Le recul du PIB britannique au quatrième trimestre laisse craindre une troisième récession en quatre ans. La pression se renforce sur la livre et le «AAA».
Chef de file des Européens à l’occasion d’un sommet à Santiago, la chancelière allemande Angela Merkel a obtenu samedi la promesse du Brésil et de l’Argentine de remettre sur la table des négociations un projet d’accord de libre-échange. Brasilia et Buenos Aires font partie du Marché commun du Sud (Mercosur) qui comprend également le Paraguay, le Venezuela et l’Uruguay. «Un immense effort a été accompli pour donner un nouvel élan aux discussions», s’est réjoui le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht. Les premières discussions sur un accord commercial avec le Mercosur remontent aux années 1990. Elles ont jusqu’à présent buté sur la question des subventions européennes à l’agriculture. Les mesures prises par l’Argentine et le Brésil pour protéger leur industrie locale d’importations à moindre coût ont également joué. Un accord de libre-échange concernerait 750 millions de personnes et 130 milliards de dollars d’échanges commerciaux annuels.
Il a été question ce week-end dans les couloirs du Forum économique mondial de Davos de la politique monétaire japonaise. Le ministre des Finances Akira Amari est venu la défendre, soulignant que le programme de stimulus monétaire et d’autres mesures exceptionnelles visant à combattre un cycle de déflation prolongé n’avaient pas pour but de faire descendre la valeur du yen. Le gouverneur de la banque centrale sud-coréenne a ouvertement critiqué l’attitude nipponne, estimant que cette politique ultra accomodante affectait le niveau de la devise et qu’elle était mise en oeuvre à un rythme trop rapide. Lors d’une intervention, le futur gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a considéré que le Japon n’avait pas à ses yeux enfreint le cadre du G7 régissant les interventions monétaires unilatérales. Du côté de la BCE, en revanche, on estime qu’il s’agit d’une étape vers des dévaluations compétitives, selon une source citée par Reuters.
Les profits dégagés par les sociétés industrielles chinoises se sont envolés de 17,3% sur un an au mois de décembre pour atteindre 895,2 milliards de yuan (107 milliards d’euros), après une hausse de 22,8% en novembre. «Nous anticipons une hausse des profits industriels de 30% en moyenne en 2013», après une hausse modérée de 5,3% en 2012, estime Stephen Green, chef économiste chez Standard Chartered.
Morgan Stanley et Credit Suisse font partie des cinq investisseurs étrangers autorisés à effectuer des transactions sur les indices «futures» sur le China Financial Futures Exchange, selon Bloomberg. Le Wall Street Journal indiquait vendredi qu’UBS et BNP Paribas feraient également partie des établissements sélectionnés. Les autorités chinoises ont également fait état d’un élargissement de 180 à 300 du nombre d’actions éligibles aux appels de marge et aux ventes à découvert.
Le gouvernement a inscrit dans ses budgets pour les années fiscales 2012/2013 et 2013/2014 des prévisions de croissance du PIB de respectivement 1% et 2,5%. Pour l’année fiscale qui débute début avril, Tokyo table sur une envolée des recettes budgétaires à 43.100 milliards de yens (352 milliards d’euros) qui excéderaient le montant des émissions obligataires de l’année (42.850 milliards).
La Banque asiatique de développement a accordé un prêt de 512 millions de dollars à la Birmanie, et la Banque Mondiale de 440 millions, destinés à rembourser la Banque japonaise de coopération internationale. Le Club de Paris a accepté d’annuler la moitié de la dette contractée par la Birmanie, la Norvège la totalité des 534 millions de dollars qui lui étaient dus, tandis que le Japon va annuler une créance de plus de 3 milliards.
Avec 42% de ses réserves de changes en devises étrangères investis en euros, la Russie ne prévoit pas «dans l’immédiat» d’acheter de la dette européenne, a indiqué le Premier ministre russe Dmitry Medvedev cité par le Handelsblatt. L’euro est à ses yeux dans une «condition friable». Le dirigeant enjoint les pays du Sud de l’Europe à «soit se renforcer, soit abandonner l’euro».
La Caisse de dépôt et placement du Québec, l’un des principaux fonds de pension du monde avec 160 milliards de dollars, va augmenter son allocation à l’immobilier de 30 milliards de dollars canadiens à 40 milliards sur les 18 prochains mois, rapporte le Financial Times. C’est l’un des derniers exemples en date d’un investisseur institutionnel qui se détourne des obligations, qui offrent des rendements très faibles, pour l’immobilier.
