Le coronavirus va-t-il entrainer l’économie dans la récession? Après plusieurs semaines de collectes positives importantes sur les fonds actions et obligataires, l’ambiance sur les marchés financiers vient de passer en mode «risk-off». Quasiment aucun segment de la gestion actions n’a été épargné par les retraits d’argent, tandis que les fonds obligataires les plus prudents ont attiré des flux positifs conséquents, selon les données de la semaine (21-27 février) du «Flow Show», le rapport hebdomadaire du BofA Global Research qui évalue les flux dans les fonds d’investissements. En six jours, la crise du coronavirus a effacé 6.000 milliards de dollars de capitalisation sur les marchés actions, dont les deux-tiers sur les titres américains, d’après les chercheurs. Cette chute s’est fortement ressentie sur les flux des fonds actions, qui ont dû rendre 19,4 milliards de dollars à leurs investisseurs. Les fonds exposés aux marchés américains ont été sévèrement touchés, avec 17,7 milliards de retraits, dont 15 milliards rien que sur la catégorie des grandes capitalisations. Seuls les fonds actions des secteurs de la technologie (+2,6 milliards), de l’immobilier (+0,9 milliard), des infrastructures et services publiques («utilities», +0,7 milliard), et de l’énergie (+0,6 milliard), ont bien résisté. Sur les autres zones géographiques, les fonds sur l’Europe ont rendu 2,1 milliards de dollars, les fonds émergents 1,9 milliard, et les fonds Japon 0,6 milliard. Dans l’ensemble, les fonds obligataires se portent bien, avec 12,9 milliards de collecte nette, soit une soixantième semaine de flux positifs. Mais cela masque une bifurcation au sein de l’univers, entre une forte collecte des fonds d’obligations de qualité, et une décollecte quasi-historique des fonds d’obligations risquées. Les fonds d’obligations d’entreprises de qualité («investment grade») ont attiré 11,8 milliards de flux nets (septième meilleure semaine de l’histoire du Flow Show, soit sur 15 ans), les fonds de titres souverains six milliards (septième meilleure semaine), et les fonds de titres municipaux américains deux milliards (deuxième meilleure semaine). A l’inverse, les fonds d’obligations d’entreprises de mauvaise qualité («high yield», ou à haut rendement) ont décollecté de 6,9 milliards de dollars (troisième moins bonne performance de l’histoire). Les fonds de dette bancaire ont subi pour leur part leur plus fort retrait en 38 semaines, avec 1,1 milliard de dollars. D’autres signaux font craindre une récession, selon les analyses du BofA Global Research. Ainsi, leurs collègues économistes de Bank of America ont abaissé leurs prévisions de croissance mondiale pour 2020 à 2,8%, soit le plus bas chiffre depuis 2009. De même, l’outil maison d’analyse des bénéfices par actions pour l’année dans le monde prévoit une baisse de 3,5%. Les analystes s’attendent également à ce que le mois de mars soit marqué par des choix de politiques publiques guidés par la peur. Mais, pour eux, le risque d’un événement de crédit demeure le plus grand risque présent sur les marchés financiers. Il pourrait venir de fortes variations des volumes d'échanges sur les ETF (fonds indiciels cotés), notamment sur les obligations à haut rendement, l’écartement des spreads sur les dérivés de crédit (CDS, credit default swaps), ou encore une inversion de la tendance de collecte sur les obligations, après avoir collecté 1.000 milliards en un an.
La Financière de l’Échiquier (LFDE) annonce son adhésion au Global Impact Investing Network (GIIN), première initiative mondiale consacrée à l’investissement à impact. Les missions du GIIN visent le renforcement de la transparence, des méthodologies et de l'échelle de l’investissement à impact dans le monde de l’investissement. Chaque année, le GIIN Investor Forum réunit des investisseurs du monde entier et les personnalités de l’écosystème de la finance de l’impact positif afin de développer ce marché et d’échanger les bonnes pratiques. « L’adhésion de LFDE au GIIN est naturelle. Elle marque notre volonté de partager nos réflexions et de nourrir nos pratiques d’investissement à impact pour faire progresser l’impact positif des marchés cotés sur l’économie réelle », a commenté Olivier de Berranger, directeur général délégué en charge de la gestion d’actifs.
