Natixis Investment Managers lance à l’international le fonds Global Emerging Markets Equity de sa société de gestion californienne WCM Investment Management. Il s’agit du premier fonds de cette société américaine commercialisé à travers la plateforme internationale du groupe français. Pour mémoire, WCM, qui gère 42,6 milliards de dollars d’encours, a conclu un accord de distribution international avec Natixis Investment Managers en avril 2019. Ce nouveau fonds est domicilié au Luxembourg et il est ouvert aux investisseurs institutionnels et particuliers. Il emploie une approche bottom-up pour constituer un portefeuille concentré d’actions émergentes à faible rotation. L’objectif est d’obtenir des rendements excédentaires à long-terme et ajustés au risque. WCM cherche à identifier des sociétés présentant des fondamentaux attrayants, tels que le rendement élevé ou croissant du capital investi, ou la croissance à long terme des revenus et des bénéfices. WCM cible en particulier les sociétés qui disposent d’avantages concurrentiels établis, soutenus par une forte culture d’entreprise, et qui bénéficient de tendances favorables dans la durée et à l’échelle mondiale. Le fonds est piloté par l’équipe de gestion WCM Emerging Markets, composée de Mike Trigg, Pete Hunkel, Sanjay Ayer, Mike Tian et Greg Ise, qui assurent chacun les fonctions de gérants de portefeuille et d’analystes commerciaux. L’équipe s’appuie sur six analystes généralistes internationaux et un analyste dédié à la culture d’entreprise.
NN Investment Partners France a recruté Grégory Kerguelen en tant que directeur de clientèle institutionnelle, un poste nouvellement créé. Il rejoint Muriel D’Ambrosio au sein de l’équipe basée à Paris qui se compose désormais de neuf personnes. Gégory Kerguelen vient de Scor Investment Partners, où il couvrait la clientèle institutionnelle et commercialisait un large éventail de stratégies, y compris de la dette privée. Avant cela, il travaillait chez BNP Paribas Asset Management où il s’occupait également d’institutionnels. « Nous accentuons notre développement en France, et le recrutement de Grégory s’inscrit dans cette dynamique», commente Philippe Fidaire, CEO de NN IP en France.
La hausse des inégalités de revenus et de richesses figure au premier rang des risques de marchés pour 2020 selon la liste des risques récemmentdressée par Deutsche Bank. Au Royaume-Uni, un groupe de 21 grands investisseurs gérant 2.000 milliards de livres sterling, dont les gestionnaires d’actifs LGIM, Hermes IM et BMO GAM, a écrit à 15 entreprises cotées sur le FTSE 100 et le FTSE 250 pour les encourager à payer ce qu’ils nomment le «vrai salaire minimum». Just Eat, JD Sports,Hargreaves Lansdown ou encore Royal Mail font, entre autres, partie des sociétés ciblées par la campagne coordonnée par ShareAction. Le vrai salaire minimum auquel ces investisseurs font référence est calculé par la Living Wage Foundation et se base «sur ce que les individus ont vraiment besoin pour vivre au Royaume-Uni». Ce salaire horaire est estimé à 10,75 livres (12,6 euros environ) pour les travailleurs londoniens et9,30 livres pour le reste du pays. En comparaison, le salaire horaire minimum fixé par le gouvernement britannique est actuellement de 7,70 livres pour les travailleurs âgés de moins de 25 ans et 8,21 livres pour ceux âgés de 25 ans ou plus. D’après Graham Griffiths, responsable des partenariats et des opérations à laLiving Wage Foundation, «presque 40% des entreprises du FTSE 100 se sont engagées à verser un vrai salaire minimum à leurs employés.» Selon lui, 2019 a vu la plus forte hausse en termes de nouvelles entreprises s’engageant à verser ce salaire. Graham Griffiths prédit même que les sociétés du FTSE 100 qui ne le verseront pas ne seront bientôt plus qu’une minorité. La raison pour laquelle les 15 entreprises ont été visées en particulier est qu’elles n’incluent pas dans le contrat de travail de leurs employés la mention d’une rémunération minimum vitale, ce qui pourrait endommager leur durabilité sur le long-terme. ShareAction estime que près de6.000 entreprises britanniques, dont 38 du FTSE 100, payent un salaire considéré comme équitable à leurs employés. Pour Pauline Lecoursonnois, responsable de l’engagement chezHermes EOS, «une main d’oeuvre qui est rémunérée équitablement, bien valorisée et respectée performera bien mieux qu’une main d’oeuvre qui ne l’est pas donc nous demandons aux entreprises britanniques d’envisager le versement du vrai salaire minimum, qui est un indicateur clé d’une entreprise responsable et durable.» * Les entreprises ayant reçu la lettre de ShareAction incluent : JD Sports, Just Eat, Hargreaves Lansdown, British Land, Rentokil Initial, Aveva Group, Flutter Entertainment plc, Phoenix Group, Halma, DCC, International Consolidated Airlines Group, United Utilities, Polymetal International, Smurfit Kappa, Royal Mail.
