs ni que les transactions suggérées par Noah Freeman et Donald Longueil étaient fondées sur des informations d’initiés, ni que Steven Cohen ait eu connaissance des raisons qui avaient poussé les deux hommes à lui faire ces recommandations.
Le bénéfice net de l’assureur suisse a reculé d’un tiers à 637 millions de dollars au premier trimestre, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur 766 millions. Les demandes de dédommagements pour les catastrophes naturelles en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon se sont élevées à 517 millions de dollars. Le ratio combiné s’est dégradé à 103,6%.
L’assureur américain a publié une perte de 1,18 milliard de dollars sur ses activités poursuivies au premier trimestre, contre un bénéfice de 2,09 milliard l’an passé. La fin de la facilité de crédit accordée par la Réserve fédérale a tout d’abord pesé sur les comptes, occasionnant une charge de 3,3 milliards, en lien avec le plan de recapitalisation conclu en janvier octroyant au Trésor une part de 92% du capital. La filiale Chartis, l’un des plus importants assureurs étrangers au Japon, a qui plus est souffert de l’impact du tremblement de terre du 11 mars dernier. Les pertes liées à cette catastrophe se sont élevées à 1,3 milliard de dollars au premier trimestre. L’exercice complet s’annonce délicat selon le groupe pour cette filiale ayant représenté en 2010 49% du chiffre d’affaires d’AIG, avec «un environnement de faible croissance au sein de la plupart des économies développées».
Benoît Jolivet a remis son compte rendu d’activité. Sur 1.286 courriers reçus (contre 1.366 en 2009 et 992 en 2008), 810 ont été jugés comme étant du ressort du médiateur. 601 dossiers concernaient un litige avéré et ont donné lieu à 6 médiations formelles et 595 interventions. Les principaux litiges ont porté sur les opérations de crédit, le fonctionnement du compte, l’épargne et les moyens de paiement.
Les banques du groupe Crédit du Nord (Courtois, Kolb, Laydernier, Nuger, Rhône-Alpes, Tarneaud, Société Marseillaise de Crédit, Crédit du Nord) prévoient de recruter 750 collaborateurs en CDI cette année, contre 700 l’an dernier. Les principales opportunités proposées concernent les métiers de relation avec les clients, en agence et au sein de la banque à distance.
Le numéro deux mondial de la réassurance a essuyé une perte nette de 665 millions de dollars au premier trimestre, contre un bénéfice de 158 millions de dollars à la même époque l’an passé. Les analystes sondés par Reuters attendaient en moyenne une perte de 999 millions. Le ratio combiné s’est détérioré à 164% après 109% il y a un an. Le consensus le voyait à 161%. Cet impact s’est traduit par une charge de 2,3 milliards de dollars.
Le géant des cartes de crédit a fait état d’une hausse de 24% de son bénéfice net au deuxième trimestre de son exercice fiscal à 881 millions de dollars grâce à une reprise des dépenses de consommation. Le groupe a par ailleurs autorisé un nouveau programme de rachat d’actions pour un milliard de dollars.
L’assureur a fait état au premier trimestre d’un chiffre d’affaires stable à 27,92 milliards d’euros. Mais à base comparable, le chiffre d’affaires est en baisse de 2%. Le recul relatif de l’assurance-vie est compensé par la progression en dommage. Les revenus de l’activité vie, épargne et retraite sont en baisse de 3,8%, tandis que le chiffre d’affaires progresse en dommage de 6,4%, partiellement grâce au maintien des relèvements tarifaires.
Le groupe financier batave a publié un bénéfice net de 1,49 milliard d’euros au titre du premier trimestre, en hausse de 54%. Les analystes interrogés par Reuters tablaient sur un bénéfice net de 1,41 milliard.
Pénalisée au premier trimestre par les difficultés de ses réseaux à l’international, la banque a souffert de la comparaison avec sa grande rivale française. Elle n’a pourtant pas à rougir de ses performances dans la banque de détail en France et dans la BFI, supérieures à la moyenne.
La vente imminente de son activité d’assurance devrait contribuer à porter le résultat de DenizBank à environ un milliard de livres turques avant impôt
L’assureur américain pourrait devoir provisionner quelque 143 millions d’euros pour régler un litige avec des assurés italiens concernant la vente d’une filiale locale d’Alico à MetLife, indique le quotidien qui évoque un rapport des autorités. En cédant Alico l’année dernière, AIG s’est engagé à indemniser les réclamations de tiers associés à la suspension de leurs fonds.
Le quotidien indique de sources anonymes que la banque envisage de récolter sept milliards de dollars à l’occasion d’une introduction en Bourse de Hong Kong en juillet. La direction de China Everbright Bank partira dès ce mois-ci à la rencontre de potentiels investisseurs institutionnels. Pas moins de dix banques d’investissement sont en charge du dossier, parmi lesquelles Morgan Stanley, UBS, Bank of China ou Goldman Sachs.