Anders Svennesen, CIO de Danske Bank Asset Management, et Jesper Langmack, CIO des actions et des placements alternatifs de Danica Pension, quittent tous les deux le groupe, rapporte Citywire Selector. Selon la société, Anders Svennesen a décidé de partir à l’étranger avec sa famille. Christian Heiberg, l’autre co-CIO, continuera à assurer ces fonctions, sous la direction d’Atilla Olesen. Le responsable des placements alternatifs, Claus Lyngdal, sera aussi rattaché à Atilla Olesen.
UFF a enregistré en 2019 une collecte nette de 86 millions d’euros, en retrait par rapport aux 180 millions de 2019. Cela s’explique par «la hausse du volume de sorties (rachats et sinistres) principalement sur les actifs en unités de compte», précise UFF. Les actifs administrés s’élèvent à 12,4 milliards d’euros fin 2019, en progression de 8 %, en raison d’un effet marché très favorable (+875 millions d’euros). Le résultat d’exploitation ressort à 32 millions d’euros, en hausse de 2 %. La baisse des revenus est compensée par la maîtrise des charges (-6 %) avec, d’une part, des charges commerciales réduites de 12 % sous l’effet de la baisse des effectifs moyens (-11 %) et, d’autre part, l’augmentation très mesurée des autres charges (+1 %) alors même que l’effort d’investissement prévu par le plan stratégique « Moderniser & Croître » s’est maintenu au niveau annoncé. Le bénéfice net s’établit à 20,9 millions d’euros, en croissance de 2 % par rapport à 2018.
Man Group a accusé des rachats nets de 1,3 milliard de dollars en 2019, soit bien moins que les 10,8 milliards de dollars de 2018. Cette légère décollecte a été compensée par un effet performance de 10,1 milliards de dollars. Cela a permis au hedge fund coté en Bourse d’accroître ses encours de 108,5 milliards de dollars fin 2018 à 117,7 milliards fin 2019. Le bénéfice ajusté avant impôts a augmenté de 54 % à 386 millions de dollars. «Sur l’année, nous avons assisté à une collecte constante sur nos stratégies alternatives, bien que nous ayons globalement enregistré une petite décollecte, nos clients ayant réduit leur allocation aux actions. Au quatrième trimestre, nous avons renoué avec la collecte nette et ce mouvement s’est poursuivi cette année», a commenté Luke Ellis, directeur général de Man.
L’Union Financière de France (UFF) a annoncé une modification de sa gouvernance à la suite du départ de sa directrice générale déléguée, Karyn Bayle. Le départ de la dirigeante sera effectif à compter du 29 février 2020.
Huit mois après son annonce, le rapprochement d’Ostrum AM, la principale société de gestion de Natixis, avec La Banque Postale Asset Management (LBPAM) commence à prendre forme. Le projet de mariage a été présenté hier aux élus du personnel d’Ostrum, et ce vendredi matin à ceux de LBPAM.
Isabelle Delattre, l’ancienne directrice générale déléguée et responsable des gestions de Raymond James AMI, a rejoint Crédit Mutuel Asset Management au début de cette année. Elle y a été nommée directrice du pôle finance responsable et durable, un poste nouvellement créé. Elle est également administratrice. Isabelle Delattre chapeautera un nouveau département consacré à la finance responsable et durable, «un métier qui existe depuis longtemps chez Crédit Mutuel AM mais qui est en train d’être structuré», précise une porte-parole de la société de gestion française. La dirigeante a déjà recruté trois à quatre personnes et devrait embaucher d’autres personnes. «Nous voulons devenir un acteur majeur de la finance responsable et durable d’ici à la fin de l’année», indique la porte-parole de Crédit Mutuel AM. Isabelle Delattre a été directrice générale déléguée et responsable des gestions de Raymond James AMI entre 2005 et 2019.
L’association bancaire italienne (ABI) a demandé aux autorités nationales et européennes un sursis aux règles sur les prêts non performants (NPL) après que l’épidémie de coronavirus a augmenté les risques de récession dans ce pays. L’ABI demande une suspension pour un an de la nouvelle définition introduite sur le défaut de paiement sur les prêts bancaires, ainsi qu’une révision du mécanisme de provisionnement automatique pour les prêts douteux.
