Après le burn-out, épuisement physique et mental lié au travail, le bore-out, épuisement professionnel par l’ennui, voici le brown-out, lassitude engendrée par le manque de perspectives, de sens et de compréhension du travail effectué. C’est une démission mentale ; les individus en brown-out vaquent à leurs occupations professionnelles sans y porter le moindre intérêt ni se préoccuper de la qualité de ce qu’ils accomplissent. Si les termes anglo-saxons sont d’apparition récente et ont vocation à classifier les problèmes, les symptômes qu’ils décrivent n’ont rien de nouveau. Déprime, m’enfoutisme, indifférence existent depuis que le salariat existe.
« Recherche rendement désespérément » est devenu la devise des investisseurs. Cette recherche est « plus problématique que jamais », selon les économistes de La Banque Postale AM. Ils en veulent pour preuve que les flux acheteurs de crédit high yield (HY) sont au plus haut. Comme proxy de ces flux acheteurs, ils suivent les encours des principaux ETF (exchange traded funds) HY et investment grade (IG) Ishares. Ces chiffres sont « imparfaits », ne capturant qu’un seul canal pour les investisseurs d’être exposés à une classe d’actifs. « Toutefois, ils sont disponibles immédiatement en données journalières et ils donnent en général un signal très fiable sur les flux. » Depuis le début de l’année, constatent-ils, les encours sous gestion ont progressé de 61 % pour l’IG et de 73 % pour le HY. Un bond est constaté à compter du 19 juin et le discours de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE) à Sintra, a constitué « un point d’inflexion : 16 % et 26 % d’encours supplémentaire sur le mois qui a suivi ». Plus globalement, le quart de l’univers du crédit IG délivre un rendement négatif. Pour « les volumes émis en ‘high yield’, quelque 5 % cotent avec des taux négatifs et un quart du marché offre un taux inférieur à 1 % ». Pour l’instant, les entreprises ne viennent pas en grand nombre sur le marché, et n’augmentent pas « leur levier au-delà du raisonnable ». Le phénomène ne se cantonne pas à l’Europe. Les économistes de Lazard Frères Gestion soulignent que, fin juin, l’encours des obligations à rendement négatif totalisait 13.000 milliards de dollars, « une réalité étonnante car l’inflation n’est négative nulle part », précisent-ils.
La filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank a confirmé son retour à une collecte nette positive pour le deuxième trimestre consécutif, avec 4,2 milliards d’euros de flux entre avril et juin. Hors produits de trésorerie, la collecte nette tombe cependant à 0,6 milliard. Ces flux se sont portés sur des produits peu rémunérateurs, puisque les fonds actifs (hors cash) ont enregistré des sorties nettes de 5,2 milliards sur le trimestre, tandis que la gestion passive a attiré 3,5 milliards. DWS s’est dit en bonne voie pour atteindre son objectif de 150 millions d’euros de synergies cette année, et d’un coefficient d’exploitation de 70% sur la base de revenus stables.
L’European Fund and Asset Management Association (EFAMA) a publié ce 24 juillet ses statistiques de collecte sur les fonds UCITS et AIF pour le mois de mai. Les fonds UCITS ont attiré 12 milliard d’euros, bien moins que les 43 milliards d’avril. La collecte nette s'élève à seulement 1 milliard, contre 27 milliards le mois précédent. Au global, les fonds UCITS et AIF ont vu leurs encours sous gestion baisser de 1,8%, à 16.263 milliards d’euros. Les fonds actions UCITS ont subi une décollecte nette de 21,9 milliards d’euros. Il s’agit du quatrième mois négatif d’affilée. Cette désaffection a notamment profité aux fonds obligataires UCITS (+23,3 milliards). Bernard Delbecque, le directeur senior pour la recherche économique de l’EFAMA, impute ce basculement aux inquiétudes des investisseurs vis-à-vis des tensions commerciales sino-américaines. Sur le segment des fonds AIF, les variations sont modestes sur l’ensemble des typologies de véhicules, à l’exception de la catégorie «autres», qui récolte 8,8 milliards d’euros nets. Au total, les AIF ont enregistré une collecte nette de 11,4 milliards d’euros sur le mois.
