Malgré des incertitudes encore importantes, la réforme des marchés OTC va entraîner une explosion des volumes de collatéral. Une nouvelle charge opérationnelle et financière qui ne laisse pas d’inquiéter les sociétés de gestion. «Nous allons nous retrouver dans un monde à trois vitesses avec des OTC à l’ancienne, des OTC «clearés» et des OTC listés dans un contexte où les recommandations de l’Esma sur les OPCVM sont en contradiction avec celles de la réglementation Emir», a déclaré Jean-Christophe Morandeau, directeur juridique chez Natixis Asset Management, le 21 novembre à l’occasion d’un séminaire organisé par l’Association française des professionnels du titre (Afti) sur les évolutions réglementaires. Au moins dans un premier temps, les sociétés de gestion pourraient envisager une révision de leurs processus de gestion afin d’utiliser moins de dérivés et de réduire les coûts sur les portefeuilles, a expliqué Jean-Christophe Morandeau. Les changements risquent en effet d'être assez significatifs, avec le passage à une compensation systématique qui n’existait pas auparavant, un ajustement quotidien qui était précédemment hebdomadaire ou mensuel, et des exigences plus fortes sur les opérations bilatérales qui vont encore représenter quelque 30% du total des transactions OTC. Dans la perspective d’une meilleure gestion du collatéral, une ressource de plus en plus rare, les sociétés de gestion auraient intérêt à repenser leur gestion en silo «Avant d’envisager de transformer des titres en titres éligibles au collatéral, les gestionnaires de fonds devraient se pencher sur les inéfficiences liées à la gestion en silo. Il y a là un gisement d’optimisation considérable», a estimé Laurent Durdilly, directeur du marketing et du développement produits du groupe Caceis.
«Si les groupes d’assurance se développent dans les activités non traditionnelles ou hors assurances, ils doivent alors s’attendre à être traités, en ce qui concerne ces opérations, comme s’ils étaient des banques», estime Gabriel Bernardino, président du superviseurs européen des assurances (Eiopa). Il appelle à être attentif à tout type de transformation des échéances et aux effets de levier.
La banque américaine a décidé de fermer la moitié de son réseau d’agences en Grèce, où la crise de la dette a fortement restreint l’activité des banques de dépôt. Citi va fermer toutes ses agences en dehors d’Athènes et de Thessalonique, soit 16 sur 37. Cette mesure entraînera la perte de 170 emplois, près du dixième de l’effectif de la banque américaine en Grèce.
A la suite de la reconduction de François Pérol pour un nouveau mandat de 4 ans à la tête de BPCE, deux nouveaux membres ont été nommés au directoire : Jean-Yves Forel (banque commerciale et assurance) et Daniel Karyotis (finances, risques et opérations). Nicolas Duhamel, qui était membre du directoire en charge des finances, est nommé conseiller du président du directoire, en charge des affaires publiques. Quant à Philippe Queuille, qui était membre du directoire en charge des opérations, il est nommé conseiller auprès du président. Anne Mercier-Gallay conserve ses attributions (ressources humaines et communication interne) au sein du directoire.
Mise en place ces dernières semaines et baptisée «corporate deposits», une nouvelle ligne métier de BNP Paribas rapproche les activités de financement et gestion des flux commerciaux (global trade services) de la gestion de trésorerie (cash management). Cette initiative n’a pas de conséquence en terme d’organisation, mais elle consiste à rendre systématique une approche commerciale globale: les deux offres feront l’objet d’une promotion commune auprès des clients. «Collecter les dépôts et les orienter vers les crédits aux entreprises est l’un des sujets principaux posés par la réglementation et auquel les banques de financement et d’investissement sont confrontées», indique Alain Papiasse, le responsable de la BFI de BNP Paribas. Les dépôts des entreprises auprès de BNP Paribas CIB ont progressé de 19% entre le 31 décembre 2011 et le 30 septembre 2012, à 56 milliards d’euros.
Sur les neufs premiers mois de l’année, l’assureur spécialisé dans les grands risques a réalisé un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros, en progression de 9 %. Un résultat en ligne avec «l’objectif de 5 milliards d’euros de primes brutes pour 2012», selon Thierry Van Santen, le directeur général d’Allianz Global Corporate & Specialty France. Dans l’hexagone, l’activité est restée stable, «avec un chiffre d’affaires de 526 millions d’euros», a indiqué le dirigeant.