Robeco lance le Robeco QI Global Multi-Factor Bonds, une stratégie d’investissement factorielle couvrant le marché obligataire. Le fonds est investi dans un portefeuille d’obligations d’entreprises et gouvernementales, avec une exposition diversifiée aux facteurs de risque suivant: faible risque, qualité, value, momentum et taille. Le processus d’investissement intègre des critères ESG. L’engagement et les exclusions sont menées par l’équipe Active Ownership de Robeco. Le nouveau fonds sera géré par Olaf Penninga et Patrick Houweling, qui dirigent l’activité crédit quantitatif.
Tikehau Capital a publié ce 28 novembre des actifs sous gestion de 24,3 milliards d’euros au 30 septembre 2019, en croissance de +2,3 milliards d’euros (+11%) depuis le début de l’année et de +3,1 milliards d’euros (+14%) sur douze mois (incluant Sofidy et ACE Management1). Ils sont répartis entre 22,2 milliards d’euros pour la gestion d’actifs et 2,1milliards d’euros pour l’activité d’investissement. Dans la partie gestion d’actifs la collecte nette s’est révélée «particulièrement dynamique», commente le groupe, à 1,3 milliard d’euros, soit un montant supérieur à la collecte nette de +1,2 milliard d’euros réalisée sur le premier semestre 2019, portant ainsi la collecte nette sur les neuf premiers mois à +2,5 milliards d’euros. Les stratégies de Private Equity et d’immobilier, on représenté plus de 60% de la collecte nette réalisée par l’activité de gestion d’actifs tant sur le troisième trimestre que depuis le début de l’exercice 2019. Le groupe indique que sur le quatrième trimestre, la dynamique commerciale «continue à être solide et devrait permettre d’atteindre 25 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin décembre 2019, correspondant à la borne haute de la fourchette d’objectif de 24,5 milliards d’euros à 25 milliards d’euros précédemment communiquée». Par ailleurs, le groupe en a profité pour confirmer ses objectifs à horizon 2022, consistant à atteindre plus de 35milliards d’euros d’actifs sous gestion et plus de 100 millions d’euros de résultat opérationnel dans la gestion d’actifs
La controverse relative aux remarques obscènes et sexiste du gérant d’actifs milliardaire Ken Fisher n’ont pas empêché certains investisseurs de confier davantage d’argent à la société qui porte son nom, rapporte le Financial Times. Les encours sous gestion de Fisher Investments ont atteint un niveau record de 115 milliards de dollars fin octobre, selon le site internet de la société basée dans l’Etat de Washington. Cette hausse reflète à parts égales une collecte nette et une hausse de la valeur des actifs, a expliqué au FT John Dillard, senior vice-president de Fisher. Il estime les souscriptions nettes de ces dernières semaines à 3 milliards de dollars de la part d’investisseurs institutionnels, clients privés et promoteurs de plan d’épargne retraite 401(k).
BMO Global Asset Management cesse son activité d’ETF en Europe après s'être battu pendant quatre ans pour se faire une place dans un secteur dominé par les grandes sociétés et les offres à bas coûts, rapporte Bloomberg. La société de gestion canadienne, qui gère 699 millions de dollars dans 13 fonds, prévoit de fermer ses ETF autour du 21 janvier, selon un document réglementaire. La décision a été provoquée en partie par «le niveau actuel des encours sous gestion et les projections de croissance des actifs dans l’environnement actuel», selon la note.