Nordea a fermé son fonds Nordea 2-Emerging Markets Akjer Etisk, a appris Citywire Selector. Une note adressée aux porteurs de parts indique que le fonds a subi d’importants retraits ces derniers mois, et qu’il n’avait plus que 8 millions d’euros d’encoursfin juin. Le fonds, domicilié au Luxembourg, et lancé en septembre 2016, était géré par Juliana Hansved et Emily Leveille.
Kempen Capital Management a nommé Andre Keijsers à la tête de son bureau de Londres, rapporte ce 24 juillet Investment Europe. L’intéressé débutera en août 2019. Il se concentrera sur la croissance des stratégies de gestion active et au rôle grandissant de Kempen «en tant que gérant fiduciaire de premier plan au Royaume-Uni». Avant de rejoindre Kempen,Andre Keijsers travaillait pour le multi-family office Vedra Partners. Auparavant, il a travaillé en tant que directeur chez Kings Rock Global Investment Partners et au sein de Gottex Fund Management. La société de gestion néerlandaise a également annoncé le recrutement de Vicky Casebourne en tant que directrice commerciale dédiée à la gestion fiduciaire et celui de Kathy Lewis en tant que directrice de la gestion fiduciaire. Vicky Casebourne arrive en provenance deCharles Stanley où elle travaillait depuis février 2013. De son côté,Kathy Lewis travaillait depuis 2016 chez Legal & General Investment Management.
La Deutsche Bank, plombée par sa banque d’affaires, a présenté des résultats trimestriels en chute libre ce 24 juillet. La perte de 3,1 milliards d’euros est principalement due au processus de restructuration dans lequel la banque est engagée. Si l’on exclut les coûts de restructuration, le résultat net s'élève à 231 millions d’euros (-39% par rapport au T2-2018). Au milieu des difficultés, la gestion d’actifs tient bon avec une progression de 5,7% du revenu à 593 millions d’euros. La progression profite notamment de la hausse des frais de performance, qui passent de 29 millions à 66 millions d’euros entre le T2 2018 et 2019. Les encours sont gestion s'élèvent désormais à 721 milliards d’euros (+2,1%), tirés par une collecte nette positive de 4 milliards d’euros, principalement dans les véhicules passifs et alternatifs. La gestion de fortune, sur laquelle parie également la nouvelle équipe de management, a vu son chiffre d’affaires progresser de 4% (en année glissante, en excluant Sal. Oppenheim), notamment grâce au dynamisme des marchés émergents. Solide trimestre pour DWS DWS a présenté une hausse de 21% de son résultat avant impôt au T2, à 185 millions d’euros. Pour la première moitié de l’année, le résultat corrigé avant impôts s’élève à 338 millions d’euros. Après impôts, le résultat net est de 112 millions d’euros pour le T2, contre 102 millions au T1. Le chiffre d’affaires a progressé de 14%, à 608 millions d’euros au T2 (534 millions au T1). Les frais de gestion et les autres revenus récurrents se sont améliorés, grâce à une meilleure collecte et un effet marché. Le chiffre d’affaires semestriel est de 1,142 milliards d’euros. Les encours sous gestion s’élèvent à 719 milliards d’euros contre 704 milliards trois mois plus tôt, et 662 milliards au début de l’année. L’effet marché et la collecte nette ont participé à cette hausse, tandis que les effets de change ont eu un impact négatif. «La performance positive de nos différentes plateformes, et l’implication de notre équipe, ont permis de réunir une forte collecte et nous positionne fermement sur la route pour atteindre nos objectifs d’ici la fin de l’année», a commenté le directeur général Asoka Woehrmann.
