Les ministres des Affaires étrangères du G7, dont les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, ont condamné les mouvements de troupes russes près de la frontière avec l’Ukraine et en Crimée occupée par la Russie. «Ces mouvements de troupes à grande échelle, intervenant sans notification préalable, constituent une menace et un facteur de déstabilisation», indique la déclaration conjointe diffusée par le ministère des Affaires étrangères britannique. «Nous appelons la Russie à mettre un terme à ses provocations et à procéder immédiatement à une désescalade des tensions conformément à ses obligations internationales», est-il ajouté dans la déclaration.
Le déficit de l’Etat fédéral américain a été multiplié par plus de cinq le mois dernier par rapport au mois de mars 2020, sous l’effet des mesures de relance adoptées pour contrer la crise du coronavirus. Le déficit budgétaire ressort à 660 milliards de dollars (554 milliards d’euros) en mars, contre 119 milliards de dollars un an auparavant, a déclaré lundi le département du Trésor. Les recettes du gouvernement fédéral ont progressé de 13% sur la période, à 268 milliards de dollars, tandis que les dépenses se sont envolées de 161%, à 927 milliards de dollars. Sur les six premiers mois de l’exercice fiscal américain, le déficit a bondi de 130% pour atteindre un record de 1.700 milliards de dollars. Les revenus s’inscrivent en hausse de 6% et les dépenses ont augmenté de 45% par rapport à la même période de l’exercice précédent.
Ameriprise Financial, maison-mère du gestionnaire d’actifs Columbia Threadneedle Investments, a signé un accord pour l’acquisition des activités de gestion d’actifs du groupe canadien BMO en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA). La transaction, réglée entièrement en cash, est évaluée à 711 millions d’euros. Cette opération va apporter 124 milliards de dollars d’encours sous gestion à Columbia Threadneedle Investments, qui verra ses encours totaux passer à 671 milliards de dollars et ses encours dans la région EMEA former 40% de son patrimoine total. La transaction doit être clôturée durant le quatrième trimestre 2021.
Une majorité de maires en France est favorable au maintien des élections départementales et régionales au mois de juin malgré l'épidémie due au coronavirus, montrent les résultats, publiés lundi par le ministère de l’Intérieur, d’une consultation auprès de ces élus. Un débat sur le sujet, précédé d’un discours du Premier ministre Jean Castex, doit avoir lieu mardi à l’Assemblée nationale puis mercredi au Sénat. Le président du Sénat, Gérard Larcher, a menacé dimanche de saisir le Conseil constitutionnel si le gouvernement demandait un nouveau report de ces élections, déjà décalées de mars à juin en raison de la crise sanitaire.
Edmond de Rothschild Asset Management a recruté Rupert Pybus en tant que responsable mondial du marketing et des produits. Il devient membre du comité exécutif. L’intéressé vient de Columbia Threadneedle, où il a passé ces dix dernières années, notamment en tant que responsable mondial de la marque et du marketing. Son arrivée fait suite au départ de Gad Amar cet été. Une partie de ses fonctions avaient été reprises par Marie Jacot Cardoen, nommée directrice commerciale. Mais la partie marketing/produits dont il avait aussi la charge était en attente d’un nouveau responsable. Basé à Paris, Rupert Pybus supervisera les équipes marketing, appels d’offres, gestion de produits et spécialistes produits d’Edmond de Rothschild Asset Management. «Il mettra en œuvre une stratégie globale pour améliorer la visibilité de notre savoir-faire et de notre marque en gestion d’actifs, et contribuera à renforcer les relations avec les clients et la croissance de nos activités», détaille la société de gestion. Rupert Pybus sera rattaché à Christophe Caspar, directeur général de la gestion d’actifs. Il prendra ses fonctions le 1er mai.