Hedge Invest, l’une des premières sociétés de gestion alternative autorisées en Italie en 2000, a reçu le feu vert de la Banque d’Italie pour gérer un Eltif en partenariat avec Algebris, rapporte Il Sole 24 Ore. La gestion du nouveau fonds sera confiée à l’équipe d’investissement d’Algebris dirigée par Luca Mori. Il investira dans des petites et moyennes entreprises cotées, avec une capitalisation inférieure à 500 millions d’euros. L’objectif est de lever 200 millions d’euros.
HSBC Global Asset Management vient d’annoncer la nomination de Patrice Conxicoeur aux postes de directeur général pour l’Asie du Sud-Est et pour Singapour. Il développera notamment les marchés de Malaisie, de Thaïlande, des Philippines, d’Indonésie et de Singapour. Il était jusqu’ici directeur général de HSBC GAM Japan. Auparavant, il a longuement travaillé chez Sinopia AM, dont il a pris la direction générale entre 2003 et 2008. Patrice Conxicoeur est remplacé à son poste actuel par Masayuki Kaneko, qui était jusqu’ici head of global banking et head of financial institution group. Les deux hommes sont rattachés à Pedro Bastos, directeur général de l’Asie-Pacifique.
Horizon Asset Management (Horizon AM), société de gestion de portefeuille spécialisée dans le financement d’opérations de promotion et de réhabilitation immobilières, a annoncé des encours gérés de 139 millions d’euros à fin 2019, en progression de 33% par rapport à 2018. L’année écoulée a également été le témoin du renforcement des engagements de la société dans le domaine de l’Investissement Socialement Responsable (ISR), caractérisé notamment par le lancement d’Horizon Impact, le premier fonds de dette ISR dédié à l’habitat français, ainsi que le recrutement de Cédric Nicard (ex-PERIAL) au poste de directeur du développement durable. Au cours de l’année 2020, Horizon AM entend privilégier les projets à vocation sociale et environnementale. La société de gestion compte également poursuivre sa stratégie de diversification en étoffant sa gamme de fonds, tant à destination des particuliers que des investisseurs institutionnels. L’an dernier, la société a lancé une nouvelle stratégie obligataire dédiée à l’immobilier résidentiel dont le développement constitue un axe majeur pour 2020 et les années à venir, conclut-elle.
KKR, le plus grand gestionnaire de fonds immobiliers coréen Igis Asset Management, et le principal promoteur immobilier coréen SK D&D, ont annoncé l’acquisition de Namsan Square, une tour de bureaux située dans le quartier central des affaires de Séoul, auprès d’un fonds d’investissement immobilier géré par Koreit, un gestionnaire d’actifs coréen. Construit en 1978, Namsan Square occupe plus de 75.000 mètres carrés sur 23 étages de bureaux et de commerces et compte des locataires tels que des multinationales et des sociétés sud-coréennes, ainsi que des organisations gouvernementales. Officiellement connu sous le nom de Kukdong Building, Namsan Square a été rénové au fil des ans et détient aujourd’hui un certificat de bâtiment écologique LEED Gold. Le consortium prévoit d’améliorer l’environnement de l’espace de travail en modernisant la façade du bâtiment, les toilettes et la galerie marchande sans perturber les locataires actuels. KKR réalise cet investissement à partir d’un de ses fonds immobilier. Les détails de la transaction ne sont pas divulgués. Le groupe américain précise que la Corée du Sud constitue un élément clé de la stratégie immobilière de KKR en Asie, et Namsan Square est le quatrième investissement immobilier de la firme dans le pays. Parmi les investissements précédents, on peut citer The-K Twin Towers, un complexe de bureaux situé dans le quartier de Gwanghwamun à Séoul, Renaissance Parc, un projet de développement immobilier à usage mixte dans le quartier d’affaires de Gangnam à Séoul, et le développement du centre logistique BLK Pyeongtaek à Pyeongtaek.