Sébastien Lagarde, gérant microcap au sein de Mandarine Gestion, s’apprête à quitter la société, rapporte ce 24 juillet le site H24 Finance. D’après le site spécialisé,Marie-Claire Marques, directrice développement distribution de Mandarine Gestion, aurait déjà «acté son départ». Les fonds Mandarine Global Microcap et Mandarine Europe Microcap, qui étaient gérés par Sébastien Lagarde, vont être repris par l'équipe de gestion, sans modification du processus quantitatif «mais en ajoutant par contre plus de fondamental dans la sélection de titres», a précisé à H24 Finance la société de gestion française.
Le fournisseur d’ETF et ETP WisdomTree a annoncé ce 24 juillet la nomination d’Alexis Marinof au poste de vice-président exécutif et directeur de WisdomTree Europe. Il intègre également le comité exécutif de WisdomTree. L’intéressé a rejoint la société en juillet 2017 comme directeur de la distribution pour l’Europe, et était dernièrement directeur des opérations Europe de WisdomTree. Il remplace David Abner, qui va créer une société indépendante de conseil dédiée à la convergence entre les actifs traditionnels et digitaux. WisdomTree fait partie des premiers clients sur des projets reliés au marché des ETP.
UBS France a annoncé ce 24 juillet avoir signé un accord de principe en vue de renforcer sa participation dans UBS La Maison de Gestion. La participation d’UBS passerait de 51% à 95% au terme de cette opération. Le gestionnaire de fortune suisse souhaite renforcer ses liens capitalistiques avec cette entité, créée en 2017, et qui gère déjà 5 milliards d’euros d’encours. L’objectif estde poursuivre son intégration au sein des activités d’UBS en France et d’accélérer son développement. «Cette opération telle qu’envisagée nous permettra d’intégrer davantage la société aux activités d’UBS en France et de poursuivre notre stratégie de croissance en enrichissant notre offre auprès de nos clients», a souligné Jean-Frédéric de Leusse, président du directoire d’UBS France, dans un communiqué. «Les actionnaires minoritaires qui ont accompagné avec succès la mise en place d’UBS La Maison de Gestion resteront aux côtés d’UBS France pour continuer son développement dans l’esprit qui a présidé à la création de ce partenariat», a ajouté Michel Cicurel, président de La Maison.
JPMorgan AM a recruté Nick Kim en qualité de spécialiste pour son équipe de stratégies beta asiatiques, a appris le site spécialisé Asia Asset Management. Nick Kim était jusqu’ici vice-président, chargé du développement commercial des ETF chez Mirae Asset Global Investment. Basé à Hong Kong, il reporte à Sean Cunningham, directeur des ETF asiatiques.
Suite à la démission de Ross McEwan, annoncée en avril dernier, laRoyal Bank of Scotland s’est mise en quête de son successeur. SiAlison Rose faisait figure de favorite en interne, c’est finalement vers un candidat extérieur que la banque se serait tournée. D’après une information du Financial Times, RBS aurait approché le patron des opérations d’HSBC au Royaume-Uni, Ian Stuart, pour prendre le poste de CEO. L’intéressé a travaillé pendant plus de 20 ans chez NatWest, racheté par RBS en 2000. En 2007, il a rejoint Barclays puis HSBC en 2014. Aucun commentaire n’a été fait du côté des différents protagonistes, RBS notant que «la recherche du successeur deRoss McEwan est toujours en cours».
La Financial Conduct Authority britannique a infligé une amende de plus de 30,7 millions de livres (34,2 millions d’euros) à Standard Life Aberdeen, pour sa politique de vente d’annuities, des produits de rente. Les téléconseillers du gestionnaire d’actifs étaient fortement incités à vendre ces produits avec des bonus dépassant parfois 100% du fixe, au risque de méventes. SLA, qui s'était engagé dès janvier 2017 à remédier à la situation, a dédommagé depuis 15.302 clients à hauteur de 25,3 millions de livres. L’activité concernée a été cédée dans l’intervalle à Phoenix Group.