Cerulli observe une déconnexion entre les attentes des investisseurs particuliers aux Etats-Unis en matière d’ESG et la perception qu’on ont les conseillers financiers. Dans une enquête réalisée en 2020, Cerulli a interrogé les conseillers financiers sur les raisons qui les empêchent d’adopter des stratégies ESG dans les portefeuilles de leurs clients. La réponse la plus fréquente, et de loin, était le manque de demande des investisseurs. Plus de la moitié (58 %) des conseillers interrogés ont déclaré que ce manque de demande des investisseurs était un facteur important qui les empêchait d’adopter des stratégies ESG, et 14 % ont déclaré qu’il s’agissait d’un facteur modéré. Or, une autre enquête de Cerulli sur les investisseurs particuliers américains a révélé que près de la moitié (44 %) d’entre eux préféreraient investir de manière environnementale ou socialement responsable. «D’après nos recherches, les conseillers sous-estiment généralement la demande de leurs clients en matière d’ESG et ne doivent pas interpréter l’absence de questions proactives comme un manque d’intérêt de la part des clients», analyse Matt Belnap, analyste de Cerulli. Une autre idée fausse répandue parmi les conseillers est que l’intérêt pour l’investissement ESG se limite à leurs clients fortunés. Ce sentiment est également partagé par les gestionnaires d’actifs. Dans une enquête de Cerulli, deux tiers (66 %) des gestionnaires d’actifs s’attendent à une forte demande de la part des investisseurs high net worth (HNW, ceux qui possèdent plus de 5 millions de dollars d’actifs investissables). Un autre quart des gestionnaires d’actifs s’attend à une demande modérée de la part des investisseurs HNW. Les attentes des gestionnaires d’actifs et des conseillers financiers ne correspondent pas nécessairement aux préférences des investisseurs particuliers, selon les enquêtes de Cerulli sur le sujet. Plus de la moitié (56 %) des ménages disposant de 100.000 à 250.000 dollars d’actifs admettent qu’ils préfèrent investir dans des entreprises ayant un impact social ou économique positif.
La société de gestion canadienne Manulife Investment Management et le coréen Samsung Asset Management viennent de nouer un partenariat en investissement et en distribution sur le continent asiatique, ont-ils annoncé ce 9 avril. Les deux sociétés vont notamment travailler ensemble sur les actifs privés et l’ESG. Ce mouvement doit notamment permettre à Manulife IM de s’attaquer aux marchés institutionnels et aux particuliers très fortunés (high net worth individuals) sud-coréens, duquel elle était jusqu’ici absente, malgré ses onze bureaux en Asie.
La société de gestion danoise Capital Four, spécialiste du crédit, vient d’ouvrir un bureau à Francfort. Elle a parallèlement recruté Jan Albers en tant que responsable des relations avec la clientèle en Allemagne et en Autriche. L’intéressé était précédemment responsable des ventes institutionnelles de Nordea Investment Management en Allemagne. Chez Capital Four, il aura pour mission de servir la clientèle allemande et de renforcer la présence de la société dans la région auprès des institutionnels. Capital Four est présent auprès des investisseurs allemands depuis longtemps. Elle avait lancé son premier mandat avec un fonds de pension allemand il y a 11 ans et gère plus de 2 milliards d’euros pour le compte des clients locaux. Basée à Copenhague, Capital Four gère 15 milliards d’euros pour le compte d’une clientèle internationale. Elle agit surtout dans le domaine des obligations à haut rendement, des loans senior, du crédit structuré, du crédit multi-asset et de la dette privée Europe du Nord. Avec ce bureau allemand, la société danoise accélère son développement international. Elle a dernièrement recruté Jim Wiant pour piloter son développement aux Etats-Unis.
Muzinich & Co. a recruté Stéphane Rotceig en tant que director, marketing & client services. Basé à Paris, l’intéressé travaillera principalement au développement de la clientèle wholesale français, un nouveau segment dans le pays pour la société de gestion américaine spécialisée dans la dette publique et privée d’entreprise. Stéphane Rotceig a précédemment travaillé chez Blackrock, où il était responsable des multi-gérants et des sélectionneurs de fonds, chargé de développer les comptes clients stratégiques, tier 1 et tier 2. Auparavant, il était responsable des ventes et du marketing pour le département de recherche sur fonds de SG Private Banking.
Le gestionnaire d’actifs Columbia Threadneedle Investments va connaître une expansion significative en Europe puisque sa maison mère, Ameriprise Financial, vient de signer un accord pour l’acquisition des activités de gestion d’actifs du groupe canadien BMO en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA). La transaction, réglée entièrement en cash, est évaluée à 711 millions d’euros.
BlackRock et le véhicule d’investissement coté (Spac) de Jean-Pierre Mustier, Pegasus, font partie des investisseurs qui ont exprimé un intérêt pour la branche de gestion d’actifs du Credit Suisse, ont déclaré trois sources à Reuters, alors que le prêteur suisse explorerait les options possibles pour cette activité après une série de scandales coûteux comme ceux d’Archegos et Greensill.
Le gestionnaire d’actifs finlandais Evli Fund Managementa obtenu l’autorisation de l’Autorité des marchés financiers pour la commercialisation du fonds Evli Swedish Small Cap en date du 30 mars 2021, a appris NewsManagers. Ce fonds lancé en 2008 et géré par Janne Kujala investit dans un portefeuille de 30 à 40 petites et moyennes entreprises suédoises cotées. Ses encours avoisinaient les 164 millions d’euros à fin mars 2021.