Le nouveau PDG de la banque britannique, Antonio Horta-Osorio, a annoncé ce matin une perte nette de 2,43 milliards de livres au premier trimestre. Lloyds a souffert d’une provision de 3,2 milliards de livres consécutive à la décision rendue par la Haute Cour de Londres, confirmant un durcissement de la réglementation du FSA concernant des ventes abusives d’assurances crédits. Parallèlement, Lloyds a passé une provision de 1,14 milliard pour couvrir ses pertes en Irlande. L’action a ouvert ce matin en baisse de 5,2% à 55 pences.
AXA publie un chiffre d’affaires stable pour le 1er trimestre, mais en baisse de 2% à base comparable sous l’effet de son activité vie, épargne et retraite, de 27,9 milliards d’euros, dont 15,9 milliards d’euros de revenus pour la branche vie, épargne et retraite, ce qui correspond à un repli de 5%. En ce qui concerne l’activité dommages, le chiffre d’affaires s’inscrit en hausse de 2%, à 9,2 milliards d’euros, en raison d’une politique de souscription disciplinée.
Le titre Société Générale abandonnait plus de 4% jeudi matin après la publication d’un résultat net de 916 millions d’euros au premier trimestre, en repli de 14%. Pénalisée par la revalorisation de sa dette propre, la banque a aussi connu plusieurs revers dans son pôle de banque de détail à l’international: troubles en Egypte et en Tunisie, arrêt d’activité en Côte d’Ivoire, aggravation des pertes en Grèce et réduction de la voilure en Roumanie. La chute de 66% des résultats du pôle a ainsi éclipsé les performances plus qu’honorables des réseaux de détail en France et dela banque de financement et d’investissement.
La Société Générale a rapporté jeudi des résultats inférieurs aux attentes du marché au premier trimestre après avoir passé dans ses comptes une dépréciation sur sa dette plus importante que prévu.
Le nouveau groupe bancaire Quilvest Wealth Management est autorisé à démarrer ses activités, rapporte L’Agefi suisse. Le 9 décembre 2010, la Compagnie de Banque Privée et le Groupe Quilvest avaient annoncé leur intention de fusionner leurs activités de gestion de fortune, via le rapprochement stratégique de leurs entités Quilvest Switzerland Ltd. à Zürich, Quilvest Banque Privée S.A. à Paris et Compagnie de Banque Privée S.A. à Luxembourg.La transaction vient d’obtenir le feu ver des autorités de contrôle. Quilvest Wealth Management affiche 13 milliards de dollars d’actifs en gestion et en conservation, pour 270 collaborateurs, sous la direction de Michel Abouchalache, CEO du Groupe Quilvest et de Marc Hoffmann, administrateur délégué de Quilvest Wealth Management.
Irving Picard, le liquidateur des affaires de Bernard Madoff, a demandé à la justice l’autorisation de distribuer 272 millions de dollars à 1.224 victimes de l’escroquerie, rapporte The Wall Street Journal.Ce montant représente une petite fraction des 10 milliards de dollars récupérés jusqu'à présent, mais une partie importante de cet argent ne peut être réparti tant que les actions en justice de certaines victimes n’auront pas été réglées, car elles peuvent influer à la fois sur le choix des bénéficiaires et sur les montants.
Les Etats-Unis ont annoncé le 4 mai que la banque suisse UBS avait accepté de payer 160 millions de dollars de dommages et intérêts pour des pratiques anticoncurrentielles sur le marché des obligations municipales.Le département de la Justice et la commission des opérations de Bourse (SEC) ont indiqué dans un communiqué qu’UBS avait reconnu avoir manipulé la procédure d’attribution de contrats publics de gestion de ces obligations.UBS s’est entendu avec d’autres institutions financières, entre 2001 et 2006, pour se répartir des clients aux Etats-Unis et ainsi gonfler les tarifs.
La Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (Cnuced) a publié le 4 mai une série de propositions de principes visant à promouvoir l’investissement responsable dans l’achat et la vente de titres de dette souveraine.Ces propositions, qui ont déjà fait l’objet de discussions approfondies avec les parties prenantes et les experts, seront dans les prochains mois présentées aux gouvernements afin de favoriser un large consensus autour de ces principes.
D’après le Business Standard relayé par le Handelsblatt, la Forward Markets Commission (FMC) indienne aurait l’intention de demander à tous les promoteurs de ne plus accepter de souscriptions pour les ETF sur l’or et de ne plus lancer de tels produits.La FMC, qui est l’autorité de tutelle pour les matières premières, s’inquiète de l’influence de ces fonds sur le marché de l’or, tandis que le Securities and Exchange Board of India (Sebi), qui supervise les fonds d’investissement, n’a pas jusqu'à présent réagi aux demandes de la FMC.
L’enjeu de la réforme de Bâle II consistait à mettre en place une gestion des risques adaptée à chaque établissement financier afin de mettre en place un système bancaire robuste et stable. Suite à la crise financière de 2008, la nouvelle régulation met en exergue un second objectif, qui consiste à se protéger contre les risques systémiques. Lire la suite
La banque d’investissement américaine lève 1,25 milliard d’euros via sa première émission obligataire de référence en euro depuis plus d’un an. Les obligations à 5 ans offriront un rendement supérieur de 145 points de base au taux swap de référence, ont rapporté deux sources proches de l’opération citées par Bloomberg. En mars 2010, Goldman Sachs avait placé 1,25 milliard d’euros d’obligations à échéance 2017.