Le Portugal a inscrit dans sa loi le concept de fonds de prêts («loan funds» en anglais) en septembre dernier avec l’objectif de renforcer le rôle des marchés de capitaux dans le financement des entreprises portugaises et le développement de produits appropriés.La CMVM, le régulateur des marchés financiers local, vient ainsi de lancer une consultation publique sur un projet de réglementation des fonds de prêts, qui va se poursuivre jusqu’au 10 janvier 2020. Ce projet de réglementation prévoit de donner un cadre juridique aux fonds de prêt et cible huit points. Parmi eux figurentnotamment les limites du risque d’exposition crédit des fonds de prêts par entité, les procédures pour l'évaluation périodique de la qualité du crédit détenu dans les fonds mais aussi l’expérience des gérants de ces fonds dans le domaine de l’octroi de prêts et de la gestion du risque crédit.
Franklin Templeton va prendre une participation «importante» dans Embark, une société britannique ayant acquis plusieurs supermarchés de fonds cette année, selon un communiqué de cette dernière. La société de gestion américaine rejoint ainsi les actionnaires existants que sont BlackRock, Legg Mason et FNZ, ainsi que le fonds Merian Chrysalis. Franklin va ainsi devenir l’un des principaux investisseurs d’Embark et, ce faisant, «soutient la stratégie récente d’acquisitions d’Embark», selon le communiqué. Il s’agit du premier investissement externe réalisé par Franklin Templeton sur le marché britannique de la retraite et de la gestion de fortune. La société de gestion ne siégera pas au conseil d’administration indépendant d’Embark.
Vodafone a payé un prix adéquat à 10,7 milliards d’euros pour l’acquisition du groupe, estime la Cour de Munich. Or l’investisseur activiste Elliott Management, qui possède 13% du capital de Kabel Deutschland, avançait que Vodafone aurait dû payer plus que cette somme pour racheter le plus gros câblo-opérateur allemand. Le fonds de Wall Street avait rejoint d’autres actionnaires minoritaires dans une poursuite judiciaire contre le prix à 84,53 euros par action qu’avait payé Vodafone en 2013 pour cette acquisition.
CNP Assurances, le Fonds européen d’investissement (FEI), Bpifrance et Zencap, ont apporté à un fonds de prêt d’October (ex-Lendix) 100 millions d’euros, aux côtés d’autres investisseurs institutionnels européens, a annoncé le FEI ce 27 novembre. Tous sont déjà intervenus dans le cadre du troisième etdernier fonds institutionnel en date lancé en 2018,qui avait notamment réuniEiffel, Decaux Frères Investissements et Matmut. Ce nouvel engagement de 100 millions d’euros permettra à October de financer des PME à l’aide de nouveaux prêts allant de 30.000 d’euros à 5 millions d’euros, dans tous les secteurs, en France, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Allemagne. La plateforme technologique October a été lancée en 2015 pour donner aux petites entreprises «un accès simple, rapide et direct aux prêts, et ce à grande échelle», rappelle un communiqué. À ce jour, October a financé plus de 700 projets de développement de PME de toutes tailles et de tous secteurs, pour un montant total de 360 millions d’euros.Dans le cadre de leur engagement, les investisseurs institutionnels prêtent automatiquement à tous les projets présentés sur la plateforme, aux côtés d’une communauté existante de 20.000 prêteurs de détail. L’engagement du FEI s’inscrit dans le cadre du programme «Crédit privé dédié aux PME», lancé en décembre 2018 dans le cadre duplan Juncker. Ce derniera pour objectif de promouvoir l’investissement institutionnel privé grâce à des solutions de financement davantage adaptées aux besoins des PME et des petites ETI européennes. «Les fonds de dette diversifiés offrent aux petites entreprises une source de financement autre que les prêts bancaires classiques et leur permettent ainsi de bénéficier, notamment, de crédits sur mesure, d’un déploiement rapide et d’une approche flexible», a commenté Pier Luigi Gilibert, directeur général du Fonds européen d’investissement.