L’agence de presse espagnole Europa Press a établi que 45% des véhicules d’investissement étrangers commercialisés sur le territoire espagnol sont domiciliés au Luxembourg. Pour obtenir ce chiffre, Europa Press se base sur les données de la CNMV, lerégulateur des marchés financiers en Espagne. A la fin du troisième trimestre 2019, 457 des 1.017 fonds d’investissement étrangers enregistrés auprès de la CNMV étaient domiciliés au Luxembourg. Ces chiffressupposent une augmentation annuelle de 2,9% du nombre de produits luxembourgeois enregistrés sur le territoire espagnol, précise Europa Press. Quelque 234fonds français (23%) et 211 fonds irlandais (20,7%) étaient recensés à la fin du troisième trimestre 2019 parmi les fonds étrangers autorisés pour commercialisation en Espagne par la CNMV.
La banque suisse J. Safra Sarasin affiche unbénéfice net de 380,2 millions de francs suisses (356 millions d’euros) pour l’exercice2019, en hausse de 9,5%, indique-t-elle dans un communiqué ce 27 février. Les actifs sous gestion ont progressé de 13% à185,8 milliards de francs suisses, avec notamment 5,6 milliards de collecte nette. Le totalbilan (somme de toutes les solvabilités) s'élève désormais à 36,6 milliards de francs suisses, avec un niveaude liquidités à 8 milliards de francs suissesfin 2019. Enfin, elle affiche un CET1 capital de 5 milliards de francs suisses, contre4,7 milliards en 2018, avec un ratio CET1 de 31,3%.
Le gestionnaire californien Pimco, filiale de l’assureur allemand Allianz, a nommé Barbara Clancy en qualité de responsable de l’Amérique latine et des Caraïbes, rapporte Citywire Americas qui cite un mémo interne. Barbara Clancy travaille chez Pimco depuis 2010 et occupait jusqu’alors les fonctions de responsable de la stratégie pour l’activité de gestion de fortune de Pimco aux Etats-Unis et responsable des clients privés. Le directeur général de Pimco, Emmanuel Roman, avait indiqué dans une lettre en janvier que Roger Nieves, responsable des comptes-clé de la gestion de fortune de Pimco aux Etats-Unis, allait devenir conseiller senior à temps partiel à partir de la mi-2020. Un mouvement qui a pour conséquence le remplacement de Roger Nieves à son poste par Alec Kersman, actuellement responsable de l’Amérique latine et des Caraïbes chez Pimco. Une fonction que récupère donc Barbara Clancy.
La réorganisation de BBVA AM, la filiale de gestion d’actifs du groupe espagnol BBVA, se poursuit. Après de premières annonces faites début février,BBVA AM a procédé à deux nouvelles nominations. Alberto Gómez-Reino a pris en charge l’investissement responsable. Ildirigeait jusqu’alors l’unité d’allocation d’actifs institutionnelle, fonction qu’il continuera d’occuper. BBVA AM a également annoncé la nomination de Maitane Goicoextea en qualité de nouvelle responsable des solutions d’investissement, une nouvelle unité qui en fusionnent deux anciennes dont celle de la construction de portefeuille. Alberto Gómez-Reino etMaitane Goikoetxea sont rattachés à Jaime Martínez, responsable global de l’allocation d’actifs chez BBVA AM.
La gérante d’obligations convertibles Natalia Bucci a refait surface chez Lombard Odier Investment Managers, un peu moins d’un an après avoir quitté JPM Asset Management, a appris Citywire. Elle travaillerait sous la direction de Nathalia Barazal, responsable convertibles et obligataire de la société suisse, qui va devenir directrice générale en 2023.
Le fonds Invesco-Oppenheimer Senior Floating Rate a perdu plus de la moitié de ses actifs sur l’année dernière et s’est classé comme le moins performant de sa catégorie aux Etats-Unis en partie en raison d’un pari surdimensionné sur l’action d’une société de charbon, rapporte le Financial Times. Le fonds de «leveraged loans» a affiché une perte de 2,7 % pour sa part «classe A» sur les 12 derniers mois, contre une hausse de 5 % d’un indice de référence géré par la Loan Syndications and Trading Association. Depuis le début de l’année, le fonds abandonne 1,6 % alors que l’indice progresse de 0,5 %. Ces mauvaises performances sont en partie liées à des paris risqués du fonds sur les actions, dont Arch Coal. Le fonds détient une participation de près de 20 % dans Arch, dont le cours a chuté de 36 % cette année et a plus que baissé de moitié ces 12 derniers mois. La part représente 3-4 % des actifs du fonds. Les investisseurs ont retiré près de 10 milliards de dollars du fonds depuis octobre 2018, réduisant ses encours à 6,6 milliards de dollars.