UBS a présenté ce mardi 23 juillet des résultats trimestriels et semestriels mitigés. Pour le deuxième trimestre, la banque suisse a enregistré un chiffre d’affaires de 7,532 milliards de dollars (-1% en année glissante) pour un un bénéfice corrigé avant impôts de 1,787 milliard de dollars (-2%). Au niveau semestriel, le chiffre d’affaires s'élève à 14,75 milliards de dollars (stable) et le bénéfice corrigé avant impôts à 3,364 milliards de dollars (-12%). Les départements de gestion de fortune et de gestion d’actifs présentent des encours sous gestion records, mais des dynamiques de profitabilité opposées. Au deuxième trimestre, le département de gestion de fortune, vaisseau amiral d’UBS, a encore souffert, avec un recul de 12% du bénéfice corrigé avant impôts par rapport au T2-2018, à 886 millions de dollars. Les revenus récurrents provenant des prestations de service se sont pourtant améliorés par rapport au trimestre précédent. Les actifs investis ont atteint, en juin, le montant record de 2.486 milliards de dollars. Les Amériques demeurent la principale région de la gestion de fortune, avec une progression de 54 milliards de dollars des actifs investis (+2%). La région représente désormais 34,4% des actifs investis. Cependant, l’afflux net d’argent frais a affiché un solde négatif de 2 milliards de dollars, en raison notamment d’une collecte négative de 5,1 milliards de dollars sur les fonds, que la banque impute à un effet fiscal saisonnier aux Etats-Unis. Sur le premier semestre 2019, l’activité de la gestion de fortune est en berne, avec un bénéfice corrigé avant impôts de 1,759 milliards de dollars (-17% par rapport au S1-2018). UBS impute ces difficultés à une baisse des revenus nets récurrents provenant de prestations de services du fait de la baisse de la moyenne des actifs investis. La banque pointe également la moindre activité du segment des transactions, principalement à cause du ralentissement de ses marchés en Asie-Pacifique et Amériques. La gestion d’actifs a profité d’une hausse des commissions de gestion et de performance, et affiche un bénéfice corrigé avant impôts de 135 millions de dollars (+10%) au T2. Malgré une sortie nette d’argent de 13,9 milliards de dollars (hors produits monétaires), les actifs investis atteignent le niveau record de 831 milliards de dollars. Au total, au premier semestre, la gestion d’actifs voit son bénéfice corrigé grimper de 6% à 244 millions de dollars, grâce notamment à une baisse de 3% des charges d’exploitation. La hausse des commissions de gestion au T2 n’a pas compensé la baisse du T1, mais les commissions de surperformance gagnent, elles, 16 millions de dollars par rapport au S1 2018.
Nouvelle étape pour l’intégration ESG chez OddoBHF Asset Management.Après avoir mis en place l’intégration des critères ESG depuis 2010 dans ses portefeuilles actions Europe puis dans ses fonds d’obligations investment grade, la firme a annoncé ce 23 juillet qu’elle allait le faire pour son fonds ODDO BHF European Convertibles Moderate. «L’évaluation des critères ESG vient compléter l’analyse financière fondamentale de chaque entreprise. Dans le cas de ODDO BHF European Convertibles Moderate, cette évaluation influence aussi la structure du portefeuille en limitant l’exposition aux émetteurs ayant les scores ESG les plus faibles. Le gérant s’assure d’un niveau ESG minimum global du portefeuille, approche qui est unique dans son niveau d’exigence pour cette classe d’actifs», détaille la société de gestion franco-allemande dans un communiqué. «Ce n’est pas un hasard si les derniers défauts sur le marché des convertibles, comme ceux de Folli-Follie et Nyrstaront concerné des entreprises qui rencontraient de graves problèmes de gouvernance», souligneOlivier Becker, responsable de la gestion convertibles et fonds datés chez OddoBHF AM, cité dans le texte. Au 30 juin 2019, près de 6,9 milliards d’euros d’actifs gérés par Oddo BHF AM (soit environ 12% des actifs sous gestion) intégraient des critères ESG. La méthodologie de la sociétés’articule autour de deux piliers: une analyse absolue «best-in-universe» et un dialogueavec les entreprises en ciblant spécifiquement les questions liées au capital humain, à la gouvernance et à l’engagement pour une économie bas carbone.