La Securities and Exchange Commission a déclaré vendredi qu’elle avait découvert que certaines sociétés de gestion vantant les mérites de l’investissement socialement responsable étaient susceptibles d’induire les investisseurs en erreur, rapporte le Wall Street Journal. Cela s’inscrit dans le cadre de l’examen approfondi par l’agence des fonds qui prétendent soutenir des politiques respectueuses de l’environnement mais ne le font pas. La SEC n’a pas dévoilé les noms des sociétés ni combien d’entre elles ont fait l’objet de l’enquête. Le régulateur a par exemple identifié des cas où les sociétés de gestion faisaient des déclarations potentiellement trompeuses sur leurs processus d’investissement ESG ainsi que sur leur adhésion aux référentiels ESG internationaux. Il a également constaté des situations où les gérants de portefeuille ne divulguaient pas systématiquement leurs stratégies ESG et où leurs votes sur les propositions d’actionnaires ne correspondaient pas à la position affichée par les sociétés de gestion sur les questions de responsabilité sociale.
La société de private equity américaine 777 Partners, actionnaire depuis 2018 du club de football espagnol de Séville, Sevilla FC, entend s’impliquer encore davantage comme l’a indiquéAndrés Blázquez, représentant de 777 Partners en Europe, au journal El Independiente. 777 Partners voit entre autres le football comme un investissement de long-terme et une source de revenus très stable à travers les droits sportifs, le trading de joueurs ou encore la construction de stades. Andrés Blázquez a expliqué à El Independiente que la société de gestion allait investir 200 millions d’euros dans le nouveau stade du club sévillan. Le gestionnaire américaine est aussien passe de clôturer l’acquisition de deux clubs de football évoluant dans des championnats de premier plan. En outre, 777 Partners vise l’acquisition d’un club de basket-ball au Royaume-Uni dont il tentera de négocier l’entrée en Euroligue, la principale compétition européenne de basket.
BlackRock vient de nommer Geir Espeskog et Emily Woodlands comme co-dirigeants de BlackRock Sustainable Investing pour la région Asie-Pacifique. Le premier était depuis 2015 le directeur de la distribution des produits iShares pour la région. La seconde arrive d’AMC Capital, où elle était directrice des investissements responsables depuis 2018.
Le groupe américain Goldman Sachs cherche à recruter quelque 70 nouveaux employés d’ici la fin de l’annéepour sa gestion d’actifs dans les pays nordiques, rapporte Bloomberg. Goldman Sachs AM dispose d’un bureau à Copenhague, d’où le groupe espère accroître sa part dans le marché de la gestion répondant aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Selon Thomas Konig, responsable de la gestion d’actifs de Goldman Sachs dans les pays nordiques, l’ESG, l’activisme, la politique d’engagement, de vote et gouvernance des entreprises (« stewardship ») « nécessite des gens». Konig estime que la gestion ESG ne peut pas être intégralement quantitative et que la gestion active a un rôle à jouer dans ce segment de marché.
Le gérant français Ardian doit annoncer ce lundi avoir levé quelques 7,5 milliards d’euros pour son nouveau fonds de LBO, a appris Les Echos. Le nouveau véhicule, qui a déjà démarré ses investissements, couvrira l’Europe et les Etats-Unis (à hauteur de 10%). Il se concentrera sur les entreprises de croissance, de la santé, de la tech, des services et de l’alimentaire. Il n’investira pas dans des entreprises en difficulté ni dans des dispositifs public-privé de soutien en fonds propre.
Le Space Exploration and Innovation (ARKX), l’ETF très attendu d’Ark Invest, a déjà imprimé sa marque – notamment en poussant le prix de l’ETF 3D Printing (PRNT) également commercialisé par Ark, rapporte le Financial Times. ARKX, qui a attiré 583 millions de dollars depuis son lancement le 20 mars, s’avère être le plus gros actionnaire de PRNT, et de loin. La semaine dernière, ARKX détenait 5,8 % de PRNT, soit bien plus que les 20 actionnaires suivants combinés. PRNT, un ETF passif, est le deuxième actionnaire d’ARKX avec 6 %. "[Les ETF] se soutiennent mutuellement. C’est un peu culotté», a déclaré Kenneth Lamont, analyste principal des fonds pour les stratégies passives chez Morningstar.