La filiale de Dexia a lancé une offre de rachat de titres subordonnés pour un montant maximum de 400 millions d’euros, avec une décote de 35%. L’opération porte sur deux titres subordonnés remboursables (TSR), émis en janvier 2007 (300 millions d’euros) et en juin 2007 (500 millions d’euros). DCL dit pouvoir augmenter ou diminuer le montant maximum «en son absolue discrétion». L’offre expirera le 27 novembre.
Voilà un record qui devrait faire grincer des dents chez les banquiers. La collecte mensuelle du Livret A et du Livret de développement durable a atteint 21,3 milliards d’euros sur le seul mois d’octobre, portant le cumul à 38,7 milliards sur les dix premiers mois de 2012. Le doublement au 1er octobre du plafond du LDD, à 12.000 euros, a réveillé le produit, avec 14 milliards de collecte en octobre alors que le cumul de l’année à fin septembre n’atteignait que 1,7 milliard. L’encours du LDD bondit ainsi à 85,6 milliards. Celui du Livret A atteint 240 milliards grâce à 7,35 milliards de collecte engrangés après le relèvement de 25% du plafond, à 19.125 euros. L’encours des deux produits est centralisé à 65% en moyenne à la Caisse des dépôts (la proportion est inférieure chez les nouveaux réseaux collecteurs). Les banques ont critiqué le relèvement des deux plafonds, qui a sans doute ponctionné l’épargne des comptes sur livrets conservée à 100% par chaque réseau.
People’s Insurance Company of China aurait fixé la fourchette de prix de son IPO entre 3,43 et 4,03 dollars hongkongais par action émise, ce qui lui permettrait de lever jusqu’à 2,8 milliards d’euros et valoriserait l’assureur chinois entre 12,1 et 14,3 milliards. Un montant inférieur aux estimations initiales, mais qui aurait attiré un record de 17 banques, dont Morgan Stanley et UBS.
Le deuxième assureur britannique a nommé Mark Wilson au poste de directeur général, six mois après la démission d’Andrew Moss. Ancien responsable d’AIA, Mark Wilson a été préféré à un candidat interne. Les noms du directeur financier, Pat Reagan, et du responsable de la filiale britannique, Trevor Matthews, circulaient notamment pour ce poste.
S&P a réduit sa prévision pour les quatre plus grandes banques suédoises, la faisant passer de stable à négative en invoquant la situation économique du pays, proche de la récession. L’agence a placé en tout 8 banques sous perspective négative, dont Nordea, Handelsbanken, SEB, et Swedbank, et prévenu qu’elle pourrait abaisser leur note si la conjoncture ne s’améliore pas.
Dans le sillage de la dégradation de la note souveraine de la France, Moody’s a annoncé l’abaissement d’un cran de la note de crédit de la Caisse des dépôts et consignations, de celle d’Oseo et de l’Agence française de développement à Aa1 avec perspective négative. Moody’s a également révisé à négative la perspective des entités liées au Crédit Mutuel, dont le Crédit industriel et commercial (CIC).
Inquiète concernant l’exposition des banques britanniques au système financier chypriote, l’autorité de régulation financière britannique, la FSA, aurait poussé Bank of Cyprus et Cyprus Popular Bank à restructurer leurs activités au Royaume-Uni, selon le journal qui cite des sources officielles. Le but est de les contraindre à recentrer leurs activités sur leur marché domestique et éviter tout risque de contagion aux banques britanniques.
Dans le cadre de son plan d'économies, l'établissement a annoncé hier l’intégration de la gestion d’actifs au sein du pôle de banque privée. En nommant un coresponsable pour sa banque d’investissement, Credit Suisse montre qu’il ne renonce pas à son activité sur les marchés de taux.
HSBC aurait entamé des discussions avec le fonds souverain chinois, China Investment Corp, dans le cadre du processus de cession de la participation que détient la banque britannique dans l’assureur chinois Ping An, selon le journal qui cite des sources proches du dossier. Au prix de marché, cette participation est valorisée 71 milliards de dollars honkongais, soit 7,2 milliards d’euros.