Wellington Management a lancé un fonds sur les obligations high yield européennes, rapporte mardi 23 juillet Investment Europe. Le fonds Ucits, recherche une performance à long terme en investissant principalement dans des obligations notées en dessous d’investment grade et libellées dans des monnaies européennes. Le nouvel OPCVM est géré par Konstantin Leidman, qui travaille chez Wellington depuis janvier 2019. Ce dernier gère des stratégies high yield européennes depuis 2007. Le fonds sera géré activement avec pour objectif de battre l’indiceICE Bank of America Merrill Lynch Euro High Yield Constrained. Il vise à «tirer profit des inefficiences de pricing du risque crédit sur les marchés européens de high yield», indique la société de gestion dans un communiqué. Le fonds sera libellé en euro et les positions non-euro seront ensuite hedgées en euro.
LBO France a annoncé ce mardi 23 juillet avoir acquis une part minoritaire du capital d’Ecritel Group, spécialiste de l’hébergement «infogéré» et du e-commerce. L’opération a également permis aux dirigeants fondateurs Audrey et Thierry Louail, actionnaires majoritaires, de revaloriser leurs partset à des managers du groupe d’accéder au capital. LBO France a acquis cette part pour le compte du FPCI Capdev FRR France. Les actionnaires Nextstage AM et Isatis Capital, présents depuis 2014, sortent à l’issue de cette opération. Avec le soutien des équipes de LBO France, Ecritel Group entend accélérer son développement en France, par croissance organique et par croissance externe, et développer son emprunte géographique à l’étranger. En 2018, Ecritel Group a réalisé un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros, en forte croissance par rapport à l’année précédente.
JO Hambro Capital Management (JOHCM) a annoncé ce 23 juillet la nomination d’Alexandra Altinger au poste de CEO - UK, Europe & Asia. Elle prendra ses fonctions le 9 septembre prochain et sera basée à Londres. Alexandra Altinger fut notamment directrice générale de Sandaire Investment Office (2014-2017), directrice seniordu développement commercial auprès des institutionnels pour Lansdowne Partners (2012-2013), et directrice pour les financières européennes chez Wellington Management (2001-2011). La société a par ailleurs précisé être en cours de recrutement d’un directeur général pour ses activités aux Etats-Unis, où elle dispose de bureaux à Boston et New York.
BNP Paribas Asset Management a annoncé ce mardi 23 juillet le lancement du fonds Parvest US Multi-Factor Corporate Bond, un fonds appliquant une stratégie quantitative de sélection de titres sur l’univers des obligations d’entreprises de qualité notées « Investment Grade » émises en dollars. Le fonds a été lancé le 27 juin dernier, et est géré par les équipes de gestion quantitative du pôle Multi-Actifs, Quantitatif & Solutions (MAQS) de BNPP AM. Il vise àobtenir la certification ISR, àl’instar de six autres fonds de la gamme multi-factorielle. La sélection des titres du fonds repose sur une approche combinant les facteurs momentum, qualité, valorisation et risque. Elle s’appuie sur une analyse quantitative d’indicateurs fondamentaux et de données de marché dans l’objectif d’identifier les titres présentant les meilleures perspectives de rendement et offrant un objectif de risque équivalent à son indice de référence.