L’investisseur activiste Clifton S. Robbins ferme sa société Blue Harbour Group, rapporte le Wall Street Journal. L’homme qui gère 2 milliards de dollars informera ses clients de sa décision vendredi matin. Clifton Robbins, qui a récemment fêté ses 62 ans, a estimé qu’il était temps de fermer sa société et d’établir un family office. L’an dernier, son fonds vedette a gagné 33 %, selon une lettre adressée aux investisseurs. Depuis le début de l’année, son fonds perd plus de 3 %, en ligne avec le marché.
La banque suisse Lombard Odier a présenté ce 27 février des revenus opérationnels de 1,2 milliard de francs suisses (1 milliard d’euros) pour 2019, en progression de 3% par rapport à l’exercice précédent. Le bénéfice net du groupe, hors éléments exceptionnels, est ressorti à 175 millions de CHF, en hausse de 6% sur un an. Coté encours, les actifs totaux de la clientèle de la maison, qui gère également des fonds, ont affiché une progression de 16% par rapport à fin 2018 et s’élèvent désormais à 299 milliards de francs suisses. Lombard Odier a indiqué que cette hausse avait été nourrie conjointement par une collecte nette et un effet marchés, sans toutefois préciser la part de chacun.
Mathias Blandin, responsable de la péninsule ibérique au sein deLa Financière de l’Echiquier (LFDE), est revenu sur les plans d’expansion de la société de gestion en Amérique latinepour le média anglophone de l’Agefi, Asset News. LFDE s’est lancé à la conquête du marché latino-américain début février, et plus particulièrement du marché chilien à travers un partenariat avec le tierce-partie marketeurUnicorn Strategic Partners. Au Chili, le gestionnaire va dans un premier temps viser les institutionnels avant de probablement s’intéresser à la clientèle des family-offices et clients fortunés dans un second temps. Mathias Blandin a indiqué à Asset Newsque d’autres territoires pourraient être explorés par la firme. «Union Strategic Partners couvre l’ensemble du marché latino-américain donc nous verrons comme cela se passe pour nous au Chili et à partir de là, nous pourrons envisager de distribuer nos fonds dans d’autres pays d’Amérique latine. Peut-être la Colombie et le Pérou seront les prochains sur la liste mais ces marchés demeurent encore petits en termes d’encours,» dit Mathias Blandin. A propos du Brésil, considéré comme le plus grand marché d’Amérique latine, le responsable de la péninsule ibérique chez LFDEsouligne que pénétrer le marché brésilien est plus compliqué car cela requiert une présence permanente sur le terrain.
La banque d’affaires espagnole Alantra a fait entrer son compatriote Mutua Madrileña à hauteur de 20% au capital de sa filiale de gestion d’actifs. L’assureur madrilène contribuera ainsi à hauteur de 45 millions d’euros au plan de développement d’Alantra Asset Management à l’international. L’accord prévoit aussi un investissement de 100 millions d’euros, assuré à parité par les deux groupes, dans les produits gérés par la plate-forme de gestion alternative de l’asset manager. Alantra AM gère 2,3 milliards d’euros en direct et 10,7 milliards en fonds de fonds en comptant Access Capital Partners, dont il a pris une part du capital.