Le président Barack Obama va nommer Denis McDonough au poste stratégique de secrétaire général de la Maison Blanche. Jusqu’ici conseiller adjoint de sécurité nationale, il remplacera Jack Lew, nommé au Trésor.
Le personnel de l’Institut national de la statistique grec (Elstat) a réclamé la démission de son directeur accusé d’avoir artificiellement gonflé le déficit du pays dans le but de dramatiser la situation financière de la Grèce. Andreas Georgiou, ancien staticien au FMI, a réfuté les accusations portées officiellement cette semaine par le parquet et deux salariés d’Elstat lui reprochant d’avoir truqué les chiffres du budget 2009. Le gouvernement ainsi que l’agence européenne de l’UE, Eurostat, ont pris sa défense en affirmant que les chiffres présentées respectait les normes comptables européennes.
L’Efama, l’association européenne des gestionnaires de fonds, et l’IMA, son pendant britannique, ont réagi vendredi au discours de David Cameron promettant un référendum sur la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. «La gestion d’actifs dans l’UE bénéficie énormément de l’implication de l’industrie britannique de l’asset management (...), laquelle profite énormément aussi du Marché unique», rappellent les deux associations dans un communiqué commun.
Le rendement des obligations souveraines allemandes à 2 ans a touché son plus haut niveau depuis mars 2012, passant au-dessus du taux des obligations américaines de même échéance, à la suite de l’annonce du remboursement anticipé de 137 milliards d’euros par les banques à la BCE. Le rendement de la dette allemande est en hausse de près 9 points de base à 0,265%, un niveau supérieur au 0,26% offert sur les bons à deux ans du Trésor américain. Le rendement de la dette française à même échéance évoluait de son côté autour de 0,31% contre 0,22% la veille.
Les actifs sous gestion de la société de gestion alternative Gottex Fund Management s’inscrivaient au 31 décembre 2012 à 6,99 milliards de dollars, en baisse de 7,5% par rapport à la fin septembre. Sur ce montant, 5,9 milliards de dollars (en recul de 3,6% par rapport à fin septembre) sont gérés par Gottex Fund Management et 1,05 milliard (-25%) par Luma Gottex Solutions Services (GSS).La baisse des actifs sous gestion s’explique surtout par le départ de comptes gérés sur la plate-forme LUMA et générant peu d’honoraires. La collecte nette est restée faible, précise un communiqué. Gottex constate un intérêt grandissant des investisseurs pour des solutions de placement alternatifs et d’"absolute return», car ils s’inquiètent de plus en plus de l’exposition obligataire élevée de leurs portefeuilles, selon le CEO, Joachim Gottschalk, cité dans le communiqué.
Frank Richter, qui dirigeait l’activité institutionnelle d’Axa Investment Managers pour l’Allemagne et l’Autriche, succède à Michael Geier (lire Newsmanagers du 21 janvier)comme investment director pour la distribution institutionnelle de Standard Life Investments, également pour l’Allemagne et l’Autriche. Il sera basé à Francfort.Avant de passer sept ans chez Axa IM, il avait été pendant neuf ans chez Merrill Lynch Investment Managers Allemagne.