Dans un entretien à Asset News, Marek Dietl, directeur général de la Bourse de Varsovie (GPW), a fait le point sur l'évolution des fonds négociés en bourse (ETF) sur le marché polonais. « L’investissement passif est une nouvelle tendance émergente en Pologne mais l’intérêt des investisseurs locaux pour ce segment de marché augmente. L’activité ETF sur la Bourse de Varsovie a connu une augmentation record de 339% sur un an en 2020», explique Marek Dietl, qui précise que GPW travaille sur une expansion de l’offre ETF disponible sur le marché polonais.Symbole de cette évolution, la Bourse de Varsovie a accueilli ces deux derniers mois ses premiers ETF répliquant des indices internationaux (Nasdaq 100 et S&P 500) couverts en devise locale (zloty). L’opérateur de marché polonais entend aussi se développer sur l’activité des indices durables en rendant les principaux indices actions polonais plus vertscette année mais aussi en lançant des indices basés sur la transition climatique et alignés sur les accords de Paris. GPW a par ailleurs commencé la mise en oeuvre d’une initiative baptisée GPW Private Market, qui consiste en une nouvelle plateforme de crowdfunding permettant de connecter des entreprises cherchant des capitaux à des investisseurs sur un marché privé.« Cette plateforme permet par exemple aux développeurs de jeux vidéos de lever de l’argent en échange de jetons (tokens)de blockchain », indique Marek Dietl.
Manulife Investment Management vient de recruter Jeffrey Kan comme gérant multi-classes d’actifs. Il arrive de Schroders Investment Management, où il gérait des portefeuilles multi-classes d’actifs et obligataires. Jeffrey Kan sera notamment chargé de faire la liaison entre l'équipe de solutions multi-classes d’actifs de Hong Kong avec les filiales chinoises Manulife TEDA, une joint-venture, et Manulife Investment Shanghai, une wholly foreign-owned enterprise.
Invesco lance le premier ETF en Europe sur le Nasdaq Next Generation, censé offrir un accès à la prochaine génération de sociétés innovantes. Ce fonds indiciels coté est exposé aux titres cotés sur le marché boursier Nasdaq de la 101e à la 200e place. Tout comme l’indice Nasdaq-100 réservé aux grandes capitalisations, le nouvel indice Nasdaq Next Generation 100, consacré aux mid-cap et lancé en août 2020, exclut les sociétés financières. Les composantes de l’indice Nasdaq Next Generation 100 sont plafonnées à 4 %, bien qu’actuellement la valeur la plus importante représente 3,3 % de l’indice. Les principaux secteurs actuellement représentés au sein de l’indice sont la technologie (33,0 %), les services aux consommateurs (22,7 %), les soins de santé (22,0 %), l’industrie (11,8 %) et les biens de consommation (7,2 %). L’ETF Invesco Nasdaq Next Generation UCITS qui vise à reproduire la performance de rendement net total de l’Indice NASDAQ Next Generation 100 en investissant physiquement dans chacun des composants en proportion de leur poids dans l’indice et en se rééquilibrant lorsque l’indice le fait. L’ETF a un taux de frais de gestion de 0,25 % par an et peut être négocié en dollars ou en livres britanniques, les dividendes étant automatiquement réinvestis. Afin de répliquer l’indice de référence, le fonds peut investir jusqu'à 20 % de sa valeur liquidative dans des actions émises par le même organisme. Invesco lance également une version synthétiquement répliquée de son ETF EQQQ Nasdaq 100 UCITS, doté de 5,5 milliards de dollars d’encours. Le nouvel ETF Invesco Nasdaq-100 Swap UCITS utilisera la même méthode que celle utilisée par la société dans ses autres ETF synthétiques, en détenant un panier de titres de haute qualité pour fournir la majeure partie du rendement et en cherchant à améliorer le suivi et la performance en utilisant des contrats de swap non financés.
Jonathan Golan, l’ancien gérant du fonds Schroder Sterling Corporate Bond, rejoint l’équipe crédit de Man GLG en tant que gérant, a appris Investment Week. L’intéressé sera initialement responsable de la gestion d’une stratégie sur les obligations d’entreprises et puis plus tard d’une stratégie obligataire dynamique. Il rejoindra la société en juillet 2021 et sera basé à Londres. Il a passé huit ans chez Schroders précédemment.
Les funérailles du prince Philip, le mari de la reine Elizabeth II, décédé vendredi à 99 ans au château de Windsor, seront célébrées le 17 avril, a annoncé samedi le palais de Buckingham, en précisant que le prince Harry serait présent. Le déroulement de la cérémonie et des hommages au duc d’Edimbourg ont dû être adaptés aux contraintes imposées par les restrictions sanitaires. Les funérailles royales et non nationales, donc sans public et sans procession, auront lieu intégralement dans l’enceinte du château de Windsor.