Les membres du comité des marchés émergents (EMC) au sein de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV ou Iosco en anglais) sont tombés d’accord, à l’occasion de leur conférence annuelle qui se tenait du 19 au 21 novembre à Santiago du Chili, pour s’impliquer davantage dans les travaux internationaux pour améliorer l’encadrement et la stabilité des marchés, selon un communiqué de l’OICV publié le 20 novembre.Parmi les principales préoccupations de l’EMC figurent notamment l'éducation des investisseurs, le renforcement de la gouvernance d’entreprise, le développement du financement des PME, les produits financiers complexes, la gestion du risque et le développement de marchés obligataires corporate.Dans ce contexte, le comité des marchés émergents a très largement approuvé la proposition de l’OICV de créer une fondation à destination des pays émergents dont les trois grandes priorités seraient la recherche, l'éducation et la formation, ainsi que l’assistance technique.Il est à noter que l’OICV est le seul régulateur international ayant mis en place en son sein un comité responsable des problématiques des marchés émergents.
Suivant l’exemple du Royaume-Uni, l’Espagne a signé à son tour avec les Etats-Unis, le 20 novembre, un accord d’échange automatique d’informations entre leurs autorités fiscales dans le cadre de la loi Fatca, rapporte Funds People. Cet accord entrera en vigueur le 1er janvier 2013.Les établissements financiers espagnols sont ainsi dispensés de traiter directement avec l’IRS américaine, mais devront fournir les renseignements sur leurs clients américains au ministère des Finances espagnol (Hacienda), qui transmettra automatiquement à l’IRS. Dans l’autre sens, l’IRS transmettra au ministère des Finances espagnol les informations qui lui seront communiquées par les établissements financiers américains sur les intérêts perçus par des contribuables espagnols.Cet accord dispense les établissements financiers espagnols de fermer les comptes de clients américains «récalcitrants» ainsi que d’effectuer le prélèvement de 30 % (passthru) sur les paiements perçus de source américaine, sans avoir à signer d’accord bilatéral avec l’administration américaine.Parallèlement, l’Espagne a annoncé la création d’un nouveau Bureau national de fiscalité internationale (ONFI), qui sera opérationnel le 1er janvier 2013 et sera chargé de lutter contre la fraude internationale.
L’intégration de dispositions de la directive Solvabilité II dans la directive révisée IORP sur les retraites professionnelles pourrait représenter un coût de près de 500 milliards d’euros ou 400 milliards de livres pour le secteur des fonds de pension britanniques, selon une étude d’impact publiée le 20 novembre par le régulateur des pensions britannique.Ces estimations ont été calculées sur la base de l'étude d’impact réalisée par l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA). Le rapport souligne toutefois que de nombreuses incertitudes subsistent et que, selon un scénario plus probable, le manque à gagner serait moins important mais pourrait atteindre quelque 150 mililards de livres.
Kweku Adoboli, l’ex-trader d’UBS accusé d’une fraude massive ayant coûté 2,3 milliards de dollars à la banque suisse, a été reconnu le 20 novembre coupable d’un chef d’accusation de fraude par un tribunal londonien. L’ex-trader a écopé de sept ans de prison dont trois ans ferme.L’accusation, qui l’a qualifié de trader voyou, lui reproche d’avoir dépassé les limites de courtage qui lui étaient fixées, en inventant des opérations fictives et en mentant à ses supérieurs pour chercher à faire progresser son bonus et ses perspectives de carrière.Ayant plaidé non coupable, Kweku Adoboli a affirmé au contraire durant son procès que ses supérieurs étaient au courant de ses activités et l’encourageaient à repousser les limites. Les agissements du trader avaient débuté en 2008 et duré jusqu’au moment de son arrestation, en pleine nuit, le 15 septembre 2011, dans son bureau de la City.