Consacrée au mandat «Global Equities», la première réunion de l’année de la société amLeague s’est tenue mercredi 23 janvier à Genève, dans les locaux du Groupement des institutions de prévoyance (GIP). Présidé par Jean-Rémy Roulet, le GIP qui compte une cinquantaine de membres et représente un encours global de 55 milliards de francs suisses est en effet largement à l’origine de ce mandat lancé le 31 décembre 2011, les investisseurs institutionnels helvètes étant par nécessité - et aussi par goût - largement orientés vers le «reste du monde». Dans ce cadre, amLeague a procédé à la remise du prix de la société de gestion la plus performante au sein de ce mandat international en 2012 : Allianz GI a ainsi remporté la mise avec un gain de 18,44 %, devant Petercam (17,57) % et Edmond de Rothschild AM (15,50%). A titre de comparaison, l’indice de référence du mandat – Stoxx 1800 net return - a progressé de 14,27 %. Par ailleurs, sur la même période d’observation, Allianz GI occupe également la première place dans le mandat Actions Euro Equities avec un résultat de 25,79 %, devant Mandarine Gestion (22,54 %) et Ecofi Investissements (22,34 %). De son côté, l’indice Eurostoxx NR a progressé de 19,34 %. Au sein du mandat Actions Europe, la palme l’an dernier est revenue à CCR AM (31,38 %) devant Roche-Brune AM (25,73 %) et Sycomore AM (24,89 %) alors que l’indice Stoxx 600 NR a enregistré une hausse de 18,18 %. Enfin, dans le mandat «Multi Asset Class», c’est Ecofi Investissements qui occupe la première place avec une progression de 10,94 % devant Allianz GI (10,74 %) et La Française AM (10,01 %) tandis que la moyenne de la catégorie - en l’absence de référence - est ressortie à 7,25 %.Compte tenu de l’intérêt des investisseurs pour les ratios accompagnant les résultats chaque mois des gérants, et notamment le ratio d’information qui mesure la performance ajustée du risque, amLeague a également désigné sur l’année passée les sociétés de gestion les plus performantes dans ses trois mandats «full invested». Une fois de plus, dans le mandat Euro Equities, Allianz GI affiche le meilleur ratio d’information (1,88). Dans le mandat Europe Equities, c’est CCR AM qui domine (2,36) tandis que dans le mandat Global Equities, Allianz GI se replace en tête (1,44). Au sein du mandat «Multi Asset Class», le meilleur ratio de Sharpe – mieux approprié - qui mesure l'écart de rentabilité du portefeuille par rapport au taux de rendement d’un placement sans risque – l’Eonia en l’occurrence – est revenu à Ecofi Investissement (2,31). En marge de l’annonce de ses résultats, Vincent Zeller, responsable des relations avec les investisseurs chez amLeague, a rappelé les développements figurant sur les tablettes de la société en 2013. L’objectif étant de faire des championnats d’amLeague des événements de place, Antoine Briant, CEO, entend créer l’Association des Asset Managers Compétiteurs (AAMC) afin de partager la gouvernance de la société avec des asset managers comme c’est déjà le cas avec les investisseurs institutionnels au sein du club amLeague. Une telle création devrait favoriser d’autres projets répondant aux attentes des sociétés de gestion. En outre, amLeague veut mettre sur pied l’Association des Portfolios Managers (AMP) dont l’objectif est de mettre en avant, dans le cadre de la gestion active menée par leurs maisons, la présence de gérants de talent qu’ils s’appellent Eric Bleines (CCR AM), Marc Renaud (Mandarine Gestion), Christophe Besson (CM-CIC AM) ou Catherine Garrigues (Allianz GI) ou Bart Baetens (Petercam)… Toujours parmi les développements à venir, amLeague compte aussi créer un nouveau mandat dédié à la Suisse en s’inscrivant dans le cadre de la fondation LPP (institutions de prévoyance professionnelles). Enfin, d’autres sociétés de gestion devraient rejoindre les différents mandats. L’an dernier ,six nouvelles sociétés de gestion ont été enregistrées : Sycomore AM, Tobam, Theam, Ossiam, Vivienne Investissement et Delubac Asset Management.
La banque privée de Citigroup a décidé de demander le remboursement de son investissement de 187 millions de dollars dans SAC Capital Advisors, rapporte The Wall Street Journal. Il s’agit de la dernière défection en date alors que la société de hedge funds fait face à une enquête des autorités sur des délits d’initié. SAC devrait accuser des rachats pour 1 milliard de dollars au premier trimestre.
Le hedge fund quantitatif D.E. Shaw, dont les actifs sous gestion s'élèvent à plus de 25 milliards de dollars, a connu une bonne année 2012 malgré les revirements incessants des marchés, rapporte Les Echos. En hausse de près 16 % en 2012, son fonds opérant sur plusieurs stratégies telle l’arbitrage statistique sur les actions, sa spécialité historique, a fait mieux que la moyenne du secteur, de 9 % selon Hedge Fund Research. Son global macro, qui parie simultanément sur plusieurs marchés, a bondi de 20 % grâce notamment à la baisse du yen qu’il a bien anticipée.
Nettle Capital a fermé l’un des premiers fonds Ucits IV à avoir été lancé après un peu plus d’un an d’existence, compte tenu de la taille trop faible des encours, rapporte FundWeb. Le TB Nettle European Micro Cap avait été lancé en novembre 2011 avec l’objectif de lever 20 millions de livres. Mais il n’a recueilli qu’un dixième des actifs ciblés.