«Trusteam Finance veut participer à la concentration actuelle du secteur de la gestion d’actifs», a confié à NewsManagers son président Jean-Sébastien Beslay, en marge de la conférence annuelle de la société de gestion qui se déroulait ce 27 février. Des discussions sont en cours avec plusieurs acteurs et une ou deux opérations devraient aboutir cette année. «Nous avons déjà acquis des sociétés de gestion et avons donc de l’expérience en la matière», rappelle Jean-Sébastien Beslay. Trusteam Finance a acquis Alcyone Finance et la gestion d’actifs de Monte Paschi Banque en 2013. «Les choses s’accélèrent dans le secteur de la gestion d’actifs. Il n’y a plus de place pour les sociétés qui gèrent moins de 2 milliards d’euros», affirme Jean-Sébastien Beslay. «Et le seuil de 2 milliards n’est qu’une étape. Après, ce sera 5 milliards. Nous avons donc comme objectif d’arriver à 5 milliards d’euros dans les trois à quatre années qui viennent», lance-t-il. «Cela se fera par de la croissance organique et externe». Trusteam Finance gère actuellement autour de 900 millions d’euros. Les encours de la société spécialiste de la satisfaction clients sont repassés en dessous de la barre du milliard d’euros qui avait été franchie en 2017 après une année 2019 difficile. De nouvelles recrues L’année dernière a aussi été marquée par le renouvellement d’une partie des équipes de Trusteam Finance. Côté gestion, Muriel Blanchier a rejoint la société pour co-gérer le fonds Trusteam Optimum qui a une poche obligations convertibles pouvant aller jusqu’à 10 %. La boutique pourrait aussi profiter de l’arrivée de cette spécialiste des obligations convertibles pour lancer des fonds crédit à échéance et/ou obligations convertibles. Trusteam Finance a aussi recruté Bertrand Casalis, un ancien gérant de Cogefi, pour travailler sur le fonds Trusteam Roc. Côté commercial, Jean-Philippe Cormon a pris la direction du développement pour remplacer Jérôme Blanc, qui est parti mi-2019. Amélie Rollin l’a rejoint pour s’occuper de la distribution en France. Edoardo Alonzo a intégré l’équipe commerciale en tant que responsable du développement Italie, pour succéder à Stefano Franchi, qui a quitté l’entreprise pour Gemway Asset en décembre dernier. Le dispositif est donc en place pour se développer en 2020. La collecte depuis le début de l’année est bien partie, avec une trentaine de millions d’euros.
La société de gestion espagnole Trea Asset Management a nommé Pedro Pérez-Riu en qualité de nouveau responsable de la divisionmarchés émergents. Il a notamment géré des stratégies de dette émergente au sein de Banca Paribas à Londres. Il a aussi travailléchezBarclays Capital et Banco Santander en qualité de trader crédit. Trea AM compte plus de cinq milliards d’euros d’encours sous gestion.
L’assureur espagnol Mutua a annoncé, jeudi 27 février,son entrée au capital d’Alantra Asset Management à hauteur de 20%. Mutua devient un partenaire stratégique de la société de gestion hispanique. L’assureur va contribuer au plan de croissance d’Alantra Asset Managementpour un montant de45 millions d’euros, notamment au développement de sa plateforme de gestion alternative. L’accord prévoit également une clause de «earn-out», à savoir un paiement additionnel différé et lié aux futurs résultats,pouvant s'élever jusqu'à 11,2 millions d’euros. En outre, Alantra et Mutua vont créer un véhicule d’investissement commun destiné à investir dans les fonds gérés par la division alternative d’Alantra Asset Management, dans lequel chacune des parties contribuera à hauteur de 50 millions d’euros. L’opération est conditionnée à l’accord de l’autorité des marchés financiers en Espagne, CNMV.En 2019, Alantra avait réalisé une première étape de son plan de croissance à l’international en prenant une participation stratégique dans Access Capital Partners, gestionnaire spécialisé sur les marchés privés. En termes de gestion alternative, Mutua compte déjà un portefeuille diversifié de 60 investissements, représentant 480 millions d’euros de capital investi à travers des fonds et de manière directe. Il s’agit de la quatrième opération en un peu plus d’un an réalisée par l’assureur espagnol dans le secteur de la gestion d’actifs - qui dispose d’une filiale de gestion Mutuactivos,après les prises de participation dans Cygnus AM (20%),EDM (30%) et Alantra Wealth Management (50,01%).