Le"Black Friday», événement commercial au cours duquelles rabais sur une grande variété de produits sont légion, touche aussi l’industrie de la gestion d’actifs. En Espagne, Bankia a dégainé une offre spéciale Black Friday pour 26 de ses fonds disponibles sur sa plateforme en ligne Bankia Online et ses plans de pension sur APP Bankia. Sous conditions, les investisseurs peuvent se voir payer - par Bankia -2,5% de la somme investie lors de la souscription à l’un des 26 fonds d’investissement concernés par l’offre entre le 27 novembre et le 2 décembre. Pour bénéficier de l’offre, les investisseurs ne devront pas réduire le montant investi dans le fonds pendant au moinstrois ans. S’agissant des plans de pension, les investisseurs tentés par l’offre Black Friday auront droit à un chèque cadeau à utiliser sur la plateforme espagnole d’Amazon. Savaleur pourra être de 25, 45, 100 ou 250 euros en fonction du montant de leur souscription. Il faudra auparavant qu’ils s’engagent dans un des plans de pension proposéspour trois ans minimum.
C’est la rançon de l’échec. La plate-forme d’investissement Hargreaves Lansdown ne parvient plus à faire face dans des délais raisonnables aux demandes de ses clients qui souhaitent transférer leurs avoirs chez un autre prestataire. Le délai moyen s’est envolé depuis cet été, à 44 jours, deux fois et demie la norme constatée ailleurs, rapporte un concurrent bien intentionné dans les colonnes du FT. Hargreaves se défend pourtant d’être submergé de demandes de départ, même si ses clients ont quelques raisons d’être fâchés. Ardent promoteur des fonds Woodford, le supermarché financier a été atteint de plein fouet par la déconfiture de celui qui était abusivement présenté dans la presse d’outre-Manche comme le Warren Buffett local.
CAP L’activité de cryptomonnaie de Fidelity Investments a obtenu le feu vert pour exercer dans l’Etat de New York. Le département des services financiers de New York a annoncé avoir accordé à Fidelity Digital Asset Services une charte de « trust company » l’autorisant à proposer des services de conservation et de transactions aux investisseurs institutionnels et personnes physiques. Une autorisation qui permettra à Fidelity de travailler notamment avec les hedge funds et autres investisseurs professionnels basés dans l’Etat américain. L’établissement financier rejoint la courte liste des 23 cryptosociétés y opérant déjà, dont Bakkt, la filiale blockchain d’Intercontinental Exchange (ICE).
Responsable de la recherche ESG, l’engagement actionnarial et la politique de vote Diplômée de l’université Paris IX Dauphine et du CFA(chartered financial analyst)
Il faut une bonne dose de courage ou d’insouciance pour lancer aujourd’hui sa société de gestion. Voilà un secteur parvenu il y a plusieurs années déjà au faîte de sa rentabilité, et promis à dévaler la pente sous la pression de taux bas et de réglementations toujours plus coûteuses. L’alpha, ce Graal qui mesure la valeur ajoutée du gérant pour l’investisseur en termes de performance par rapport à l’indice de référence, déserte certaines classes d’actifs cotés (lire notre Dossier page 20). C’est particulièrement vrai pour les obligations et pour des compartiments du marché où la mécanique implacable des fonds indiciels fait sa loi. Le retour en grâce annoncé des gérants actifs, dont les choix assumés seraient censés mettre l’épargnant à l’abri des retournements durables de tendance, se fait toujours attendre. Ce sont plutôt les déboires d’anciennes gloires du secteur qui ont alimenté la chronique en 2019.
Valérie Baudson, directrice générale de CPR AM et également en charge du métier ETF, indiciel & smart beta chez Amundi, a reçu le 27 novembre le prix de l’AM Leader 2019. Celui-ci lui a été décerné lors de la Grande Soirée de la Gestion d’Actifs organisée à Paris par L’Agefi, et dont le ministre de l’Economie Bruno Le Maire était l’invité exceptionnel. Remis pour la quatrième année, le prix de l’AM Leader distingue une personnalité que sa carrière fait sortir du lot dans l’industrie française de l’asset management, et aussi susceptible à l’avenir de marquer par ses nouvelles réalisations l’ensemble du secteur. Les précédents lauréats étaient Yves Choueifaty (Tobam) en 2016, Karine Szenberg (Schroders) en 2017, et les co-fondateurs de Sycomore AM – Cyril Charlot, Christine Kolb et Emeric Préaubert – l’an dernier. Valérie Baudson a pris les rênes de CPR AM au printemps 2016. Sous sa direction, CPR AM a connu un regain de croissance de sa collecte et de ses encours, qui avoisinent désormais 50 milliards d’euros.