La justice américaine reproche à une filiale du « hedge fund » SAC Capital, CR Intrinsic Investors, à son gérant Mathew Matroma et au docteur Sidney Gilman d’avoir empoché des profits record de 276 millions de dollars entre 2006 et 2008, grâce à des délits d’initié, rapporte Les Echos. Ceux-ci ont porté sur les résultats de tests, non publics à l'époque, sur des médicaments pour traiter la maladie d’Alzheimer. Le trader de SAC Capital, qui a quitté la société depuis, a utilisé ses informations pour spéculer et gagner de l’argent sur les titres Elan Corp et Wyeth LLC, grâce à la complicité du docteur Gilman, un éminent neurologue qui supervisait les essais cliniques sur le « bapineuzumab », le remède contre cette maladie.
Gérard Rameix, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), s’apprête à nommer Benoît de Juvigny au poste de secrétaire général du gendarme de la Bourse, actuellement occupé par Thierry Francq, rapporte le 20 novembre le site économique latribune.fr.Benoît de Juvigny, ancien directeur du Crédit Lyonnais entre 1992 et 1994, a intégré l’AMF en octobre 2004 au poste de chef du service des prestataires et des produits d'épargne. Il est actuellement secrétaire général adjoint de l’AMF.Interrogée, une des porte-parole de l’AMF n’a pas souhaité faire de commentaire.
Standard & Poor’s a réduit sa prévision pour les quatre plus grandes banques suédoises, la faisant passer de stable à négative en invoquant la situation économique du pays, proche de la récession. L’agence a placé en tout 8 banques sous perspective négative, dont Nordea, Handelsbanken, SEB, et Swedbank, et prévenu qu’elle pourrait abaisser leur note si la conjoncture ne s’améliore pas.
Le deuxième assureur britannique en termes de capitalisation boursière a nommé Mark Wilson au poste de directeur général, six mois après la démission d’Andrew Moss. Ancien responsable d’AIA, Mark Wilson a été préféré à un candidat interne. Les noms du directeur financier, Pat Reagan, et du responsable de la filiale britannique, Trevor Matthews, circulaient notamment pour ce poste.
L’ancien trader d’UBS , Kweku Adoboli, accusé d’avoir perdu 2,3 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) suite à des transactions hasardeuses et non autorisées par la justice britannique a été jugé coupable d’un des chefs d’accusation. L’ancien trader de 32 ans, qui doit répondre de six chefs d’accusation de fraude par abus de position et de faux en écriture, plaide non coupable.
Credit suisse a annoncé le regroupement de ses divisions banque privée et gestion d’actifs au sein d’une entité appelée banque privée et gestion de fortune. La banque suisse a également annoncé la nomination d’un nouveau duo exécutif à la tête de la division banque d’investissement, composé d’Eric Varvel et de Gaël de Boissard. Ces annonces interviennent près d’un mois après la volonté affichée de Credit suiss ede dégager un milliard de francs suisses (827 millions d’euros) d'économies supplémentaires, ce qui devrait se traduire par des suppressions d’emplois, après la baisse de plus de moitié de son bénéfice net au troisième trimestre.
La banque américaine a nommé à sa direction financière Marianne Lake, qui occupe actuellement ce poste pour l’activité de banque de détail. Elle entrera en fonction début 2013 en remplacement de Doug Braunstein, dont la nomination en tant que vice-président du conseil apparaît comme un nouveau signe du remaniement souhaité par Jamie Dimon dans le sillage de la colossale perte de trading subie cette année.
Un ancien directeur général de la filiale française d’UBS, Patrick de Fayet, a été mis en examen pour «complicité de démarchage illicite», blanchiment et recel dans l’enquête sur des soupçons de fraude fiscale de la banque suisse, a rapporté Reuters de source judiciaire. Le parquet de Paris avait ouvert le 12 avril une information judiciaire sur les pratiques d’UBS en France, soupçonnée de montages favorisant l'évasion fiscale.
Moody’s a confirmé la perspective négative liée à la notation du secteur bancaire italien, sur fond d’un environnement opérationnel dégradé, d’une détérioration de la qualité des actifs ou d’un accès restreint au financement de marché qui ne semble pas devoir s’améliorer prochainement.
Barclays a nommé Richard Taylor à la tête de sa division de banque d’investissement pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, en remplacement de Tom King. Richard Taylor conservera également ses fonctions de responsable de la banque d’investissement au Royaume-Uni et en Irlande, selon un mémo interne que Bloomberg a pu consulter.