La société de gestion GMO a lancé la version Ucits de son fonds starEmerging Country Debt Strategy pour sa clientèle européenne, rapporte ce 23 juillet Citywire Selector. Géré parTina Vandersteel, la version américaine du fonds a été lancé en 1994 et compte aujourd’hui 5,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion. La version Ucits a été enregistrée à Dublin à la fin 2018 mais n’aurait été lancé que maintenant, selon le média britannique. Le fonds sera supervisé par Tina Vandersteel et cherchera à battre l’indiceJP Morgan Emerging Markets Bond Index Global Diversified. Il investira principalement en dollars ou en monnaie locale hedgée (75%) mais pourra également investir en euro, yen japonaise, francsuisseet livre sterling.
Schroders a annoncé lundi 22 juillet le lancement d’un nouveau fonds visant à tirer profit du changement sociétal vers un système énergétique bas carbone. IntituléSchroder ISF* Global Energy Transition le fonds a été créé pour répondre à une «demande grandissante de sa clientèle», indique la société de gestion britannique dans un communiqué. Il investira dans l’univers d’investissement de l'énergie propre allant dela production jusqu'à la distribution en passant par le stockage des énergies renouvelables ainsi que les réseaux de rechargement des véhicules électriques. La stratégie n’investira pas dans les sociétés exposées au nucléaire et aux énergies fossiles. «Le nouvel OPCVM aura un objectif de durabilité très important avec un biais sur les entreprises «best-in-class» et celles pouvant démontrer des progrès clairs en matière ESG», explique Schroders. Le portefeuille sera constitué de 30 à 50 valeurs. Il seragéré par l'équipe «commodities andresources investment», fondée en 2005. «La transition énergétique est réelleopportunité d’investissement avec des besoin de financementde l’ordre de 120.000 milliards de dollars d’ici à 2050 pour atteindre les objectifs climatiques fixés ces dernières années. Ces besoins, couplés à une demande toujours plus importante pour detechnologies propres, devraient créer les conditions parfaites de croissance pour les entreprises de ce secteur», assureMark Lacey, responsable de l'équipe Commodities et gérant du nouveau fonds, cité dans le communiqué.
Capital Group a annoncé mardi 23 juillet la nomination de Guy Henriques au poste de directeur de la distribution pour l’Europe et l’Asie. Il sera basé à Londres et rejoindra la société de gestion américaine en novembre. Guy Henriques possède plus de 30 ans d’expérience dans le secteur et était en dernier lieu directeur de la distribution au Royaume-Uni et PDG de Schroders pour l’Amérique latine. Il a également dirigé l'équipe de gestion mondiale institutionnelle de la société de gestion britannique. Il était auparavant président de Schroders Japan de 2012 à 2016, et avant cela, directeur des institutions officielles et directeur de l’institutionnel pour l’Asie-Pacifique de la société. Avant de rejoindre Schroders, il était directeur de la gestion d’actifs pour la Banque des règlements internationaux où il a travaillé de 1991 à 2006. «L’Europe et la région Asie-Pacifique constitueront une opportunité de croissance importante pour le Capital Group dans les années et les décennies à venir», a indiqué dans un communiqué Mike Gitlin, membre du comité de gestion du Capital Group, et directeur du revenu fixe. Capital Group est présent en Europe depuis plus de 50 ans et depuis plus de 30 ans dans la région Asie-Pacifique. Le groupe emploie actuellement850 associés dans les deux régions et a renforcé sa présence sur le marché local en établissant 14 bureaux. La firme propose 23 fonds UCITS domiciliés au Luxembourg aux investisseurs européens et asiatiques et envisage d’ajouter un ou deux nouveaux lancements de fonds à sa gamme de fonds luxembourgeois au cours des trois prochaines années.