La société de gestion suisse GAM Investments a annoncé la nomination de Greg Clerkson au poste nouvellement créé de responsable des investissements discrétionnairesà compter du 1er mars 2020. Basé à Londres, il sera rattaché à Peter Sanderson, directeur général de GAM Investments. Il aura pour mission de diriger les équipes de gestion discrétionnaire sur les classes d’actifs actions, obligataires et dette immobilière. Il collaborera avec Anthony Lawler, responsable de GAM Systematic et GAM Investment Solutions. Greg Clerkson évolue chez GAM depuis 2017 qu’il avait initialement rejoint en qualité de responsable global des relations avec les consultants. En 2019, le rôle de responsable global de la stratégie produit et solutions lui avait été confié. Greg Clerkson a également travaillé chez Edmond de Rothschild et BlueCrest Capital Management ainsi qu'à RBC et Russell Investments.
Rouvier Associés devient Clartan Associés. La société de gestion française abandonne le nom de Guillaume Rouvier, l’un de ses quatre fondateurs en 1986. Ce dernier a quitté ses fonctions opérationnelles en mars 2017 pour créer une autre structure, même s’il reste actionnaire. Les sept associés actuels de la boutique spécialiste de la gestion actions ont voulu adopter une marque qui ne soit pas liée à une personne, mais qui reflète l’esprit collégial qui caractérise leur entreprise. Le choix s’est porté sur ce nom qui est la réunion entre «clarté» et «octant», l’ancêtre du sextant, un instrument de navigation qui permet de se repérer même dans le noir, selon les explications de Jean-Baptiste Chaumet et Olivier Delooz, deux des associés interviewés par NewsManagers. Cela évoque, pour eux, leur rôle de «montreurs de lumière» dans des marchés parfois obscurs. L’ancien et le nouveau logoCe nom marque aussi la volonté de Rouvier Associés, jusqu’ici plutôt discrète, d’être plus visible. «La marque Clartan va nous permettre de communiquer davantage», affirme Jean-Baptiste Chaumet.« Nous sommes peu connus, mais nous savons que nous avons une bonne réputation auprès de nos clients et nos partenaires», ajoute-t-il. Croître en Allemagne Avec ce nouveau nom, la société française de 32 personnes compte aussi se donner une dimension plus internationale. Un quart de son encours de 1,4 milliard d’euros est déjà géré pour le compte de clients étrangers. Son plus gros marché après la France estl’Allemagne, où la maison a ouvert une succursale à Bonn dirigée par l’un de ses associés, Patrick Linden. Clartan dispose en outre d’une filiale à Lausanne en Suisse. La boutique couvre aussi la Belgique et l’Autriche, sans avoir de présence physique dans ces pays. Elle ne projette pas pour l’heure de s’ouvrir à d’autres marchés, estimant qu’il reste encore fort à faire dans les pays qu’elle aborde déjà. « Notre ambition est que l’Allemagne se rapproche de la France en termes d’encours», confie Olivier Delooz.Sachant qu’actuellement, les encours allemands sont proches de 300 millions d’euros, et ceux de la France, un peu supérieurs à 1 milliard d’euros. « Nous avons été conçus pour gérer 4 à 5 milliards d’euros», renchérit Jean-Baptiste Chaumet, sans pour autant donner d'échéance.« Nous n’avons jamais donné d’objectif d’encours chiffré. Nous cherchons à bien faire notre travail de gérant et nous estimons que nous en récolterons les fruits», complète Olivier Delooz. Un engagement ISR Ce changement de nom n’implique pas de modification de l’équipe de gestion, ni du processus d’investissement, ont tenu à souligner les associés. Certes, les quatre fonds de la société seront renommés. Mais ils conserveront le processus et la collégialité qui ont jusqu’ici été leur apanage. Le plus gros fonds de Clartan est Rouvier Valeurs, un fonds de grandes capitalisations mondiales qui pèse 600 millions d’euros d’encours. Le seul «changement» est une plus grande attention qui sera portée aux critères ESG (environnement, social et gouvernance), avec la rédaction d’une charte, la signature des PRI (principes pour l’investissement responsable) et le lancement prochain d’un fonds qui se focalisera sur ce thème. Enfin, interrogé sur la consolidation du secteur, Jean-Baptiste Chaumet se montre plutôt ouvert. «Nous souhaitons croître. Mais il ne faut pas que cela se fasse au détriment des valeurs qui nous animent et nous réunissent sous la marque Clartan», nuance-t-il.