Le cours du bitcoin a de nouveau dépassé 60.000 dollars (50.420 euros) dimanche, confirmant le regain d’intérêt des investisseurs pour la plus connue des cryptomonnaies, dont l’offre reste limitée. Un bitcoin s'échangeait contre 59.450 dollars dimanche vers 07h15 GMT sur la plate-forme Bitstamp après un pic à 60.979 dollars. La valeur du bitcoin a progressé de 116% depuis son plus bas du 4 janvier à 27.734 dollars, profitant notamment de l’annonce par le président américain, Joe Biden, d’un plan de relance de 1.900 milliards de dollars, qui a incité des investisseurs à acheter des cryptomonnaies pour se protéger contre une éventuelle poussée inflationniste.
Pour la troisième semaine consécutive, les fonds monétaires ont reçu les plus importants flux de collecte nette de la part des investisseurs mondiaux. Selon les données du «Flow Show», le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research, portant sur la semaine du 1er au 7 avril, les fonds monétaires ont attiré 22,7 milliards de dollars nets. Cela reste toutefois en-dessous des 45,6 et 48,5 milliards de dollars enregistrés mi-mars et fin mars. Sur les autres classes d’actifs, les fonds obligataires ont retrouvé leur niveau moyen de collecte hebdomadaire, avec 17 milliards de dollars d’achats nets. Les fonds d’obligations d’entreprises investment grade dominent toujours, avec +7,4 milliards de dollars de flux nets. Les autres segments des marchés de taux, qui ont pu connaître de la décollecte ces dernières semaines, ont retrouvé des couleurs, comme les fonds d’obligations à haut rendement (+3,8 milliards), et de dette émergente (+1,8 milliard). Les fonds actions ont, eux, reçu 15,6 milliards de dollars, principalement dans les fonds indiciels cotés (14,9 milliards). Avec 8,5 milliards de dollars de flux nets, les fonds en actions américaines ont drainé la majorité des souscriptions. Elle se sont principalement dirigées vers les fonds de grandes capitalisations (4,7 milliards), de style croissance (3,5 milliards) et de style value (1,9 milliard). Par secteur, les fonds investis dans les entreprises du secteur immobilier se classent exceptionnellement en première position, avec +1,4 milliard. A l’inverse, les fonds tech, favoris des investisseurs depuis plus d’un an, ont une nouvelle fois connu une petite décollecte, de 0,1 milliard de dollars pour cette semaine. Sur les autres régions, les fonds actions ont connu des flux proches de zéro : +0,05 milliard de dollars pour le Japon, -0,1 milliard pour les émergents, et -0,3 milliard pour l’Europe.
Le problème de Credit Suisse est de ne s’être jamais concentré sur une chose après la crise financière, selon des dirigeants actuels et anciens cités par le Wall Street Journal. L’établissement a choisi de garder une banque d’investissement et une activité de gestion d’actifs accolée à une banque privée. L’idée était que ces différentes activités pourraient travailler ensemble. En réalité, la société de gestion et la banque d’investissement étaient trop petites pour se battre contre les géants de Wall Street. La banque a essayé de gagner de l’argent avec moins de clients que ses concurrentes et a fini par négliger les risques, selon ces dirigeants. L’article du WSJ décrit comment Credit Suisse a choisi de minimiser toute une série d’avertissements concernant Greensill et Archegos avant l’implosion de ces deux entités. D’autres risques pourraient se cacher au sein du Credit Suisse, écrit le WSJ. L’année dernière, l’établissement était le plus grand souscripteur de Wall Street de Spac. Son activité de gestion d’actifs figure également parmi les principaux gestionnaires de collateralized loan obligations (CLO). Ces deux domaines préoccupent les régulateurs financiers.
Les investisseurs institutionnels ont placé 1,25 milliard de dollars dans le BlackRock US Carbon Transition Readiness qui a été lancé jeudi, rapporte le Financial Times. Cela en fait le plus gros lancement d’ETF jamais enregistré. Il éclipse le précédent record, celui de l’iShares ESG MSCI USA Leaders, qui a vu le jour en mai 2019 avec 850 millions de dollars. Ce nouvel ETF vise à identifier les gagnants de la transition vers une économie bas carbone. Un fonds similaire investi dans des sociétés non américaines a aussi été lancé jeudi, attirant 475 millions de dollars. Calstrs a contribué à hauteur de 650 millions de dollars au nouvel ETF américain et 350 millions au fonds monde. Les autres investisseurs ayant participé au lancement sont Temasek, Sura Asset Management, Varma Mutuam Pension Insurance Company, Profuturo Group, FM Global et RenaissanceRe.