Le groupe financier espagnol Santander a dévoilé ses résultats pour le deuxième trimestre 2019. A fin juin 2019, les actifs sous gestion cumulés de la banque privée et de la gestion d’actifs (Santander AM) de Santander s'élevaient à 377 milliards d’euros, soit une hausse de 3% par rapport à juin 2018. Les actifs des fonds et investissements comptaient pour 233 milliards d’euros d’encours (195 milliards pour Santander AMet 64milliards pour la banque privée), soit une hausse de 3% sur un an glissant. Santander AM a accru sa part de marché dans plusieurs pays depuis le début de l’année selon Santander, notamment en Espagne et au Chili. La banque privée note, elle, des augmentations du nombre de clients au Brésil et au Chili. Profit en baisse Santander a réalisé un profit net de 3,23 milliards d’euros durant la première moitié de 2019, en nette baisse par rapport à juin 2018 (-14%). Au deuxième trimestre 2019, le profit net a baissé de 24,4% à 1,39 milliards d’euros (contre 1,84milliards au premier trimestre2019). Le groupe a dû faire face à des charges de 814 millions d’euros liés auplande réduction de coûts de 10%en Europe (soit 1 milliardd’euros) annoncé début avril. Cela inclut particulièrement des coûts de restructuration en Espagne (600 millions d’euros) et au Royaume-Uni (26 millions d’euros). Le bénéfice par actionde Santander s'élevait à 0,076 euro, en baisse respectivement de 16,4% et de26,7% par rapport à fin juin 2018 et fin mars 2019.
La banque italienne envisagerait, pour son plan stratégique de décembre, de supprimer des milliers d’emplois et de suivre une sévère cure d’amaigrissement, selon Bloomberg qui s’appuie sur des sources proches du dossier. Le nombre d’employés touchés pourrait atteindre 10.000 personnes, le nombre n'étant pas encore fixé. Cela concernerait principalement les employés italiens. La banque dirigée par Jean-Pierre Mustier viserait également une réduction de 10% des coûts opérationnels. La banque a déjà supprimé 14.000 emplois équivalent temps-plein depuis l’arrivée de l’ex-Société Générale à l'été 2016.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Bestinver a annoncé, le 22 juillet, l’acquisition de l’ensemble des activités du groupe financierFidentiis pour un montant non dévoilé. Bestinver, qui a vu émerger leWarren Buffett espagnol Francisco García Paramés (aujourd’hui chez Cobas AM) et qui appartient au groupe Acciona, explique cette acquisition par sa volonté de devenir le principal gestionnaire indépendant d’Espagne. Fidentiis dispose de trois lignes de business : Fidentiis Equities (courtage, recherche sur les actions espagnoles, portugaises et italiennes à destination des institutionnels), Fidentiis Gestion (gestion d’actifs spécialisée sur les actions espagnoles) et Fidentiis Capital (solutions de banque d’investissement).La société compte notamment une quinzaine d’analystes couvrant plus de 150 entreprises. Fidentiis va apporter environ 350 millions d’euros aux plus de 6 milliards d’euros gérés par Bestinver. Cette transaction, sujette à l’approbation du régulateur espagnol CNMV, doit être clôturée d’ici la fin de l’année et va entraîner une réorganisation de l'équipe dirigeante de Bestinver. Sonia Dulá, conseillère indépendante d’Acciona et ancienne vice-présidente de Bank of America Merrill Lynch, assumera la présidence non-exécutive de Bestinver. Enrique Pérez-Pla occupera, lui, le poste de directeur général de Bestinver, fonction qu’il exerçait déjà chez Fidentiis qu’il a fondé en 2003. Beltrán de la Lastra, qui a rejoint Bestinver en 2014, conserve le rôle de directeur des investissements. Enrique Pérez-Pla a déclaré que la fusion des deux compagnies transformait Bestinver en la plateforme indépendante de services financiersla plus pertinente d’Espagne avec un projet de croissance sur l’ensemble des activités. «A travers cette opération, Acciona a réussi à anticiper les changements importants qui interviendront dans lesmarchés financiers au cours des prochaines années, en raison de la nouvelle réglementation européenne. Et ce, notamment dans l’univers de la recherche sell-side, dont il ne restera que peu d’acteurs et de très bonnes opportunités d’investissement et d’activité», a-t-il commenté.